La domination de la fédération de l’Est se renforce au sein du groupe Crédit Mutuel, commente Les Echos, après la dernière opération de la caisse de Strasbourg. Le deuxième groupe bancaire français est un établissement en constante transformation, dont la dynamique est alimentée par la rivalité historique entre les fédérations basées à l’Ouest (dirigées de Brest) et celles basées à l’Est (dirigées depuis Strasbourg), associée à un principe de libre choix des partenariats entre fédérations. Dans ce contexte, le tout récent président d’Arkea, Jean-Pierre Denis, a peu de marge de man?uvre.
Le Crédit Mutuel de Strasbourg a pris 31 % du capital de la caisse interfédérale de Marseille et Valence, dont les 14 % détenus par Arkea, rapporte Les Echos. S"il reste encore à finaliser la sortie d’Arkea de Camefi Banque, la banque dédiée aux entreprises créée à Marseille, en partenariat avec les Bretons, qui en détiennent 51 %, l"opération accroît l’emprise de la caisse alsacienne au sein du groupe.
Bank of America a annoncé un bénéfice net de 4,2 milliards de dollars au premier trimestre, presque triplé d’une année sur l’autre : celui-ci a été dopé par plus de 3 milliards de bénéfices dégagés par la banque Merrill Lynch, acquise en janvier. Ce résultat est à comparer avec un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars à la même période de 2008, après une perte nette de 1,7 milliard au quatrième trimestre 2008.
Vikram Pandit, le directeur général de Citigroup, tentera mardi de convaincre ses actionnaires que son groupe est sur la voie de la reprise, alors que des questions se posent concernant son avenir à la tête du groupe financier, rapporte le Financial Times. De hauts dirigeants de la Federal Deposit Insurance Corporation auraient évoqué en privé le remplacement de Vikram Pandit si la banque avait besoin de davantage d"aides.
Jusqu'à présent, Michael J. Williams était COO De Fannie Mae. Il vient d'être promu CEO en remplacement d’Herb Allison, qui a été désigné la semaine dernière par la Maison Blanche pour gérer le programme de sauvetage lancé par le Département du Trésor (Troubled Asset Relief Program ou TARP), rapporte The Wall Street Journal. Cependant, Michael Williams n’obtient pas d’augmentation de rémunération (son salaire de base reste à 676.000 dollars par an) et il devra obtenir l’aval du régulateur, la Federal Housing Finance Agency, pour toute décision majeure qu’il souhaiterait prendre. Il n’est pas sûr non plus que le nouveau CEO obtiendra le versement de la prime de fidélisation de 1,04 million de dollars qui était censée lui être payée au début de l’an prochain.
Seize banques américaines seraient insolvables, rapporte Le Figaro, citant le site Turner radio network, qui aurait eu accès aux résultats des tests de santé des banques. «Parmi les 19 principales banques américaines, les cinq premières manqueraient tellement de capital qu’il est possible de douter de leur capacité à poursuivre leur activité», note le site d"information. Seize banques se trouveraient d’ores et déjà «techniquement insolvables» et ne seraient pas en mesure d’affronter un assèchement de trésorerie ou une augmentation du nombre de mensualités non-payées sur les prêts qu’elles ont attribués. Toutefois, le secrétaire d’Etat américain au Trésor, Timothy Geithner, a assuré qu’il n’y aura pas de second Lehman Brothers.
Le Secrétaire au Trésor Timothy Geithner a indiqué dans une interview que la santé individuelle des banques ne sera pas le seul critère entrant en ligne de compte pour autoriser ces établissement à rembourser les fonds qui leur ont été fournis par le gouvernement, rapporte The Wall Street Journal. En effet, il faudra prendre en considération également la santé globale du système financier et les fluxe de crédit. Il faut en effet selon le ministre que le système financier ne soit pas seulement stable mais qu’il ne provoque pas une contraction plus prononcée encore de l’activité économique du pays. Il faut qu’il y ait suffisamment de capital pour soutenir la reprise. Goldman Sachs et JP Morgan Chase, notamment, ont déjà annoncé qu’elles voulaient rembourser les capitaux fournis par Washington.
