Un mois après le brut américain (WTI), les prix sur les marchés européens du gaz pourraient basculer à leur tour en territoire négatif. Les prix du gaz aux Pays-Bas et au Royaume-Uni ont plongé en raison de la faiblesse de la demande, liée au quasi-arrêt de l’activité pour faire face au coronavirus, et à une forte production d'énergies renouvelables, ce qui a aggravé un marché déjà confronté à une suroffre avec peu de capacités de stockage disponibles (10% restante). Le prix du gaz sur le marché néerlandais, référence pour l’Europe, a encore baissé de 20% à 2,50 euros par mégawattheure, ce qui équivaut à moins de 1 dollar par million d’unités thermiques britanniques (mmBtu). Les prix au Royaume-Uni sont 30% inférieurs. Dans ce contexte, certains traders anticipent que les contrats de gaz européens pour une livraison à court terme atteignent zéro, voire deviennent négatifs, quand les capacités de stockage seront pleines.