Dans le cadre des «Etats généraux de la femme», Towers Watson, cabinet de conseil en ressources humaines, a réalisé une enquête sur le point de vue des femmes sur la qualité de leadership de leurs dirigeants et du management de leur supérieur direct.Les femmes sont plus critiques mais aussi plus frustrées dans leur travail que les hommes (49% contre 40%), précise l'étude réalisée en janvier 2010 auprès de 1.000 salariés en France. L’enquête met en lumière leurs attentes et leur perception du leadership. En matière d’attentes tout d’abord, les femmes accordent plus d’attention au fait que les dirigeants définissent le développement des talents comme une de leurs priorités et encouragent de nouvelles façons de faire. Elles sont 55 % dans ce cas contre 45 % pour les hommes. Elles sont également 47 % à penser que leur direction générale se préoccupe du bien-être des autres contre 51 % pour les hommes. Côté perception maintenant, leur opinion est plus négative que les hommes. Notamment sur les valeurs et l'éthique où elles sont 30 % à penser que leur direction générale fait preuve d'éthique dans ses agissements contre 35 % pour les hommes. De la même façon, elles ne sont que 24 % à penser que leurs responsables s’impliquent personnellement dans le développement des talents prépondérants pour les succès futurs de l’entreprise contre 32 % pour les hommes. Enfin, elles ne sont aussi que 21 % à penser que leur direction s’intéresse sincèrement à la satisfaction et au bien-être de ses employés (27 % pour les hommes).Enfin, le regard des femmes à l’égard de leur supérieur hiérarchique ne modifie pas la donne. A la question de savoir s’il agit avec honnêteté et équité, elles ne sont que 38 % à le penser contre 49 % pour les hommes. Les femmes ont aussi une opinion plus négative que les hommes lorsqu’il est question de savoir si leur supérieur direct fait son travail de façon efficace (49 % contre 56 % pour les hommes), si il est assez disponible pour gérer l’aspect humain du travail (43 % contre 47 %) ou si il élimine toujours les obstacles qui empêchent de bien faire son travail (30 % contre 35 %). Seuls deux points ont permis aux femmes interrogées de se montrer plus optimistes. A la question de savoir si le supérieur hiérarchique sait toujours comment s’en sort l'équipe (54 % pour les femmes répondent affirmativement contre 47 % pour les hommes) et si ce dernier aide les employés à comprendre l’influence de leur travail sur les performances de l’entreprise (45 % pour les femmes contre 41 % pour les hommes).
Le léger regain de vigueur sur le marché du LBO, observé à la fin de l’an dernier, semble se confirmer, rapporte l’Agefi. Selon les chiffres publiés par Preqin, 50,4 milliards de dollars ont été collectés au premier trimestre, un montant légèrement supérieur à celui du trimestre précédent (48 milliards). Avec 11 milliards de collecte, le capital-risque (venture) fait quasiment jeu égal avec le LBO (13 milliards). Au total, à fin mars, 1.562 fonds sont en cours de collecte, pour un objectif cumulé de 636 milliards de dollars, soit 8% de moins qu’en janvier.Cela dit, le temps nécessaire aux gérants pour collecter leurs fonds continue d’augmenter. En moyenne, 18,6 mois ont été nécessaires aux véhicules millésimés 2009. En 2010, pour l’instant, le délai est passé à 19,1 mois. En outre, ce marché reste sous la menace de l’adoption aux Etats-Unis des règles Volcker qui veulent interdire aux principales banques américaines de faire de la gestion alternative pour leur propre compte. L’adoption de telles mesures pourrait avoir un impact sur l’activité d’investissement direct de ces établissements dans des entreprises et sur leur volonté d’investir dans des fonds, conclut le quotidien.
Dans une étude publiée jeudi 6 mai sur le risque de propagation des effets de la crise de la dette souveraine grecque aux banques espagnoles, portugaises, italiennes, irlandaises et britanniques, l’agence Moody’s note que la Grande-Bretagne se trouve dans une situation «difficile», rapporte la Tribune. Si le pays serre la vis budgétaire, l’environnement sera favorable en termes de taux d’intérêt mais cela aura probablement un impact sur la qualité du crédit dans les banques. A l’inverse, si le pays lâche du lest, cela pèsera sur la qualité de sa dette et donc sur son coût de refinancement. La rentabilité des banques en pâtira également.
