L’exécutif européen a annoncé ce 4 mai la présentation en juin, dans le cadre d’une directive, de règles poussant à davantage de transparence les conseillers fiscaux, avocats, banques, vendant des «mécanismes d’optimisation fiscale» à de riches particuliers ou des multinationales. «Nous voulons nous pencher sur la situation de ceux qui promeuvent l'évasion fiscale», a déclaré le Commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, devant des eurodéputés, rapporte l’AFP. «Des scandales récents ont exposé la responsabilité de ces intermédiaires qui connaissent très bien la réglementation fiscale et qui s’en servent de façon légale pour réduire la fiscalité des grandes entreprises et autres, il faut que nous combattions ces pratiques», a-t-il continué."Nous proposerons une nouvelle directive pour accroître les règles de transparence qui s’appliquent aux intermédiaires et ce avant l'été», a-t-il ajouté. Concrètement, l’exécutif européen voudrait que «les mécanismes d’optimisation», utilisés par ces intermédiaires (conseillers, avocats, banques, etc) soient déclarés «aux administrations fiscales qui s'échangeront ensuite ces informations». «Les autorités fiscales pourront ainsi mieux identifier, et beaucoup plus tôt, les faiblesses règlementaires qui permettent à certains de baisser substantiellement leurs impôts», a indiqué Pierre Moscovici.
Credit Suisse étoffe ses provisions pour litiges, après les perquisitions intervenues fin mars dans plusieurs de ses locaux en Europe en lien avec des enquêtes pour évasion fiscale, rapporte L’Agefi suisse. Le numéro deux bancaire helvétique les a renforcées au premier trimestre de 143 millions de francs, à près de 4 milliards. Alors que les provisions se montaient à 3,84 milliards de francs à l’issue de l’année 2016, dont environ 2 milliards pour l’affaire des titres adossés à des créances hypothécaires (RMBS) aux Etats-Unis, cette somme pourrait se révéler insuffisante pour couvrir l’ensemble des pertes auxquelles la banque est exposée, écrit l’établissement dans son rapport trimestriel publié ce 4 mai.
L’ICMA (International Capital Market Association), l’association des spécialistes du marché obligataire, a annoncé ce matin la nomination à sa présidence de Martin Egan, co-directeur mondial pour les marchés du crédit chez BNP Paribas. Il remplace Spencer Lake, anciennement banquier chez HSBC. Entre 2011 et 2014, Martin Egan était responsable du fixed income pour le Royaume-Uni. Avant de rejoindre BNP Paribas en 2001, il avait travaillé chez Credit Suisse First Boston, UBS et JP Morgan.
Société Générale et le fonds souverain de la Lybie, la Libyan Investment Authority (LIA), annoncent ce 4 mai avoir signé un accord transactionnel mettant un terme au litige opposant les deux parties à propos de cinq transactions financières souscrites entre 2007 et 2009, et qui ont fait l’objet d’une procédure devant une juridiction civile anglaise (the High Court of Justice of England and Wales). Les termes de cet accord sont confidentiels, indique un communiqué.Cet accord intervient alors que le fonds souverain créé par l’ex-dictateur Mouammar Kadhafi était hier de retour devant les tribunaux londoniens pour étayer ses accusations de corruption contre la Société Générale. La LIA accusait la banque française d’avoir versé des pots-de-vin à ses employés pour que la Libye investisse près de 2,1 milliards de dollars dans ses produits financiers, des investissements « pourris » pour lesquels la Libye demande 1,5 milliard de dollars de réparation. Dans le communiqué publié ce matin, «Société Générale souhaite exprimer ses regrets quant au manque de prudence observé par certains de ses collaborateurs. Société Générale présente ses excuses à la LIA et espère que la Libye pourra rapidement surmonter les difficultés auxquelles elle fait face actuellement».
