Le coût du règlement des multiples contentieux opposant la banque JPMorgan Chase aux régulateurs américains pourrait atteindre 11 milliards de dollars, estiment plusieurs quotidiens anglo-saxons qui citent des sources proches des négociations.Le versement d’une telle pénalité transactionnelle, de loin la plus importante jamais versée par une entreprise aux Etats-Unis, permettrait à la banque new-yorkaise de mettre un terme à plusieurs poursuites engagées au civil et au pénal.Selon le Financial Times, le Washington Post et le Wall Street Journal, JPMorgan pourrait être amenée à payer 7 milliards de dollars en numéraire et à modifier à hauteur de 4 milliards les termes de prêts immobiliers mal conçus souscrits par des familles en difficulté.Le ministre américain de la Justice Eric Holder a refusé une offre initiale de JPMorgan à 3 milliards de dollars, selon Wall Street Journal, et la discussion reste encore très incertaine, sans garantie de succès.La banque veut surtout échapper à des poursuites pénales, ce qui complique les discussions, et se montre très réticente à admettre que son comportement puisse avoir été fautif dans ces diverses affaires. Outre le ministère de la Justice, les discussions en cours impliquent la Federal Housing Finance Agency, et le procureur de l’Etat de New York, Etat où est basée la banque.JPMorgan, qui est longtemps apparue comme la banque américaine ayant le mieux réussi à surmonter la crise du «subprime», a déjà payé 5,3 milliards de dollars de pénalités pour régler divers contentieux liés à sa politique de vente de crédits immobiliers, rappelle le Financial Times.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé le 26 septembre la nomination d’Anne Maréchal en tant que directrice des affaires juridiques à compter du 1er octobre 2013. Elle rejoint le comité exécutif de l’AMF.Anne Maréchal, 52 ans, ancienne élève de l’ENA et titulaire d’un DEA de droit communautaire européen, a débuté sa carrière en 1983 en qualité de commissaire à la Direction de la Concurrence du ministère de l’Economie. Elle a ensuite été nommée administrateur civil au Service de la législation fiscale du même ministère en 1993. En 1997, elle rejoint la Commission des opérations de Bourse (COB) au service des études, puis comme responsable de la surveillance des marchés. Admise au barreau de Paris en 1999, elle rejoint le cabinet August & Debouzy, avant de diriger le département de droit boursier du cabinet Herbert Smith à Paris de 2002 à 2005. En 2005, elle devient associée au sein du département Corporate du cabinet DLA Piper à Paris où elle est responsable du département droit boursier. Elle conseille des sociétés cotées, des banques d’affaires et des fonds d’investissement en matière de fusions-acquisitions, d’offres publiques, d’émissions de titres, d’introductions en bourse et de communication financière, ainsi qu’en matière de gouvernement d’entreprise et de conformité. Elle intervient également sur des dossiers de contentieux boursiers.
Les grandes banques continuent de progresser sur les exigences en matière de fonds propres prévues dans la réforme bancaire, dite Bâle III, selon une étude publiée le 25 septembre par le Comité de Bâle, de la Banque des règlements internationaux (BRI).Au 31 décembre 2012, les grandes banques actives à l’international avaient encore besoin de réunir 115 milliards d’euros pour atteindre l’objectif de fonds propres de 7%, selon ce rapport qui se base sur les données recueillies auprès de 101 grandes banques présentes à l’international. Le comité de Bâle souligné que l'écart s'était ainsi réduit de 82,9 milliards d’euros par rapport à juin 2012.Pour mettre ce chiffre en perspective, le comité de Bâle a souligné que la somme des bénéfices avant impôts et redistribution aux actionnaires s'était établie à 419,4 milliards d’euros en 2012 au sein du panel des banques étudiées.Dans ce rapport, le comité de Bâle a également constaté que le ratio de fonds propres durs s'établissait en moyenne à 9,2% pour les grandes banques, contre 8,5% lors de la précédente étude publiée en mars dernier.L'étude s’est également focalisée sur le ratio de liquidité à court terme, le Liquidity Coverage Ratio (LCR), qui a été révisé en janvier 2013 et doit entrer en vigueur le 1er janvier 2015. Il s'établissait en moyenne à 119% pour les grandes banques, contre 95% lors de la précédente étude menée sur la base de l’ancienne mouture du ratio.Ce rapport du Comité de Bâle fait écho à une étude menée séparément par l’Autorité bancaire européenne (EBA) qui estime que les 42 plus grandes banques européennes auraient encore besoin de 70,4 milliards d’euros pour se conformer à l’objectif de 7% sur leurs fonds propres.
