Selon Les Echos, les grandes sociétés de gestion appartenant aux réseaux bancaires occupent une place dominante au sein du monde institutionnel français où la part de marché des acteurs étrangers ne dépasse pas 10 %. Le taux de délégation des institutionnels français est resté stable en 2008, autour de 25 %, et représentaient 588 milliards d’euros en fin d’année, dont 344 milliards d’euros hors monétaire. Aujourd’hui, près de la moitié du marché français de la gestion déléguée est aux mains de quatre acteurs : BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et Natixis. Le nouvel ensemble formé entre CAAM et SGAM constitue le premier gérant sur les institutionnels français avec plus de 120 milliards d’euros d’encours devant BNP Paribas IP (85 milliards d’euros) et Natixis AM (74 milliards d’euros). La société commune entre CAAM et SGAM va constituer aussi le premier gestionnaire sur le monétaire et l’obligataire et le deuxième sur les actions derrière Lyxor.
Selon Les Echos, la tornade financière qui s’est abattue sur les marchés a provoqué une nette contraction du marché des appels d’offres. Ce marché de renouvellement ou de sélection de nouveaux gestionnaires a reculé d’un tiers par rapport à 2007, à 18,1 milliards d’euros, selon les estimations du consultant Bfinance. Les montants levés font de 2008 une année médiocre, en sachant que ce chiffre n’est plus que de 10,4 milliards d’euros, si l’on y retranche les appels d’offres effectués par le Fonds de réserve pour les retraites (FRR). Le premier semestre s’avère beaucoup plus actif et encourageant.
SG Securities va lancer ce lundi «une plate -forme qui permettra de croiser en interne les ordres d"achat et de vente de ses clients, annonce L"Agefi. «Baptisée Alpha x Europe, cette plate-forme sera proposée sur une base paneuropéenne avec une montée en puissance prévue dans les quinze jours», précise le quotidien électronique.
Après plusieurs années d"absence, les investisseurs institutionnels pourraient revenir sur le marché de l"immobilier. «Cette crise va permettre aux investisseurs institutionnels de redevenir extrêmement présents sur la place en tant qu"acheteurs», estime Joëlle Chauvin, directeur immobilier d"Aviva Investors. La poche immobilière des assureurs, qui ne dépassait pas les 3% à la fin 2008, pourrait ainsi reprendre du poids. Dans le cadre d"une diversification d"actifs, relève Joëlle Chauvin, une allocation de 3% n"est pas suffisante pour équilibrer son portefeuille. Les assureurs pourraient donc gonfler leur poche immobilière entre 8% et 10% et se rapprocher ainsi des moyennes d"il y a sept ou huit ans. Marc Bertrand, directeur général d"UFG Rem est aussi d"avis que la pierre peut constituer un choix intéressant alors que «le taux sans risque est très faiblement rémunéré» et que les supports collectifs peuvent offrir des rendements nettement plus élevés. Cela dit, pour que l"aversion au risque se dissipe, des incitations fiscales pourraient aider, estime Marc Bertrand.Preuve en tout cas que la situation pourrait s"améliorer, UFG Rem prépare des produits à l"échelle européenne et Aviva Investors travaille sur des projets «qui partiront de la plate-forme française». Evoquant le projet «Carpe Diem» de démolition et reconstruction d"une tour qui sera certifiée HQE, Joëlle Chauvin a souligné que l"opération, qui représente un investissement en blanc de 300 à 310 millions d"euros, est déjà bien engagée. Si des difficultés devaient se présenter, on pourrait envisager «un gel de quelques mois», indique Joëlle Chauvin. La livraison est programmée pour 2012 et Joëlle Chauvin estime que les quelque 50.000 m2 qui seront alors proposés au marché devraient trouver preneur compte tenu de la rareté de ce type de produit de dernière génération.
