La biotech américaine Flexion Therapeutics bondissait de près de 40% autour de 27 dollars en début de séance sur le Nasdaq sur des rumeurs de rachat par Sanofi. Le laboratoire français serait prêt à débourser 1 milliard de dollars pour cette opération et le conseil d’administration de Flexion aurait accepté une offre pour un prix compris entre 30 et 35 dollars par action, selon le site FiercePharma. Les deux groupes se sont refusés à tout commentaire. Le produit phare de Flexion, Zilretta, pour le traitement de l’arthrose du genou, est en attente d’approbation par la FDA américaine.
Le groupe laitier français n’est pas parvenu à atteindre le seuil de 90% nécessaire pour retirer sa filiale Parmalat de la cote à la Bourse de Milan au dernier jour de son offre publique d’achat, selon un document boursier publié hier. Lactalis, déjà propriétaire de 87,74% de Parmalat, a acheté 15,11% des actions qu’il ne détenait pas, soit un peu moins de 1,85% du capital. Au terme de l’opération, le groupe français possède au total 89,6% de la société italienne. Début mars, il avait relevé de 7,1%, à trois euros par action, son offre sur le capital restant pour tenir compte des récriminations des investisseurs.
Le gouvernement britannique a annoncé avoir demandé à l’Ofcom, le régulateur des télécoms britanniques, d’examiner l’offre d’achat de Twenty-First Century Fox sur Sky, de crainte que l’opération ne donne un trop grand contrôle sur les médias britanniques au groupe américain. L’Ofcom devra remettre son rapport le 16 mai. Début mars, le groupe de Rupert Murdoch, qui possède déjà 39% du télédiffuseur britannique, a soumis son offre à la Commission européenne, permettant à Londres de s’emparer de la question. Twenty-First Century Fox est déjà propriétaire du Times et du Sun.
Le gouvernement britannique a annoncé avoir demandé aux autorités de régulation d’examiner l’offre d’achat de Sky par Twenty-First Century Fox, pour déterminer si elle respectait l’intérêt public. La secrétaire d’Etat à la Culture, Karen Bradley, a déclaré devant le Parlement qu’il était important de demander à l’Ofcom, le régulateur télécoms, s’il pensait que cet accord ne donnerait pas un trop grand contrôle sur les médias britanniques au groupe américain. L’Ofcom devrait remettre son rapport le 16 mai. Au début de ce mois, le groupe de Rupert Murdoch, qui possède 39% du télédiffuseur britannique, a soumis son offre de 13,9 milliards d’euros, à l’approbation de la Commission européenne, une démarche qui a permis au gouvernement britannique de s’emparer de la question.
Le fonds spéculatif TCI a annoncé mercredi qu’il demanderait mi-juin aux actionnaires de Safran de voter le renvoi de Ross McInnes de la présidence du groupe s’il n’abandonnait pas son projet de rachat de Zodiac Aerospace. Cette lettre à Ross McInnes, au lendemain d’un nouvel avertissement sur résultats de Zodiac, marque une nouvelle étape de la lutte que mène TCI depuis un mois contre le projet d’acquisition par Safran de l'équipementier qui a accumulé les retards de livraisons de sièges et de cabines d’avions. «L’opération ne peut pas être justifiée et vous ne voulez pas que les actionnaires remettent en cause votre jugement», écrit TCI, qui détient 4% de Safran et est également actionnaire de Zodiac.
Le fonds Ciam, qui détient 1,4% du capital d’Euro Disney, a écrit au conseil d’administration de Walt Disney pour l’informer de son opposition au projet de rachat des actionnaires minoritaires du parc d’attractions. Avec ses soutiens, Ciam indique représenter plus de 5% d’Euro Disney. Euro Disney a répondu que le projet de son actionnaire majoritaire lui permettra de mener à bien sa stratégie, tout en offrant aux minoritaires la possibilité de sortir avec une prime intéressante. Le groupe propose 2 euros par action, soit une prime de 67% sur le cours d’Euro Disney du 9 février. Walt Disney compte recapitaliser Euro Disney à hauteur de 1,5 milliard d’euros.
Le fonds Ciam, qui détient 1,4% du capital d’Euro Disney, a écrit au conseil d’administration de Walt Disney pour l’informer de son opposition au projet de rachat des actionnaires minoritaires du parc d’attractions. Ciam indique être soutenu par plus de 5% des actionnaires d’Euro Disney, en comptant ses propres parts, selon le courrier consulté par Reuters. Euro Disney a réagi en indiquant que le projet de son actionnaire majoritaire représente une solution à long terme qui tient compte de tous les actionnaires et qui lui permettra de mener à bien sa stratégie, tout en offrant aux minoritaires la possibilité de sortir du capital avec une prime intéressante.