Premier courtier interbancaire au monde, Icap a dû payer l'équivalent de 55 millions de livres répartis entre 14 millions de sterling à la Financial Conduct Authority britannique, et 65 millions de dollars à la CFTC américaine. Rapportée au résultat d’exploitation annuel (à fin mars 2013) du groupe, soit 308 millions de livres, l’amende est élevée. Et Icap n’en a pas fini avec les autorités. Il est également visé par l’enquête que la CFTC mène sur Isdafix, la référence du marché des swaps, qui pourrait elle aussi avoir été manipulée. Trois anciens collaborateurs d’Icap, restent également inculpés de fraude informatique et d’association de malfaiteurs par le département de la Justice américain.
Le Trésor britannique a confirmé hier avoir saisi la Cour européenne de justice au sujet de la limitation des bonus imposée au sein des banques, rapporte L’Agefi. Entérinée en avril dernier par le Parlement européen, la limitation qui touche surtout les banquiers à Londres concernera ceux versés au titre de 2014 et au-delà. Le montant de la rémunération variable ne pourra alors pas excéder la part fixe, ou le double de cette dernière si les actionnaires donnent leur feu vert. Aux dires hier d’un porte-parole du Trésor britannique, un tel système va «au-delà de ce que permet le traité européen». Michel Barnier, le commissaire européen en charge des marchés financiers, n’a pas manqué de réagir en assurant de la pleine légalité du mécanisme de limitation des bonus et de sa prochaine contribution à la stabilité du système financier.
La Fed a indiqué le 25 septembre qu’elle étudiait une information faisant état d’une activité de marché anormale au moment où elle a publié son communiqué de politique monétaire il y a une semaine, dans le sillage de la réunion du Comité de politique monétaire (FOMC ou Federal Open Market Committee). Cette décision avait déclenché une reprise massive des marchés financiers, y compris celui de l’or.La chaîne de télévision CNBC a fait état d’un pic d’activité à Chicago mercredi à 20h00 (heure française), survenu quelques millisecondes avant que ne se déclenchent d’autres transactions en réaction à la décision inattendue de la banque centrale de ne pas réduire ses rachats d’actifs.Selon CNBC, le cabinet d'étude Nanex de Chicago a calculé qu’un pic d’activité s'était produit sur les contrats de l’or négociés sur le Comex, un marché de dérivés de Chicago, cinq à sept millisecondes avant une accélération équivalente des transactions à New York. Selon Nanex, les courtiers de New York auraient dû en principe avoir une avance de l’ordre de cinq millisecondes sur ceux de Chicago pour toute information en provenance de Washington, en raison de leur proximité avec la capitale et du temps nécessaire à la transmission des données.Le directeur de Nanex a précisé qu’il y avait eu pour 800 millions de dollars de «futures» négociés mercredi dernier à Chicago durant les sept premières millisecondes suivant 20h00, essentiellement des «futures» financiers et sur métaux précieux. «C’est anormal parce qu’il faut sept millisecondes à l’information pour aller de Washington à Chicago... ce qui implique que l’on connaissait déjà la nouvelle à Chicago», a-t-il expliqué. «J’ai été interloqué."La Fed remet le communiqué du Comité de politique monétaire aux médias un peu avant sa parution officielle, avec interdiction de publier quoi que ce soit avant 20h00.
