Capital Group a annoncé mardi 23 juillet la nomination de Guy Henriques au poste de directeur de la distribution pour l’Europe et l’Asie. Il sera basé à Londres et rejoindra la société de gestion américaine en novembre. Guy Henriques possède plus de 30 ans d’expérience dans le secteur et était en dernier lieu directeur de la distribution au Royaume-Uni et PDG de Schroders pour l’Amérique latine. Il a également dirigé l'équipe de gestion mondiale institutionnelle de la société de gestion britannique. Il était auparavant président de Schroders Japan de 2012 à 2016, et avant cela, directeur des institutions officielles et directeur de l’institutionnel pour l’Asie-Pacifique de la société. Avant de rejoindre Schroders, il était directeur de la gestion d’actifs pour la Banque des règlements internationaux où il a travaillé de 1991 à 2006. «L’Europe et la région Asie-Pacifique constitueront une opportunité de croissance importante pour le Capital Group dans les années et les décennies à venir», a indiqué dans un communiqué Mike Gitlin, membre du comité de gestion du Capital Group, et directeur du revenu fixe. Capital Group est présent en Europe depuis plus de 50 ans et depuis plus de 30 ans dans la région Asie-Pacifique. Le groupe emploie actuellement850 associés dans les deux régions et a renforcé sa présence sur le marché local en établissant 14 bureaux. La firme propose 23 fonds UCITS domiciliés au Luxembourg aux investisseurs européens et asiatiques et envisage d’ajouter un ou deux nouveaux lancements de fonds à sa gamme de fonds luxembourgeois au cours des trois prochaines années.
La Cipav, la caisse de retraite des professions libérales, a sélectionné le 20 juin dernier Allianz Global Investors, Candriam France, Axa Investment Managers Paris, Dws (Deutsche Asset Management) pour gérer des fonds dédiés d’allocation flexible investis sur les marchés des pays de l’Union européenne et de l’OCDE. La prestation doit être conforme au décret no2017-887 du 9 mai 2017 encadrant les placements de la Cipav et s’adapter à ses éventuelles évolutions. Le véhicule d’investissement à créer prendra ainsi la forme d’un " fonds dédié ", un organisme de placement collectif dont le règlement ou les statuts réservent la souscription ou l’acquisition de parts ou actions à vingt investisseurs au plus, dénommés " organismes dédiés ", et dont les actifs appartiennent exclusivement aux catégories mentionnées aux 1° à 3° de l’article R. 623-10-7 du décret placements no2017-887. Lire l’avis complet ici
…de dollars. C’est le montant record détenu par les investisseurs étrangers en obligations chinoises. Depuis l’inclusion début avril des titres souverains libellés en renminbi dans l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate, les flux d’achats ont fortement progressé, notamment via le Bond Connect. Le mouvement devrait s’accélérer avec l’inclusion des obligations crédit dans d’autres indices. L’IIF rappelle pourtant que les non-résidents restent prudents, en raison de la faible liquidité. Ils détiennent à peine plus de 2 % du marché.
La baisse des taux d’intérêt a alimenté l’endettement des pays émergents au premier trimestre, lequel a atteint un montant record de 69.100 milliards de dollars, soit 216% du PIB entre les dettes publiques, des entreprises et des ménages, selon un rapport de l’Institute of International Finance (IIF). Le ratio d’endettement, qui rapporte le stock de dettes au PIB, a progressé le plus rapidement au Chili, en Corée du Sud, au Brésil, en Afrique du Sud, au Pakistan et en Chine en un an. Dans les pays développés, la hausse de l’endettement au premier trimestre a surtout résulté de celle des Etats, en hausse de 1.000 milliards de dollars. Finlande, Canada et Japon sont les mauvais élèves, mais l’endettement a augmenté aussi de 2.900 milliards de dollars sur un an aux Etats-Unis, avec 69.000 milliards de dollars de stock de dette.
Le directeur de la banque centrale turque devra céder sa place à son adjoint. Sa politique monétaire était jugée trop restrictive par le président turc.
La livre turque abandonnait lundi jusqu'à 2,7% face au dollar, après l’annonce surprise du limogeage du gouverneur de la banque centrale ce week-end. Recep Tayyip Erdogan s’est séparé de Murat Cetinkaya, qui laisse sa place à son adjoint Murat Uysal, selon un décret publié samedi. Le président turc était en désaccord avec la politique monétaire jugée à ses yeux trop rigide du banquier central, estimant «inacceptable» le taux directeur de 24 % depuis septembre. Le mandat de Murat Cetinkaya devait prendre fin en avril 2020.
