Sans reconnaître ni contester sa culpabilité, Citigroup accepte de verser 730 millions de dollars pour obtenir l’arrêt des procédures engagées par des investisseurs, dont les fonds de pension Arkansas Teacher Retirement Systems et Louisiana Sheriffs’ Pension and Relief Fund, rapporte The Wall Street Journal. Il est reproché à la banque notamment d’avoir trompé les investisseurs sur leur exposition à d’éventuelles pertes sur des titrisations adossées à des crédits immobiliers résidentiels et sur la qualité de crédit des papiers. Cela concerne 48 émissions d’actions préférentielles et d’obligations durant la période mai 2006-novembre 2008.
Le fonds de pension californien CalPERS s’est félicité le 18 mars dans un communiqué des poursuites engagées par la justice américaine contre deux anciens dirigeants du fonds, l’ex-CEO Fred Buenrostro et l’ex-membre du conseil d’administration Alfred Villalobos. Après plusieurs années d’une enquête à laquelle CalPERS a collaboré, le département de la justice américaine poursuit notamment les deux anciens dirigeants pour fraude, fraude postale et fraude électronique, et fausses déclarations. «Il n’y a pas de place dans notre organisation pour de tels comportements. Nous avons entrepris de multiples réformes et pris des initiatives pour améliorer la transparence, nous prémunir contre des activités de cette nature et démontrer notre engagement pour assurer les plus hauts niveaux d'éthique. Tous ces travaux ont fait de CalPERS une organisation plus forte», souligne le président du conseil d’administration de CalPERS, Bob Feckner.
La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a finalement décidé de prononcer un avertissement à l’encontre de la société SG Securities (Paris) SAS et de dispenser de toute sanction les dirigeants de la société de courtage actions au moments des faits. L’AMF reprochait à la SGSP, une filiale de la Société Générale intégrée au pôle d’activités de la Société Générale CIB, l’absence de formalisation de règles et de procédures. Le rapporteur avait également souligné les entraves au travail du responsable de conformité local (le RCSI) qui ne participait pas à l'élaboration des produits dans le cadre d’une procédure formalisée, en contradiction avec le règlement interne du groupe. Enfin, le rapport relevait également l’insuffisance des outils de contrôle technique à disposition et pointait des failles dans la prévention et la gestion des conflits d’intérêts, ainsi que dans le contrôle des «murailles de Chine».Finalement, certains des griefs n’ont pas été retenus et il a été remédié, pendant ou peu après le contrôle , à la plupart des dysfonctionnements constatés, indique l’AMF. En outre, les griefs notifiés à titre personnel à l’encontre des dirigeants ont été jugés dépourvus de fondement, «les manquements retenus à leur encontre en tant que dirigeants ne remettant en cause ni leur intégrité professionnelle ni leur loyauté» d’autant que ceux-ci «ont contribué à mettre fin aux manquements constatés».Initialement, le régulateur avait requis une sanction de 300.000 euros à l’encontre de SGSP et une amende de 20.000 euros à l’encontre de chacun de ses deux dirigeants.
Guido Giubergia, président et administrateur délégué d’Ersel, a quitté la présidence du comité pour la gouvernance d’entreprise d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Le site italien Bluerating mentionne des divergences de vue pour expliquer cette décision. A la suite de cela, Marco Vicinanza (qui fait partie du groupe Arca) assurera la coordination du comité des gérants jusqu’à la nomination d’un nouveau président du comité gouvernance.
L’Union européenne reste «vulnérable» et doit intensifier ses «efforts» pour stabiliser son système financier en mettant en place un superviseur bancaire unique, selon le Fonds monétaire international (FMI). «Beaucoup a été fait pour répondre à la récente crise financière en Europe mais des vulnérabilités demeurent et des efforts accrus sont requis dans de nombreux domaines», écrit le Fonds dans son premier rapport d'évaluation du secteur financier des 27 publié le 15 mars. Selon le FMI, plusieurs pays européens restent victimes d’une «perte de confiance des marchés», d’une dépréciation des actifs boursiers et de «chocs» affectant la croissance.
A l’occasion de l’audition mercredi au Bundestag des parties prenantes concernées par le projet de loi transposant l’AIFM en droit allemand (un texte de 545 pages), Thomas Richter, directeur général de l’association BVI des sociétés de gestion, a demandé au législateur d’assouplir deux dispositions concernant la fonds immobiliers offerts au public, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Il s’agit d’une part de la règle qui limite le nombre de jours de liquidité seulement quatre par an, contre 250 actuellement. De l’autre, Thomas Richter réclame l’abrogation de la disposition plafonnant les retraits annuels à 30.000 euros, parce qu’elle ne s’appliquerait qu’aux nouveaux clients d’un fonds, ce qui créerait une inégalité de traitement entre les porteurs. En revanche, le directeur général indique être prêt à soutenir un texte qui limiterait l’introduction du plafond des 30.000 euros annuels aux seuls fonds nouvellement créés.