Credit Suisse a accepté de payer 400 millions de dollars pour régler des litiges portant sur la vente de créances immobilières titrisées (MBS) qui ont contribué à la disparition de trois organismes de crédit mutualistes américains (credit unions), a indiqué hier la National Credit Union Administration (NCUA), rapporte L’Agefi. Elle précise que la somme, qui ne constitue pas un aveu de culpabilité, solde les litiges avec Southwest Corporate, US Central et Western Corporate. La NCUA ajoute que cet accord amiable règle la 19e des vingt poursuites qu’elle a entamées ces six dernières années contre des banques à la suite de la faillite de cinq «credit unions». NCUA a pour l’instant récupéré 5,1 milliards de dollars.
Le régulateur français estime que les chambres britanniques ne doivent pas bénéficier de régime d'équivalence si elles sont jugées critiques pour l'Union européenne.
Dans un contexte économique incertain et un environnement réglementaire de plus en plus contraignant, la 10e édition de l'étude « Global Risk Management » du cabinet Deloitte analyse les pratiques de gestion des risques des institutions financières, et les défis auxquels elles font face. Cette enquête se base sur les réponses des directeurs des risques de 77 institutions financières internationales.
UBS Group a versé 445 millions de dollars (408,25 millions d’euros) pour régler des litiges portant sur la vente de créances immobilières titrisées (MBS) à des organismes de crédit mutualistes («credit unions) américains, a dit lundi un organisme de régulation américain, cité par Reuters. La National Credit Union Administration (NCUA) a dit que le versement soldait les litiges sur la vente par UBS aux organismes de crédit mutualistes Central and Western Corporate de 1,15 milliard de dollars de MBS en 2006 et 2007. UBS avait déjà versé 79,3 millions de dollars l’année dernière pour le règlement de plaintes similaires de la NCUA concernant deux autres établissements mutualistes faillis. La banque n’a reconnu aucune infraction, a dit la NCUA.La NCUA a dit avoir récupéré près de 4,8 milliards de dollars auprès de différentes banques pour des cessions de prêts hypothécaires qui avaient conduit à la faillite de cinq établissements mutualistes en 2009 et 2010.
Le Sénat américain a voté hier soir la confirmation de la nomination de Jay Clayton à la tête de la Securities and Exchange Commission (SEC), par 61 voix contre 37. Suite à ce vote, Jay Clayton pourrait prendre ses fonctions dès demain, même si la Maison-Blanche doit encore le désigner formellement en charge du gendarme américain des marchés financiers.
Des procureurs fédéraux auraient convoqué plusieurs banques dans le cadre d’une enquête au pénal sur une éventuelle manipulation du marché des bons du Trésor américain, selon des sources proches qui ont parlé à l’agence Bloomberg. Ces banques sont UBS, BNP Paribas et Royal Bank of Scotland Group. Elles auraient reçu des assignations le mois dernier pour obtenir des informations sur ce marché de 14.000 milliards de dollars. Morgan Stanley a également reçu une assignation à comparaître, a affirmé cette source.L’agence de presse rappelle qu’UBS a signalé une enquête concernant les obligations du Trésor américain lors de la publication de ses résultats trimestriels."UBS et apparemment d’autres banques répondent à des investigations et à des demandes d’informations émanant de différentes autorités concernant les obligations du Trésor US et d’autres pratiques de trading sur des obligations souveraines», écrit la banque suisse dans son dernier rapport trimestriel.Une enquête du Département de la Justice américaine ainsi que des actions de groupes sont menées aux Etats-Unis depuis au moins 2015 notamment sur des soupçons de tentatives de manipulations des adjudications des obligations du Trésor américain.
