L’ancien président brésilien Luiz Inacio «Lula» da Silva, qui purge une peine de douze ans de prison pour corruption, gagne cinq points dans les intentions de vote pour l’élection d’octobre, dont il sera le favori s’il est autorisé à briguer un nouveau mandat, selon un sondage publié hier. Le chef de file de la gauche, qui va probablement être déclaré inéligible, est crédité de 37,3% des voix par l’institut CNT/MDA. En mai, le même institut le situait à 32,4%. Son adversaire le plus proche, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, est à dix-neuf points, avec 18,3%. Viennent ensuite l’écologiste Marina Silva, avec 5,6%, et le libéral Geraldo Alckmin, avec 4,9%.
Le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, se rendra demain à Bruxelles pour rencontrer le négociateur européen, Michel Barnier, avec l’objectif d’accélérer les négociations sur les relations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, ont annoncé samedi les services de la Première ministre, Theresa May. En outre, Dominic Raab prononcera un discours dans lequel il exposera les projets de Londres pour assurer la stabilité du Royaume-Uni en cas de Brexit sans accord. Le gouvernement publiera en parallèle une série de «notes techniques» destinées à informer la population et les sociétés sur les moyens de se préparer à un Brexit dur.
La Maison Blanche laissera le gouvernement fédéral suspendre ses activités en octobre si les démocrates refusent de soutenir la réforme de législation encadrant l’immigration aux Etats-Unis et de financer la construction d’un mur le long de la frontière mexicaine, a prévenu hier sur Twitter Donald Trump. «Je serais disposé à «fermer» le gouvernement si les Démocrates ne nous donnent pas les voix pour la sécurité aux frontières, qui inclut le Mur ! Il faut se débarrasser de la loterie (...) et aller vers un système d’immigration fondé sur le MERITE !», a écrit le président américain sur Twitter.
Le Conseil constitutionnel a débouté hier les groupes communiste, Nouvelle gauche et France insoumise de leur recours contre la proposition de loi relative à la protection du secret des affaires adoptée le mois dernier par le Parlement. La loi tirée d’une directive européenne qui fixe des règles pour harmoniser les législations nationales dans le but de «protéger les entreprises contre le pillage d’innovations» était dénoncée par les trois groupes comme portant atteinte aux libertés de s’exprimer, d’informer et aux droits des syndicalistes.
Donald Trump a menacé hier d’imposer d'«importantes sanctions» à l’encontre de la Turquie si elle ne remettait pas en liberté un pasteur américain dont l’incarcération tend un peu plus les relations entre Washington et Ankara. Les autorités turques ont vivement réagi, soulignant que les Américains n’obtiendraient aucunement les résultats escomptés en menaçant la Turquie. Le pasteur Andrew Brunson a été placé en résidence surveillée mercredi après avoir passé près de deux ans en prison. Il est accusé de terrorisme par la justice turque en raison de liens présumés avec le réseau du prédicateur Fethullah Gülen et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Le gouvernement britannique veut renforcer ses moyens d’empêcher les acquisitions par des acteurs étrangers d’entreprises, de brevets ou d’autres actifs britanniques s’il juge que ces opérations risquent de nuire à la sécurité nationale. Selon ces propositions, le gouvernement pourrait examiner des opérations dans tous les secteurs, afin de disposer de «la flexibilité nécessaire pour étudier les risques pour la sécurité nationale où qu’ils surviennent». Si ces propositions entrent en vigueur, le nombre d’opérations soumises à l’examen des autorités devrait bondir, ont indiqué des responsables britanniques.
Le gouvernement italien a annoncé hier le report et la modification d’une réforme du secteur des banques coopératives et mutuelles, soutenue par la Banque centrale européenne et destinée à renforcer le système bancaire de l’Italie en poussant ces petits établissements à se regrouper. Les banques coopératives italiennes disposeront finalement de 180 jours au lieu de 90 pour conclure des accords de fusion avec d’autres établissements. Le compte à rebours débutera lorsqu’auront été validées par les autorités les trois holdings au sein desquelles doivent se répartir les près de 300 établissements concernés par cette réforme.
La Première ministre britannique, Theresa May, a réclamé vendredi à l’Union européenne un nouvel accord destiné à éviter le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande et de réagir rapidement au livre blanc qu’elle lui a adressé. Theresa May rejette la solution en forme de «filet de sécurité», proposée par l’Union européenne, en vertu de laquelle l’Irlande du Nord resterait étroitement alignée sur le marché unique de l’UE et sur l’union douanière. Michel Barnier, le négociateur européen, a estimé vendredi que le livre blanc britannique contenait des éléments constructifs mais que de nombreuses questions restaient toujours sans réponses.
