L"EDHEC Risk and Asset Management Research Centre et Crédit Agricole Structured Asset Management (Casam) ont annoncé la création d"une nouvelle chaire de recherche intitulée #Core-Satellite and ETF Investment#. Le projet consiste à conduire, sur une durée de trois ans, des recherches académiques dédiées aux ETF (fonds indiciels cotés) et à leur utilisation dans le cadre d"une approche coeur-satellite. La chaire sera pilotée par un comité conjoint Casam/Edhec. L"équipe de recherche de l"EDHEC Risk and Asset Management Research Centre, sous la responsabilité du directeur du centre, Noël Amenc, examinera des formes avancées de budgétisation des risques dans une approche coeur-satellite dynamique ainsi que l"adoption de ces techniques par les investisseurs et gérants européens.Le premier projet au sein de la chaire sera l"Edhec ETF Survey 2009, une enquête paneuropéenne approfondie sur l"utilisation des ETF par les investisseurs européens. Les résultats de cette enquête seront présentés au troisième ETF and Indexation Summit au sein des EDHEC Institutional Days, qui se dérouleront à Paris au CNIT La Défense les 26 et 27 mai 2009. Pour Noël Amenc, directeur de l"Edhec Risk and Asset Management Research Centre, #nous avons pu démontrer par le biais des précédentes versions de l"Edhec ETF Survey comment les investisseurs institutionnels peuvent gérer un portefeuille composé d"ETF de manière active. Ce nouveau soutien de Casam nous permettra d"étendre nos travaux dans le domaine de la gestion dynamique de portefeuille au profit des investisseurs#.
Les sociétés de gestion mettent en avant la nécessité de développer une approche de long terme combinant performance et responsabilité sociétale, constate Option Finance. Les méthodes de travail sont assez voisines d’une maison à l’autre, mais il subsiste des différences quant à l’opportunité d'étendre l’ISR à toutes les catégories d’obligations. UFG Sarasin ne juge par exemple pas opportun d’appliquer ce filtre aux obligations souveraines de la zone euro, mais vient de l’adapter à l’immobilier, tandis que Dexia AM étend l’ISR à toutes les classes d’actifs tout en utilisant des critères différents selon la catégorie d’investissement. Par ailleurs, la plupart des gestionnaires utilisent une forme ou l’autre de critères d’exclusion. Option finance souligne aussi que si les gestionnaires français veulent faire de l’ISR un axe stratégique, il leur faudra probablement renforcer leurs équipes.
Quartal Financial Solutions prévoit d"ouvrir son antenne parisienne le 1er avril prochain. Quartal Financial Solutions (France) SAS est une joint venture entre le groupe Quartal et le consultant français Nexeo, spécialiste des systèmes d"information à destination des sociétés de gestion et des banques d"investissement.
Moneta Asset Management rafle les trois premières places du classement 2009 des 100 meilleurs gérants pour la France réalisé par Citywire.Andrzej Kawalec, Romain Burnand et Thomas Perrotin figurent en effet tous les trois sur le podium. Le trio cogère les fonds Moneta Multi Caps (action France) et Moneta Micro Entreprises (action France pmc). Ils sont notés AAA «pour une excellente performance ajustée au risque sur trois ans», précise Citywire. Au total, plus d’un tiers des 100 gérants distingués cette année par Citywire, soit 36, travaillent pour des sociétés de gestion françaises.Parmi eux figurent aussi Pascal Riegis, chez Oddo Asset Management, qui arrive en 13ème position avec les fonds Oddo Avenir Europe et Oddo Avenir Euro (action Europe pmc) et le fonds Oddo Avenir Cap fund (action France pmc). Lucile Loquès chez Covéa est en 14ème position avec le fonds actions américaines Boissy Actions. Phillipe Desourmont de SMA Gestion arrive en 18ème position avec les fonds Bati Entreprendre Euro et Bati Actions Investissement. A noter que, dans le classement général, Philip Dicken (action Europe pmc) et David Dudding (action Europe ex UK) de Threadneedle Investments apparaissent en quatrième et cinquième position, suivis de Guy Monson (action International) de Sarasin.Concernant les groupes, le premier rang est occupé cette année par MFS International avec 4 gérants parmi les 100 meilleurs. Les trois sociétés de gestion françaises Moneta Asset Management, Carmignac Gestion et Aforge Gestion apparaissent en deuxième positon avec 3 gérants dans le Top 100. Suivent Threadneedle Investments, Pictet & Cie, Jupiter Asset Management, Janus International, Franklin Templeton Investments et Fidelity International avec trois gérants également. L’analyse menée par Citywire se concentre sur la performance du gérant et non pas celle du fonds. La société suit les gérants d"une maison à l"autre, ce qui permet une évaluation continue de l’historique de performance du gérant. Le classement des meilleurs gérants 2009 a pris en compte plus de 1.200 gérants qui gèrent plus de 2.300 fonds commercialisés en France.