Il devient de plus en plus onéreux de superviser les banques de la zone euro, selon la Banque centrale européenne. La BCE, qui supervise directement les plus grandes banques de la zone euro depuis 2014, a déclaré vendredi que les redevances de surveillance prudentielle en 2017 s'élèveraient à 425 millions d’euros, ce qui représente une augmentation de l’ordre de 10% par rapport à 2016. «Les redevances payables par les banques importantes représenteront 92% du total, les 8% restants incombant aux banques moins importantes», a précisé la BCE. La hausse du montant des redevances «s’explique principalement par les travaux relevant de l’examen ciblé des modèles internes», ainsi que par l’augmentation des effectifs en charge de la supervision bancaire.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié vendredi une étude comparative des systèmes encadrant la gouvernance des institutions financières dans les différentes juridictions du monde. Tout en notant de gros progrès depuis la crise financière, le FSB émet 12 recommandations, dont «toutes ne s’appliqueront pas à chaque juridiction ou institution». Elles touchent au principe de proportionnalité des exigences en matière de gouvernance, de renforcement des pouvoirs spécifiques des superviseurs ou encore de transparence des informations. Le FSB prône aussi la généralisation des systèmes de say on pay pour la rémunération des dirigeants.
Il devient de plus en plus onéreux de superviser les banques de la zone euro, selon des données publiées vendredi par la Banque centrale européenne. La BCE, qui supervise directement les plus grandes banques de la zone euro depuis 2014, a déclaré que les redevances de surveillance prudentielle en 2017 s'élèveraient à 425 millions d’euros, ce qui représente une augmentation de l’ordre de 10% par rapport à 2016. «Les redevances payables par les banques importantes représenteront 92% du total, les 8% restants incombant aux banques moins importantes», a précisé la BCE.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié vendredi une étude comparative des systèmes encadrant la gouvernance des institutions financières dans les différentes juridictions du monde. Tout en notant de gros progrès depuis la crise financière, le FSB émet 12 recommandations, dont «toutes ne s’appliqueront pas à chaque juridiction ou institution». Elles touchent au principe de proportionnalité des exigences en matière de gouvernance, de renforcement des pouvoirs spécifiques des superviseurs ou encore de transparence des informations. Le FSB prône aussi la généralisation des systèmes de say on pay sur la politique de rémunération et sur les émoluments des dirigeants.
«Il n’y a clairement pas eu de rupture entre les exigences prudentielles qui prévalaient avant la crise et celles qui ont été décidées depuis. Au mieux peut-on parler d’un renforcement, particulièrement en ce qui concerne les exigences de fonds propres», estime Jezabel Couppey-Soubeyran, maître de conférence à l’Université Panthéon Sorbonne Paris I et conseillère éditoriale au CEPII, dans son analyse intitulée «Les réformes bancaires ont-elles été poussées trop loin? ". Dans ce document, publié fin 2016 avec la mise à jour 2017 de l’ouvrage «L'économie mondiale», cette économiste admet que, depuis la crise, «des réformes ont eu lieu, impulsées par les travaux du G20, les accords du comité de Bâle, les standards du Conseil de stabilité financière et divers rapports, comme le rapport Vickers au Royaume-Uni». Des lois ont en effet résulté de la mobilisation des responsables politiques soit d’envergure nationale (Dodd-Franck aux États-Unis, loi de réforme bancaire au Royaume-Uni, loi de séparation et de régulation des activités bancaires en France, etc.) soit d’envergure européenne (directives CRD IV, révision de la directive sur les systèmes de garantie des dépôts, directive sur le redressement et la résolution des crises bancaires, etc.). Mais «aucune n’a profondément transformé le secteur bancaire et financier», écrit Jézabel Couppey-Soubeyran.
La distribution en direct auprès des épargnants n’est plus à l’ordre du jour pour la plupart des robo-advisorsCes acteurs de l’univers fintech se positionnent comme une aide aux conseillers en réseaux ou hors réseaux
Le 3 avril 2017, l’AMF a mis de nouveau en garde le public contre les offres de placement dans les diamants d’investissementL’affaire Stock Diamond Limited portée devant la justice par l’association des consommateurs lorrains est symptomatique