Les actifs gérés aux Etats-Unis pour le compte d’investisseurs particuliers devraient bientôt dépasser ceux gérés pour le compte d’institutionnels. Une nouvelle étude de Cerulli montre qu’à l’heure actuelle, chaque segment de clientèle représente environ 34.000 milliards de dollars (soit un total de 68.900 milliards de dollars). Le segment institutionnel conserve une légère avance de 124 milliards de dollars. Toutefois, le retail devrait prochainement passer devant, prédit le cabinet de recherche. En 2021, le canal des particuliers a déjà connu une croissance de ses actifs de 17,5 % et gagné des parts de marché de près d’un point. Parallèlement, le segment institutionnel a vu sa part de marché se dégrader de près de 10 points de pourcentage depuis 2011. «Étant donné que les actifs des régimes à cotisations définies (DC) sont transférés dans des comptes de retraite individuels (IRA), que les régimes à prestations définies (DB) sont gelés ou résiliés et que la croissance générale des comptes d’assurance reste faible en raison de l’augmentation des allocations aux titres obligataires, le canal de détail dépassera probablement le canal institutionnel au cours des prochaines années», analyse Brendan Powers, directeur au sein de Cerulli. La consommation des stratégies d’investissement va changer Du point de vue de la distribution, les intermédiaires tiers continuent de prendre de l’importance pour les segments institutionnels et particuliers. Selon Cerulli, les actifs distribués par des tiers dans les canaux de détail ont presque doublé depuis 2016, passant de 13.200 milliards de dollars à 25.900 milliards de dollars. De même, une majorité (18.500 milliards de dollars) des actifs des clients institutionnels sont distribués par des tiers. Face à l'évolution du marché, les sociétés de gestion devront revoir leur gamme de produits, estime Cerulli. À l’avenir, le cabinet de recherche pense que de plus en plus d’investisseurs (particuliers et institutionnels) auront une approche agnostique des véhicules dans leur façon de consommer les stratégies d’investissement des gestionnaires d’actifs. «D’après nos recherches, la prédominance des fonds communs de placement et des comptes séparés institutionnels devrait s'éroder, mais pas disparaître. L’utilisation des ETF, des SMA (separately managed accounts) de détail, des fonds privés et des structures alternatives illiquides devrait augmenter», affirme Brendan Powers. «Les sociétés devront étudier de près les structures de véhicules que leurs segments de clientèle cibles veulent utiliser, ainsi que les structures de véhicules qui ont du sens sur la base de la stratégie d’investissement qu’elles cherchent à offrir», conclut-il.
La chute des places boursières en 2022 a été alimentée par la baisse des valorisations. L’année 2023 sonnera l’heure de vérité sur les croissances de résultats.
Après une année où la rotation des styles n’a jamais été aussi marquée, les investisseurs se positionnent sur les valeurs de qualité et peu chères, dans un contexte qui demeure incertain.
Les nouveaux gestes de la Chine prouvent sa volonté de relancer la croissance. Une nouvelle à double tranchant, car cela risque de soutenir l’inflation et donc la hausse des taux.
Avec peu de perspectives d’acquisitions à court terme et une facture fiscale qui se profile l’année prochaine, les sociétés d’acquisition à vocation spécifique (Spac, ou encore sociétés «chèques en blanc») ferment leurs portes les unes après les autres, à un rythme qui a atteint environ quatre par jour ce mois-ci, rapporte le Wall Street Journal. Un rythme presque aussi rapide que lorsqu’elles étaient lancées à l’apogée du secteur au début de l’année dernière. Depuis le début du mois de décembre, environ 70 Spac ont procédé à des liquidations et ont rendu de l’argent aux investisseurs. C’est plus que le nombre total de liquidations de Spac dans l’histoire du marché, selon le fournisseur de données Spac Research. Les créateurs de Spac ont perdu plus de 600 millions de dollars en liquidations ce mois-ci et plus de 1,1 milliard de dollars cette année. Les liquidations se sont accélérées aux Etats-Unis en raison d’une taxe fédérale qui sera mise en place l’an prochain et qui prévoit un prélèvement de 1% sur les rachats d’actions, sachant que la liquidation d’un Spac et le remboursement de l’argent aux investisseurs pourraient être considérés comme un rachat d’actions existantes.
La dernière attaque de l’ESMA contre la «pré-couverture» doit maintenant être accompagnée d’un ensemble de règles claires. L'analyse de John Keogh, managing director de Susquehanna International Securities.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) au titre du mois de novembre 2022 a atteint 1,02 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux bancaires, selon les statistiques de la Caisse des dépôts et consignations. Sur les onze premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à 30,8milliards d’euros. L’encours des deux produits atteignait fin novembre 500,5 milliards d’euros, un record. Dans le détail, le Livret A a enregistré une collecte de 600 millions d’euros au mois de novembre, après une décollecte de 1,11 milliard d’euros en octobre. Le LDDS a également bénéficié d’une collecte positive de 430 millions d’euros. La hausse des taux devrait encore profiter aux souscriptions dans les mois qui viennent, puisque la rémunération du Livret A et du LDDS devrait être à nouveau relevée au 1er février 2023, entre 3% et 3,5% selon les estimations, même si le rendement réel du placement est largement négatif compte tenu de l’inflation. «Sur l’ensemble de l’année 2022, en tenant compte des deux relèvements, le taux de rémunération du Livret A aura été de 1,375% quand le taux d’inflation devrait être de 6%. Le rendement réel devrait donc être négatif de plus de 4,6% ce qui constituera un record depuis le début des années 1980", commente Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne «Un effet tauxest probable en début d’année même si les contraintes de pouvoir d’achat pourraient se faire ressentir un peu plus durement qu’en 2021. La collecte de 2023 devrait néanmoins rester positive tout en étant inférieure à celle de 2022", estime l'économiste.