Altice n’a pas eu gain de cause. La cour d’appel de Paris a confirmé aujourd’hui la décision de l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui s'était opposée, en octobre 2016, au projet d’offre publique d’Altice sur SFR. A l'époque, l’AMF avait estimé que les éléments fournis par Altice ne permettaient pas «de considérer que l’information destinées aux actionnaires minoritaires, notamment sur la justification de la parité d’échange retenue, soit complète, compréhensible et cohérente». Altice avait fait appel de cette décision.
Après Unilever il y a moins d’un mois, visé par Kraft Heinz, c’est au tour d’AkzoNobel de faire l’objet d’un projet d’OPA hostile de la part d’un groupe américain. Le chimiste néerlandais a confirmé avoir reçu une offre non sollicitée de la part de son concurrent PPG Industries, proposition qu’il a rejetée. Le directoire et le conseil de surveillance d’AkzoNobel ont conclu à l’unanimité que la proposition de PPG sous-évaluait fortement l’entreprise, «inapte à refléter son potentiel de création de valeur sur le long terme». AkzoNobel juge également cette offre risquée car les économies censées être dégagées sont incertaines, l’entité qui naîtrait de la fusion serait lourdement endettée et enfin les autorités de tutelle pourraient bien faire obstacle à sa réalisation.
Lactalis a annoncé jeudi avoir relevé de 7,1%, à 3 euros par action, le prix de son offre publique d’achat (OPA) sur les actions de Parmalat qu’il ne détient pas encore, répondant ainsi aux récriminations des investisseurs qui avaient jugé le prix initial trop bas. Le 27 décembre 2016, le groupe laitier français, déjà propriétaire de 87,74% de Parmalat, avait lancé son offre à 2,80 euros par action. Des actionnaires minoritaires, dont le fonds Amber, jugeaient ce prix trop faible. Sofil, le véhicule d’investissement de Lactalis, a précisé que l’offre révisée courrait jusqu’au 21 mars.
L’homme d’affaires néerlandais John de Mol a une fois de plus relevé son offre, dimanche soir, sur Telegraaf Media Group (TMG), également convoité depuis 4 mois par un consortium emmené par le groupe d'édition belge Mediahuis. De Mol propose désormais 6,50 euros par action sur TMG, soit environ 300 millions d’euros, contre 6,35 euros auparavant, a précisé sa société d’investissement Talpa Holding dans un communiqué. L’offre de De Mol est supérieure de 8,3% à celle de 6,00 euros de Mediahuis, acceptée dimanche par le conseil de surveillance de TMG.
Gaumont cède ses 34% de Gaumont Pathé à Pathé pour 380 millions d’euros. Puis il lancera une OPRA sur ses 35% de minoritaires pour 125 millions d’euros.
Un consortium emmené par le groupe d’édition belge Mediahuis a relevé hier son offre sur Telegraaf Media Group (TMG) à 273 millions d’euros, se mettant au niveau de l’offre de l’homme d’affaires néerlandais John de Mol. Mediahuis et son associé VP Exploitatie (VPE) contrôlent près de 60% de TMG mais John de Mol, avec plus de 20% du capital, pourrait bloquer l’opération. Talpa Holding, véhicule de John de Mol, a confirmé son intention de lancer une OPA sur le flottant au prix de 5,90 euros par action. Initialement, Mediahuis proposait 5,25 euros par titre.
Un consortium emmené par le groupe d’édition belge Mediahuis a relevé son offre sur Telegraaf Media Group (TMG) à 273 millions d’euros, se mettant au niveau de l’offre de l’homme d’affaires néerlandais John de Mol. Mediahuis et son associé VP Exploitatie (VPE) contrôlent près de 60% de TMG mais John de Mol, avec plus de 20% du capital pourrait bloquer l’opération. Talpa Holding, véhicule de John de Mol, a confirmé son intention de lancer une OPA sur le flottant au prix de 5,90 euros par action. Initialement, Mediahuis proposait 5,25 euros par titre. Telegraaf évoluait autour de 6 euros à mi-séance à Amsterdam.
Le groupe alimentaire anglo-néerlandais a jugé que l'offre de 143 milliards de dollars que lui a soumise l'américain Kraft Heinz n'a d'intérêt ni financier, ni stratégique et qu'elle le sous-estime "fondamentalement".