Le développement durable conduit-il à l'émergence d’un nouveau modèle économique ? Autrement dit, constitue-t-il une stratégie de niche réservée à quelques entreprises ayant adopté un tel positionnement ou s’agit-il d’un levier de changement organisationnel et stratégique plus profond qui remet en question le modèle économique de l’ensemble des entreprises cotées ? Selon une enquête réalisée par Macif Gestion auprès de la quasi-totalité des entreprises du CAC 40 (36 sur 40), la responsabilité sociale de l"entreprise (RSE) est devenue une thématique incontournable mais les entreprises sont encore loin d"en avoir tiré toutes les conséquences. «L"intégration de la RSE dans l"organisation et ses outils de pilotage reste inégale et souvent partielle», écrivent les auteurs de l"étude.Du point de vue stratégique, l"intégration croissante de la RSE dans le modèle économique des entreprises du CAC 40 semble pourtant inévitable. Pour de multiples raisons. La RSE est un passage obligé dans le cadre des relations de l"entreprise avec son environnement, notamment pour maintenir sa légitimité ; l"augmentation des exigences en termes de normes légales et l"importance croissante des critères de RSE dans les appels d"offres font de la RSE un préalable à l"exercice de l"activité ; sans oublier qu"une bonne gestion de la RSE permet de réduire les risques de l"entreprise et devrait donc permettre une meilleure compétitivité à long terme. L"étude constate néanmoins que la mobilisation de la RSE dans les pratiques reste encore très limitée. La politique de RSE est encore peu adaptée aux spécificités de l"entreprise et peu d"entreprises ont intégré la dimension RSE dans leurs outils de pilotage si bien que la qualité et la pertinence du reporting RSE sont encore faibles. Selon l"étude, une des résistances à l"intégration plus grande la RSE dans la stratégie «trouve également son origine dans la difficulté à en mesurer les retombées économiques futures».
Ce mardi, Google devrait communiquer des détails plus précis sur son futur fonds de capital-risque auquel il affectera probablement 100 millions de dollars la première année, selon les proches du dossier. D’après The Wall Street Journal, Google aurait choisi comme partenaires du fonds William Maris, un ancien chef d’entreprise, et Rich Miner, l’un des anciens dirigeants de sa division mobile. William Maris est pressenti pour diriger le fonds Google Ventures dans la période de démarrage.
Selon Les Echos, les statistiques de Dealogic montrent que les volumes d’opérations de fusion-acquisition ont reculé dans le monde de 36 % au premier trimestre 2009, à 525 milliards de dollars. L’industrie financière représente un quart des volumes globaux (130 milliards), juste devant la pharmacie. Les banques américaines sont toujours en tête des classements. JP Morgan s’arroge la première place sur la période, avec 207 milliards d’opérations conseillées. Elle devance Morgan Stanley, Goldman Sachs et Citi.
Selon un sondage IRC Conferences/Terrapinn auprès de 273 investisseurs institutionnels, gérants de hedge funds et prestataires de services dans le monde entier, 80 % des professionnels interrogés continuent de penser que les hedge funds peuvent générer de bonnes performances sur le long terme. Seuls 20 % indiquent que les turbulences financières leur ont fait perdre confiance dans les hedge funds. Les réponses font aussi ressortir une quasi-unanimité entre les différentes catégories de personnes interrogées sur les réformes qu’il convient d’adopter pour améliorer la transparence, la gestion du risque, la conformité et l’audit ainsi que sur la préférence des acteurs pour une auto-régulation par rapport à des textes réglementaires. La seule dissonance concerne la question des commissions, jugée très importante par 43 % investisseurs pour rétablir la confiance, contre seulement 14 % pour les gérants.Enfin, les gérants de hedge funds espèrent en majorité un retour des souscriptions nettes pour le second semestre 2009 alors que la plupart des investisseurs ne le prévoient pas avant l’an prochain.