Les fonds et produits indiciels cotés (ETF et ETP) ont collecté près de 79 milliards de dollars dans le monde au mois de novembre 2022, selon les chiffres compilés par le cabinet de recherche spécialisé ETFGI. Leurs encours ont de nouveau dépassé le seuil symbolique des 9.000 milliards d’encours avec une progression de 7% sur le mois pour atteindre quelque 9.480 milliards de dollars fin novembre. La collecte totale depuis le début de l’année s'établit à 787 milliards de dollars. Si le segment affiche son 42ème mois consécutif de collecte nette positive, il n’a pas dépassé son record de 2021. L’an dernier, les ETF avaient collecté au niveau mondial quelque 1.140 milliards de dollars pour les 11 premiers mois de 2021. Les encours avaient alors dépassé pour la première fois les 10.000 milliards de dollars. U niveau qui avaient été ensuite battu à la baisse à partir du mois de mars et le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’ETF ayant le plus collecté dans le monde en novembre est le «Invesco QQQ Trust» qui a recueilli 4 milliards de dollars nets. Aux Etats-Unis, la collecte nette du mois de novembre s’est établie à 59 milliards de dollars pour atteindre 562 milliards depuis le début de l’année. Les encours sont en hausse de 6% à 6.710 milliards de dollars. Le marché américain représente donc plus des deux tiers des encours des ETF dans le monde. En Europe, les souscriptions ont aussi été positives en net de quelque 14 milliards de dollars, portant la collecte totale depuis le début de l’année à 82,7 milliards. Les encours ont progressé sur le mois de 9,3% à 1.440 milliards de dollars, mais ils reculent de 10% depuis le début de l’année. Ce sont les ETF actions qui accusent le coup d’un très net recul des souscriptions avec 52 milliards de collecte depuis le début de l’année au lieu de 131 milliards enregistrés sur les 11 premiers mois de 2021.
Le ministère luxembourgeois des finances a autorisé le déblocage de certains fonds ou revenus économiques gelés détenus par le National Settlement Depository (NSD) de Russie auprès de la chambre de compensation Clearstream, rapporte Reuters. Cela devrait permettre aux investisseurs russes non sanctionnés suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, de transférer des actifs du NSD russe (l'équivalent des chambres de règlement et de compensation Euroclear et Clearstream) vers d’autres lieux. Le ministère luxembourgeois des finances a indiqué dans un communiqué que les fonds seraient débloqués "à condition que ces fonds ou ressources économiques soient nécessaires pour mettre fin, avant le 7 janvier 2023, aux opérations, contrats ou autres accords conclus avec cette entité ou l’impliquant d’une autre manière avant le 3 juin 2022.»
Chasser le naturel, il revient au galop. Le dernier baromètre de l’épargne et de l’investissement de l’Autorité des marchés financiers (AMF), représentatif de 2.000 personnes, met des mots sur les intentions d’investissement des épargnants de l’Hexagone. L’appétit des Français pour la Bourse est en recul. Et ce malgré un regain d’intérêt durant la crise sanitaire, moment où les marchés étaient à leur apogée. Dans ce contexte économique incertain, 58 % des Français ne sont pas prêts à accepter plus de risques sur une partie de leurs placements, contre 49 % un an plus tôt. Après une nette augmentation en 2021, les intentions d’investir en actions dans les 12 prochains mois diminuent de six points et retombent au niveau de 2019, à 19 %. Ce fléchissement se vérifie surtout chez les plus de 55 ans, plus frileux (12%), mais aussi chez les moins de 25 ans, qui restent toutefois la tranche d’âge la plus enthousiaste (30 %). Néanmoins, la perception de l’investissement en Bourse reste positive dans l’état d’esprit des Français qui sont 47% à estimer que les placements en actions ont été performants ces cinq dernières années.
