Pour Angelika Millendorfer, responsable actions émergentes chez Raiffeisen Capital Management, le processus de convergence et de rattrapage économique de l"Europe de l"Est demeure intact. Dans un horizon à moyen terme, la région offre à son avis des opportunités de rendement attractives, «même si des corrections à court terme sont possibles», souligne-t-elle. Pour un investisseur à long terme, elle estime que ce sont les obligations hongroises et russes qui offrent le plus de potentiel. Sur les marchés actions, Angelika Millendorfer souligne qu’au cours des dernières semaines «une stabilisation est intervenue et les cours se sont pour une part rétablis depuis leurs points bas, avant tout dans le secteur des matières premières, l"un des plus touché précédemment». Dans l"ensemble, la responsable de RCM est d"avis que les marchés actions d"Europe de l"Est offrent un grand potentiel, avant tout, «dès que l"économie mondiale se stabilisera et commencera à croître de nouveau».
La Bourse de l'énergie de Leipzig a l’intention de servir son premier dividende au titre de l’exercice en cours, les bénéfices de ces dernières années ayant résorbé la totalité du report déficitaire, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le CA de 2008 a augmenté de 8 % à 43,2 millions d’euros et le bénéfice avant impôt a bondi de 74 % à 27 millions pendant que le bénéfice net triplait à 21,3 millions.
Les analystes financiers sous-estiment l’intensité de la crise pour les entreprises européennes, estiment dans La Tribune Jean-Luc Buchalet et Pierre Sabatier, respectivement présidents de Pythagore Investissement et de Prime-View. Ils anticipent au mieux 6 % de marge nette pour le DJ Stoxx 600 en 2009. En dépit de corrections répétées, les niveaux attendus seraient trop élevés, surtout dans le secteur industriel.
Malgré la baisse d’activité en 2008, les conseillers en gestion de patrimoine indépendants ont réussi à prendre des clients aux banques, constate la société d'études Aprédia dans son dernier Livre blanc de la gestion de patrimoine.
Le marché actions ont bénéficié de six semaines consécutives de hausse, rappelle IG Markets. Mais la société estime qu’il #suffit d"observer dix années d"historique de cours d"un indice comme le CAC 40 pour constater que dans un marché baissier majeur, un tel rythme de reprise n"était pas tenable une semaine de plus#. Selon IG Markets, les obstacles techniques sont désormais trop nombreux pour que la reprise puisse porter les cours plus hauts, #avec notamment la résistance à 3150 points et la moyenne mobile à 30 semaines au contact des cours#.
Le groupe Unibail-Rodamco a annoncé la levée d’un emprunt obligataire d’un montant de 500 millions d’euros, indique La Tribune du 22 avril. Il s’agit d’une émission d’obligations à option de remboursement en numéraire et en actions nouvelles et/ou existantes (Ornanes), qui arriveront à échéance le 1er janvier 2015. Celles-ci font apparaître une prime d'émission comprise en 25 % et 30 % par rapport au cours de référence d’Unibail-Rodamco. Elles porteront un intérêt annuel compris entre 3,25 % et 3,75 %.
Generali a annoncé avoir obtenu le feu vert du ministère de l"Economie des Emirats Arabes Unis pour se développer dans l"assurance vie, rapporte Il Sole ? 24 Ore. Dans ce cadre, l"assureur italien est prêt à envisage des produits Takaful, compatibles avec la loi islamique.
L’association Aemec des actionnaires minoritaires d’entreprises cotées demande à la CNMV d'étudier la stratégie mondiale du fonds souverain IPIC d’Abou Dhabi, le deuxième actionnaire de Cepsa avec plus de 46 %, et d'établir s’il n’existe pas un pacte de collaboration avec Total, qui détient 48,8 % de la compagnie pétrolière espagnole. Si cette concertation était démontrée, Cepsa serait passée d’un contrôle exclusif par Total à un contrôle partagé par le groupe français avec l’IPIC. Et, dans ce cas, l’Aemec réclame selon Cinco Días que les deux actionnaires en question lancent une OPA sur le reliquat des parts en circulation, une offre publique de retrait obligatoire sur les 5 % détenus par les minoritaires.
Silvio Berlusconi a promis aux porteurs d"obligations de l"ancienne Alitalia d"augmenter le taux de remboursement, actuellement de 30 % de la valeur nominale, rapporte Il Sole ? 24 Ore. Les investisseurs, dont la société de gestion Anima, s"étaient révolté contre la proposition initiale du Trésor.
Lors d"une assemblée générale houleuse, Vikram Pandit a déclaré qu"il souhaitait rester directeur général de Citigroup et rembourser les 45 milliards de dollars d"aide gouvernementale, rapporte le Financial Times. Le dirigeant a affirmé que Citi pouvait rebondir.
