La valeur de marché des services post-trade sur le segment des swaps de taux d’intérêt (IRS) devrait s’envoler pour passer de 200 millions de dollars en 2009 à 500 millions de dollars en 2012. Il n’est donc pas étonnant que cette industrie très dynamique soit constamment en train d’améliorer l’efficacité des opérations d’IRS de gré à gré, souligne un rapport que vient de publier le cabinet de recherche Celent.Parmi les marchés de gré à gré, le marché des IRS est le plus important en termes de notionnel, représentant plus de 75% du total sur la période 2006-2009. Il est divisé en deux avec le segment interdealer broker (IDB) et le segment dealer to client (D2C). Au premier semestre 2009, la valeur du marché IDB s’inscrivait à 317.000 milliards de dollars, en progression de 53% par rapport au second semestre 2006. Elle devrait progresser à 340.000 milliards de dollars d’ici au second semestre 2010. Toujours au premier semestre 2009, la valeur du marché D2C s'élevait à 120.000 milliards de dollars, en progression de 41% par rapport au second semestre 2006. Il devrait se situer autour de 135.000 milliards de dollars au second semestre 2010.Celent relève toutefois que le marché IDB électronique n’a jamais réellement décollé, stagnant à moins de 10.000 milliards de dollars à fin 2009, soit environ 3% de l’ensemble du segment IDB. Les infrastructures nécessaires au négoce électronique sur les IRS sont pourtant en place depuis quelque temps déjà. Néanmoins, le trading électronique sur ce segment a toujours donné la préférence à la criée. Il existe toutefois un potentiel de changement en raison des pressions réglementaires pour améliorer l’efficacité et accroître la transparence qui pourraient donner l'élan nécessaire à un véritable décollage de ce marché.Pour le post-marché, le scénario pourrait être le même alors que les choses ont déjà bougé avec entre autres les débuts récents de la compensation et du règlement-livraison pour le buy side. Les améliorations des services post-marché a ainsi permis au marché de gré à gré de résister à la concurrence des marché réglementés qui essaient de casser le monopole du gré à gré sur les IRS.
Selon Les Echos, les dernières projections du cabinet d’analyse britannique CEBR (Center for Economics and Business Research) indiquent que la place financière de Londres devrait créer 14.000 nouveaux postes liés à la finance en 2010. La City devrait ainsi compter environ 319.000 emplois en 2010 contre 305.000 en 2009. La tendance devrait se confirmer en 2011, avec 8.000 nouvelles créactions d’emplois. Mais on este encore loin du pic de 2007 (354.000 emplois).
Selon Les Echos, la Deutsche Börse s’active pour attirer des sociétés chinoises sur son marché réglementé. Plusieurs candidates seraient prêtes à sauter le pas cette année, après le fabricant de robinettrie Joyou, qui a levé 105 millions d’euros fin mars. «Nous comptons accueillir cinq introductions en Bourse d’entreprises chinoises cette année», assure Martin Steinbach, directeur du département émissions et investisseurs chez Deutsche Börse. Le projet d’une cotation en Europe semble plutôt convenir à des sociétés chinoises de moyenne taille qui ont le sentiment d'être marginalisées en allant sur l’un des deux marchés boursiers chinois de Shenzhen et Shanghai, voire celui de Hong Kong, qui sont dominés par les grandes compagnies publiques en voie de privatisation.
Selon Les Echos, les banques se sont engagées à lancer, en mai, une base de données mondiale dans laquelle seront consignés tous les contrats de dérivés actions de gré à gré (OTC). Une première sur ce marché réputé peu transparent.
Selon AMP Capital Investors, le plus gros acteur dans les plans de pensions en Australie, les Bourses dans le monde pourraient perdre jusqu’à 10%, rapporte L’Echo. «L’enquête sur Goldman Sachs ouvre la voie à l’inquiétude auprès des investisseurs qui redoutent une régulation plus stricte pour l’ensemble du secteur de la banque», a déclaré à Bloomberg Nader Naeimi, gestionnaire chez AMP Capital. «Etant donné que les marchés sont surachetés, l’affaire Goldman Sachs peut être suffisante pour déclencher une forte réaction partout dans le monde».
