Malgré le rebond des marchés en 2009 qui a permis aux actifs gérés de croître de 12 % (12% en Europe, 11 % aux Etats-Unis ou 25 % en Asie) pour atteindre 52 600 milliards de dollars, les gestionnaires d’actifs vont devoir lutter durement pour réussir dans l'ère de l’après-crise. Telles sont les conclusions du dernier rapport (*) du Boston Consulting Group (BCG). Ce dernier note que la transformation du secteur liée aux exigences croissantes des investisseurs, à leurs nouvelles attentes en termes de produits et de prix vont contraindre les gestionnaires d’actifs à s’améliorer sensiblement. Globalement, la raison de la croissance des actifs gérés est due au rebond des marchés d’actions, avec seulement 1% environ de collecte nette. Résultat, si la valeur des encours sous gestion dans le monde a augmenté entre fin 2008 et fin 2009, les actifs sous gestion moyens et la rentabilité des gestionnaires d’actifs ont quant à eux baissé pour la 2ème année consécutive avec une chute de 4% pour les actifs sous gestion moyens et de 11% pour les revenus nets. En dépit d’une réduction de leurs coûts globaux de 7%, les gestionnaires d’actifs ont enregistré un recul de leurs marges opérationnelles de 19% en 2009.Dans ce cadre, « avec une proportion plus large de produits à faible marge, la pression sur les prix et les augmentations des coûts structurels, il est peu probable que l’on revienne aux niveaux de rentabilité historiques d’avant la crise » prédit Philippe Morel, directeur associé senior au BCG et responsable du centre d’expertise gestion d’actifs en France. Philippe Morel table cependant sur une année 2010 plus favorable avec, d’après les acteurs interrogés, les marges opérationnelles moyennes qui pourraient rebondir jusqu'à environ 35% des revenus nets contre environ 31% en 2009. En attendant, rappelle l’étude, la transformation du secteur de la gestion d’actifs se reflète dans les tendances suivantes : Des écarts de performance en augmentation et des différences de collecte, revenus et bénéfices entre les gestionnaires d’actifs qui se sont accrues l’an dernier. Les 20% d’acteurs ayant recueilli le plus de nouveaux actifs ont attiré 88% des ventes nettes en 2009 alors qu’ils ne représentaient que 23% d’actifs sous gestion. En parallèle, 37% des gestionnaires d’actifs enregistraient des sorties d’actifs. Des investisseurs de plus en plus exigeants. Ces derniers imposent à leurs gestionnaires d’actifs une amélioration de leur gestion des risques, de leur transparence et de leur niveau de service en général. Des produits en transition. La crise a eu un impact indiscutable sur les produits. Les actifs gérés passivement progressent de façon plus dynamique que ceux gérés activement. Pour autant, la gestion active continuera à dominer le marché pour de nombreuses années encore. Les produits alternatifs recommencent de leur côté à croître depuis le début de 2010. Des marchés émergents toujours plus attrayants. Ils devraient toutefois représenter plus de 25% de la collecte nette mondiale entre 2010 et 2014. Pour les gestionnaires d’actifs, la question se pose de savoir s’ils peuvent se permettre de ne pas être présents à long terme sur des marchés comme l’Inde et la Chine. A titre de conclusion, le Boston Consulting Group considère qu’il est « essentiel que les gestionnaires d’actifs renforcent leurs business models en faisant des choix plus radicaux en matière de produits, de marchés cibles et de distribution. Ils doivent se concentrer également sur ce qu’ils font de mieux, compte tenu de leurs forces et faiblesses spécifiques. Le contrôle des coûts reste également une question critique, vu l’incertitude actuelle du marché, les possibilités de croissance sont multiples pour les établissements capables d'élaborer des stratégies créatives et de repenser leurs modèles économiques. Pour se faire, l’expansion internationale, les nouveaux partenariats et l’amélioration des offres via les fusions-acquisitions peuvent aussi être envisagées. » (*) Sur la base d’une étude comparative menée par le BCG auprès des principaux acteurs en début d’année, le 8ème rapport annuel du BCG Global Asset Management 2010: In Search of Stable Growth, analyse le marché mondial de la gestion d’actifs.