Le projet de loi de Finances 2014 (PLF) présenté hier entérine la création du PEA-PME plafonné à 75.000 euros, rapporte L’Agefi. Ce produit doit bénéficier des mêmes avantages fiscaux que le PEA classique. Il concernera les actions et autres titres donnant accès au capital des PME-ETI, et les parts de fonds investis au moins à 75% dans ces mêmes titres, dont au moins 50% d’actions. Le plafond du PEA classique est aussi relevé de 132.000 à 150.000 euros.En revanche, la réforme de l’assurance vie attendra. Elle ne figure pas dans le projet. Les caractéristiques du futur contrat «euro-croissance», censé réorienter l'épargne des ménages vers le financement des entreprises, fait encore l’objet de discussions entre Bercy et les assureurs. La réforme pourrait être intégrée dans un futur projet de loi de Finances rectificative, indique le quotidien.Enfin, dans la foulée du mouvement des entrepreneurs «pigeons» fin 2012, le PLF pour 2014 adoucit le régime actuel avec un abattement de 50% sur les plus-values sur titres pour une durée de détention de 1 à 4 ans, de 65% de 4 à 8 ans, et de 85% au-delà.
La National Credit Union Administration (NCUA), qui supervise le secteur des caisses d'épargne aux Etats-Unis, a annoncé le 23 septembre qu’elle avait attaqué en justice treize banques internationales, dont la française Société Générale et les suisses UBS et Credit Suisse, en les accusant de manipulation du taux Libor.Le régulateur entend ainsi récupérer une partie des sommes perdues du fait de ces manipulations par cinq établissements qu’elle supervisait et qui ont fait faillite depuis. La plainte, pour violation des lois anti-trust fédérales et régionales, a été déposée auprès d’une cour du Kansas, selon le communiqué. «Il est de notre responsabilité de récupérer de l’argent par tous les moyens possibles à ceux qui ont causé des milliards de pertes aux caisses d'épargne», a souligné la présidente de la NCUA Debbie Matz, citée dans le texte."Certaines sociétés manipulaient les taux d’intérêt internationaux de telle manière qu’ils ont coûté aux cinq (caisses d'épargne faillies) des millions de dollars», a relevé Debbie Matz, qui s’est dit déterminée à les rendre «responsables de leurs actions».La NCUA souligne qu’une quarantaine de procédures ont été engagées dans le monde contre les banques chargées de déterminer le cours du Libor, un taux d’intérêt à très court terme appliqué aux prêts que les banques se font entre elles.A ce jour, des amendes d’un montant total d’environ 2,5 milliards de dollars ont été appliquées à trois des principaux acteurs de ce marché: UBS, Royal Bank of Scotland et Barclays. La NCUA a également attaqué JPMorgan Chase, Lloyds Banking Group, WestLB, Raiffensen Bank, Norinchukin Bank, Bank of Tokyo Mitsubishi UFJ et Banque royale du Canada. Dans un communiqué séparé, la même NCUA a annoncé avoir engagé une autre procédure en justice contre Morgan Stanley et huit autres banques internationales dont JP Morgan, Goldman Sachs, Credit Suisse et UBS, pour avoir vendu pour 2,4 milliards de dollars de produits financiers pourris. La NCUA a expliqué qu’elle entendait être indemnisée pour les pertes subies par certaines banques qu’elle supervisait et qui ont fait faillite en raison de ces mauvais investissements.
