Tandis que la BCE injecte des liquidités quasi en continu depuis la faillite de Lehman Brothers, le marché interbancaire reste sous tension, rapporte l’Agefi, signe de la défiance entre banques qui s’inquiètent des expositions des autres aux dettes périphériques. La mise sous tutelle ce week-end d’une caisse d'épargne espagnole, les craintes sur la solvabilité des Etats les plus fragiles et les doutes sur la crédibilité des programmes de réduction des déficits doivent entraîner une poursuite du phénomène de hausse des spreads sur le Libor-OIS. Ces derniers étaient à 28 pb lundi et à 23 pb il y a tout juste une semaine. Ils prennent en gros en ce moment 3 à 4 pb par jour, note un stratégiste cité par le quotidien.
La filiale de Morningstar, LIM, a lancé le 25 mai LIM Evolution un entrepôt de données qui propose un accès en temps réel aux informations des bourses et autres fournisseurs de données.
Selon l’Agefi, le Chicago Board Options Exchange (CBOE), le plus vieux marché d’options américain, va lever 292 millions de dollars sur la base d’un prix minimum de 25 dollars par titre en passant à un statut de société par actions. Cette décision qui a été approuvée par les membres du Chicago Board Options Exchange (CBOE), s’inscrit dans le processus d’entrée en Bourse.
Selon l’Agefi, UBS, Citigroup, Deutsche Bank, Morgan Stanley, JPMorgan Cazenove et Credit Suisse ont décidé de communiquer quotidiennement les transactions réalisées en Europe dans leurs «dark pools». L’AFME (Association for Financial Markets in Europe) citée par le quotidien précise que Markit collectera, vérifiera, validera et publiera les volumes de transactions.
Standard & Poor’s vient de lancer le S&P International Corporate Bond Index, un indice investissable d’obligations d’entreprises «investment grade» émises par des émetteurs non américains. Libellé en dollars, l’indice est censé offrir une exposition aux «corporates» internationales et mesurer la performance d’obligations émises dans des devises du G10 hors dollars : dollar australien, dollar canadien, couronne danoise, yen, dollar néo-zélandais, couronne norvégienne, couronne suédoise et franc suisse.
L’Agefi rapporte que selon le rapport préliminaire de la SEC concernant le violent décrochage sur les actions aux Etats-Unis le 6 mai dernier - le Dow Jones a perdu 9% en quelques minutes, avant de se reprendre pour finir en recul de 3,20% - il ressort que le comportement des ETF a été le plus touché avec 70% du total des annulations de transactions liées à des pertes supérieures à 60%. Selon le régulateur, 160 ETF auraient temporairement perdu 100% de leur valeur. La SEC, note le quotidien, constate que la forte utilisation de produits de gestion indicielle par des investisseurs institutionnels qui s’en servent pour acquérir ou se dessaisir de larges expositions de marchés a accentué la pression sur les ETF.
Selon l’Agefi, le Luxembourg va disposer d’un système de règlement-livraison en forme de CSD (central securities depositary). Sur un modèle très similaire à Euroclear France, le dépositaire central LuxCSD, chargé de tenir les registres des titres émis et des transferts de propriété, est lancé par Clearstream, son actionnaire à parité avec la Banque centrale du Luxembourg.L’objectif est de doter la première place d’Europe pour la gestion de fonds d’une structure ayant un accès direct à Target 2 Securities (T2S), le futur système de règlement-livraison européen pour les transactions sur titres, ajoute le quotidien.
Selon la Tribune, la recherche d’actifs sûrs explique que les flux nets de capitaux à long terme vers les États-Unis ont atteint en mars un record de 140,5 milliards de dollars, comme le montrent les statistiques du Trésor. Trois fois plus environ qu’en février dernier (47,1 milliards de dollars).
Selon Les Echos, les groupes pétrochimiques à l’origine de catastrophes écologiques sont nettement éprouvés par les marchés, tant à court qu'à moyen terme. Une étude universitaire indique que jusqu'à six mois après un accident pétrochimique, un groupe à l’origine de rejets toxiques enregistre une baisse de 12% de sa capitalisation boursière. Les rejets toxiques dans l’environnement sont particulièrement sanctionnés tout comme les pollueurs récidivistes. Entre le 20 et 30 avril, BP a déjà vu sa capitalisation boursière amputée de 25 milliards de dollars, soit un recul de 12%. Une chute qui s’est accentuée après les déclarations du président Barack Obama estimant que BP devrait acquitter l’ensemble des coûts de nettoyage de cette catastrophe.