Yves Perrier, directeur général d’Amundi, veut faire taire quelques intentions que les observateurs lui prêtent depuis plusieurs semaines. Dans un entretien au Figaro paru le 31 mai et alors qu’il est interrogé sur le secteur de la gestion d’actifs qui «bruisse de rumeurs de concentration…", selon le quotidien, Yves Perrier répond qu’il n’anticipe pas, «contrairement à la rumeur, de mouvements significatifs car les sociétés de gestion sont des sources de profitabilité importantes pour les banques ou les assureurs qui les contrôlent». Il ajoute que «c’est en particulier le cas pour DWS, la société de gestion de Deutsche Bank». De quoi laisser sous-entendre que DWS ne serait plus à vendre ou tout du moins pas en totalité. «Pour ce qui nous concerne, nous continuons à fonder notre développement sur la croissance organique tout en restant attentif aux opportunités d’acquisition», ajoute Yves Perrier.
Scor Investment Partners, la filiale de gestion de portefeuille du groupe Scor, annonce avoir conclu un accord visant à acquérir 100% du capital de Coriolis Capital, une société de gestion spécialisée dans le domaine des titres assurantiels (Insurance-Linked Securities, “ILS”). Cette transaction doit permettre à Scor IP de disposer d’une plateforme de gestion opérant depuis Paris et Londres et comptabilisant sur cette classe d’actifs plus de 2,1 milliards de dollars sous gestion (au 31 décembre 2018). C’est la première fois que Scor IP procède à une acquisition. Le communiqué indique ainsi que l’accord prévoit un regroupement par les deux sociétés de leur expertise ILS. Sous réserve des approbations réglementaires, Coriolis Capital deviendra une filiale à 100% de Scor Investment Partners, et la transaction devant être finalisée au cours du second semestre 2019. Coriolis Capital, société de gestion de portefeuille basée à Londres, dont les fondateurs interviennent sur le marché des ILS depuis près de trente ans, est un pionnier du marché des ILS depuis 2003, assure le communiqué. La société, dont certains fonds existent depuis 1999, investit sur le marché des obligations catastrophes (« catastrophe bonds »), des options, de la réassurance collatéralisée et des dérivés climatiques. Les encours sous gestion de Coriolis Capital s’élèvent à USD 0,8 milliard au 31 décembre 2018. Scor Investment Partners, dont le siège est à Paris, a commencé à investir dans les ILS en 2011. La société construit des portefeuilles ILS diversifiés exclusivement exposés au risque de catastrophes naturelles. Ses encours sous gestion en ILS s’élèvent à 1,3 milliards de dollars. Chacune des équipes de gestion ILS est maintenue et demeure respectivement sous la direction de Sidney Rostan, Head of ILS chez Scor Investment Partners, et de Diego Wauters, CEO de Coriolis Capital. «Dans un souci de continuité de services, Scor Investment Partners et Coriolis Capital continueront de servir leurs clients indépendamment une fois la transaction finalisée», précisent les deux groupes.
La République du Congo et le courtier en matières premières Trafigura auraient trouvé un accord pour restructurer plusieurs centaines de millions de dollars de prêts liés aux cours du pétrole, selon Bloomberg. La maturité de ces financements consentis par Trafigura ainsi que des banques serait allongée de 5 à 10 ans. Le pays africain, dont la dette dépasse 9 milliards de dollars, vient déjà de renégocier sa dette bilatérale avec la Chine. D’autres créanciers, comme Glencore, exposé à hauteur de 700 millions de dollars, doivent encore trouver un compromis.
La République du Congo et le courtier en matières premières Trafigura auraient trouvé un accord pour restructurer plusieurs centaines de millions de dollars de prêts liés aux cours du pétrole, selon Bloomberg. La maturité de ces financements consentis par Trafigura ainsi que des banques serait allongée de 5 à 10 ans.
A près de 120% du PIB, sa croissance à un rythme effréné a de quoi inquiéter. Certains pays les plus fragiles pourraient être affaiblis par un arrêt du financement de marché.
Lors du Forum de Paris organisé mardi, Bruno Le Maire a appelé à des règles communes pour le financement des pays en développement par la dette. La France en fait une priorité des G7 et G20 Finances dans le cadre de la montée en puissance de nouveaux créanciers. L’idée, qui sera rediscutée lors du G20 Finances des 8 et 9 juin à Fukuoka (Japon), sera de finir de convaincre des prêteurs comme la Chine d’éviter de faire dériver certains pays vers le surendettement et d’être plus transparents sur les contreparties demandées, comme dans divers projets d’infrastructures liés aux «nouvelles routes de la soie». Cela permettrait d’éviter que le surendettement devienne une question de souveraineté. La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a également souligné l’importance de ces réformes au regard de restructurations de dette plus en plus difficiles pour les pays en difficulté.