Quel est votre pari stratégique pour 2010 ? «Le crédit de bonne qualité, investment grade, me semble la réponse appropriée», a indiqué Pierre-André Klein, analyste crédit chez Pioneer Investments à l"occasion d"un atelier du Forum GI consacré à la problématique long terme. Pierre-André Klein remarque d"ailleurs que «les fonds investis dans le crédit dégagent les meilleures performances en temps de crise et durant les années qui suivent». Vincent Ribuot, directeur des investissements de l’UMR (Union mutualiste retraite) et par ailleurs membre du Bureau de l"Af2i, privilégie lui aussi le crédit. «Mon pari restera celui du crédit mais avec des produits assortis de coupons indexés sur l"inflation», indique-t-il. En revanche, Marc Renaud, PDG de Mandarine Gestion ne fait pas mystère de sa préférence pour la classe actions. «Je n"ai jamais vu des valorisations pareilles. Je mise sur les actions même si le timing est incertain», lance Marc Renaud qui estime par ailleurs qu""on est en train de retrouver un peu de bon sens. On va revenir sur des produits simples, transparents et liquides. En outre, va se développer un intérêt particulier pour tous les investissements utiles pour le développement de l"économie. Je ne condamne pas les autres produits mais il est évident que l"arbitrage de volatilité ne va pas financer l"économie». De son côté, Ewout van Schalk, senior investment manager Multi-Asset Group chez ING Investment Management se dit favorable au crédit corporate mais insiste aussi sur l"intérêt que peuvent offrir des investissements dans les infrastructures, qui peuvent générer des cash flows réguliers.
Fortuneo, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, annonce que son offre de courtage en ligne proposera désormais la négociation sur CFD (contract for difference), en partenariat avec IG Markets. Les clients auront accès à ces produits sur une plateforme dédiée, baptisée Fortuneo Derivatives.
Lors de l’atelier du Forum GI sur les sociétés de gestion spécialisées, Philippe Dutertre, président du directoire d’Agicam (groupe AG2R-Isica), a indiqué que les encours spécifiquement ISR représentent actuellement environ 5 % des 10 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Emanation d’un groupe qui est membre du Pacte mondial des Nations-Unies (Global Compact) depuis 2006 et qui a été signataire en juillet 2008 de l’initiative Protection du climat (Caring for Climate), Agicam propose déjà dans sa gamme un fonds de fonds actions ISR et pourrait à terme lancer un fonds de gérants ISR. Toutefois, le processus risque de nécessiter encore un certain temps, entre autres parce qu’il pourrait passer auparavant par une signature des Principes de l’investissement responsable (UN-PRI).
«Nous allons cette année mettre en place une pratique d"investissement socialement responsable», a déclaré Pierre Bougeard, directeur de la gestion financière de la Maif, au cours d"un atelier du Forum GI consacré à l"ISR. «Il y aura une charte diffusée au niveau du personnel pour le sensibiliser. Et nous allons aussi informer nos sociétaires», détaille-t-il. Pour les investissements, la Maif a établi un planning pour avoir 15 % d"OPCVM actions à dominante ISR. C"est désormais chose faite. Maintenant, l"idée est de passer aux autres classes d"actifs, notamment les obligations. Pierre Bougeard estime par ailleurs qu"aujourd"hui, en matière d"ISR, l"offre devient «pléthorique». Et selon lui, «ce n"est pas en fonction de l"offre que l"investisseur institutionnel va choisir mais en fonction de ses critères».
Calpers demande de meilleures conditions aux hedge funds, notamment une baisse des frais. Ces exigences sont contenues dans une note du 11 mars envoyée aux 26 hedge funds et 9 fonds de hedge funds qui travaillent avec le fonds de pension et dont le Wall Street Journal s"est procurée une copie.
Barack Obama a fait part de son optimisme sur l"issue du G20 au Financial Times, estimant que ce sommet permettrait de fixer un cadre pour la reprise. Le président des Etats-Unis affirme que les leaders mondiaux savent qu"ils doivent délivrer un message fort d"unité pour l"économie mondiale. Un projet de communiqué du G20 obtenu par le FT ne mentionne pas de projets spécifiques pour un stimulus fiscal, mais réitère l"engagement à éviter le protectionnisme et achever les négociations sur le commerce mondial.
Le négoce de matières premières agricoles sur le marché de Hanovre va être professionnalisé et amarré à Eurex (Deutsche Börse et Bourse suisse). Le RMX-Risk Management Exchange (anciennement WTB) va être repris par la société Eucomex dans laquelle Eurex détiendra 51 %, rapporte le Handelsblatt. La cheville ouvrière d’Eucomex est Jörg Franke, l’ancien président du directoire d’Eurex. Eucomex va utiliser la licence boursière de RMX, entreprise de marché en faillite, et poursuivre la négociation à terme sur les matières premières agricole, ce qui permettra à Eurex de rattraper son retard. Un autre candidat serait sur les rang pour reprendre la licence de RMX, en l’occurrence CefDex, spécialiste des CFD.
