Voici une sélection des 5 meilleurs articles portant sur la gestion d’actifs qui ont été publiés dans la sphère académique en février 2009.Cette sélection, réalisée pour Newsmanagers, a été effectuée par le Laboratoire d"Economie Mathématiques et Microéconomie Appliquée (LEMma, JE 2486) de l’Université Panthéon-Assas, Paris 2, après consultation d’une trentaine de publications savantes dont l’accès est gratuit.Ce laboratoire est placé sous la direction d’Antoine Billot Professeur, directeur du laboratoire et la sélection a été effectuée par Samir Aït Tidir, Assistant.Pour chaque article, vous trouverez un résumé du thème traité rédigé en français ainsi qu’un lien vous permettant d’accéder ou de télécharger directement ce travail.Les 5 articles retenus sont :- Gestion active (L"impact sur le processus de tarification d"une gestion active coûteuse et performance de la conquête des clients) ; L"impact sur le processus de tarification d"une gestion active coûteuse et performance de la conquête des clientsRon Bird*, Lorenzo Casavecchia*, Paolo Pellizzari** and Paul Woolley***The Paul Woolley Centre for Capital Market Dysfunctionality, University of Technology Sydney. Working Paper Series 3 February 2009Résumé : Un des dispositifs nécessaires aux marchés pour réaliser une évaluation efficiente des actifs est la concurrence entre les investisseurs qui intègrent rapidement toute nouvelle information dans le prix. Toutefois, une importante proportion des fonds investis dans les marchés d’aujourd’hui est entre les mains de gérants qui exercent un style qui utilise peu ou pas du tout l’information disponible. Dans ce papier, les auteurs simulent un tel marché où les fonds sont gérés sur la base de trois modes de gestion : fondamentale, dynamique et indicée. Les auteurs confirment que les principales anomalies de prix, ayant été mises en évidence dans la littérature, sont la conséquence logique de la concurrence entre les gérants de fonds utilisant ces trois modes de gestion d"actifs. Plus important encore, les auteurs montrent que cette situation est peu susceptible de changer tant que les marchés continuent d'être dominés par des gestionnaires pratiquant une gestion active coûteuse avec des clients recherchant la surperformance.* Paul Woolley Centre for Capital Market Dysfunctionality, University of Technology Sydney.** Dept. of Applied Mathematics, Ca’ Foscari University of Venice.*** Paul Woolley Centre for the Study of Capital Market Dysfunctionality, London School of Economics.Lien : http://www.business.uts.edu.au/qfrc/pwc/research/workingpapers/2009/wp3.pdf- Gestion alternative (#Alpha# d"un Hedge Fund reflète-il les compétences de gestion ou de la simple compensation pour pallier le risque de liquidité) ; L"Alpha d"un Hedge Fund : reflète-il les compétences de gestion ou simple compensation pour palier le risque de liquidité?Rajna Gibson University of Geneva - Graduate School of Business (HEC-Geneva); Swiss Finance Institute Songtao Wang University of Zurich and Swiss Finance InstituteFebruary 2009Résumé :Dans cet article, les auteurs étudient l’effet du risque de liquidité sur les performances des différentes stratégies de portefeuille d"un hedge fund. Dans chaque hedge fund, les stratégies de gestion de portefeuilles sont formées par l"incorporation de la prévisibilité dans : (i) les compétences de gestion (ii) les charges du risque et (iii) les rendements du benchmark. Comme dans Avramov et al. (2007), les auteurs constatent, qu"avant de prendre en compte l’effet du risque de liquidité, une stratégie « long only » qui intègre la prévisibilité en matière de compétence de gestion génère une performance supérieure. Toutefois, la surperformance disparaît ou diminue de manière spectaculaire pour sept des dix types de portefeuilles de hedge funds une fois l’effet du risque de liquidité est incorporée dans l'évaluation de la performance. Ainsi, pour la plupart des hedge funds basés sur des stratégies de portefeuille, l"#alpha# reflète dans une large mesure une simple compensation pour le risque de liquidité. Ces résultats sont robustes à: (i) un modèle alternatif d'évaluation de la performance (ii) un risque de liquidité alternatif, (iii) l’exclusion