Jersey va introduire la directive AIFM (Alternative Investment Fund Managers) en avril, rapporte Investment Europe, citant les intervenants d’une conférence organisée par Jersey Finance à Londres. Le secteur des fonds alternatifs à Jersey représentait à fin 2012 quelque 192 milliards de livres d’actifs, soit 70 % de l’ensemble de l’activité de gestion de fonds basée dans l’île.
Le territoire de Guernesey vient de signer un accord fiscal avec les autorités britanniques sur le modèle de la réglementation américaine Fatca, rapporte Investment Europe.Parallèlement, Guernesey devrait prochainement rejoindre les signataires de la réglementation Fatca.
Guernesey a signé avec le Royaume-Uni une convention fiscale sur l’acquittement des obligations fiscales relatives aux comptes à l'étranger, qui s’inspire selon Investment Week de la loi américaine Fatca. L’accord permettra aux résidents fiscaux non domiciliés au Royaume-Uni de déposer une déclaration fiscale spécfique. Parallèlement, Guernesey s’apprête à signer un accord du même type avec les Etats-Unis. Ces deux accords doivent encore être validés par le Parlement de Guernesey.
Le président de la Commission chinoise de régulation des marchés (CSRC), Guo Shuqing, doit quitter ses fonctions pour devenir gouverneur de la province de Shandong, selon Asian Investor.Une période d’incertitude pourrait donc s’ouvrir pour le secteur de la gestion d’actifs qui s’inquiète de l’avenir des réformes des marchés programmées par Guo Shuqing.Le patron de la recherche chez Z Ben-Advisors, Zhang HowHow, estime toutefois qu’il n’est pas d’usage en Chine de modifier à bref délai les grandes orientations après un changement dans une équipe dirigeante. Autrement dit, même si le départ de Guo Shuqing est bien confirmé, la CSRC devrait maintenir le cap des réformes…
Le conseil des superviseurs de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais) a élu le 14 mars le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Gérard Rameix, en qualité de membre du conseil de direction, selon un communiqué publié le 15 mars.Le président de l’Autorité des marchés financiers prend la succession de Kurt Pribil, qui a récemment quitté ses fonctions à l’Autorité des marchés autrichienne (FMA).Autour de son président Steven Maijoor, le comité de direction de l’Esma comprend désormais Karl-Burkhard Caspari, de la BaFin allemande, Jean Guill de la Commission de sruveillance du secteur financier (CSSF) luxembourgeois, Raul Malmstein, de la Finantsinspektsioon estonienne, Gérad Rameix de l’AMF, Julie Galbo, de la Finanstilsynet danoise et Martin Wheatley de l’Autorité des marchés britannique (FSA).
Selon ses propres statistiques, la SEC n’a plus entamé que 806 procédures de poursuite durant les douze mois à fin octobre 2012 contre 952 pour les douze mois à fin octobre 2010, rapporte The Wall Street Journal. Et le nombre de procédures au civil lancées en janvier-février 2013 est revenu à 24 contre 30 pour la période correspondante de l’an dernier.Ce ralentissement tient à un effet mécanique, puisque les affaires liées à la crise financière se raréfient, avec une prescription généralement fixée à 5 ans. Mais il pose un problème à la future nouvelle présidente de la SEC, Mary Jo White, parce que, si le nombre de procédures diminue, l’opinion publique risque de crier au laxisme.
Une commission d’enquête du Sénat concernant le comportement de la banque dans l’affaire de la «baleine de Londres», qui a éclaté en mai 2012, reproche aux responsables de JPMorgan d’avoir outrepassé les limites de prise de risques, «trompé» les investisseurs puis «menti» au régulateur et aux enquêteurs, rapporte L’Agefi. Dans cette affaire où Bruno Iksil, chief investment office (CIO) de l'établissement (en charge de l’investissement pour compte propre), a perdu 6,2 milliards de dollars sur le marché des dérivés, Jamie Dimon, le directeur général de JPMorgan avait un temps méprisé les avertissements internes et parlé de «tempête dans un verre d’eau». Selon le rapport du Sénat, Jamie Dimon a agit en pleine connaissance de cause. Doug Braunstein, son directeur financier d’alors, qui depuis l'éclatement du scandale a été écarté et nommé vice-président, est également mis en cause.
L‘U.S. Court of Appeals for the District of Columbia Circuit a jugé vendredi que la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) a outrepassé ses pouvoirs lorsqu’elle a condamné Brian Hunter, le patron des traders sur le gaz naturel du gestionnaire alternatif Amaranth, à 30 millions de dollars d’amende pour manipulation de cours, rapporte The Wall Street Journal.Brian Hunter demeure toutefois dans le collimateur de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), le régulateur du marché des futures sur gaz naturel, une affaire qui était pendante devant l’US District Court de New York en attendant le jugement en appel du Columbia Circuit.
