Exxon Mobil envisage de se retirer du bassin pétrolier et gazier de la partie britannique de la mer du Nord pour se concentrer sur le pétrole de schiste américain et les nouveaux projets, rapportait hier Reuters de trois sources proches des négociations. La première compagnie pétrolière mondiale cotée a discuté avec un certain nombre d’opérateurs en mer du Nord ces dernières semaines afin d'évaluer leur intérêt pour la totalité ou une partie de ses actifs qui pourraient valoir jusqu'à 2 milliards de dollars (1,78 milliard d’euros). Le groupe emboîterait alors le pas à ses concurrents américains Chevron et ConocoPhilips, qui ont vendu cette année la majeure partie de leurs activités en mer du Nord.
L’Agence internationale de l'énergie (AIE) a abaissé vendredi ses prévisions concernant la demande de pétrole, en raison de la détérioration des perspectives de l'économie mondiale. Pour 2019, l’AIE prévoit désormais une hausse de la demande de 1,1 million de barils par jour, soit 100.000 barils par jour de moins que selon son estimation précédente. Elle a réduit de 50.000 barils par jour sa prévision d’augmentation de la demande en 2020, à 1,3 million de barils par jour. A l’exception de la Chine, de nouvelles statistiques mettent en évidence une révision en baisse de la demande de pétrole en Inde, Arabie Saoudite, Corée du Sud et dans plusieurs pays européens, précise l’AIE.
Total a annoncé hier avoir signé un accord pour céder une participation de 30% dans la Société des transports pétroliers par pipelines (Trapil) au spécialiste du stockage Pisto, son actionnaire de référence qui détient déjà 44% du capital. Le montant de la transaction s'élève à 290 millions de dollars (260 millions d’euros.) A l’issue de cette opération, Total restera actionnaire minoritaire de Trapil avec 5,55% du capital. Le pétrolier français «continuera à utiliser les infrastructures de Trapil dans les conditions actuelles pour la valorisation des productions des raffineries de Normandie et de Grandpuits», précise le communiqué.
Les cours du pétrole ont terminé en hausse hier sur le marché new-yorkais Nymex, soutenus notamment par l’annonce d’une baisse des stocks de brut aux Etats-Unis. Le contrat sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) à échéance en septembre a pris 53 cents soit 0,91%, à 58,58 dollars le baril. Le baril de Brent de mer du Nord de même échéance a gagné 45 cents (0,70%) à 65,17 dollars. Les stocks de brut aux Etats-Unis ont baissé de 8,5 millions de barils dans la semaine au 26 juillet, alors que les analystes attendaient en moyenne une diminution de seulement 2,6 millions de barils, a annoncé l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA).
Pénalisé par le recul des prix du Brent, Total a annoncé hier un résultat net ajusté en repli de 19% au deuxième trimestre, à 2,9 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros). Sa production trimestrielle d’hydrocarbures s’est établie à 2,957 millions de barils équivalent pétrole par jour, en hausse de 9%. Le pétrolier a également annoncé son intention de céder pour cinq milliards de dollars d’actifs d’ici à la fin de l’an prochain, en majorité le secteur de l’exploration-production, pour continuer de se concentrer sur des projets à bas coûts. Le groupe a confirmé sa politique de retour aux actionnaires, après avoir racheté pour 760 millions de dollars de ses actions au premier semestre, à comparer avec un objectif de 1,5 milliard sur l’ensemble de l’exercice et de 5 milliards sur la période 2018-2020. Il propose un acompte sur dividende trimestriel en hausse de 3,1% à 0,66 euro et vise une augmentation de même ampleur cette année.
Le pétrolier français offre 207 millions de livres en numéraire et en titres pour le groupe britannique actif en Amérique du Sud. Amerisur cote au-dessus du prix d’offre.
Le département de la gestion financière de la Caisse des Dépôts, chargé de la gestion des portefeuilles pour compte propre, souhaite faire appel à un service de valorisation externe qui produira des éléments qui donneront un éclairage complémentaire par rapport aux valorisations élaborées en interne. L’accord-cadre est conclu pour une durée initiale de d’un an à compter de sa notification. L’accord-cadre pourra être reconduit tacitement trois fois, pour une nouvelle durée d’un an, sans que sa durée totale ne puisse excéder quatre ans. Le titulaire ne pourra s’opposer à ces reconductions.Date limite de réception des offres ou des demandes de participation : 26 août 2019 - 11h30Lire l’avis ici
Les cours du brut ont perdu du terrain lundi en réaction à la publication d’indicateurs économiques mitigés sur la Chine. Le contrat août sur le brut léger américain (WTI) a perdu 63 cents, soit 1,05%, à 59,58 dollars le baril. Le Brent a reculé de son côté de 24 cents (-0,36%) à 66,48 dollars. La croissance du PIB chinois a ralenti au deuxième trimestre, à 6,2% en rythme annuel, un plus bas de 27 ans, alors que la production industrielle et les ventes au détail ont été supérieures aux attentes en juin.
L’augmentation continue de la production américaine de pétrole va dépasser la croissance de la demande globale de brut cette année, ce qui se soldera par une augmentation des stocks mondiaux au cours des neuf prochains mois, a déclaré vendredi l’Agence internationale de l'énergie (AIE). Cette prévision plaide a posteriori en faveur de la prolongation de l’accord d’encadrement de la production de l’Opep et de ses alliés, récemment reconduit pour neuf mois. La demande pour le brut de l’Opep devrait tomber début 2020 à 28 millions de barils par jour (mbj), précise le rapport de l’AIE, alors que l’offre extérieure au cartel augmenterait de 2,1 mbj, dont 2 millions pour celle des Etats-Unis.