Selon la dernière enquête de l’agence EIRIS portant sur la manière dont les risques non financiers environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont traités à l'échelon du board des 2.200 entreprises du FTSE All-World Developed Index, seul un quart des sociétés affichent un score satifaisant. Mais près d’un quart des financières n’ont pas publié pas de données sur la gestion des risques ESG en 2008, une porportion double de celle de tous les autres secteurs.EIRIS constate également que les progrès sont limités : entre 2005 et 2008, le nombre d’entreprises réalisant un score global moyen en matière de gestion des risques ESG n’a augmenté que de 7,4 %. Enfin, l'étude montre que les meilleurs résultats sont enregistrés par le secteur des ressources naturelles, ce qui s’explique par le fait que les sociétés de ce secteur sont les plus exposées aux critiques de l’opinion publique, à cause de problèmes spectaculaires comme la pollution dans le Golfe du Niger ou l’explosion dans une raffinerie au Texas.
En général, les actions des sociétés immobilières ou des REITS ont tendance à afficher une avance de l’ordre de six mois par rapport au marché direct sous-jacent, indique une étude de l’European Public Real Estate Association (EPRA) réalisée par la société de gestion d’actifs américaine Cohen & Steers. Il semble en effet que la liquidité offre une plus grande transparence de la formation des prix (pricing transparency) et un transfert d’informations plus rapide que le marché physique, moins liquide.L'étude publiée lundi montre aussi que les marchés de l’immobilier coté marquent des hauts et des bas plus prononcés que les marchés directs, ce qui pourrait être lié au fait que les séries sur la performance des titres immobiliers cotés intègrent l’effet de levier ce qui n’est pas le cas pour le marché physique, même si les investisseurs directs recourent aussi à l’effet de levier.Enfin, Cohn & Steers estime que si les actions du secteur immobilier affichent des niveaux de risque plus élevés que l’immobilier physique, il est probable que le risque sous-jacent réel du marché direct est fortement sous-estimé en raison de l’effet de lissage des évaluations (appraisal smoothing). Par exemple, l'écart-type (standard deviation) du marché physique aux Etats-Unis est à peine supérieur à celui des obligations gouvernementales et, pour les marchés physiques britannique et australien, il est même inférieur à celui de la dette souveraine.
«Nous avons non pas quarante ans de pétrole devant nous, mais une vingtaine d’années. À cette échéance, il n’en restera plus qu’en Arabie Saoudite», estime Thomas Porcher, consultant et enseignant à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, dans un entretien à La Tribune du 20 avril. Il explique notamment cette tendance par la «stratégie bien rodée» des pays producteurs, consistant à épuiser les gisements du reste du monde, afin de se retrouver un jour en situation de quasi-monopole sur le pétrole.
Le marché des fusions et acquisitions est revenu à la vie lundi, avec 10 opérations totalisant plus de 27 milliards de dollars qui ont été annoncées, dont plus de la moitié payée en cash, rapporte le Financial Times. Parmi elles figurent l"acquisition de Sun par Oracle, celle de Stiefel par GSK? Les banquiers estiment que ces opérations signalent une amélioration de la confiance des entreprises et des conditions de marché, mais on est encore loin des niveaux atteints précédemment.
Dieter Zetsche, président du directoire, a confirmé que Daimler négocie avec le fonds souverain China Investment Corp (CIC) une éventuelle prise de participation dans son capital, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le CIC s’intéresse aux technologies environnementales du groupe automobile allemand. Ce dernier a enregistré au premier trimestre un gonflement de ses ventes en Chine de 30 % à plus de 11.000 unités.