A travers les partenariats publics-privés (PPP), il est désormais plus aisé de trouver des financements pour les grands travaux (TGV, université etc.), rapporte l’Agefi, mais le risque porté par les banques à leur bilan est encore trop important. La création du Fonds commun de titrisation (FCT), qualifié de «service à l'économie» par Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, à l’occasion d’une conférence de presse organisée pour la remise d’un rapport sur le refinancement des PPP, va permettre de transférer au marché le risque de la créance. Le processus est celui de la titrisation qui transformera la dette des PPP en obligations, ajoute le quotidien.
L’Agefi rapporte que l’étude annuelle de McKinsey sur le secteur de la banque privée en Europe met en parallèle pour 2009 une croissance de 10% des encours sous gestion et une contraction de 25% des marges opérationnelles.McKinsey constate que la «refonte» du secteur a bel et bien débuté, sous l’impulsion de «niveaux de rentabilité historiquement faibles» et d’une «collecte nette de capitaux (qui) est dans l’ensemble quasi nulle», relève le quotidien.
Tassement voire inversion de tendance et au final, entre «effet collecte» et effet «marché», une baisse de l’encours de 5 % de la gestion collective française au deuxième trimestre 2010. Dans un communiqué diffusé lundi, tel est le bilan qu’Europerformance a dressé du marché des fonds de droit français qui, avec ses 828,6 milliards d’euros, retrouve son niveau de juin 2009. Elément nouveau : les demandes de rachats ne se sont pas limitées aux fonds de trésorerie mais se sont propagées aux supports de long terme. Sur ces derniers, elles s'élèvent à 4,3 milliards d’euros et mettent fin à quatre trimestres consécutifs de collecte."Aux 5,5 milliards d’euros retirés par les investisseurs en début d’année», précise Europerformance, «s’ajoutent désormais les rachats de -28,2 milliards d’euros de ce trimestre, portant la décollecte sur 12 mois des OPCVM français à 50,8 milliards d’euros». En outre, il convient de noter que l’effet «marché» a également lourdement pesé sur les performances des fonds français et sont responsables d’une perte de 13,9 milliards d’euros sur le trimestre.Dans le détail, Europerformance relève du côté des fonds de trésorerie une décollecte depuis un an du compartiment des fonds de Trésorerie Régulière. En tenant compte des 23,9 milliards d’euros de flux sortants ces trois derniers mois, la décollecte sur 12 mois atteint 77,9 milliards d’euros d’où un encours global de 345,5 milliards d’euros - soit le niveau de juin 2008. Les catégories de Trésorerie Dynamique et Dynamique + ne font pas tache sur ce deuxième trimestre, pénalisées à la fois par des retraits de 2,8 milliards d’euros et des performances fortement affectées par l’agitation du marché obligataire de ces dernières semaines. A ce titre, note Europerformance, les rendements délivrés par les indices EuroPerformance des catégories TD et TD+ s’affichent sur le trimestre en dessous de l’EONIA de respectivement 5 et 49 points de base. L’encours de ces fonds atteint désormais 19,9 milliards d’euros, soit un recul de 9% par rapport au 1er trimestre.Pour les fonds obligataires, les incertitudes pesant sur l’endettement des Etats européens ont également eu raison des flux d’investissement qui alimentaient de manière continue les fonds d’obligations depuis plusieurs mois. Les flux nets sont passés d’une collecte trimestrielle moyenne de 2,7 milliards d’euros, depuis le 2ème trimestre 2009, à des rachats de 377 millions d’euros pour ce trimestre écoulé. Sur la zone euro, ce sont les catégories «court terme» (-454 millions) et inflation (-592 millions) qui ont été les plus affectées. Cela posé, à 76,5 milliards d’euros, l’encours demeure sensiblement égal à son niveau du 1er trimestre.Sur les fonds actions, l’effet marché négatif de 11,2 milliards d’euros a effacé les gains réalisés au 1er trimestre. Et les demandes de rachats de 3 milliards d’euros enregistrées lors du trimestre ont réduit à néant la collecte du début d’année. On notera que les compartiments