L’augmentation continue de la production américaine de pétrole va dépasser la croissance de la demande globale de brut cette année, ce qui se soldera par une augmentation des stocks mondiaux au cours des neuf prochains mois, a déclaré vendredi l’Agence internationale de l'énergie (AIE). Cette prévision plaide a posteriori en faveur de la prolongation de l’accord d’encadrement de la production de l’Opep et de ses alliés, récemment reconduit pour neuf mois. «Les tensions sur le marché ne sont pas un sujet pour l’instant et le rééquilibrage semble s'être éloigné dans l’avenir», résume l’AIE dans son rapport mensuel. «Il est clair que cela constitue un défi majeur pour ceux qui ont pour mission de gérer le marché», y lit-on en référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et à ses alliés, dont la Russie.
Total a annoncé ce matin la vente de plusieurs actifs non stratégiques situés dans la partie britannique de la mer du Nord à Petrogas NEO pour 635 millions de dollars (566,6 millions d’euros). Ces actifs étaient auparavant détenus par Maersk Oil, la filiale pétrolière du groupe danois A.P. Moller-Maersk que le groupe français a rachetée l’an dernier pour 6,3 milliards d’euros. Ils concernent une dizaine de gisements situés dans l’est de la mer du Nord. L’opération devrait être finalisée en décembre prochain.
La production pétrolière de la Russie est tombée début juillet non loin d’un plus bas de trois ans, à 10,79 millions de barils par jour (mbj), en raison de la baisse de la production de Rosneft, le premier pétrolier du pays, rapporte Reuters. La production de la période du 1er au 8 juillet est ainsi au plus bas depuis août 2016, mois où elle atteignait 10,71 mbj. Elle serait en recul de plus de 3% sur les 11,15 mbj de juin. La production russe peut encore se redresser dans le courant du mois, comme ce fut le cas en juin. Ce tassement de la production fait suite à la découverte, mi-avril, d’une contamination des pétroles bruts de l’Oural qui transitaient par l’oléoduc Droujba vers l’Europe. Les exportations via cet oléoduc ont été provisoirement suspendues en conséquence mais depuis lors le trafic a repris en partie.
La production pétrolière de la Russie est tombée début juillet non loin d’un plus bas de trois ans, à 10,79 millions de barils par jour (mbj), en raison de la baisse de la production de Rosneft, le premier pétrolier du pays, rapporte Reuters de sources professionnelles. La production de la période du 1er au 8 juillet est ainsi au plus bas depuis août 2016, mois où elle atteignait 10,71 mbj. Elle serait en recul de plus de 3% sur les 11,15 mbj de juin. La production russe peut encore se redresser dans le courant du mois, comme ce fut le cas en juin. Ce tassement de la production fait suite à la découverte, mi-avril, d’une contamination des pétroles bruts de l’Oural qui transitaient par l’oléoduc Droujba vers l’Europe. Les exportations via cet oléoduc ont été provisoirement suspendues en conséquence mais depuis lors le trafic a repris en partie. Ni Rosneft ni le ministère de l’Energie n’ont répondu aux sollicitations de commentaires de Reuters.
La production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a touché en juin un nouveau plancher de cinq ans, la hausse des extractions saoudiennes n’ayant pu compenser toutes les pertes de l’Iran et du Venezuela dues aux sanctions américaines, montre une enquête Reuters. L’Opep a extrait 29,60 millions de barils par jour (bpj) en juin, soit 170.000 bpj de moins qu’en mai et au plus bas depuis avril 2014. Les 11 pays de l’Opep tenus par l’accord d’encadrement de la production en vigueur depuis le début de l’année, qui a été prolongé de neuf mois début juillet, ont respecté leur quote-part à hauteur de 156%, plus qu’en mai, en raison d’une baisse de la production de l’Irak, du Koweït et de l’Angola.
La production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a touché en juin un nouveau plancher de cinq ans, la hausse des extractions saoudiennes n’ayant pu compenser intégralement les pertes de l’Iran et du Venezuela dues aux sanctions américaines, montre une enquête Reuters publiée vendredi. L’Opep a extrait 29,60 millions de barils par jour (bpj) en juin, soit 170.000 bpj de moins qu’en mai et au plus bas depuis avril 2014.
Total a annoncé le démarrage de sa nouvelle bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), qui marque la reconversion d’un site d’hydrocarbures en une plate-forme de nouvelles énergies. La raffinerie, d’une capacité de 500.000 tonnes par an, fabriquera du biodiesel et du biojet pour l’aviation, du biocarburant premium HVO et de l’AdBlue. Le groupe français a investi 275 millions d’euros dans ce projet de conversion d’une raffinerie de brut déficitaire, lancé en 2015.
Total a annoncé ce matin le démarrage de sa nouvelle bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), qui marque la reconversion d’un site d’hydrocarbures en une plate-forme de nouvelles énergies. La raffinerie, d’une capacité de 500.000 tonnes par an, fabriquera du biodiesel et du biojet pour l’aviation, du biocarburant premium HVO et de l’AdBlue, additif pour réduire les émissions d’oxydes d’azote (NOx) des véhicules. Le groupe français a investi 275 millions d’euros dans ce projet de conversion d’une raffinerie de brut déficitaire, lancé en 2015.