Allied Irish Banks a cédé à la pression du gouvernement irlandais et annoncé qu"elle allait lever 1,5 milliard d"euros supplémentaires dans le cadre d"une recapitalisation de 5 milliards soutenue par l"Etat, rapporte le Financial Times. Le gouvernement irlandais a déjà accepté d"investir 3,5 milliards d"euros d"actions préférentielles dans la banque.
Les porteurs d"obligations d"Alitalia s"apprêtent à se retourner contre le Trésor italien. C"est ce qu"a annoncé la société de gestion Anima Sgr. Le Trésor italien a en effet décidé de ne rembourser que 30 % de la valeur nominale des obligations Alitalia.
La majorité des 6 millions d'épargnants de la plate-forme de retraite suédoise PPM ont perdu entre 30 % et 40 % en 2008, selon le dernier rapport annuel de PPM cité par Citywire. En regardant les épargnants suédois ayant choisi activement leurs fonds, PPM montre que les femmes (-27,9 %) ont moins perdu que les hommes (-29,4 %).
Si, grâce à une bonne activité sur le marché intérieur, les banques espagnoles s’en sortent pour l’instant mieux que leurs homologues européennes, leur point faible réside dans leur portefeuille de crédits à l’immobilier, de sorte que les établissements les plus faibles ne survivront probablement pas, selon une étude d’Acuña y Asociados à laquelle Expansión a eu accès. L'étude montre que la banque espagnole est capable de surmonter les conséquences de la crise de l’immobilier sans subir de risque systémique. Néanmoins, même si les établissement renoncent à 30 % de leurs créances aux promoteurs, les risques de défaut de paiement portent sur quelque 100 milliards d’euros. Compte tenu des réserves de ressources des sociétés immobilières, cette perte sera résorbée sur un délai de trois ou quatre ans.
Selon La Tribune, les taux directeurs dans la zone euro pourraient encore reculer de 25 points de base en mai, ce qui les ramènerait à 1%, selon des propos de Jean-Claude Trichet, rapportés par la presse japonaise.
Source, plateforme d"architecture ouverte créée par Bank of America Merrill Lynch, Goldman Sachs et Morgan Stanley, lance ce lundi treize Exchange Traded Funds (ETFs/Trackers) et vingt-deux Exchange Traded Commodities (T-ETC). «L"un des éléments clés pour Source est la liquidité. Aux Etats-Unis, le volume quotidien échangé en Bourse excède 90 milliards de dollars (dont 17% pour les ETFs/Trackers), alors qu"en Europe ce volume est d"environ 2 milliards de dollars (moins de 2% pour les ETFs). Source entend réduire cet écart en centralisant l"ensemble des flux sur une seule Bourse, la Deutsche Börse, en offrant des produits dividendes réinvestis (Total Return) et en proposant aux investisseurs un choix multiple de contreparties afin de créer une concurrence saine au profit de l"investisseur final. Ces éléments représentent des améliorations significatives au regard des produits existants», indique le communiqué de presse.
Vendredi, le fonds de stabilisation des marchés financiers SoFFin a lancé officiellement son OPA à 1,39 euro par action sur les 92,3 % du capital d’Hypo Real Estate (HRE) qu’il ne détient pas. Cela représente 290 millions d’euros et une prime de 10 % sur le prix minimum légal de 1,26 euro par titre. L’offre est valable jusqu’au 4 mai. Si, à l’issue d’une éventuelle procédure d’expropriation, le prix de l’action devait s’avérer supérieur, l’Etat fédéral s’engage à verser le complément, précise la Börsen-Zeitung. Dans un autre article, le journal précise que l’apport de leurs actions par les porteurs des actions HRE ne sera frappé d’aucun frais ou commission, afin de rendre l’offre aussi alléchante que possible.
Mardi, le sommet sur le sauvetage des banques qui aura lieu à la chancellerie devrait déboucher sur un plan pour les structures de défaisance et sur les catégories de titres dont les banques seront autorisées à se délester. Le potentiel de pertes de ces «bad banks» est estimé à au moins 200 milliards d’euros, mais il sera plus vraisemblablement de 500 milliards, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.