Les sociétés de gestion allemandes sont de plus en plus nombreuses à devoir fermer des fonds à cause de la crise financière, souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les professionnels indiquent souvent qu’ils veulent éviter les liquidations brutales avec remboursement automatique en numéraire et qu’ils vont privilégier des fusions avec d’autres fonds. Dans le cas de restitution en numéraire, même s’il y a ensuite réinvestissement dans un autre produit, l’investisseur se trouve assujetti au prélèvement libératoire (withholding flat tax).En 2008, DWS (Deutsche Bank) a fermé 50 fonds, dont 21 par fusion. Allianz Global Investors (AGI), qui vient d’acheter cominvest (240 fonds), se trouve avec un stock de 470 fonds dont il va supprimer au moins une centaine de références.
Pour février, l"indice mondial des hedge funds de HFR affiche un gain de 0,38 % qui porte la performance depuis le début de l"année à 0,71 %. Sur l"ensemble de 2008, il avait accusé une perte de 23,25 % contre des gains de 4,23 % pour et 9,26 % pour 2007.
Selon une étude de Preqin citée par la Frankfurter Allgemeine Zeitung, les actifs gérés par les fonds souverains ont augmenté l’an dernier de 6 % à 3,22 billions de dollars ; ils dépassent donc très largement ceux du private equity qui se montent à 1,3 billion de dollars.
98 % des 37 banques internationales représentant 57 % de l’activité mondiale de la banque de gros qui ont répondu au sondage du cabinet Oliver Wyman commandé par l’Institut de finance internationale reconnaissent que leurs structures de rémunérations ont été l’un des facteurs qui ont sous-tendu la crise, rapporte the Wall Street Journal. Ce sondage a cependant mis aussi en évidence que beaucoup d'établissements sont encore réticents à corriger le tir, pour ne pas être les premiers à prendre l’initiative et ne pas voir leurs dirigeants partir ailleurs. Cet immobilisme tient également au fait que les banquiers ne disposent pas encore de méthodes fiables pour mesurer le risque.
JPMorgan Asset Management lance les fonds luxembourgeois Global Government Short Duration Bond, Euro Government Short Duration Bond, Global Government Bond, European Corporate Bond et Global Corporate Bond. Investment Week rapporte que les trois fonds d’obligations gouvernementales seront gérés par David Tan, head of international rates, et que les deux produits focalisés sur les obligations d’entreprise le seront par Lisa Coleman, global head of corporates. Les deux gérants ont été débauchés de chez Schroders l’an dernier.
Le milliardaire espagnol d’origine indienne Rham Bhavnani a décidé de réattribuer à Banco Madrid Gestión de Activos la gestion d’une de ses Sicav, Inversiones Casa Kishoo, qui pesait 3 millions d’euros fin 2008 et qui était jusqu'à présent gérée par Fiban Gestión, rapporte Funds People. Banif (groupe Santander) gère deux autres des Sicav de Rham Bhavnani (Laxmi et Bombay Investment Office, 93 millions et 16 millions d’euros), la dernière étant confiée à Bankinter (Kalyani, 25 millions).
Mutuactivos, la filiale de gestion de fonds de Mutua Madrileña, a lancé avec Mutuafondo España son premier fonds à investir principalement en actions espagnoles, mais son portefeuille pourra comprendre jusqu'à 25 % d’actions portugaises, rapporte Cinco Días. La commission de gestion se limite à 0,5 %, a précisé Juan Aznar, directeur général de Mutuactivos.
Le 15 avril, l’action Unión Fenosa sera au moins provisoirement exclue de l’indice Ibex 35, qui deviendra ainsi un Ibex 34, note Cinco Días. Et, si l’on applique la même règle des 5 % de flottant à Endesa, qui est contrôlée par Enel, l’indice-phare de la Bourse espagnole sera privé d’un second poids lourd et deviendra de facto l’Ibex 33.
Bolsas y Mercados Españoles (BME) a indiqué jeudi à Cinco Días que le projet de cotation avec quatre décimales annoncé en fin d’année dernière se concrétisera dès le 30 avril. C’est la formule que pratiquent déjà Deutsche Börse, LSE, Euronext et Borsa Italiana. Pour BME, il s’agit d’offrir davantage de liquidité et d’essayer de contrer la menace des plates-formes alternatives.