Les investisseurs ont eu une nette préférence pour les fonds actions par rapport aux fonds obligataires, même si ces derniers affichent une collecte hebdomadaire positive, montre le flow show de BofA Global Research, le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds mondiaux pendant la semaine du 8 au 14 décembre. Les fonds actions ont ainsi attiré en net 18 milliards de dollars contre 2,3 milliards pour les fonds obligataires. A noter que la dichotomie de flux s’est encore renforcée entre les fonds indiciels cotés (ETF) actions et les fonds mutuels traditionnels actions puisque les premiers ont attiré près de 44 milliards de dollars - il s’agit même de leur meilleure collecte hebdomadaire depuis décembre 2021 - quand les seconds ont décollecté 26 milliards - leur pire décollecte depuis la même date. Les fonds sur les métaux précieux ont décollecté un petit 200 millions de dollars en net tandis que les fonds monétaires ont été fuit par les investisseurs avec 31 milliards de rachats, les plus importants sur les trois derniers mois, note le rapport. Concernant les fonds actions, ceux sur les titres américains ont enregistré leur premier collecte nette positive en quatre semaines à un peu plus de 25 milliards de dollars. Le Japon séduit également avec 700 millions de souscriptions nettes. L’inverse s’est produit sur les fonds en actions européennes (-4 milliards de dollars) et les fonds en actions émergentes (-1,6 milliard). Côté fonds obligataires, les souverains ont attiré près de 4 milliards de dollars et les fonds de dette émergente près de 1 milliard. Les investisseurs ont préféré prendre du recul sur la dette à haut rendement «high yield» qui décollecte de 1,2 milliard et la dette municipale (-700 millions de dollars).
Le fournisseur d’indices FTSE Russell vient d’annoncer la conclusion d’un partenariat avec l’assureur chinois Ping An pour créer deux indices actions chinoises ESG. L’offre se base sur la gamme existante FTSE China A Free, et se veut adaptée à la «trajectoire de développement et aux circonstances sociales et environnementales» du pays, précise un communiqué. L’offre est accessible aux investisseurs domestiques et étrangers, sans limite de détention de la part de ces derniers. Le premier indice, FTSE Ping An China A Free ESG Advanced 50 Index, est composé des cinq meilleures entreprises de dix secteurs selon les critères ESG, et pondérées par leur capitalisation. Le second, FTSE Ping An China A Free ESG Advanced 100 Index, utilise la même approche, mais avec le top 10. Etant construit sur la base des indices FTSE China A Free, ils couvrent uniquement les actions A de moyenne et grande capitalisation listées sur les marchés de Shanghai et Shenzhen.
Le régulateur boursier chinois (China Securities Regulatory Commission ou CSRC) a déclaré vendredi qu’il lancera le 26 décembre une réforme visant à rendre son système de règlement des titres plus conforme aux pratiques internationales, afin d’attirer les capitaux étrangers. La réforme mettra en place un système d'étiquetage pour établir une corrélation entre la livraison et le paiement des titres, et indiquera clairement comment traiter les ruptures de contrat, a déclaré la CSRC qui a publié en janvier un projet d’encadrement du règlement des titres qui reprend le principe de la livraison contre paiement (DVP). Ce processus appliqué à l'échelle mondiale implique la remise simultanée de tous les documents nécessaires à un transfert de titres en échange de la réception du montant stipulé. Actuellement en Chine, les transferts d’actions sont effectifs le jour même, tandis que les règlements d’espèces doivent attendre le jour suivant.
Le régulateur boursier chinois (China Securities Regulatory Commission ou CSRC) a déclaré vendredi qu’il lancera le 26 décembre une réforme visant à rendre son système de règlement des titres plus conforme aux pratiques internationales, afin d’attirer les capitaux étrangers. La réforme maintiendra les pratiques existantes, mais mettra en place un système d'étiquetage pour établir une corrélation entre la livraison et le paiement des titres, et indiquera clairement comment traiter les ruptures de contrat, a déclaré la Commission.
Le titre d'un groupe minier indonésien a été multiplié par 17 depuis le début de l'année. Des actions d'entreprises turques sont également bien placées mais leur performance est en partie biaisée par la forte inflation dans le pays.
Alors que l'Observatoire de l'Epargne Européenne lance ce jour un indice trimestriel de performance de l'épargne financière des ménages français, NewsManagers s'est entretenu avec Eric Pinon, président d’honneur et Thomas Valli, directeur des études économiques de l’Association française de la gestion (AFG), qui a contribué à l'élaboration de cet indice. Ils reviennent sur la place de la gestion d'actifs dans cette épargne.
Le fonds activiste Muddy Waters s’attaque à son tour au secteur immobilier. Après les assauts de Viceroy sur l’allemand Adler et le suédois SBB, entre autres, Muddy Waters vend à découvert les obligations de la société d’investissement immobilier Vivion Investments, a-t-il indiqué mercredi dans un rapport publié son site internet. Muddy Waters soupçonne que les portefeuilles d’actifs immobiliers en Allemagne de Vivion d’être surévalués et non basés sur des taux d’occupation réels, ce qui ne donne pas une vision réaliste des flux de trésoreriede l’entreprise. Il en est de même du portefeuille hôtelier britannique. Le rapport estime également que les actionnaires majoritaires ont accordé des prêts à Vivion et à ses filiales, mais que les valeurs des prêts dans les dépôts des filiales ne correspondent pas toujours à ceux de la société principale. Le prix de l’obligation Vivion arrivant à échéance en 2024 est tombé à 77,356 contre 88,228 après l’annonce de la position vendeuse de Muddy Waters.