Tandis que l’Italie n’a pas mis en œuvre dans les temps (avant le 22 juillet) la directive AIFM, l’Autorité de marché italienne (Consob) et la Banque d’Italie ont adopté le 26 juillet une disposition commune qui permet aux gestionnaires étrangers, résidant dans les pays de l’Union européenne qui ont transposé la directive, de proposer leurs produits en Italie, relate Plus, le supplément hebdomadaire d’Il Sole – 24 Ore.Ainsi, alors qu’avant le 22 juillet les fonds alternatifs étrangers avaient besoin d’une autorisation préalable de la Banque d’Italie pour être commercialisés en Italie, aujourd’hui, il suffit de le notifier à l’autorité compétente du pays d’origine de la société de gestion des fonds en question, explique un avocat de Simmons& Simmons interrogé par le journal. Ensuite, cette autorité informe la Consob.Cette possibilité n’existe pas pour les fonds alternatifs italiens, vu que la directive n’a pas été transposée dans la Péninsule. Cela constitue un handicap pour les sociétés de gestion alternative italiennes, qui pourtant sont en conformité avec les nouvelles règles.
La Banque centrale européenne (BCE) a nommé le cabinet Oliver Wyman pour accompagner la préparation et la mise en œuvre de l’évaluation exhaustive des banques de premier plan qui seront supervisées directement par la BCE, selon un communiqué publié le 24 septembre.Oliver Wyman apportera son soutien à la gestion et à la coordination par la BCE et fournira des services de conseil financier dans le cadre de ce projet, en affinant notamment la méthodologie utilisée pour l’évaluation.La BCE diffusera, au cours des prochaines semaines, des informations supplémentaires relatives au calendrier et à la méthodologie de l’exercice.
La Banque centrale américaine (Fed) a averti les grandes banques lundi qu’elles devraient intégrer les règles de Bâle III dans leur planification d’immobilisation de capitaux pour la prochaine session de tests de résistance.Dans un communiqué, la Fed rappelle que les règles de la réforme internationale du secteur bancaire, Bâle III, entreront en vigueur aux Etats-Unis «en 2014 ou 2015".Mais la période sur laquelle seront basés les prochains tests de résistance des banques court d’octobre 2013 à fin 2015. «Il s’en suit que le prochain cycle de tests (...) chevauchera l’application des réformes sur les ratios de capitaux de Bâle III», indique la Fed.La Fed demande aux grandes banques, disposant de plus de 50 milliards de dollars d’actifs, d’intégrer «le nouveau cadre réglementaire dans leurs projections et dans les tests de résistance» requis par la réforme de Wall Street, la loi Dodd-Frank.Toutefois, la Fed précise que le ratio de solvabilité restera pour la prochaine session de tests basé sur un ratio Tier 1 de 5% (fonds propres de première catégorie rapportés au total des risques). Le Comité de Bâle prévoit, lui, un ratio de fonds propres durs de 7% d’ici 2019 (composé d’un ratio de solvabilité Tier 1 de 4,5% associé, d’ici 2019, à un matelas de protection de 2,5%).Un délai d’un an a par ailleurs été accordé par la Fed aux plus petits établissements, disposant d’actifs allant de 10 à 50 milliards de dollars et dont c’est la première session de tests cet automne. Ils conservent pour l’instant le cadre règlementaire de la loi Dodd-Frank pour conduire leurs tests.
Le parquet fédéral aux Etats-Unis a proposé de régler l’affaire de délit d’initié contre le hedge fund SAC Capital Advisors pour 1,5 milliard à 2 milliards de dollars, rapporte le Wall Street Journal, qui cite des personnes proches du dossier. Les avocats de SAC voudraient obtenir une somme plus faible et déduire l’amende de 616 millions de dollars déjà payée.
La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) a averti le public vendredi 20 septembre que l’autorité de surveillance chypriote « CyprusSecurities and Exchange Commission » mettait en garde les investisseurs contre la société CF Invest Ltd (clone d’une société existante de droit chypriote) qui prétend être établie à l’adresse 559/2/A rue de Neudorf, L-2220 Luxembourg (site Internet : www.cfinvestltd.com
Directeur général et fondateur de Wölbern Invest, Heinrich Maria Schulte a été arrêté lundi après une perquisition dans les locaux de la société hambourgeoise, rapporte Das Investment. Selon le Parquet de Hambourg, l’incarcération est justifiée par le risque de fuite de l’intéressé.Il est reproché à Heinrich Maria Schulte plus de 300 cas d’escroquerie. Le sinistre serait au total de 137 millions d’euros, mais se limiterait en réalité à 37 millions, car 100 millions ont été localisés et seraient accessibles.