Le gestionnaire alternatif SAC Capital Advisors a sollicité et obtenu pour la première fois de la SEC une composition administrative portant sur un montant record de 616 millions de dollars à propos de deux affaires de délits d’initiés.Sur celle concernant les titres Elan et Wyeth et qui a donné lieu à un compromis sur 602 millions, CR Intrinsic, filiale de SAC Capital, a gagné ou évité des pertes de 275 millions et s’exposait à une amende 1,1 milliard de dollars si l’affaire était allée jusqu’à un procès.Pour la seconde affaire concernant des titres Dell et Nvidia, Sigma Capital Management, une autre filiale de SAC Capital, a réalisé des gains illicites, ou évité des pertes, pour 6,5 millions de dollars. La composition administrative porte pour cette affaire sur 14 millions de dollars.
Si les fonds garantis à dominante actions sont considérés comme «structurés», ceux à dominante obligataire ne le sont pas, a jugé la Commission des valeurs espagnole (CNMV) dans un document publié le 11 mars, rapporte Funds People. Cette nuance a une incidence sur la manière dont les sociétés de gestion doivent formuler leur DICI.
Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion, prévient que dans les prochaines années environ 5 milliards d’euros d’actifs immobiliers vont être reversés sur le marché en Italie. En effet, un nombre élevé de fonds immobiliers fermés cotés arrivent à échéance et devront donc gérer la phase de liquidation des actifs. Compte tenu de la conjoncture économique actuelle, il est probable que l’excès d’offre qui va se créer ne puisse pas être absorbé de manière efficace par le marché, anticipe Assogestioni. Cela est susceptible d’avoir des effets négatifs sur le rendement final du fonds et sur la valeur de remboursement du capital investi, prévient-elle. De ce fait, l’association a rédigé et envoyé aux autorités de réglementation du pays un “position paper” sur la gestion de la phase de liquidation des fonds immobiliers destinés aux particuliers. L’objectif est de distinguer une solution opérationnelle pour l’ensemble du secteur et des mesures qui pourront être adoptées par chaque acteur.
Un accord politique inter-institutionnel sur la mise en place du superviseur européen, sous l'égide de la Banque Centrale Européenne (BCE), est impératif dans les prochaines semaines, ont estimé les leaders européens dans des conclusions qu’ils ont adoptées le jeudi 14 mars, rapporte L’Agefi. La Commission européenne doit aussi proposer, à l'été, son projet d’autorité européenne de restructuration bancaire pour les pays participant à la supervision unique. Ce texte devra être examiné «de façon prioritaire dans l’intention de l’adopter au cours du cycle parlementaire actuel», soulignent également les leaders européens. Sans oublier le dossier Bâle 3, qui doit aboutir sans faute d’ici à la fin du mois de mars.
Le projet de taxe sur les transactions financières (TTF) limité à onze pays de l’Union européenne a suscité les foudres de l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Selon les estimations de l’association professionnelle, la nouvelle version de TTF aurait coûté 13 milliards d’euros si la taxe avait été mise en œuvre dès le début de 2011. Ce montant comprend 7,3 milliards d’euros émanant des pays de la zone TTF et 5,7 milliards d’euros émanant de la zone non-TTF.Alors que les gouvernements devraient faire davantage pour encourager l'épargne à long terme et réduire la dépendance sur l’Etat pour le financement des retraites, «le projet de TTF va dans la direction inverse, il punit les épargnants», estime l’Efama. La mise en œuvre de la TTF dans un nombre limité d’Etats membres va entraîner des discussions de concurrence au sein du marché unique, incitant à une relocalisation des activités de gestion d’actifs en dehors de la zone TTF.L’Efama «s’oppose avec force à la TTF qui va faire payer la taxe deux fois (au moins) aux investisseurs, et qui va réduire dans des proportions considérables l’attrait de l'épargne par le biais des fonds et des programmes de pension. Ce résultat serait totalement injustifié au regard du rôle social important que jouent les fonds d’investissement, et de la réputation internationale acquise par les fonds Ucits en tant que modèle d’excellence sur le marché de l'épargne long terme», estime Peter de Proft, directeur général de l’Efama.
Les coûts non récurrents liés à la mise en œuvre de la réglementation RDR entrée en vigueur le 1er janvier dernier pourraient s'élever à environ 1,5 milliard de livres, selon des estimations de Money Marketing sur la base de chiffres communiqués au site d’information par l’autorité des marchés britannique, la FSA.Les coûts opérationnels pourraient en outre représenter un montant annuel de 233 millions de livres, ce qui porterait le coût total pour l’ensemble des sociétés à 2,6 milliards de livres au bout de cinq ans, selon les estimations de Money Marketing.Un montant beaucoup plus conséquent que les estimations initiales communiquées par la FSA. En juin 2009, l’autorité des marchés britanniques avait avancé des chiffres de 430 millions pour les coûts non récurrents et 40 millions de livres pour les coûts récurrents. En mars 2010, la FSA avait estimé que le coût total de la réglementation RDR se situerait dans une fourchette comprise entre 1,4 milliard de livres et 1,7 milliard de livres au bout de cinq ans.