La ville de Shanghai s’apprête à faciliter l’accès aux fonds de private equity en renminbi pour certains investisseurs non chinois, rapporte l’Agefi. Cela dit, parmi les restrictions imposées, le quotidien rappelle que les institutions étrangères désirant prétendre à la qualification QFLP devront se prévaloir d’un minimum de 500 millions de dollars en capital ou 5 milliards de dollars sous mandat de gestion.
Selon Les Echos, l’un des groupes de travail de Paris Europlace mis en place à l'été 2009 planche sur la création d’une agence indépendante de valorisation des dérivés non listés. L’information disponible, fournie par certaines bases de données comme Bloomberg ou Markit, reste partielle et onéreuse. Une initiative similaire a vu le jour aux Etats-Unis.
L’intégration européenne du secteur financier prend du retard, rapporte l’Agefi, et notamment la plate-forme de règlement harmonisé des transactions financières en Europe, «Target 2 Securities» qui ne pourra pas être lancée comme prévu en deuxième partie d’année 2013.En cause, selon un rapport de la BCE qui pilote l’initiative, des obstacles d’ordre à la fois légaux, fiscaux et techniques. Jean-Michel Godeffroy, le responsable du projet T2S au sein de la Banque centrale européenne, estime que la BCE «paie le prix de la transparence» puisque les responsables du projet ont consulté les marchés à plusieurs reprises avant de trouver un consensus. Des raisons internes à l’eurosystème seraient également à l’origine du report du lancement du projet, ajoute le quotidien.
Dans un entretien accordé à « La Tribune », Noël Amenc, directeur de l’Edhec-Risk Institute prône le développement des fonds fermés. Pour ce dernier, une des règles de base de la gestion des risques d’un organisme de placement collectif (OPC) est constituée par la bonne adéquation entre sa stratégie d’allocation d’actifs et son passif, notamment en matière de durée de détention ou plus généralement de liquidité. Or, les fonds ouverts, dont le passif est exigible à tout moment rend impossible cette adéquation pour des stratégies d’investissement dont la performance dépend d’un horizon assez long de détention ou qui sont assises sur des actifs illiquides comme l’immobilier ou les titres de sociétés non cotées. Noël Amenc regrette que le régulateur européen de la grave crise financière n’ait pas mis fin à la domination des fonds ouverts en proposant un cadre européen pour les fonds fermés. Face à cette carence européenne, le directeur de l’Edhec-Risk Institute propose avec Pierre Lasserre et Pierre Schoeffler, respectivement conseiller en management et conseiller en investissements financiers que soient développés les fonds fermés. « Le cadre français existe avec le régime des Sicaf. Il ne reste plus qu'à en moderniser le marché secondaire des parts », précise t-il.
Autour du thème « France : opportunities in a changing world », la 13ème Conférence annuelle du Capital Investissement organisée par l’AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) a été l’occasion de souligner la contribution déterminante du capital investissement au développement des PME et sa fonction d’accélérateur de croissance. « le capital investissement est un maillon essentiel de la chaîne de financement des PME en France a rappelé, Jean-Louis de Bernardy, président de l’AFIC. Une étude présentée par Ernst & Young a, par ailleurs, confirmé que la croissance des entreprises reste le premier levier de création de valeur pour un investisseur en capital, devant l’augmentation des multiples d’acquisition et le levier bancaire, précise le communiqué de l’AFIC.Outre la question sur les relations entre dirigeants d’entreprises, investisseurs, et banquiers et la volonté des différentes parties de trouver des solutions aux problèmes de financement dans l’intérêt de l’entreprise, la conférence a aussi donné l’occasion aux professionnels d’exprimer certaines inquiétudes. Concrètement, les évolutions réglementaires font peser un risque sur la capacité du secteur à continuer de financer le développement des PME françaises. Les nouvelles normes prudentielles de Bâle III et Solvency II font peser sur les investisseurs institutionnels posent des contraintes nouvelles. En outre, «la proposition de directive sur les fonds alternatifs, soumise actuellement au Parlement européen, pourrait aussi affecter gravement la compétitivité du secteur en Europe», est-il également noté dans le communiqué.Parmi les préoccupations en France des acteurs du capital-risque et du capital-développement, figure également l’arrivée à échéance du dispositif FIP/FCPI.Les représentants de l’AFIC ont souligné leur volonté d’agir pour participer à la définition des nouvelles règles d’orientation de l’épargne vers les PME, dans la continuité des contributions faites antérieurement dans le cadre d’Europlace et des Etats Généraux de l’Industrie, visant à orienter une fraction de l’épargne longue des ménages vers les PME.Par ailleurs, toujours au cours de la manifestation, les initiatives de l’AFIC en matière de gouvernance et d’investissement socialement responsable ont été relevées et notamment la création du Club Développement Durable AFIC et du Club Cleantech AFIC. La sortie prochaine du « Guide des bonnes pratiques du capital-risque » a été rappelé tandis que les premiers enseignements, très positifs, tirés après le lancement de la « Charte des investisseurs en capital » ont aussi été présentés.