Accusé par la justice américaine d’avoir caché de l’argent sur un compte en Suisse, le milliardaire Ty Warner va plaider coupable, rapporte L’Agefi suisse. L’homme d’affaires et fabricant de jouets devra payer une amende de plusieurs dizaines de millions de dollars et encourt jusqu’à cinq ans de prison.Ty Warner, dont la fortune est évaluée à 2,6 milliards de dollars par le magazine «Forbes», a fait savoir qu’il souhaitait coopérer avec les autorités fiscales américaines (IRS).
Afin de prévenir le risque de commercialisation inadaptée d’instruments financiers structurés auprès du grand public, l’AMF complète sa doctrine avec la publication le 20 septembre d’une nouvelle position n°2013-12 qui vise à renforcer la sécurité de ces produits. La position AMF n°2013-12 porte sur la nécessité d’offrir une garantie (de formule et/ou de capital selon les cas) pour la commercialisation auprès du grand public de parts ou d’actions d’OPCVM et de FIA à formule, d’OPCVM et de FIA «garantis», ainsi que de titres de créance présentant des caractéristiques semblables émis par des véhicules d’émission dédiés.En effet, l’AMF estime que si la garantie du résultat de la formule ou la garantie du capital – totale et partielle – n’est pas délivrée par une entité autorisée à donner des garanties aux OPCVM et FIA, ces instruments financiers présentent un risque de mauvaise appréhension des risques par le client non professionnel. A l’inverse, si les investisseurs bénéficient d’une garantie de capital et/ou de formule par un établissement ou une entreprise soumis aux règles prudentielles conformes aux exigences françaises, ces produits peuvent être commercialisés sans avertissement spécifique auprès des clients non professionnels, dans le respect des règles applicables. La nouvelle position de l’AMF s’applique aux instruments financiers suivants: aux parts ou actions d’OPCVM de droit français à formule; aux parts ou action de FIA à vocation générale à formule de droit français ; aux parts ou actions d’OPCVM structurés ou de FIA de droit étranger équivalents; aux parts ou actions d’OPCVM et de FIA de droit français ou étrangers commercialisés en France dont le capital est garanti totalement ou préservé partiellement ; aux titres de créance structurés émis par des véhicules d’émission dédiés.
A partir d’une étude réalisée au mois de juin dernier, la 4ème édition de l’enquête d’Optimind Winter sur l'état d’avancement de la réforme auprès des acteurs français (mutuelles, compagnies d’assurance, groupes de protection sociale, etc.) qui vient d'être publiée, met en évidence, notamment, que 85 % des acteurs s’attendent à des modifications significatives de leurs méthodes de travail. Par ailleurs, 80 % des acteurs considèrent que leur entreprise sera prête à produire un ORSA blanc pour 2014 et que, pour une courte majorité d’entre eux (53%), le décalage de l’entrée en vigueur de la réforme n’a eu aucun impact sur la mobilisation de leur entreprise sur Solvabilité II. Cela étant, 49 % des acteurs jugent qu’une ou plusieurs activités d’assurance ne pourraient plus être rentables sous Solvabilité II. Au premier rang desquelles figure la retraite, devant l'épargne et la prévoyance. «Le marché est aujourd’hui très partagé sur les impacts de Solvabilité II sur la rentabilité des activités d’assurance», analyse Optimind Winter. «Les réponses font tout de même ressortir la Retraite, activité qui serait fortement impactée dans l’hypothèse où la formule standard conserverait son calibrage actuel.""Ces résultats traduisent un marché globalement dans l’expectative, notamment du fait des échanges qui se poursuivent sur les ajustements éventuels apportés dans le cadre des études sur les branches longues. Avec de telles incertitudes, force est de constater que les décalages successifs de l’entrée en vigueur de Solvabilité II ne pourront pas véritablement être mis à profit pour s’adapter au futur cadre prudentiel», ajoute Optimind Winter.Concernant l’impact sur l’allocation de l’actif général des assureurs, l’enquête montre que le SCR (Solvency Capital Requirement) marché de Solvabilité II est de mieux en mieux appréhendé par les assureurs. Ils maitrisent de plus en plus les moyens d’optimisation du capital au travers des différents leviers que la réglementation met à leur disposition, à savoir les produits de couverture ou les effets bénéfiques de la diversification. Cette conduite du changement a déjà commencé pour un certain nombre d’acteurs, et elle va continuer au cours des prochaines années.Par ailleurs, ajoute l'étude, le sondage fait apparaître une réelle indécision des personnes interrogées sur l’augmentation de la part des obligations gouvernementales qui, compte tenu du niveau des rendements espérés, ne peuvent pas remplacer les obligations d’entreprises à court ou moyen terme.