Quitter l’Union européenne pourrait coûter jusqu'à 960 livres (1.075 euros) chaque année aux ménages britanniques en cas d’absence d’accord, selon une étude publiée vendredi. Les ménages britanniques devront faire face à des prix plus élevés, en raison des coûts liés notamment aux droits de douane et aux formalités administratives. L'étude, menée par le cabinet de conseil Oliver Wyman a envisagé cinq scénarios de Brexit, avec un impact allant de 245 à 960 livres par an par ménage.
Bercy poursuit ses consultations en vue d'annonces à la rentrée sur un éventuel plafonnement. La mesure pourrait être distincte du plan pauvreté et de la loi Pacte.
Il aura donc fallu deux ans au gouvernement britannique pour accoucher d’une stratégie à peu près cohérente de sortie de l’Union européenne. C’est avant le vote fatidique du 23 juin 2016 que les partisans du repli sur soi auraient dû présenter une telle feuille de route, s’ils s’étaient montrés à la hauteur du rendez-vous historique qu’ils promettaient à leurs concitoyens. Du moins la direction est-elle aujourd’hui claire : la Première ministre Theresa May a fait le choix d’un « soft Brexit », fût-ce au prix d’une défection de deux poids lourds de sa majorité, Boris Johnson et David Davis. Mais à quelques mois du jour J, les obstacles dressés sur le chemin sont encore si nombreux que les acteurs de l’économie, déjà plongés dans la complexité opérationnelle et juridique de ce processus (lire notre Enquête p.28), doivent se préparer au pire.
La Première ministre britannique Theresa May a affiché hier sa volonté de maintenir le cap qu’elle a tracé pour le Brexit en dépit de l’hostilité de plus en plus vive que manifestent les adversaires de sa stratégie. Mise en cause jusque dans les rangs du Parti conservateur et dont certains membres pro-européens ont tenté mardi de la mettre en minorité, Theresa May a assuré qu’elle n’entendait pas renoncer à son projet de créer un partenariat avec l’Union européenne.
Le Tribunal constitutionnel espagnol a suspendu hier la motion adoptée le 5 juillet par le Parlement de Catalogne, qui appelait à reprendre le chemin de l’indépendance de la région. Le nouveau gouvernement espagnol dirigé par le socialiste Pedro Sanchez avait fait appel de cette motion, avancée par le CUP, un petit parti anticapitaliste catalan, qui réaffirme les «objectifs politiques» proclamés par les sécessionnistes. Le Parlement de Catalogne, à son tour, a vingt jours pour faire appel de la décision du Tribunal constitutionnel.
La Slovénie pourrait connaître des élections anticipées après que le parti conservateur Nouvelle-Slovénie (NSI) a claqué la porte des négociations avec les autres partis lundi. La privatisation de la banque Nova Ljubljanska Banka, ainsi que la réforme des systèmes de santé et de retraite sont à l’origine de débats houleux en Slovénie. Les élections remportées le 3 juin par les nationalistes du Parti démocratique slovène (SDS) n’ont pas permis de former un gouvernement.
Theresa May a cédé hier soir aux pressions des partisans d’un Brexit dur au sein de son Parti conservateur, en acceptant quatre amendements présentés à son projet sur les relations douanières futures entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. En durcissant la formulation de ce projet, les partisans du Brexit risquent de rendre le plan de Theresa May plus difficile à faire accepter par l’UE. Mais la dirigeante a pu ainsi obtenir dans la foulée le feu vert de la Chambre des communes pour mener une politique douanière indépendante après la sortie de l’UE.
Lors de la conférence de presse organisée vendredi entre la Première ministre britannique, Theresa May, et le président américain, Donald Trump, ce dernier a assuré qu’il n’avait pas critiqué le plan pour le Brexit du gouvernement, critiques parues dans un entretien au tabloïd The Sun. «Nous sommes tombés d’accord aujourd’hui pour que lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne, nous chercherons a établir un accord de libre-échange Royaume-Uni/Etats-Unis ambitieux», a assuré Theresa May. Ces propos ont permis à la livre de rebondir face au dollar et à l’euro.
Lors de la conférence de presse organisée vendredi après-midi entre la Première ministre britannique, Theresa May, et le président américain, Donald Trump, ce dernier a assuré qu’il n’avait pas critiqué le plan pour le Brexit du gouvernement, critiques parues dans un entretien au tabloïd The Sun. «Quoi que vous fassiez, ça me va», a déclaré le président américain au sujet du plan de sortie de l’Union européenne, détaillé jeudi. Au Sun, il avait indiqué que ce plan «tuera probablement» la possibilité pour le Royaume-Uni de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.
La City de Londres a dénoncé «un coup dur» pour la place financière britannique, après la publication ce jour du projet du gouvernement pour la relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) après le Brexit. En contrepartie d’une union douanière pour les biens, Londres se résoudrait en effet à un régime d'équivalence, toutefois amélioré par rapport aux régimes existants, pour ses services, notamment financiers.