Le régulateur financier du Japon va enquêter sur les 263 gestionnaires d’actifs que compte le pays après que l’un d’entre eux, AIJ Investment Advisors, ait révélé qu’il lui manquait 200 milliards de yens (soit 2,5 milliards de dollars) qu’on lui avait confiés. La société de gestion a reconnu qu’elle ne pouvait expliquer aux investisseurs ce qui était arrivé à leur argent. Le régulateur a ordonné à AIJ, qui gérait les actifs de retraite de plus de 100 entreprises, de cesser ses activités pendant un mois, et ce, alors même que la commission de surveillance du pays enquête toujours sur la structure.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF, Esma en anglais) a publié le 24 février ses recommandations définitives sur le négoce automatique qui concerne notamment le négoce à haute fréquence (HFT, High Frequency Trading).Ainsi s’ouvre une période de transition de deux mois au terme de laquelle les superviseurs nationaux devront indiquer s’ils se conforment aux recommandations ou alors expliquer pourquoi ils ne souhaitent pas s’aligner sur les nouvelles régles. Les recommandations publiées le 24 février devraient entrer en vigueur le 1er mai prochain.
Le capital-investisseur RHJ, BlackRock et la Deutsche Bank ont refusé de commenter les informations selon lesquelles, d’une part, RHJ n’a pas encore officiellement ni officieusement sollicité l’agrément de la BaFin pour l’achat de la BHF-Bank par RHJ auprès de la Deutsche Bank, et, d’autre part, que BlackRock accepte d’aider RHJ à financer cette acquisition, rapporte le Handelsblatt.La transaction porterait sur environ un demi-milliard d’euros. De plus, il faut se souvenir que la BaFin dispose d’un délai de deux mois pour déterminer si l’acquéreur dispose effectivement des moyens financiers pour réaliser l’opération. Et pour donner éventuellement son feu vert.
Vendredi, le régulateur japonais a ordonné l’arrêt des activités de la société de gestion AIJ Investment Advisors Co, qui aurait perdu l’essentiel des 183 milliards de yen (2,3 milliards de dollars) d’actifs de retraites qui lui étaient confiés, rapporte The Wall Street Journal. Dès 2009, l’agence Rating & Investment Information Inc avait mis en garde contre les «rendements anormalement stables» d’AIJ dans un marché baissier.
L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers suisse (Finma) vient de publier une série de propositions pour améliorer la protection de la clientèle dans le droit des marchés financiers. Ces mesures s’appliquent aux prestataires de services financiers (banques, assurances ou gestionnaires de portefeuilles) et visent notamment l’amélioration de la documentation accompagnant les produits financiers proposés aux clients. Le document peut être consulté à l’adresse suivante : http://www.finma.ch/f/aktuell/Pages/mm-vertriebsbericht-20120224.aspx
La deuxième chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a demandé à Renaud Van Ruymbeke, le juge d’instruction en charge du dossier pénal lié à l’affaire Madoff, de se concentrer sur les rôles et responsabilités d’UBS, gestionnaire et dépositaire de Luxalpha, la sicav luxembourgeoise qui a concentré l’essentiel des victimes françaises de la fraude pyramidale de l’escroc Bernard Madoff, rapporte Les Echos. Cet arrêt, rendu il y a une semaine, à l’initiative du parquet et de certaines parties civiles qui avaient fait appel des décisions du juge d’instruction qui refusait de faire droit à des demandes d’actes, s’interroge clairement sur la responsabilité pénale d’UBS dans cette sicav. La chambre d’instruction cherche avant tout à savoir «si UBS disposait de moyens permettant d’anticiper le comportement frauduleux de M. Madoff et de BMIS [NDLR: sa société de courtage]». L’Autorité des marchés financiers (AMF) va être consultée par le juge d’instruction.
Threadneedle, la société de gestion au centre d’une fraude présumée de 150 millions de dollars, s’est vu ordonner par la Financial Services Authority de mener une enquête sur ses systèmes et contrôles, selon les informations du Daily Telegraph. Cette injonction intervient alors que la société de gestion travaille avec la police au sujet d’une tentative de transaction frauduleuse commise l’année dernière. Un homme a été arrêté et un autre, Vladimir Gersamia, a été licencié, poursuit le quotidien britannique. Cette transaction concernerait des ordres sur des warrants argentins passés par des anciens employés du groupe russe Otkritie.
Une étude sur l’identité et le changement des dirigeants des entreprises du SBF 120 entre 1998 et 2010 fait apparaître plusieurs constantes, notamment sur la représentativité des femmes, mais aussi quelques évolutions. On observe ainsi une diminution du nombre de mandats d’administrateur exercés par les dirigeants en dehors de leurs sociétés, selon l'étude publiée par l’AMF dans la Lettre Economique et Financière de l’hiver 2011. En 2010, 43,71% des dirigeants exercent un mandat d’administrateur dans d’autres sociétés cotées, françaises ou étrangères, contre 50,91% en 2000. Le nombre moyen de mandats exercés par ces dirigeants est de 1,77 en 2010 contre 2,27 en 2000.Autre évolution relevée par l'étude, la progression de la fréquence des changements de direction à partir de 2005. De plus, on note que la part des licenciements disciplinaires est supérieure à celle des licenciements non-disciplinaires en 2004 et 2005 ainsi qu’en 2008, 2009 et 2010. Sur l’ensemble de la période d'étude, on dénombre 210 changements de dirigeants au sein de 131 firmes. Ainsi, entre 1998 et 2010, 60,65% des entreprises ont connu au moins un changement de direction. Huit entreprises (3,70%) ont connu quatre changements de direction et donc cinq directeurs généraux différents. 39,35% des entreprises ont conservé le même dirigeant durant la durée de l’étude.