Lundi, le gouverneur de la Banque d’Espagne, Miguel Fernández Ordóñez, et le président de la CNMV, Julio Segura, ont présenté le nouveau portail http://www.finanzasparatodos.es/, Il fait partie des projets du Plan d'éducation financière lancé conjointement par les deux institutions en 2008. Ce site a pour objectif de contribuer «de manière pratique et non universitaire» à l’amélioration de la culture financière des Espagnols.
Selon Les Echos, la deuxième Bourse de commerce américaine, l’Intercontinental Exchange (ICE), a annoncé vendredi qu’elle était sur le point d’initier une offre d’achat amicale sur 100% des titres de Climate Exchange (CLE), le premier opérateur mondial de plates-formes d'échanges de quotas d'émissions de CO2 et de contrats à terme sur ce produit atypique, né de la volonté des Etats de diminuer la pollution atmosphérique.
Selon les données de Mercer, les mandats de selection de sociétés de gestion sont en hausse en 2009. Le consultant indique avoir effectué des recherches pour 406 institutionnels sur 826 gestionnaires. C’est 22 % de plus qu’en 2008, note Fund Strategy. Les sociétés de gestions spécialisées en actions mondiales, fixed income, immobilier et en obligataire ont été particulièrement demandées, selon Mercer.
La Tribune rapporte que le fonds d’investissement américain Apollo Global Management a émis en avril plus de 4 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros) de junk bonds (obligations «pourries»), soit 16 % du volume total émis sur le marché sur la période.
L’Agefi rapporte qu’après l’annonce mercredi par Nasdaq OMX Europe de la fermeture le 21 mai de Neuro, sa plate-forme de trading alternative (MTF), la plate-forme de trading Equiduct a annoncé vendredi être en discussions exclusives avec l’opérateur pour offrir la possibilité aux clients de Neuro de se connecter sur ses systèmes sans rupture des flux.
China Construction Bank, la deuxième banque chinoise par la taille de son portefeuille de prêts, devrait bientôt lancer la plus grande augmentation de capital jamais réalisée en Asie selon la Tribune. Le montant levé serait de 75 milliards de yuans (11 milliards de dollars) en émettant des actions à Shanghai et Hong Kong.
Dans un communiqué, jeudi 29 avril, l’Autorité des marchés financiers a déclaré n’avoir pas identifié de sociétés de gestion ayant acquis le produit de titrisation CDO Abacus 2007 AC 1 - dont la conception et la commercialisation par Goldman Sachs sont aujourd’hui l’objet de mise en cause par la SEC - après avoir effectué des vérifications auprès des sociétés de gestion françaises susceptibles d’investir dans des Collaterized Debt Obligations (CDO).
Selon Funds People, la Société Générale sera la première, avec sa plate-forme d’ETN à Londres, à proposer aux investisseurs des produits liés à des indices d’actions et de matières premières en trois monnaies, livres, euros et dollars, avec une couverture du risque de change pour les deux premières.La nouvelle gamme de la SocGen comporte 43 produits sur 16 sous-jacents distincts. De nouveaux produits viendront rejoindre cette gamme ces deux prochains mois.
L’agence de notation Feri EuroRating Services a annoncé une modification de sa classification des fonds d’obligations des pays émergents avec la création d’un peer group spécifique pour les emprunts en monnaies locales. Cette catégorie comporte à la date du 31 mars un total de 22 fonds.Ce «peer group» recouvre des fonds dont au moins 90 % de l’encours sont investis en obligations d’Etats ou d’entreprises des pays émergents. De plus, la part des obligations en monnaie locale dans les portefeuille doit être supérieure à 50 %.Parallèlement, Feri EuroRating Services dispose d’une catégorie obligations marchés émergents qui coiffe principalement des fonds investissant principalement en monnaies internationales, ainsi que d’un peer group pour les fonds obligataires marchés émergents couvertes du risque de change en euro (Euro-hedged).
