Taxer les produits industriels trop salés sur le modèle de la «taxe soda» visant les boissons sucrées : telle pourrait être la préconisation d’un rapport parlementaire attendu fin septembre, selon des premiers éléments révélés mercredi. Fruit du travail de la vingtaine de députés de la Commission d’enquête sur l’alimentation industrielle, créée en mars, le document pourrait inciter par la loi les fabricants à revoir leurs recettes pour préserver la santé des consommateurs.
Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a annoncé hier matin qu’il quittait le gouvernement, pour ne plus avoir à se résigner à une politique des «petits pas», insuffisante à ses yeux face aux enjeux environnementaux. «Je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur [des] enjeux et donc je prends la décision de quitter le gouvernement aujourd’hui», a-t-il déclaré sur France Inter. Nicolas Hulot, qui a déploré son isolement au sein du gouvernement, a précisé qu’il n’avait pas averti à l’avance de sa décision le Président, Emmanuel Macron, ni le Premier ministre, Edouard Philippe. Ce dernier a annoncé qu’il ferait des propositions prochainement à Emmanuel Macron pour la composition du gouvernement.
Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a annoncé ce matin qu’il quittait le gouvernement, pour ne plus avoir à se résigner à une politique des « petits pas » insuffisante à ses yeux face aux enjeux environnementaux. « Je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur (des) enjeux et donc je prends la décision de quitter le gouvernement aujourd’hui », a-t-il déclaré sur France Inter.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a chargé hier son gouvernement de préparer des «mesures de contingence» dans l’hypothèse d’un échec des négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, ont annoncé ses services dans un communiqué. Un projet de loi d’habilitation permettant d’adopter certaines de ces mesures par ordonnances sera présenté dans les prochaines semaines, précise le communiqué. Le gouvernement français, souligne Matignon, continue toutefois de «travailler sur une hypothèse de conclusion positive des négociations en cours de l’accord de retrait du Royaume-Uni».
Le représentant spécial des Etats-Unis pour l’Iran a critiqué vendredi la décision de l’Union européenne d’accorder une aide de 18 millions d’euros à l’Iran, affirmant qu’elle envoyait «le mauvais message au mauvais moment». La décision de l’UE jeudi de fournir 18 millions d’euros d’aide à l’Iran vise à compenser l’impact du rétablissement des sanctions américaines après le retrait des Etats-Unis de l’accord de 2015.
Les sanctions que les Etats-Unis ont décidé d’imposer à la Russie après l’usage d’une substance neurotoxique contre l’ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille, début mars en Angleterre, entreront en vigueur aujourd’hui, selon un avis publié vendredi au journal officiel. Elles consistent notamment à interdire l’exportation vers la Russie de produits américains jugés sensibles pour la sécurité nationale. Une deuxième série de sanctions entrera en vigueur dans 90 jours, à moins que Moscou ne donne l’assurance qu’aucune arme chimique ne sera plus utilisée et autorise des inspections internationales.
Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, voit ses chances de succéder à Mario Draghi à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) s’amenuiser au fur et mesure que les préoccupations de Berlin sur le commerce, du ressort de la Commission européenne, prennent le pas sur la volonté de piloter la politique monétaire. La chancelière allemande est en effet plus attachée à ce qu’un Allemand décroche la présidence de la Commission européenne qu’à soutenir une candidature de Jens Weidmann à celle de la BCE, rapportait hier le Handelsblatt.
Le vice-président du constructeur automobile Ford, Stephen Biegun, a été nommé représentant spécial des Etats-Unis en Corée du Nord, a annoncé hier le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo. Le secrétaire d’Etat a ajouté qu’il se rendrait en personne à Pyongyang la semaine prochaine pour la prise de fonction de Stephen Biegun. «Steve va diriger la politique des Etats-Unis à l’égard de la Corée du Nord et mener nos efforts pour atteindre l’objectif du président Trump d’une dénucléarisation totale et entièrement vérifiée de la Corée du Nord, comme Kim Jong-un s’y est engagé», a souligné Mike Pompeo.
Au moins dix ministres australiens ont présenté leur démission, rapportaient hier plusieurs sources de presse, ce qui constitue un nouveau revers pour le Premier ministre, Malcolm Turnbull, qui pourrait devoir affronter une nouvelle tentative de «putsch» au sein de son propre parti. Le chef du gouvernement, de centre-droit, a sauvé mardi son poste de justesse lors d’un vote interne à son Parti libéral, qui est distancé dans les sondages par l’opposition travailliste à un an des élections. Mais sa position s’en est trouvée fragilisée. Il a recueilli 48 voix contre 35 pour son ministre de l’Intérieur, Peter Dutton, qui a démissionné dans la foulée.
