Johnson & Johnson a annoncé avoir signé un accord avec le gouvernement américain, qui lui versera plus de 1 milliard de dollars (840 millions d’euros) pour la production de 100 millions de doses de son vaccin expérimental contre le Covid-19. J&J a précisé qu’il fournirait son vaccin «au niveau mondial de façon non lucrative, pour une utilisation d’urgence contre la pandémie». Le groupe a commencé récemment un essai clinique de phase 1/2a, qui se déroule en Belgique et aux Etats-Unis, sur son vaccin expérimental.
Les autorités américaines n'ont pas approuvé dans sa forme actuelle la demande de licence pour le Viaskin Peanut, renvoyant le groupe à la case départ.
Sanofi a été mis en examen pour homicides involontaires dans le dossier de l’anti-épileptique Dépakine, à la suite d’une enquête initiée par des familles de victimes accusant le groupe pharmaceutique d’avoir tardé à informer des risques du médicament pour les femmes enceintes. Il s’agit d’une mise en examen supplétive, Sanofi étant déjà poursuivi depuis février pour tromperie aggravée et blessures involontaires dans ce dossier. «Sanofi Aventis France a respecté ses obligations d’information et conteste le bien-fondé de ces poursuites», a réagi le groupe. Il a indiqué avoir «saisi la chambre de l’instruction afin de contester sa mise en examen» et met en avant le fait que «l’ensemble de ces éléments ne préjuge en rien de la responsabilité du laboratoire».
Le laboratoire pharmaceutique américain a relevé hier ses prévisions pour l’exercice 2020, après la publication de résultats supérieurs aux attentes des analystes au titre du deuxième trimestre. Pfizer table désormais sur un BPA ajusté compris entre 2,85 et 2,95 dollars, contre une prévision précédente de 2,82 à 2,92 dollars. Le groupe prévoit un chiffre d’affaires annuel compris entre 48,6 et 50,6 milliards de dollars (entre 41,5 et 43,2 milliards d’euros), contre 48,5 à 50,5 milliards de dollars anticipés précédemment.
Le laboratoire pharmaceutique AstraZeneca pourrait payer jusqu'à 6 milliards de dollars (5,05 milliards d’euros) au japonais Daiichi Sankyo dans le cadre d’un accord de collaboration pour développer et commercialiser un traitement ciblé des cancers. Cet accord est le deuxième passé entre les deux groupes visant à mettre sur le marché un médicament anticancéreux. AstraZeneca a déclaré hier qu’il allait effectuer un premier versement à Daiichi d’un milliard de dollars pour le traitement DS-1062, qui fait partie des conjugués anticorps-médicament. Le montant restant sera payé lorsque les étapes réglementaires et commerciales seront achevées.
L’agence de notation Moody’s vient d’attribuer la note «Baa3» au groupe Eurofins, avec une perspective stable. Cette première notation de l’agence de «reflète la position diversifiée et bien établie de la société sur le marché des tests bioanalytiques et sa capacité démontrée à améliorer progressivement sa performance opérationnelle grâce une croissance organique et externe». Moody’s estime également que «les perspectives de croissance à moyen terme de ses marchés finaux resteront positives et que ses paramètres de crédit ajustés s’amélioreront durablement, passant d’un niveau relativement faible en 2019 au niveau requis pour une note ‘Baa3'».
Le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) va investir 130 millions de livres (150 millions d’euros) dans la biotech allemande CureVac pour développer des programmes de recherche sur les vaccins fondés sur l’ARNm (ARN messager) et sur les anticorps monoclonaux dans les maladies infectieuses. A terme, GSK prendra près de 10% du capital de CureVac pour 130 millions de livres, dont un paiement initial en espèces de 104 millions et un paiement unique remboursable de 26 millions pour la réservation de capacité de production. CureVac pourra recevoir en outre des paiements d'étape réglementaire d’un maximum de 277 millions de livres, et des paiements d'étapes commerciales jusqu'à 329 millions de livres, hors redevances sur les ventes de produits. Les programmes de recherche existants sur l’ARNm Covid-19 et les vaccins antirabiques de CureVac ne sont pas inclus dans cet accord, précisent les deux partenaires.
La société pharmaceutique américaine Aptorum vient d’obtenir le visa de l’AMF pour se coter sur le compartiment professionnel d’Euronext Paris à compter du 24 juillet dans le cadre d’une procédure de Fast Path. Déjà coté sur le Nasdaq, le laboratoire pharmaceutique spécialisé dans le développement de nouveaux produits thérapeutiques compte ainsi améliorer sa visibilité et poursuivre la diversification de sa base d’investisseurs. Reed Smith LLP agit en tant que conseiller juridique et agent de cotation d’Aptorum Group. BNP Paribas Securities Services agit en tant qu’agent commercial d’Aptorum Group.
Après un deuxième trimestre meilleur que prévu, Johnson & Johnson a relevé sa prévision de bénéfice pour l’ensemble de l’exercice. Le groupe de santé table désormais sur un bénéfice ajusté par action de 7,75 à 7,95 dollars, alors qu’il tablait auparavant sur une fourchette de 7,50 à 7,90 dollars. Si les ventes d’implants médicaux ont chuté de 34% au deuxième trimestre, la division pharmaceutique a enregistré une hausse de 2,1% de ses ventes. Le chiffre d’affaires du groupe américain ressort ainsi à 18,3 milliards de dollars, en baisse limitée de 10,8%, dépassant les attentes des analystes, qui n’espéraient que 17,6 milliards de ventes.