Pioneer Investments (groupe UniCredit), qui gère 160 milliards d’euros dans le monde (2.300 salariés dans 31 pays), a annoncé lundi avoir signé les Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI), un ensemble de six #meilleures pratiques# dans les domaines environnemental, social et de gouvernance (ESG).
«Le baril de brut perd près de quatre dollars lundi, repassant sous la barre des 50 dollars, en raison d’un retour des craintes sur la demande», rapporte La Tribune. Jeudi, les cours avaient frôlé 55 dollars.
Le réseau de distribution de produits financiers Deutsche Vermögensberatung AG (DVAG) enregistre pour 2008 un bénéfice record en hausse de 18,1 % à 149 millions d’euros pour un chiffre d’affaires qui a gonflé de 21,9 % à 1,22 milliard d’euros. DVAG a recruté 180.000 nouveaux clients au second semestre, ce qui porte le total à 5,2 millions. Le réseau de conseillers de la DVAG a intermédié l’an dernier des souscriptions nettes de 1,2 milliard d’euros contre 900 millions en 2007 pour DWS, ce qui porte le total fourni au groupe Deutsche Bank à 6,2 milliards d’euros (+ 8 %).
Nationwide Building Society a annoncé lundi qu"il allait recevoir environ 1,6 milliard de livres en numéraire du gouvernement britannique, dans le cadre de la reprise des parties les plus saines de Dunfermline Building Society, rapporte le Financial Times. Nationwide a repris environ 300.000 comptes de dépôts de clients de Dunfermline, représentant 2,4 milliards de livres, 34 agences, le siège et un portefeuille de 1 milliard de livres d"emprunts hypothécaires de première qualité.
Pour février, les fonds domiciliés au Royaume-Uni ont affiché des souscriptions nettes de 2,28 milliards de livres dont 1,19 milliard pour les produits #retail# et 1,09 milliard pour les fonds institutionnels, contre respectivement 1,81 milliard, 1,19 milliard et 623 millions en janvier, rapporte l’Investment Management Association (IMA). Richard Saunders, CEO de l’association, souligne qu’il s’agit du quatrième mois consécutif de souscriptions nettes, les fonds obligataires continuant d'être la catégorie préférée des investisseurs? qui ne semblent en revanche pas disposés pour l’instant à placer de l’argent dans les fonds d’actions. En février 2008, les souscriptions nettes avaient porté sur 775,3 millions de livres. Les fonds domiciliés à l'étranger ont accusé de leur côté des remboursements nets de 19,8 millions de livres contre des rentrées nettes de 66,6 millions en janvier et des sorties nettes de 236,1 millions un an auparavant.Néanmoins, l’encours total s’est établi fin février à 339,2 milliards de livres pour les fonds domiciliés au Royaume-Uni et à 13,7 milliards pour ceux domiciliés à l'étranger, contre respectivement 355,2 milliards et 15,2 milliards au 31 janvier. Un an plus tôt, les actifs sous gestion se situaient à 442 milliards et 16,2 milliards respectivement.
Barclays a décidé de ne pas participer au plan gouvernemental destiné à consolider les finances des banques du pays, rapporte le Wall Street Journal. L"établissement va ainsi éviter le sort de ses concurrents RBS et Lloyds Banking Group, qui ont dû céder d"importantes participations de contrôle à l"Etat.
Le fonds de retraite des professions de santé Zorg & Welzijn (2 millions d’adhérents) a annoncé lundi qu’il va geler pendant trois ans le montant des retraites et qu’il n’augmentera pas non plus ses primes. Le ratio de couverture est tombé à 90 % et les fonds dont le taux de couverture est inférieur à 105 % ont jusqu’au 1er avril pour présenter à la Banque des Pays-Bas (DNB) un plan de redressement. Zorg & Welzijn a aussi indiqué qu’il ne changera pas ses règles de fonctionnement en vue de gonfler ses actifs.