La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) vient de publier son rapport d’activités 2009. Dans son ensemble, l’institution considère l’exercice comme satisfaisant pour la place financière de Luxembourg, malgré la crise financière et économique.Dans le détail, en 2009, avec un patrimoine global de 1 841 milliards d’euros, le secteur des OPC a connu une croissance des actifs nets gérés de 18,04%. L’effet «souscriptions nettes» - de 84,4 milliards - explique cette croissance à concurrence de 30% tandis que l’effet marché est responsable du solde ( 70%). La CSSF a également constaté, avec 12.232 unités économiques en activité au 31 décembre 2009 - en tenant compte des OPC à compartiments multiples - une légère baisse par rapport à fin 2008 (-0,8% ). Cela dit, le nombre des OPC a augmenté de 2,73%, une évolution qui résulte en grande partie de la progression des fonds d’investissement spécialisés représentant 28,0% des OPC et 8,4 % des actifs gérés.Le régulateur luxembourgeois a également recensé 192 sociétés de gestion – contre 189 fin 2008 – tout en notant que les sociétés de gestion se concentrent davantage sur l’activité de gestion collective au détriment d’activités auxiliaires prévues par la loi. En outre, le nombre des sociétés de gestion agréées est passé de 189 au 31 décembre 2008 à 192 à la fin de 2009 Quinze fonds de pension ont été agréés en 2009, soit deux de plus qu’en 2008. Enfin, avec une somme des bilans de 18,09 milliards d’euros, le nombre des sociétés d’investissement en capital à risque (SICAR) continue à grimper, «‘mais, note la CSSF, on constate un certain fléchissement de la croissance en 2009" . En ce qui concerne la politique d’investissement, ajoute-t-elle, les SICAR font preuve d’une légère préférence pour le private equity. Le rapport d’activités 2009 peut être consulté et téléchargé sur le site Internet www.cssf.lu.
Dans le cadre de la conférence d’ouverture du Cleantech Forum, le club Cleantech de l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC) rassemblant 52 acteurs clés - dont 34 fonds d’investissement et 18 membres associés (pouvoirs publics, entreprises, conseils…) - a présenté, mardi 27 avril, son premier baromètre dédié aux investissements dans les entreprises des filières vertes (énergies renouvelables, efficacité énergétique, recyclage,…). Réalisé en collaboration avec le site GreenUnivers et Ernst & Young, ce Baromètre trimestriel recense l’activité des acteurs français du capital investissement dans le secteur des cleantechs et confirme l’intérêt du capital investissement en la matière avec 55,5 millions d’euros investis dans les éco-industries au premier trimestre 2010 et 20 PME de la filière verte bénéficiant du soutien d’investisseurs pour accélérer leur développement.Au sein des cleantechs, le secteur des énergies renouvelables est celui qui attire le plus les investisseurs avec 27,6 millions d’euros investis au premier trimestre 2010, devant les transports (21,7 millions d’euros), précise l’Afic.
La décision de l’agence de notation Standard & Poor’s d’abaisser la note du Portugal de deux crans, puis de placer la Grèce en catégorie spéculative (à BB+), a affolé les marchés européens mardi après-midi, note la Tribune. Les valeurs bancaires ont été les plus affectées avec une perte de 7,02 % pour BNP Paribas, de 6,02 % pour la générale et 6,42 % pour le crédit Agricole. Les discussions entre le FMI et l’Europe doivent se conclure en principe le 2 mai et la première tranche d’une aide internationale pour la Grèce serait versée avant le 19. A cette date, Athènes doit refinancer 8,5 milliards d’euros de dettes. D’ici là, conclut le quotidien, d’autres séances difficiles pour les marchés actions sont à prévoir.
Selon Citywire, qui jugeait les meilleurs gérants de fonds investis en obligations d’Europe émergente sur les trois dernières années, plus d’une douzaine d’entre eux sur vingt et un ont fait mieux que la moyenne qui s'établit à 15,96 %. Aux premières places figurent Jan Bedral et Ondraj Maduska de la société de gestion tchèque Conseq Invest (23,18%). Les trois fonds qu’ils gèrent affichent sur trois ans un gain de 25,84 % pour Conseq Invest Bond nouvelle Europe, 19,52 % pour Conseq Invest Bond conservateur et 22,66 % pour Conseq Invest Bond. Sur cinq ans, Jan Bedral conserve la tête avec les fonds ci-dessus affichant un «total return» de 39,67 % - contre 28,51 % pour la moyenne. On notera la présence de deux nouveaux aux places d’honneur : Thierry Moulin et Jan Hoogenraad occupent les quatrième et cinquième place avec des performances de 33,16% et 30,57% respectivement pour SGAM Fund Bonds Converging Europe et LO Funds EU Convergence Bond.