Le collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a requis une sanction pécuniaire d’au moins 20 millions d’euros contre Joseph Raad, ancien responsable de la salle des marchés du Crédit Libanais. Il s’agit d’un montant sans précédent en France contre une personne physique soupçonnée de manquement d’initié.Joseph Raad est accusé d’avoir utilisé une information privilégiée qui lui aurait permis de dégager 6 millions d’euros de plus-value sur un investissement de 8 millions sur des titres et des CFD Geodis, avant que l’offre de la SNCF sur le capital de la société de logistique Geodis ne devienne publique en avril 2008.Selon l’accusation, ce serait son cousin Charles Rosier, alors «managing director» dans l'équipe «debt capital markets» d’UBS qui lui aurait transmis l’information. Le collège de l’AMF a requis 1,5 million d’amende contre ce dernier.
Les professionnels de la gestion mais aussi les trésoriers d’entreprises américains, qui avaient jusqu'à la semaine dernière pour exprimer leur avis sur les nouvelles mesures d’encadrement proposées par la Securities and Exchange Commission (SEC) en juin dernier, assurent que la réforme pénalisera le secteur financier et le financement des sociétés, rapporte L’Agefi. En juin dernier, la SEC a finalement proposé que les fonds institutionnels passent d’une valeur liquidative constante à une valeur liquidative variable et/ou mettent en place des freins et des barrières au rachat (notamment via des commissions). L’idée est d'éviter les phénomènes de «run». Cela réduira le financement du secteur privé par les marchés, écrit le lobby de la gestion américaine qui peut compter sur le soutien de trésoriers convaincus que l’abandon de la valeur liquidative constante leur fera perdre leur utilité.
La Commission des sanctions de SIX Swiss Exchange SA a infligé une amende de 100 000 francs suisses à la Banque Profil de Gestion S.A. pour publication tardive de son rapport de gestion 2011 et manquement au principe de l’égalité de traitement des opérateurs, selon un communiqué publié le 20 septembre.La Banque Profil de Gestion S.A. n’avait pas publié son rapport de gestion 2011 par voie d’annonce sitôt celui-ci approuvé par le Conseil d’administration, mais l’avait mis à la disposition des actionnaires pour consultation au siège de la banque avant de le leur remettre en mains propres lors de l’assemblée générale du 24 avril 2012. Ce n’est que le soir de l’assemblée générale que la banque avait publié le rapport par voie d’annonce. La Commission des sanctions a relevé à cet égard que le rapport de gestion 2011, par rapport à un communiqué de presse de la société sur les indicateurs financiers 2011 publié dès le 15 mars 2012, contenait d’autres informations susceptibles d’influencer les cours. Elle a sanctionné la société pour publication tardive du rapport de gestion ainsi que pour manquement au principe de l’égalité de traitement des opérateurs.La Commission des sanctions a considéré que le manquement était grave et que le comportement de la société relevait de la négligence grave. Pour fixer le montant de l’amende, elle a tenu compte de la forte sensibilité de la société à la sanction.