Wendel a publié jeudi un actif net réévalué (ANR) en baisse de 16,4% sur douze mois à 147,4 euros par action à fin décembre 2018. Le groupe explique cette chute par un impact négatif en fin d’année lié à la baisse du prix des actifs cotés et des actifs non cotés qui ont souffert des baisses des multiples de marché. Il assure cependant que la baisse a été partiellement compensée par les cessions réalisées en 2018 "à des prix satisfaisants» et l’effet de la vente d’une part du capital d’Allied Universal annoncée en février 2019. Le résultat net part du groupe 2018 recule de 77% à 45,3 millions d’euros, avec un résultat net des activités de 512 millions (+1,4%, " malgré l’impact négatif significatif du changement de périmètre de Wendel») et un chiffre d’affaires de 8,4 milliards (+3,9%). Le groupe explique que les résultats sont en baisse, " impactés négativement par des éléments non récurrents et ne prenant pas en compte la plus-value de cession de 301,9 millions d’euros réalisée sur la cession de titres Bureau Veritas directement enregistrée en fonds propres». Les produits de cessions se sont élevés en 2018 à environ 1 milliard d’euros. Quatre cessions ont été réalisées dont trois avec des valorisations supérieures à celles des derniers ANR avant les annonces. Le groupe a cédé 4,73% du capital de Bureau Veritas pour 400 M€ et gardé une position de contrôle. 141 millions d’euros ont été réinvestis par Wendel dans les sociétés de son portefeuille, 10 acquisitions ont été réalisées par les sociétés du groupe, y compris l’acquisition d’U.S. Security Associates par Allied Universal pour 1 milliard de dollars. Depuis début janvier, Wendel a cédé 4,64 millions d’actions Saint-Gobain pour un produit de 143,5 millions d’euros au 21 mars 2019. Il a également cédé PlaYce finalisée en février pour 32,2 millions d’euros et vendu partiellement Allied Universal pour environ 350 millions d’euros (opération qui devrait être finalisée au troisième trimestre 2019). «Les conditions macro-économiques et les marchés financiers actuels restent incertains et pourraient peser sur la croissance de certaines de nos sociétés dans les mois à venir, mais nous sommes confiants dans la capacité de nos entreprises à s’adapter à cet environnement. Nous nous concentrons sur le renforcement continu de leur positionnement et nous avons déployé des ressources opérationnelles supplémentaires au sein de Wendel afin d’accélérer leur création de valeur. Enfin, nous entendons tirer parti de notre solidité financière, encore renforcée avec la cession partielle d’Allied Universal,pour récompenser les actionnaires au moyen d’une part, d’un dividende en hausse et d’autre part, du lancement d’un rachat d’actions de 200 millions d’euros, que nous annonçons aujourd’hui.» , a commenté André François-Poncet, président du directoire de Wendel.
La Commission cherche à limiter l’impact de la décision du Tribunal de l’UE qui fragilise la doctrine développée par Bruxelles sur les renflouements bancaires.
Investec Asset Management, the asset management affiliate of the South African financial group Investec, has been present in Germany and Austria for many years, apparently with some success. The proof is in the pudding: Investec AM has announced that it is opening a new office in Frankfurt. “This office is a sign that Investec EM is on a path of growth in continental Europe,” a statement says. From its Frankfurt offices, the team at Investec AM will handle not only German and Austrian clients, but also the French, Belgian and Luxembourg markets. The Frankfurt team will grow to seven members by the end of the year, up from five at present. Assets under management total about €6bn for German and Austrian professional and institutional investors. Before it was decided to accelerate development in Germany five years ago, assets stood at only €1.4bn.
Des investisseurs institutionnels de 19 pays ont porté plainte contre Danske Bank au Danemark en raison du scandale de blanchiment d’argent portant sur plus de 200 milliards d’euros de transactions suspectes via la banque danoise. Ils réclament 475 millions de dollars (418 millions d’euros) d’indemnités, écrit Grant & Eisenhofer, l’un des deux cabinets d’avocats américains les représentant, dans un communiqué daté du 18 mars. L’action Danske Bank a perdu la moitié de sa valeur en 2018 avec la révélation de ce scandale, qui a provoqué le départ du directeur général et du président du conseil d’administration de la banque.