de l’effet de Janvier sur la prime de liquidité et (iv) l’exclusion des données des récentes crises financières. Lien :http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstractid=1304541- Asset management sur le marché du change (La vengeance de la parité de pouvoir d’achat, le carry trade en temps de crise) ;La vengeance de la parité de pouvoir d’achat (PPA) sur le Carry Trade en temps de criseM. Brière and B. DrutUniversité Libre de Bruxelles - Solvay Brussels School of Economics and ManagementCentre Emile Bernheim CEB Working Paper N° 09/013 February 2009.Résumé : L’expérience montre que les modèles fondamentaux ont abouti des résultats décevants au cours des 20 dernières années, alors que les stratégies de carry trade, qui consistent à lever des fonds libellés dans une monnaie à faible taux d"intérêt pour les placer dans une autre mieux rémunérée, ont rencontré un vif succès. Mais la réalité est beaucoup plus complexe. En fait, les antécédents des deux stratégies ont varié considérablement. En effet, les auteurs montent dans cet article que celles-ci ont alterné entre des périodes de rentabilité et de sous-performance. Ils montrent également que lorsque les stratégies de carry trade permettent une bonne performance, les stratégies fondamentales aboutissent à des performances décevantes, et vice versa. Les crises semblent jouer un rôle important dans l’alternance de styles de placement sur les marchés monétaires. Contrairement aux stratégies carry trade, les stratégies fondamentales conduisent à de remarquables performances dans les situations de crise. Un portefeuille qui intègre ces deux types de stratégies, basé sur un indicateur d’aversion pour le risque (tel que la volatilité implicite d"un actif), surperformerait de façon substantielle une pure stratégie de carry trade.Lien : http://www.solvay.edu/EN/Research/Bernheim/documents/wp09013.pdf- Investissement non coté (Private Equity dans les marchés émergents) ;Private Equity (capital-investissement) dans les marchés émergentsAlexander P. Groh IESE Business School, University of Navarra. Working Paper WP-779 February 2009Résumé : Pourquoi le marché du private equity est aussi développé aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni ? Pourquoi l’activité est relativement faible dans plusieurs autres pays importants sur le plan économique? Et pourquoi est-il inexistant ou presque dans de nombreuses régions émergentes? Ces variations spatiales de l’activité des private equity sont provoquées par de nombreux facteurs. Dans ce papier, l"auteur résume les contributions de la littérature concernant les déterminants de l’activité de private equity et commente les conséquences du développement d’actifs de private equity dans les marchés émergents. Lien : http://www.iese.edu/research/pdfs/DI-0779-E.pdf- Risque et rendement espéré des portefeuilles (Relation entre risque et rendement espéré en présence d"une information incomplète). Relation entre risque et rendement espéré en présence d"une information incomplète GERMÁN LÓPEZ Universidad de Navarra JOAQUÍN MARHUENDA BELÉN NIETO Universidad de Alicante Investigaciones económicas. vol. XXXIII (1), 2009, 69-96Résumé : La théorie d"évaluation d"actifs financiers suppose, généralement, que les marchés sont parfaits. Par conséquent, les modèles d"évaluation d"actifs ne tiennent pas compte de la possibilité d"une déficience de l"information dans la formation du prix des titres. Dans ce document, les auteurs analysent l"existence d"un lien entre la quantité d’informations concernant un actif et son rendement. Plus précisément, ils cherchent à savoir s’il ya une source systématique d’information concernant les risques d"actifs qui fait que les actifs qui sont très sensibles à ce facteur de risque présentent un rendement moyen plus élevé. Les résultats de ce papier indiquent que le marché évalue le risque de désinformation. Les auteurs ont trouvé que leur modèle, qui intègre leur facteur d"attention (attention factor), donne de meilleurs résultats comparé au modèle traditionnel d'évaluation des actifs financiers (le CAPM) ou au modèle de Fama et French.Lien : ftp://ftp.funep.es/InvEcon/paperArchive/Ene2009/v33i1a3.pdf