Selon Les Echos, la société de gestion Waddell & Reed (74 milliards de dollars d’actifs sous gestion) a passé le 6 mai un important ordre de contrats à terme en vendant 75.000«e-mini» pendant les vingt minutes durant lesquelles Wall Street a plongé et effacé jusqu'à près de 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Les «e-mini» sont les contrats à terme les plus liquides du monde, qui permettent aux investisseurs de gérer leur exposition à l’indice Standard & Poor’s500. Cette transaction a pu contribuer au minikrach de Wall Street mais elle n’explique pas tout. Le fonctionnement des coupe-circuits, qui n’ont pu empêcher la baisse rapide des indices, va être revu.
Selon un sondage réalisé par le Financial Times/Harris publié lundi, les Français figurent parmi les nations les plus inquiètes au sujet des finances publiques de leurs pays. Ainsi, 53 % des personnes interrogées en France pensent qu’il est possible que leur gouvernement ne soit pas capable de respecter ses engagements financiers dans les 10 ans. Seulement 27 % jugent cette hypothèse improbable. Les Américains sont 46 % à s’inquiéter au sujet des finances de leur pays.
Pour le premier trimestre 2010, la Deutsche Börse affiche un chiffre d’affaires en baisse de 3 % sur le trimestre précédent et de 4 % sur janvier-mars 2009. Le bénéfice avant impôt et charges financières (EBIT) a chuté de 21 % en glissement annuel à 245,6 millions d’euros contre 311,6 millions. Il serait ressorti à 273,4 millions sans les charges de restructuration. Quant au bénéfice net, il a chuté de 24 % à 156,9 millions d’euros contre 205,9 millions ; hors charges de restructuration, il se serait chiffré à 177,2 millions.
Selon les données d’Europerformance SIX Telekurs, l’hémorragie sur les fonds monétaires a été stoppée ce mois d’avril. Mieux, les fonds de trésorerie régulière – le gros de la catégorie - ont enregistré des souscriptions nettes (entrées – sortie de capitaux) positives de 2,72 milliards d’euros. Pour autant, leur gain est des plus limités : 0,03 % sur le mois. Sans surprise, le regain d’intérêt pour la classe d’actifs monétaires est lié à la baisse des marchés d’actions sur le Vieux Continent qui ont incité à la prudence de nombreux investisseurs. Avec une perte en moyenne de 2,62 % pour les fonds composés d’actions de la zone euro et -1,71 % pour les fonds d’actions françaises, les souscriptions nettes pour ces deux catégories d’actions sont en recul, de respectivement 460 millions et 480 millions d’euros. Ajouté à cela l’effet marché, l’encours sur ces deux catégories recule de 3,7 % et 2 %. A noter que les fonds d’actions européennes ont, pour leur part légèrement collecté (180 millions d’euros) mais affichent une perte moyenne de 0,56 %. Cela dit, des fonds investis en actions ont continué à séduire. Notamment ceux investis sur le marché américain avec une collecte de 280 millions d’euros qui ont enregistré, en moyenne, un gain de 3,13 %. D’où un encours en hausse de 5,5 %. Un cran en déça, les fonds Asie-Pacifique affichent une collecte nette de 190 millions d’euros et un encours qui progresse de 3,4 %, avec un gain de 2,40 %. Enfin, du côté de l’obligataire, les fonds de la zone euro affichent des souscriptions nettes de 630 millions pour un encours en hausse de 0,3 % compte tenu d’une perte moyenne pour la catégorie de 0,38 %. La collecte est sensiblement plus faible sur les fonds d’obligations à haut rendement (9 millions d’euros). Mais avec l’effet marché de 1,51 %, l’encours a progressé de 8,2 %
Le marché des dérivés échangés de gré à gré a progressé de seulement 2% au second semestre 2009, à 615.000 milliards de dollars en valeur notionnelle, après un rebond de 10 % au premier semestre, selon les derniers chiffres communiqués par la Banque des règlements internationaux (BRI). Toutes les grandes classes d’actifs ont connu une hausse du même ordre, à l’exception des dérivés sur les matières premières et des «credit default swaps» (CDS), dont les encours ont reculé de respectivement 21 % et 9 %.
Interrogé par l’Agefi Jean-François Fourt, cofondateur et directeur général de Truffle Capital, a confirmé qu’après un creux en 2009, le marché des introductions en Bourse et/ou des fusions-acquisitions, reprenait actuellement. Le dirigeant voit une réouverture du marché en 2010, non seulement en ce qui concerne les opérations financières et possibilités de sortie mais également en matière de bons projets d’investissement en termes de technologies innovantes développées par des équipes expérimentées.Depuis la création de la société en 2002, le fonds a réalisé trente-sept investissements.