Selon L"Agefi suisse, l"universitaire Olivier Scaillet a réalisé une étude portant sur 2.000 fonds long only américains qui montre que seulement un gérant sur 167 crée une véritable surperformance une fois les frais déduits. Dans 75% des fonds étudiés, l"intégralité de l"alpha dégagé par le gérant se trouve avalée par les frais. Mieux encore, dans 24% des cas, des «fees» trop élevés créent un alpha négatif. Seulement 0,6% des gérants apporteraient une véritable plus-value et ce, sans qu"il s"agisse d"un coup de chance.
Pour janvier-mars, les entreprises européennes ont déjà émis pour 174,1 milliards de dollars ou 131,06 milliards d’euros d’obligations, soit 165,8 % de plus que durant la période correspondante de l’an dernier et 198,18 % de plus que la moyenne trimestrielle constatée depuis 2005, selon les données Dealogic obtenues par Expansión. Il s’agit d’un record historique. Les compagnies d'électricité, pétrolières et de télécommunications ont été les plus actives avec respectivement 40,57 milliards, 24,5 milliards et 20,67 milliards de dollars. Cependant, la plus grosse opération est le fait d’une firme pharmaceutique, Roche, avec 14,3 milliards de dollars d’une traite, le 25 février.
Leen Meijaard, managing director pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez BlackRock, a indiqué à Global Pensions que le gestionnaire américain veut muscler ses activités existantes en France (4,5 milliards d’euros, dont 2,5 milliards pour les institutionnels) et en Italie (7,3 milliards) en réalisant des acquisitions de taille importante. Par ailleurs, Leen Meijaard précise que BlackRock est disposé à développer son activité ISR également par croissance externe.
The Wall Street Journal rapporte que, selon le sondage trimestriel sur les services financiers qui sera publié ce lundi par la Confederation of British Industry et PwC, 55 % des entreprises interrogées font état d’une baisse des recettes nettes d’intérêts et du revenu de leur activité de négoce ; 53 % indiquent que leurs recettes de commissions et de primes ont baissé au premier trimestre. Dans les deux cas, ce sont les plus mauvais résultats depuis le début de la série de sondages il y a 19 ans. Pour compenser la baisse des bénéfices, les entreprises du secteur financier ont réduit leur effectif au rythme le plus rapide depuis 1993.
L"atelier de Forum GI consacré aux sociétés de gestion spécialisées, un qualificatif qui n"est pas forcément synonyme de «petites», a permis de mettre en évidence les caractéristiques de ce type d"entreprises. D"après Jean-Marie Laporte, directeur d"East Capital France, la spécialisation serait surtout une affaire de classe d"actif ou de géographie, tandis que pour Marc Saint-Pierre, vice-président principal solutions de portefeuille chez Patrimoine Dundee, il faut ajouter à cela une dimension de style tranché de gestion, qui confère une expertise.Bien évidemment, rebondit Jean-Marie Laporte, la spécialisation rime avec perennité et fiabilité, mais, au-delà, il convient d"atteindre la taille critique pour ne pas être vulnérable. Et de figurer parmi les premiers de sa spécialité. La question de taille est relative, au demeurant, parce qu"East Capital, avec 1,8 milliard d"euros, et Patrimoine Dundee (Dundeewealth) avec 14 milliards de dollars, sont a priori tous deux solides parce que visibles en tête de peer group.Cela posé, il est clair que la crise a mis en évidence les gérants qui produisent véritablement de l"alpha par rapport à ceux qui ont été servis par les marchés porteurs qui généraient de la performance en indiciel. En quelque sorte, insiste Marc Saint-Pierre, la «correction démasque les imposteurs et l"investisseur se rend compte qu"on n"a pas de l"alpha dans toutes les classes d"actifs. Les portefeuilles ciblés génèrent en principe davantage de surperformance, mais ils plongent davantage que le marché lorsque survient un resserrement brutal . Autrement dit, il ne faut pas juger une stratégie uniquement sur le rendement, il faut aller au-delà et comprendre le style de gestion. Ce qui implique pour le gestionnaire de fournir énormément d"explications à ses clients».Jean-Marie Laporte et Marc Saint-Pierre sont également convaincus qu"il importe d"être très présent auprès de ses clients lorsque les marchés plongent et de profiter du dévissage pour expliquer à la fois la stratégie et la notion positive de points d"entrée. Ce que salue Philippe Dutertre, président du directoire d"Agicam, qui insiste sur la nécessité pour les gestionnaires de préserver le capital-confiance. Et, dans les concentrations de préserver le capital humain.