L’Union européenne veut inclure des facteurs durables dans toutes ses lois qui encadrent les activités financières. C’est l’objet duplan d’action intitulé «Financer une croissance durable», dévoilé en mai 2018. Or si les gérants et banques suisses veulent continuer à servir leur importante clientèle européenne, ils devront respecter ce nouveau cadre européen, ou risquer de perdre l’accès au marché unique, estiment le WWF et PwC dans une étudedévoilée mardi, rapporte le quotidien suisse Le Temps. Pour mémoire, les dix mesures de ce plan d’action veulent orienter l’épargne du public vers les placements durables pour financer les objectifs de l’Accord de Paris et les Objectifs de développement durable des Nations unies. Encore en consultation, ce projet européen devrait entrer en vigueur d’ici à 2022. Il obligerait notamment les intermédiaires financiers à systématiquement demander leurs préférences en matière de durabilité à leurs clients.
Michael Lai, gérant actions spécialisé sur la Chine et l’Asie, va bientôt quitter la société de gestion GAM, rapporte Citywire Selector. L’intéressé avait rejoint la société en 1998. Selon un mémo interne qu’a pu consulter le média britannique, Michael Lai quittera la société après une période de transition durant laquelle la récente recrue, Rob Mumford, récupérera la gestion de sesfonds.
La nouvelle société de gestion thématique du groupe Exane, dont NewsManagers a révélé l’existence lundi, a obtenu l’agrément de l’Autorité des Marchés Financiers en date du 12 mars 2019, a appris NewsManagers. La structure, baptisée Thematic Asset Management et dirigée par David Finch, est notamment autorisée à gérer des OPCVM.
Alors que 80 universitaires viennent de publier une lettre ouverte pour demander l’abandon des marchés carbone,l’Autorité des marchés financiers (AMF) vient depublierun guide sur la compensation de l’empreinte carbone par les organismes de placement collectif. Ce documentvise à accompagner les sociétés de gestion souhaitant communiquer des informations à leurs investisseurs sur la mise en place d’une compensation des émissions de gaz à effet de serre associées aux actifs détenus, par le recours à des opérations d’annulation de crédits de carbone. Le guide de l’AMF a notamment pour objectif departager des exemples de bonnes pratiques qui peuvent être mises en œuvre pour la conception de ce type de produits. Il traite de quatrethèmes: - Les modalités de calcul de l’empreinte carbone utilisé à des fins de compensation. - Les caractéristiques des crédits de carbone utilisés à des fins de compensation. - Les modalités de mise en œuvre de l’annulation de crédit carbone. -Les différentes bonnes pratiques selon qu’elles concernent la conception de l’OPC lui-même ou l’information des porteurs. La finance durable est un axe structurant de la stratégie de l’AMF « #Supervision 2022 », détaillé dans une feuille de route publiée par l’AMF fin 2018. Le régulateur souhaite jouer un rôle important pour «encourager et accélérer les transformations de l’industrie financière nécessaires pour mieux intégrer les enjeux de durabilité, en préservant les conditions de la confiance», précise l’autorité sur son site internet, ajoutant que «l’action de l’AMF en faveur de la finance durable se décline notamment dans l’accompagnement et la sensibilisation des acteurs pour faire progresser les bonnes pratiques».