Le gérant de fonds Kunal Desai a quitté Mobius Capital Partners, la boutique de gestion du gérant actions émergentes star Mark Mobius, selon Citywire Americas. Kunal Desai avait rejoint la firme en juin 2018, en provenance de Neptune IM et avait contribué au lancement du fonds Mobius Emerging Markets. Un autre membre et co-fondateur de la firme, Greg Konieczny, a récemment annoncé son prochain départ tandis que Mobius Capital Partners recherche un analyste sur les actions asiatiques.
La Grande-Bretagne s’apprête à signer un accord de 500 millions de livres sterling (624 millions d’euros) avec Sanofi et GlaxoSmithKline pour la livraison de 60 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 sur lequel les deux laboratoires travaillent en collaboration, selon le Sunday Times. La Grande-Bretagne envisage d’acheter le vaccin en cas de résultats probants lors des essais cliniques qui doivent débuter en septembre. Un porte-parole du ministère de l’Economie, cité par Reuters, a fait savoir que des discussions étaient en cours avec différentes entreprises mais n’a pas confirmé que Sanofi ou GSK en faisaient partie.
Le laboratoire suisse Novartis va payer 642 millions d’euros pour mettre fin à des poursuites engagées contre lui par le gouvernement américain, l’accusant d’avoir distribué des dessous-de-table à des médecins et des patients, selon une déclaration du ministère américain de la justice. Il est reproché au groupe pharmaceutique d’avoir organisé des conférences de façade en rémunérant des médecins en honoraires exorbitants et en repas somptuaires pour les inciter à prescrire ses médicaments contre les maladies cardio-vasculaires et pour le traitement du diabète. Novartis devra verser 45 millions d’euros pour avoir pris en charge, par le biais de trois fondations caritatives, le tiers-payant de patients se faisant prescrire certains de ses médicaments.
Le laboratoire suisse Novartis va payer 642 millions d’euros pour mettre fin à des poursuites engagées contre lui par le gouvernement américain, l’accusant d’avoir distribué des dessous-de-table à des médecins et des patients, selon une déclaration du ministère américain de la justice. Il est reproché au groupe pharmaceutique d’avoir organisé des conférences de façade en rémunérant des médecins en honoraires exorbitants et en repas somptuaires pour les inciter à prescrire ses médicaments contre les maladies cardio-vasculaires et pour le traitement du diabète.
Le gouvernement sera « vigilant à ce qu’il n’y ait aucun départ contraint et aucune fermeture d’usine », a indiqué une source du ministère de l’Economie, en réaction à l’annonce vendredi d’un plan de 1.700 suppressions d’emplois en Europe, dont un millier en France, chez Sanofi. Ce plan intervient alors que Sanofi s’était engagé début juin, en présence d’Emmanuel Macron, à investir 610 millions d’euros en France afin de faire de l’Hexagone « son pôle d’excellence mondial dans la recherche et la production de vaccins ». Le réorganisation correspond à une «nouvelle stratégie» selon Olivier Bogillot, le président France du groupe, et non à un plan social lié aux conséquences du Covid-19. Il se fera «exclusivement sur la base du volontariat» et s'étalera sur trois ans.
Neovacs a annoncé dimanche avoir présenté un projet de reprise de Famar Lyon, en association avec les sociétés Industry et Cofilux, dans le cadre de la procédure de cession du groupe Famar engagée depuis plusieurs mois. Famar Lyon fut dans les années 1980 la plus importante usine Rhône-Poulenc au niveau mondial, rappellent les repreneurs. Ils prévoient d’investir 37 millions d’euros en 5 ans, ce qui permettrait selon eux de porter les effectifs du site de 150 salariés repris à plus de 400 emplois. Le tribunal de commerce de Paris examinera le projet le 30 juin.
Le gouvernement sera « vigilant à ce qu’il n’y ait aucun départ contraint et aucune fermeture d’usine », a indiqué une source du ministère de l’Economie, en réaction à l’annonce plus tôt dans la journée de la volonté de Sanofi de supprimer 1.700 emplois en Europe, dont un millier en France.
DBV Technologies a annoncé vendredi qu’elle débutait une restructuration pour réduire ses coûts, en l’absence de nouvelles informations de l’autorité sanitaire américaine, la Food and Drug Administration (FDA), au sujet de sa demande de licence de produit biologique (BLA) pour Viaskin Peanut, son produit phare.
Sanofi se prépare à annoncer des centaines de suppressions de postes. Il évoquera cette question avec les représentants des salariés dans les jours à venir, indique Reuters, qui cite quatre sources proches du dossier. La direction tiendra des réunions avec les représentants du personnel vendredi et lundi pour définir les modalités de son plan de restructuration. Le groupe pharmaceutique a annoncé le 16 juin un investissement de 610 millions d’euros. Il prévoit notamment, dans ce cadre, la construction d’une nouvelle usine de production de vaccins à Neuville-sur-Saône, près de Lyon, avec un investissement de 490 millions d’euros sur cinq ans et 200 nouveaux emplois à la clé.