Les chiffres de l’Efama, l’association européenne des fonds d’investissement, souligne que les fonds coordonnés (Ucits) de type monétaires ont subi en février une collecte négative de 16,3 milliards d’euros, rapporte l’Agefi. Soit sur six mois, des sorties de103 milliards. Ce sont les fonds de long terme qui en profitent avec une collecte nette à 27,8 milliards d’euros en février (après 35 milliards en janvier). Les fonds obligataires en sont les grands bénéficiaires. Leur collecte est stable de 14,7 et 14,6 milliards en janvier et en février, note le quotidien.
Selon L’Echo, NYSE Euronext a annoncé mercredi que dès ce deuxième trimestre, les actions du S&P100 seront négociables à partir de NYSE Arca Europe. Faut-il en conclure que les actions américaines vont devenir moins chères à l’achat et à la vente pour l’investisseur particulier ? «Pas sûr», répond le quotidien belge.D’abord, parce qu’il faut que la banque ou le courtier qui exécute l’ordre soit connecté à NYSE Arca Europe, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde actuellement. Ensuite, une connexion à NYSE Arca Europe ne garantit pas une diminution des tarifs. Entrent également en compte les services de règlement-livraison.
Selon Les Echos, deux plates-formes alternatives européennes, NYSE Arca Europe et Turquoise (LSE Group), vont très prochainement proposer à leurs clients de traiter les valeurs les plus capitalisées de Wall Street. L’enjeu principal de ce nouveau terrain de compétition entre LSE Group et Nyse Euronext est clair : satisfaire au mieux les demandes des négociateurs à haute fréquence, qui assurent désormais environ le quart des échanges sur les marchés d’actions européens.
Selon la huitième édition du panorama de France Biotech repris par l’Agefi, les investissements de capital-risqueurs dans l’industrie des sciences de la vie en France a chuté de 56% en 2009 à 65 millions d’euros. Le ticket moyen des financements des seconds et troisièmes tours a chuté de 76% à 2,7 millions.
Selon une étude commandée par Fidelity International et réalisée par TNS Sofres auprès d’un échantillon représentatif de 9.000 épargnants et investisseurs de onze pays européens*, les souscripteurs ont moins de difficultés avec la complexité des produits qu’avec le jargon employé et la surabondance de l’information. Les conseillers devraient être davantage à la hauteur d’attentes qui se sont accrues, en expliquant les produits de manière simple et compréhensible, en pratiquant la transparence également en matière de frais, et en informant de manière neutre et d'égal à égal, résume Ana Albizu, directrice des relations clientèle de TNS Sofres.En moyenne, le dernier investissement réalisé a été influencé à 42 % par le conseiller de la banque ou de l’assureur et à 8 % par un CGP (56 % et 3 % en France, 38 % et 12 % en Allemagne).Dans tous les pays, les enquêteurs ont décelé un déficit de compréhensibilité dans l’explication des produits financiers et des stratégies d’investissement (en moyenne 62 %).Pour 77 % des Européens interrogés, le critère le plus important est le temps que le conseiller leur consacre. Autre constatation, 44 % du panel seraient disposés à payer des honoraires de conseil indépendamment de l’acquisition d’un produit, la proportion ressortant à 36 % en France et 51 % en Allemagne.Enfin, 87 % des Allemands indiquent savoir que certains conseillers proposent la totalité des produits sur le marché alors que d’autres préconisent surtout des produits maison. En France, la proportion correspondante est de 43 %. Et 36 % des Allemands indiquent que lors de leur dernier investissement, on leur a proposé des produits d’autres promoteurs, tandis que les Français ne sont que 16 % dans ce cas.* Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni
En mars 2010, selon les données d’Europerformance SIX Telekurs, l’ensemble des fonds (hors alternatifs) a enregistré une décollecte nette – obtenue en faisant la différence entre les souscriptions et les sorties de capitaux - de 11,84 milliards d’euros. Mais attention au trompe-l'œil. Certaines catégories de fonds sont dans le vert tandis que d’autres plongent. C’est le cas des fonds de trésorerie régulière, qui ont perdu, à eux seuls, 12,48 milliards d’euros, ce qui représente une baisse de 3,1 % de l’encours sur le mois. A l’inverse, la collecte nette sur les fonds obligataires est la plus élevée, toutes catégories confondues (+1,44 milliards d’euros) avec une hausse de 1,21 milliards pour les fonds investis sur la zone Euro, ce qui explique en partie la hausse moyenne de l’encours global des fonds de cette nature (+2,6 %). On notera par ailleurs que la catégorie des fonds «haut rendement» a vu sa collecte progresser de 60 millions d’euros mais l’encours a, pour sa part, bondi de 11,1 %. En raison notamment de la performance moyenne de ces OPCVM (+4,33 % sur un mois). Si tous les fonds obligataires ont enregistré une collecte nette positive en mars, cela n’a pas été le cas pour les fonds actions, notamment ceux investis sur la France et la zone euro qui ont perdu respectivement 520 millions et 410 millions d’euros. Les fonds investis à l’international, sur le vieux Continent et aux Etats-Unis ont pour leur part enregistré des souscriptions nettes de respectivement 10 millions, 410 millions et 100 millions d’euros.Néanmoins, avec l’effet marché, l’actif sous gestion a, quelles que soient les catégories des fonds «actions» en question, progressé sensiblement - y compris pour les fonds investis sur la France et la zone euro. Exemple : l’encours a enregistré une hausse de 9,9 % pour les fonds investis à l’international, 7,2 % pour les fonds actions Amérique, 6,9 % pour les fonds européens ou 5,9 % pour les fonds investis sur la France. Il est vrai que ces marchés ont respectivement enregistré un gain moyen de 7,32 %, 6,38 %, 7,09 % ou 6,86 % sur le mois précédent.
Le fournisseur d’indices Stoxx a annoncé le 12 avril le lancement du Stoxx Europe 600 Daily Short Index, ainsi que de 19 indices sectoriels qui vont répliquer une stratégie d’investissement quotidienne «double short».
Citywire, qui a introduit le terme de «Newcits» pour décrire les stratégies de hedge funds conformes au format OPCVM III, vient de créer une base de données sur ces fonds.La base de données, qui sera mise à jour chaque mois, a ainsi classé 276 fonds en treize stratégies dont la principale est la stratégie long/short avec 70 fonds, devant les stratégies crédit (44), multi-stratégie (36) et market neutral (25). Les actifs sous gestion de ces fonds totalisent quelque 49 milliards de dollars. Les trois quarts d’entre eux ont un historique de performance d’un an, 40% d’entre eux affichant un historique de trois ans.
Selon L’Echo, une étude du cabinet Macroeconomic Advisors montre que le président de la Réserve fédérale de Philadelphie, Charles Plosser, a été en 2009 le dirigeant de la banque centrale américaine (Fed) dont les discours ont provoqué le plus de mouvements sur les marchés. Charles Plosser a fait bouger à chacun de ces discours les rendements des bons du Trésor à deux ans.
Selon Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC, interrogé par L’Agefi, plusieurs éléments plaident pour que la hausse des taux à long terme, notamment anglais et américains, se poursuive. La force de la reprise peut encore surprendre et l’inflation pourrait rester plus élevée qu’anticipé quand les effets de base se seront estompés, malgré la persistance d’importantes capacités de production inutilisées, a-t-il jutifié.