L’indice de confiance des investisseurs, le State Street Investor Confidence Index, est en baisse au mois d’avril. Il chute de 7,7 points, s’établissant à 99,7 points par rapport au niveau corrigé de 107,4 relevé en mars. C’est en Amérique du Nord que les investisseurs institutionnels montrent le plus de pessimisme. L’indice régional y diminue de 6,7 points pour s’établir à 103,7 points par rapport au niveau corrigé de 110,4 points obtenu le mois précédent. En Asie également, la confiance des investisseurs a chuté de 6,5 points, passant de 100,7 (niveau corrigé) à 94,2. Seules les institutions européennes font preuve d’un regain de confiance, avec un indice régional en légère hausse de 1,2 point, de 94,7 (niveau corrigé) à 95,9 points.
Le nombre de transactions enregistrées au premier trimestre en Europe s’est inscrit à 235 contre 226 au trimestre précédent, selon le baromètre du private equity unquote» publié par Private Equity Insight en association avec Candover.La valeur de ces transactions marque toutefois une progression de 2,6% d’un trimestre sur l’autre à 10,5 milliards d’euros contre 10,3 milliards précédemment. Mais par rapport au premier trimestre 2009, l’activité affiche presque une multiplication par trois de la valeur des investissements. Dans le secteur du buy-out, le nombre de transactions a reculé de 12% à 69, mettant un terme à trois trimestres consécutifs de croissance, mais la valeur cumulée de ces transactions a totalisé 9,2 milliards d’euros sur le trimestre, un niveau record équivalent à celui observé au troisième trimestre 2009.
Dans une étude récente, les analystes de marché d’Allianz Global Investors (AGI) ont cherché à savoir dans quelle mesure la crise financière actuelle pourrait marquer le début d’un nouveau cycle de prospérité. Or, selon eux, qu’il s’agisse de tendances lourdes qui soutiennent la demande, comme la mondialisation ou ladémographie, ou de celles qui sous tendent l’offre, comme les technologies environnementales, toutes sont susceptibles non seulement de provoquer des augmentations de productivité à long terme pour l'économie mondiale, mais aussi d’influencer la société dans son ensemble. Aussi, la bulle du secteur TMT et la récente crise financière pourraient bien marquer le début du 6ème cycle de Kondratieff. Pour autant, précisent les analystes, il ne faut pas s’attendre à une sortie de crise immédiate.L'étude, intitulée « The sixth Kondratieff – long waves of prosperity » est disponible à l’adresse suivante :http://www.allianzglobalinvestors.de/cms-out/mp3/docs/AnalysenTrends_Kondratieff_eng.pdf
La valeur de marché des services post-trade sur le segment des swaps de taux d’intérêt (IRS) devrait s’envoler pour passer de 200 millions de dollars en 2009 à 500 millions de dollars en 2012. Il n’est donc pas étonnant que cette industrie très dynamique soit constamment en train d’améliorer l’efficacité des opérations d’IRS de gré à gré, souligne un rapport que vient de publier le cabinet de recherche Celent.Parmi les marchés de gré à gré, le marché des IRS est le plus important en termes de notionnel, représentant plus de 75% du total sur la période 2006-2009. Il est divisé en deux avec le segment interdealer broker (IDB) et le segment dealer to client (D2C). Au premier semestre 2009, la valeur du marché IDB s’inscrivait à 317.000 milliards de dollars, en progression de 53% par rapport au second semestre 2006. Elle devrait progresser à 340.000 milliards de dollars d’ici au second semestre 2010. Toujours au premier semestre 2009, la valeur du marché D2C s'élevait à 120.000 milliards de dollars, en progression de 41% par rapport au second semestre 2006. Il devrait se situer autour de 135.000 milliards de dollars au second semestre 2010.Celent relève toutefois que le marché IDB électronique n’a jamais réellement décollé, stagnant à moins de 10.000 milliards de dollars à fin 2009, soit environ 3% de l’ensemble du segment IDB. Les infrastructures nécessaires au négoce électronique sur les IRS sont pourtant en place depuis quelque temps déjà. Néanmoins, le trading électronique sur ce segment a toujours donné la préférence à la criée. Il existe toutefois un potentiel de changement en raison des pressions réglementaires pour améliorer l’efficacité et accroître la transparence qui pourraient donner l'élan nécessaire à un véritable décollage de ce marché.Pour le post-marché, le scénario pourrait être le même alors que les choses ont déjà bougé avec entre autres les débuts récents de la compensation et du règlement-livraison pour le buy side. Les améliorations des services post-marché a ainsi permis au marché de gré à gré de résister à la concurrence des marché réglementés qui essaient de casser le monopole du gré à gré sur les IRS.