La société indépendante d'évaluation des risques, Beyond Ratings,spécialisée dans l’intégration financière de l’analyse ESG, annonce que l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF, ESMA en anglais) l’a habilitée à émettre des notations de crédit pour les Etats, les collectivités locales ainsi que pour les institutions financières (supranationales et nationales) à mandat public.Beyond Ratings est ainsi la première agence de notation prenant en considération de manière systématique et transparente l’impact des facteurs ESG. La société sera désormais en mesure d'émettre des notations de crédit pour les émetteurs publics (gouvernements souverains, collectivités locales et régionales et institutions financières à mandat de politique publique), sur la base de méthodologies qui intègrent systématiquement et en profondeur les facteurs ESG dans le cadre de l’analyse. Fondée en 2014 par Rodolphe Bocquet et Sylvain Château, Beyond Ratings est une société indépendante de services de risques macro-financiers dédiée aux risques pays et souverains, membre du groupement « Finance for Tomorrow » initié par Paris Europlace. La société a reçu en 2016 le soutien du fonds d’investissement Newfund pour accélérer son développement. « L’accréditation ESMA est un objectif depuis la création de la société et nous permettra d'élargir notre offre de services innovants au bénéfice d’une finance positive. Nous sommes fiers d’être la première agence de notation financière au monde à intégrer de manière systématique et transparente l’impact des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance sur la solvabilité des Etats. Cette étape illustre le dynamisme de la place financière parisienne en matière de finance durable », a commentéRodolphe Bocquet, co-fondateur et Président de Beyond Ratings,cité dans un communiqué.
Le projet de réglementation publié vendredi par par la Financial Services Agency japonaise s’avère plus souple que prévu pour les CLO, ces titres de dette émis par des structures ad hoc qui achètent et détiennent des prêts bancaires d’entreprises. Ces nouvelles règles stipulent que les banques japonaises devront augmenter leurs fonds propres en cas d’achat de CLO auprès d'émetteurs qui ne gardent pas une partie des actifs sous-jacents à leur bilan. Mais les banques seront exemptées de cette obligation s’il s’agit de CLO «ouverts» (open market). C'était ce que demandait l’association américaine de syndication et de trading des prêts. Les banques japonaises détiennent environ un dixième du marché mondial des CLO, évalué à 750 milliards de dollars en 2017, selon un rapport publié en novembre par la Banque d’Angleterre.
Après une consultation des assureurs en fin d'année 2018, la Commission européenne a révisé Solvabilité 2 pour soutenir leurs investissements de long terme dans l’économie. Elle prévoit la création d’une nouvelle classe d’actions détenues à long terme avec des exigences en capital réduites et assouplit les conditions pour y accéder. Agnès Lossi, associée du cabinet Indefi, présente la portée de ce texte.
Les trois régulateurs des Emirats arabes unis ont annoncé en début de semaine l’introduction d’un passeport de commercialisation de fonds d’investissement à travers ce pays fédéraliste aux juridictions multiples. Dans le détail, tout fonds qui sera homologué par l’Emirates Securities and Commodities Authority (ESCA), le Financial Services Regulatory Authority (FSRA) of Abu Dhabi Global Market (ADGM), ou le Dubai Financial Services Authority (DFSA), sera reconnu par l’ensemble des régulateurs et commercialisable à travers le pays. Les Emirats arabes unis souhaitent ainsi améliorer leur position sur l'échiquier mondial des places financières en favorisant la domiciliation des fonds des sociétés de gestion entrepreneuriales.
Bonne nouvelle pour le marché des CLO, ces titres de dette émis par des structures ad hoc qui achètent et détiennent des prêts bancaires d’entreprises. Le projet de réglementation publié vendredi par par la Financial Services Agency japonaise s’avère plus souple que prévu. Ces nouvelles règles stipulent que les banques japonaises, qui témoignent d’un appétit féroce pour les CLO, devront augmenter leurs fonds propres en cas d’achat de CLO auprès d'émetteurs qui ne gardent pas une partie des actifs sous-jacents à leur bilan. Mais les banques seront exemptées de cette obligation s’il s’agit de CLO «ouverts» (open market). C'était précisément ce que demandait l’association américaine de syndication et de trading des prêts.
Dans une décision du 13 mars 2019, la commission des sanctions de l’AMF a infligé à Gilles Debray une sanction de 350.000 euros et à Christian Novella de 180.000 euros, pour avoir manqué à leur obligation d’abstention d’utilisation d’une information privilégiée à laquelle ils ont eu accès dans le cadre de leurs fonctions. Il leur est reproché d’avoir cédé en février 2016 des titres Zodiac alors qu’ils détenaient l’information privilégiée relative à la très forte dégradation du résultat opérationnel courant de la branche Sièges, et de son impact sur la marge opérationnelle du groupe pour l’exercice 2015-2016.