Dans le cadre d’un accord de composition établi le 22 juillet dernier avec l’Autorité des marchés financiers, la société CM-CIC Securities a payé la somme de 210.000 euros résultant d’un contrôle du régulateur du respect par la société CM-CIC Securities de ses obligations professionnelles. Les diligences de la mission de contrôle ont concerné plus précisément le dispositif de détection des abus de marché existant en 2014, qui s’est révélé non adéquat et non opérationnel. Le contrôle des services a ainsi mis en évidence un manque d’exhaustivité du périmètre des transactions contrôlées, un manque de pertinence des contrôles réalisés et une formalisation insuffisante de ces contrôles.Trois griefs ont été notifiés à CM-CIC Securities le 23 mars 2015 : - Le premier grief est fondé sur le fait que les contrôles effectués par la société ne permettaient pas de couvrir de façon exhaustive les transactions exécutées par CM-CIC Securities ; en particulier, le périmètre contrôlé par la société ne couvrait pas toutes les transactions issues du « Routage », ni celles sur instruments financiers dérivés.- Le second grief porte sur le fait que les contrôles menés par cette société dans le cadre du dispositif de détection des abus de marché ne reposaient pas sur un paramétrage adéquat et ne détectaient pas certains types de scénarios de manipulations de marché.- Le troisième grief reproché à CM-CIC Securities tient en ce que la formalisation des contrôles effectués par la société, qui doit permettre de pouvoir en attester la réalité mais également de servir de base aux déclarations d’opérations suspectes auprès du régulateur, était insuffisante pour reconstituer une piste d’audit utile et fiable."Aux termes de la notification de griefs, ces dysfonctionnements sont d’autant plus graves que le dispositif actuel de CM-CIC Securities sur lequel a porté le contrôle n’a été mis en place que récemment, au début de l’année 2014, étant précisé que le dispositif précédent était très insuffisant», a précisé l’AMF. Outre la somme payé au Trésor Public, la société a fait part de plusieurs engagements : - un avenant à la convention de service intra-groupe précisant la répartition des tâches entre les co-contractants en matière de détection des abus de marché sera régularisé au plus tard le 30 juillet 2015 ;- les warrants ont été réintégrés dans les requêtes RCABU03 et RCABU04 desquelles ils avaient été exclus ;- les autres produits dérivés listés négociés sur Euronext et Eurex seront couverts par des nouvelles requêtes dont le déploiement est planifié le 1er octobre 2015 ;- les choix des seuils et paramétrages adaptés utilisés dans les requêtes seront formalisés et documentés au plus tard le 30 juillet 2015 ;- des requêtes identifiant l’accumulation d’ordres sur une même valeur (ABM5), les annulations d’ordres pour le périmètre « conservation » ont été modifiées ou mises en place ; la requête permettant un contrôle des transactions fondé sur un critère de « part de marché » (ABM4) est en cours de recettage ; concernant l’intégration de la « variation de prix intraday » dans les requêtes, CM-CIC Securities a prévu de recevoir les données nécessaires au calcul de la variation. Dans cette attente, la requête ABM2 utilise comme critère d’extraction les variations de prix en intraday en cas de double fixing quotidien, et l’évolution des prix en intraday est un élément d’analyse pour les requêtes existantes ;- s’agissant de la formalisation des contrôles, des modes opératoires ont été rédigés et ont été intégrés au plan de contrôle permanent.CM-CIC Securities s’engage à mettre en oeuvre les mesures d’amélioration permettant la mise en conformité de son dispositif de détection des abus de marché avec la réglementation.CM-CIC Securities s’engage en particulier à instaurer et/ou maintenir un dispositif de détection d’abus de marché qui couvre l’ensemble des transactions exécutées par CM-CIC Securities, quel que soit leur origine ou leur modalité (« Routage » ou autres) et quelle que soit la nature des instruments financiers concernés, étant précisé que s’agissant du « routage », les contrôles seront réalisés, aux termes d’un accord formalisé, par l’établissement du Groupe ayant reçu l’ordre du client.