Dans une enquête sur le marché de l’immobilier professionnel en France, BNP Paribas Real Estate a relevé qu’au 1er trimestre 2010, les investissements en immobilier d’entreprise en France avait représenté 1,8 milliard d’euros. Un niveau d’activité certes deux fois plus important qu’au premier trimestre 2009 mais qui reste deux fois plus faible qu’au cours du dernier trimestre 2009. A cela, BNP Paribas Real Estate trouve une explication : seuls les actifs très sécurisés - des produits de qualité, loués dans de bonnes conditions et localisés dans les meilleures zones géographiques - portent la reprise. Un phénomène amplifié selon l'étude de BNP Paribas Real Estate par le fait que les acteurs les plus présents à l’achat aujourd’hui sur le marché sont des fonds allemands et des institutionnels français qui traditionnellement sont les plus demandeurs en matière d’actifs sécurisés dans les secteurs d’affaires établis. Cela dit, le marché est contraint par la rareté relative de l’offre – qui peut être amplifié aujourd’hui par l’attentisme de certains vendeurs qui chercheront à retarder la mise sur le marché de leurs produits de seconde main dans l’attente d’une hausse prochaine des valeurs vénales. Quant aux produits neufs sécurisés, loués ou pré-loués, ils sont moins nombreux qu’auparavant compte tenu, notamment des contraintes de financement. De facto, sur le créneau des actifs sécurisés, le déséquilibre entre l’offre provoque la baisse des taux de rendement « prime ». S’appliquant tout autant aux bureaux, commerces et entrepôts, la baisse des taux « prime » commence à éroder la prime de risque, relève l'étude, même si elle reste à des niveaux très élevés. Pour les bureaux dans Paris (Quartier Centre d’Affaires), elle s’établit à 177 points de base au 1er trimestre 2010, soit un niveau bien supérieur à sa moyenne de long terme (100 points de base). La forte demande sur les actifs sécurisés ne veut pas dire que certains investisseurs ne s’intéressent pas aux autres actifs. Mais ils sont moins nombreux et les négociations aboutissent plus difficilement pour ces actifs car les exigences des acquéreurs potentiels bloquent sur celles des vendeurs. A noter que l’ensemble de ces éléments ont été pris en compte alors que l’enquête table à sur un rebond économique en 2010 modérée en France (de l’ordre de 1,4 %), une inflation contenue, une poursuite de l’affaiblissement de l’euro, une politique monétaire toujours accommodante et une stabilité des taux longs qui ne devrait pas augmenter avant 2011 compte tenu, justement, d’une croissance économique encore faible.
Crédit Agricole Cheuvreux a annoncé le 10 mai la publication de “Navigating Liquidity 4”, sa quatrième étude bi-annuelle relative à la fragmentation de la liquidité. Cette étude fournit une analyse détaillée de l’impact qu’ont eu les plateformes MTFs (en particulier Chi-X, Turquoise, BATS et Nasdaq-OMX) sur l’efficience du marché et la fragmentation de la liquidité, ainsi que des défis qu’elles posent aux marchés primaires. Les responsabilités, les interactions et la microstructure du marché ayant été radicalement modifiées par la régulation NMS américaine et la directive MIF, Navigating Liquidity 4 détaille et explique ce phénomène qui a entraîné un glissement de paradigme concernant le rôle des acteurs de marché. L'étude apporte des réponses à certaines interrogations sur le trading haute fréquence, en montrant par exemple, grâce à une comparaison des situations espagnole et anglaise, que l’augmentation du trading haute fréquence n’a pas d’effet positif sur la volatilité intra day.
Avec Reuters Insider, Thomson Reuters Corp va lancer cette semaine un service de vidéos financières en ligne qui sera intégré dans l’offre poste de travail et qui devrait fournir environ 2.000 séquences par semaine. Une partie des vidéos sera tournée par les journalistes et une autre par les partenaires, au nombre de 150, rapporte The Wall Street Journal.
La Tribune qui cite les chiffres de l’EPFR Global, rapporte qu’en une semaine, les investisseurs ont retiré pour plus de 2 milliards d’euros sur les fonds actions européennes - un niveau de sorties jamais égalé sur les douze derniers mois - tandis que les fonds matières premières ont enregistré des souscriptions de 1,4 milliard de dollars. Un autre record en la matière.
Selon les estimations de la Deutsche Postbank, l'épargne financière des Allemands a gonflé d’environ 240 milliards d’euros l’an dernier, ce qui représente une augmentation de 5,4 %, pour atteindre 4.670 milliards d’euros. Par ménage, cela représente 115.900 euros contre 110.600 euros pour 20088.Toutefois, comme les engagements n’ont progressé que marginalement, à 38.200 euros contre 38.000 euros, l'épargne financière nette est ressortie à 77.900 par ménage, soit à 7,6 % de plus que les 72.400 euros de 2008.Pour 2009, les Allemands ont placé 11,9 % de leur épargne financière brute en parts de fonds d’investissement, 7,8 % en obligations et 3,9 % en actions. Les dépôts auprès des banques et les montants confiés aux assurances ont représenté respectivement 38,4 % et 28,3 % du total.