L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié le 26 novembre son étude annuelle sur l’information disponible en matière de procédures de contrôle interne et de gestion des risques des sociétés cotées sur la base des rapports 2011 des présidents de conseil d’administration.L’analyse a porté, cette année, sur un échantillon regroupant les émetteurs du compartiment A d’Euronext Paris à l’exception des sociétés étrangères, des établissements de crédit et des entreprises d’assurance (soit 106 émetteurs). Parallèlement, l’étude a été volontairement complétée dans son approche par des échanges directs avec les émetteurs au travers d’un questionnaire centré sur l’information donnée sur les procédures de gestion des risques.En synthèse, les émetteurs (96%) donnent dans leurs rapports une description des risques relatifs à l’élaboration et au traitement de l’information financière et comptable mais aussi des procédures mises en place pour couvrir ces risques. S’agissant des risques opérationnels, 64% des rapports contiennent une description de ces risques. Au final, 50% des émetteurs ne donnent aucune description des procédures de gestion de leurs risques « opérationnels » dans ce rapport. Parallèlement, le lien entre la rubrique « facteurs de risques » du document de référence et le rapport du Président n’est établi que pour 66% des rapports.L’étude montre également que 36% des émetteurs mettent en lumière les démarches de progrès et d’amélioration des procédures de contrôle interne et de gestion des risques dans lesquelles la société s’est engagée. 84% des émetteurs ayant explicité leurs démarches de progrès ont également indiqué l’horizon de temps, soit 30% de l’échantillon total.Le sondage réalisé auprès des émetteurs souligne que 74% des émetteurs ayant répondu pensent utile de mettre en évidence les démarches de progrès en matière d’amélioration des procédures de contrôle interne et de gestion des risques. Mais ils ne sont cependant que 46% à considérer qu’il convient d’indiquer l’horizon de temps nécessaire.Par ailleurs, au regard de l’évolution et de la complexité des normes comptables, 68% (soit 45 émetteurs) jugent globalement important le risque de déconnexion entre le reporting comptable imposé par les normes IFRS et la communication financière. Parallèlement, 83% des répondants soulignent qu’une information est donnée au comité d’audit sur les effets futurs des normes IFRS, afin de mieux en cerner les conséquences potentielles sur leurs états financiers.Enfin, on note que la communication des indicateurs « extra comptables » au marché fait l’objet d’une information préalable du comité d’audit pour 83% des émetteurs concernés.En conclusion, l’AMF souligne quelques bonnes pratiques pouvant conduire les émetteurs à :- présenter le rapport du président sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques plus en lien avec la stratégie et/ou le modèle économique de la société ; - décrire dans le rapport l’information sur les démarches envisagées ou entreprises pour améliorer les procédures de contrôle interne et de gestion des risques ; - définir dans le rapport le périmètre auquel s’applique le dispositif de contrôle interne et de gestion des risques au sein du groupe.