L’AFG a annoncé que sa commission Communication lance un groupe de réflexion destiné à observer et analyser les pratiques en vigueur en matière de documents publicitaires des sociétés de gestion. Dans le périmètre de ce groupe seront étudiés les publicités tous supports et vidéos relatives aux produits et solutions d’investissement ainsi que les publicités corporate.
La SEC et l’avocat général du Massachusetts enquêtent au moins depuis l’automne sur un fonds de private equity qui a appartenu à Oppenheimer Holdings, avec de multiples citations à comparaître, dont une pour Oppenheimer Asset Management, rapporte The Wall Street Journal. Il semble que le fonds Oppenheimer Global Resource Private Equity Fund LP (140 millions de dollars), externalisé depuis le 1er janvier 2012 sous le nom de Roc Resources LLC, ait valorisé à l’automne 2009 un investissement dans le fonds Cartesian A qui estimait à 33 cents par action un placement dans le roumain Fondul, alors que l’action se traitait en réalité à 7 cents.
L’Agefi qui cite des sources du Wall Street Journal révèle que la SEC et le procureur général du Massachusetts enquêtent sur une irrégularité de valorisation du fonds Oppenheimer Global Resource Private Equity. Fin 2009, le gestionnaire aurait consciemment surestimé une ligne du portefeuille, faisant passer le taux de rendement interne de ce dernier d’une perte de 6,3% à un gain de 38%.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a indiqué avoir accusé deux dirigeants d’entreprise chinois d’avoir trompé des investisseurs américains en leur faisant croire qu’ils investissaient dans une société minière chinoise alors qu’il s’agissait en réalité d’une coquille vide cotée à New York. Les deux responsables auraient ainsi détourné plus de 100 millions de dollars.
Gibraltar vient de lancer une tentative de séduction en direction des gérants de hedge funds avec un assouplissement de sa réglementation sur l’administration de fonds, rapporte Hedge Funds Review.En d’autres termes, les hedge funds ne seront plus contraints d’utiliser exclusivement des administrateurs de fonds locaux, a indiqué le ministre responsable des services financiers, Gilbert Licudi, membre du nouveau gouvernement travailliste en place depuis décembre dernier.La nouvelle réglementation, qui devrait être adoptée dans les prochains jours, comprend une liste de référence qui pourra être complétée en fonction de la demande.
La fraude présumée d’un ancien gérant de Threadneedle Asset Management pour 150 millions de dollars est liée à un ordre de plus d’un milliard de warrants argentins passé par des ex-employés d’Otkritie, groupe russe de services financiers dont certains employés font l’objet d’une plainte, selon le Financial Times. Le nom du trader de Threadneedle est par ailleurs Vladimir Gersamia, révèle le journal. Il travaillait en tant que gérant de fonds obligataires marchés émergents.
L’agence de notation Fitch a annoncé le 22 février un abaissement de deux crans de la note de la dette à long terme de la Grèce à C, contre CCC auparavant, à la suite de l’accord européen pour le déblocage d’un nouveau plan d’aide au pays et lui éviter ainsi un défaut de paiement en mars.Après une réunion marathon, la zone euro avait donné le feu vert dans la nuit de lundi à mardi à la mise en oeuvre d’un plan de sauvetage inédit de 130 milliards d’euros combiné à l’effacement de quelque 100 milliards d’euros de la dette détenue par les créanciers privés (banques, assurances, fonds d’investissement).
Le syndicat CFDT a rejoint le Forum pour l’investissement responsable (FIR). Cette arrivée est une bonne nouvelle pour l’association dont le nouveau président, Bertrand Fournier, souhaite élargir et diversifier sa base de membres. Cette année, il espère notamment « recruter » des investisseurs institutionnels, notamment ceux qui sont actifs en matière d’investissement socialement responsable. Aujourd’hui, le FIR compte une quarantaine de membres, dont des sociétés de gestion, des instituts spécialisés…Au rang des autres chantiers, le FIR va par ailleurs travailler avec le CIES à l’élaboration d’un guide sur la vulgarisation de l’épargne salariale. Il réfléchit aussi à la systématisation d’une procédure d’alertes, qui consisterait par exemple à prendre position lorsqu’il y a une information importante sur une société (par exemple la fuite de BP dans le Golfe du Mexique). Enfin, dans le cadre de son action de lobbying, le FIR va étudier comment l’ont peut pousser davantage l’ISR dans la loi.
Nicolas Sarkozy a proposé hier soir sur France 2 l’interdiction des retraites chapeaux et des parachutes dorés. Il souhaite aussi alléger les cotisations des salariés gagnant entre 1 et 1,3 SMIC grâce à la suppression de la prime pour l’emploi et à une hausse de la fiscalité sur les dividendes.
Après la CFTC, la Securities and Exchange Commission envisage de prendre des mesures pour limiter l’influence importante des opérateurs à haute fréquence sur le marché des actions, rapporte The Wall Street Journal. Elle songe parmi d’autres solutions à imposer des prélèvements sur la myriade d’ordres d’achat et de vente qui sont annulés avant exécution. Selon les estimations, le taux d’annulation des ordres par les opérateurs haute fréquence se situerait entre 95 et 98 %.
Mardi soir, un juge fédéral a débouté Irving Pickard, le liquidateur des affaires de Bernard Madoff de sa plainte contre UniCredit et trois de ses filiales, dont Pioneer Global Asset Management, rapporte The Wall Street Journal. Le juge Rakoff a considéré qu’il n’y avait pas lieu d’invoquer le Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act à l’encontre des défendeurs, notamment parce que ce texte ne s’applique pas aux fraudes sur les valeurs mobilières.