Le Salvador a annoncé hier la rupture de ses relations diplomatiques avec Taïwan au profit de la Chine, devenant le troisième pays depuis le début de l’année à ne plus reconnaître l’île démocratique, que Pékin considère comme une province devant lui revenir. Seuls 17 pays désormais reconnaissent Taïwan, après que le Burkina Faso et la Républicaine dominicaine ont, eux aussi, décidé cette année d’établir des relations diplomatiques avec la Chine.
Le calendrier parlementaire, bousculé en juillet par la tempête politique soulevée par l’affaire Benalla, sera fixé «fin août, début septembre», a-t-on indiqué hier à l’Elysée, précisant que la détermination d’Emmanuel Macron à mener à son terme la révision des institutions était intacte. La présidence s’est en revanche refusée à dire si l’option de scinder en deux la réforme en reportant sine die le volet constitutionnel, qui nécessite le vote d’une majorité des trois cinquièmes au Parlement réuni en Congrès ou un référendum, était d’actualité.
L’ancien président brésilien Luiz Inacio «Lula» da Silva, qui purge une peine de douze ans de prison pour corruption, gagne cinq points dans les intentions de vote pour l’élection d’octobre, dont il sera le favori s’il est autorisé à briguer un nouveau mandat, selon un sondage publié hier. Le chef de file de la gauche, qui va probablement être déclaré inéligible, est crédité de 37,3% des voix par l’institut CNT/MDA. En mai, le même institut le situait à 32,4%. Son adversaire le plus proche, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, est à dix-neuf points, avec 18,3%. Viennent ensuite l’écologiste Marina Silva, avec 5,6%, et le libéral Geraldo Alckmin, avec 4,9%.
Le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, se rendra demain à Bruxelles pour rencontrer le négociateur européen, Michel Barnier, avec l’objectif d’accélérer les négociations sur les relations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, ont annoncé samedi les services de la Première ministre, Theresa May. En outre, Dominic Raab prononcera un discours dans lequel il exposera les projets de Londres pour assurer la stabilité du Royaume-Uni en cas de Brexit sans accord. Le gouvernement publiera en parallèle une série de «notes techniques» destinées à informer la population et les sociétés sur les moyens de se préparer à un Brexit dur.
La Maison Blanche laissera le gouvernement fédéral suspendre ses activités en octobre si les démocrates refusent de soutenir la réforme de législation encadrant l’immigration aux Etats-Unis et de financer la construction d’un mur le long de la frontière mexicaine, a prévenu hier sur Twitter Donald Trump. «Je serais disposé à «fermer» le gouvernement si les Démocrates ne nous donnent pas les voix pour la sécurité aux frontières, qui inclut le Mur ! Il faut se débarrasser de la loterie (...) et aller vers un système d’immigration fondé sur le MERITE !», a écrit le président américain sur Twitter.
Le Conseil constitutionnel a débouté hier les groupes communiste, Nouvelle gauche et France insoumise de leur recours contre la proposition de loi relative à la protection du secret des affaires adoptée le mois dernier par le Parlement. La loi tirée d’une directive européenne qui fixe des règles pour harmoniser les législations nationales dans le but de «protéger les entreprises contre le pillage d’innovations» était dénoncée par les trois groupes comme portant atteinte aux libertés de s’exprimer, d’informer et aux droits des syndicalistes.
Donald Trump a menacé hier d’imposer d'«importantes sanctions» à l’encontre de la Turquie si elle ne remettait pas en liberté un pasteur américain dont l’incarcération tend un peu plus les relations entre Washington et Ankara. Les autorités turques ont vivement réagi, soulignant que les Américains n’obtiendraient aucunement les résultats escomptés en menaçant la Turquie. Le pasteur Andrew Brunson a été placé en résidence surveillée mercredi après avoir passé près de deux ans en prison. Il est accusé de terrorisme par la justice turque en raison de liens présumés avec le réseau du prédicateur Fethullah Gülen et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Le gouvernement britannique veut renforcer ses moyens d’empêcher les acquisitions par des acteurs étrangers d’entreprises, de brevets ou d’autres actifs britanniques s’il juge que ces opérations risquent de nuire à la sécurité nationale. Selon ces propositions, le gouvernement pourrait examiner des opérations dans tous les secteurs, afin de disposer de «la flexibilité nécessaire pour étudier les risques pour la sécurité nationale où qu’ils surviennent». Si ces propositions entrent en vigueur, le nombre d’opérations soumises à l’examen des autorités devrait bondir, ont indiqué des responsables britanniques.