Hilton Hotels Corp, qui appartient au capital-investisseur Blackstone, a indiqué qu’elle suspend à titre de précaution le développement de sa nouvelle chaîne d’hôtels de luxe à l’enseigne Denizen Hotels après avoir reçu du Parquet de New York une citation (subpoena) l’obligeant à fournir des documents sur le sujet, rapporte The Wall Street Journal. En fait, la justice fait suite à une plainte de Starwood Hotels & Resorts Worldwide Inc, qui reproche à Hilton d’avoir utilisé des informations «propriétaires» fournies par d’anciens salariés de Starwood pour créer sa nouvelle marque Denizen. Hilton, qui affirme que la plainte est dénuée de tout fondement, a mis en congé administratif payé deux de ses cadres supérieurs mentionnés nommément dans la plainte de Starwood, en attendant que la situation soit clarifiée.
En contrepartie de son feu vert à l’injection de 18,2 milliards d’euros en deux tranches par le Fonds allemand de stabilisation financière SoFFin, la Commission européenne exigerait de la Commerzbank qu’elle réduise son total de bilan de plus d’un tiers et qu’elle s’engage à ne plus effectuer d’opérations de croissance externe pendant une durée assez longue, croit savoir la Börsen-Zeitung. La Commerzbank devra vendre sa filiale de financement immobilier Eurohypo ainsi qu’une partie de ses activités en Europe de l’Est.
A compter du 11 mai 2009, la taille du tick pour les futures sur la Bundesobligation à 5 ans (Euro-BOBL-Future) passera de 0,005 % à 0,01 %, a annoncé Eurex mardi. Le contrat passe ainsi du half tick au full tick. En revanche la taille du tick pour l’option BOBL demeure inchangée à 0,005 %.
La compétition entre les gouvernements européens pour relancer leurs économies nationales sans plan concerté risque de produire des effets inverses à ceux escomptés, déclare Axel Weber, responsable de la Bundesbank et membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), dans une interview accordée au Financial Times. Axel Weber s"étonne notamment de certaines propositions de la Commission Européenne visant à concentrer les banques sur leurs marchés nationaux, plutôt qu"à encourager leurs projets pan-européens. Par ailleurs, il juge que l'économie européenne s’est contractée de manière plus forte que prévu lors du premier trimestre et il n’y a pas encore de signes clairs de reprise. Concernant les taux directeurs, Weber affirme que la BCE a une marge de manoeuvre «infime» pour les baisser encore et pense qu’ils ne devront pas passer sous le seuil de 1%.
Dieter Zetsche, président du directoire, a confirmé que Daimler négocie avec le fonds souverain China Investment Corp (CIC) une éventuelle prise de participation dans son capital, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le CIC s’intéresse aux technologies environnementales du groupe automobile allemand. Ce dernier a enregistré au premier trimestre un gonflement de ses ventes en Chine de 30 % à plus de 11.000 unités.
Si, grâce à une bonne activité sur le marché intérieur, les banques espagnoles s’en sortent pour l’instant mieux que leurs homologues européennes, leur point faible réside dans leur portefeuille de crédits à l’immobilier, de sorte que les établissements les plus faibles ne survivront probablement pas, selon une étude d’Acuña y Asociados à laquelle Expansión a eu accès. L'étude montre que la banque espagnole est capable de surmonter les conséquences de la crise de l’immobilier sans subir de risque systémique. Néanmoins, même si les établissement renoncent à 30 % de leurs créances aux promoteurs, les risques de défaut de paiement portent sur quelque 100 milliards d’euros. Compte tenu des réserves de ressources des sociétés immobilières, cette perte sera résorbée sur un délai de trois ou quatre ans.
Le groupe britannique GlaxoSmithKline (GSK) vient de confirmer le rachat de Stiefel, comme l’annonçaient le 20 avril le Wall Street Journal et le Financial Times, indique La Tribune. L’offre se monte à 2,9 milliards de dollars (2,24 milliards d’euros) et GSK va assumer en plus 400 millions de dollars de dette. L’opération valorise l’américain à hauteur de 3,6 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros).
Selon l’Agefi suisse, Bank of America conserverait l"enseigne de Merrill Lynch et ses activités de Wealth Management en Suisse, pays dans lequel la banque est présente depuis 1952. Toutefois, alors que Bank of America a annoncé de 30.000 à 35.000 suppressions d"emplois dans le monde entier, le sort des 280 collaborateurs de Merrill Lynch Bank Suisse, de ceux de Merrill Lynch Capital Markets, dédiée aux activités de courtage et de ceux de Merrill Lynch Trust Services n"a pas été communiqué par le groupe américain.
«Nous avons non pas quarante ans de pétrole devant nous, mais une vingtaine d’années. À cette échéance, il n’en restera plus qu’en Arabie Saoudite», estime Thomas Porcher, consultant et enseignant à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, dans un entretien à La Tribune du 20 avril. Il explique notamment cette tendance par la «stratégie bien rodée» des pays producteurs, consistant à épuiser les gisements du reste du monde, afin de se retrouver un jour en situation de quasi-monopole sur le pétrole.
Le marché des fusions et acquisitions est revenu à la vie lundi, avec 10 opérations totalisant plus de 27 milliards de dollars qui ont été annoncées, dont plus de la moitié payée en cash, rapporte le Financial Times. Parmi elles figurent l"acquisition de Sun par Oracle, celle de Stiefel par GSK? Les banquiers estiment que ces opérations signalent une amélioration de la confiance des entreprises et des conditions de marché, mais on est encore loin des niveaux atteints précédemment.