Actions Internationales (+375 millions d’euros) et Actions Amérique (+358 millions) font figure d’exception. «En rassemblant 183 milliards d’euros, l’encours des fonds Actions recule de 7,5% sur le trimestre, mais sa variation reste positive sur un an (+22%)», constate l'étude d’Europerformance. En revanche, la demande des fonds Diversifiés Euro et Internationaux est restée dans le vert en rassemblant 4,1 milliards d’euros au cours de ce trimestre. Cependant, ce sont exclusivement les fonds d’allocation mixte qui en profitent (+ 3,8 milliards d’euros sur le trimestre) avec la gestion flexible dont la collecte a atteint 257 millions d’euros, et celle des fonds à dominante taux a rassemblé 239 millions. Compte tenu de leur nature, les fonds d’obligations convertibles ont également souffert ces derniers mois. L’effet marché est responsable d’une perte de 704 millions d’euros, à laquelle il faut ajouter des rachats d’un montant de 376 millions d’euro. Sur la période considérée, l’encours a affiché une sensible réduction de 8,5% par rapport au 1er trimestre, à 12 milliards d’euros.Les demandes de rachats n’ont pas plus épargné la catégorie «Absolute Return» qui compte 777 millions d’euros de flux sortants au cours du trimestre. En opposition à une collecte trimestrielle moyenne de 1,6 milliard d’euros réalisée depuis un an, ces opérations dessinent un retournement de la tendance acheteuse. En fin de trimestre, le contexte quasi-général de décollecte a également fini par s’étendre à la gestion passive (fonds indiciels et ETFs). Surtout en juin (-1,2 milliard d’euros). A 60,7 milliards d’euros, l’encours de la gestion passive a perdu près de 5% sur ce trimestre et retrouve son niveau de début d’année.Logiquement, ce sont les fonds «actions» qui ont enregistré la décollecte trimestrielle la plus forte (-783 millions) tandis que les fonds d’obligations ont engrangé 635 millions d’euros.Enfin, pour ce qui concerne la gestion alternative, Europerformance constate un nouveau repli de ces fonds. Sur le deuxième trimestre, l’encours a reculé de 5,5% à 7,9 milliards d’euros, et les demandes de rachat ont cumulé 340 millions d’euros. L’intégralité du communiqué de presse est accessible à partir du lien suivant :http://stylerating.nexenservices.com/newsletter/CP_Deuxieme_trimestre2010.pdf
Lundi, Moody’s a annoncé la baisse à Aa2, perspective stable, de la note attribuée à la dette souveraine de l’Irlande. Cette dégradation d’un cran (la note précédente était Aa1) s’explique selon l’agence par la lenteur de la sortie de crise du pays ainsi que par le gonflement du coût occasionné par le sauvetage du secteur bancaire.
Dans une note de marché, Todd Youngberg, responsable des obligations à haut rendement chez Aviva Investors estime que la baisse des prix des obligations à haut rendement offre des opportunités d’achat. «On a constaté un découplage des facteurs macro et microéconomiques dans l’univers du haut rendement et les investisseurs pourraient être bien inspirés de ne pas tenir compte de la volatilité à court terme et de s’intéresser aux fondamentaux des entreprises, explique-t-il. En outre, un volume très faible de dette arrivera à maturité au cours des prochaines années et les taux de défaut devraient continuer à baisser sensiblement. Cela posé, le gérant conseille de rester sélectif pour protéger le capital investi. Dans le détail, au rang des atouts de cette classe d’actifs, Todd Youngberg relève donc des perspectives positives des entreprises qui continuent à allonger la maturité de leur dette en procédant à des émissions sur le marché primaire et/ ou en prolongeant des lignes de crédit bancaires. En outre, les nombreux risques qui pèsent sur les marchés renforcent la volatilité et réduit l’appétit pour le risque des investisseurs ne doivent pas masquer la présence de certains titres qui présentent des opportunités intéressantes. «Vu l’abondance des fonds dont disposent les sociétés de capital-investissement et les entreprises émettrices, l’activité de fusions-acquisitions a sensiblement augmenté», précise le gérant.Enfin, en matière de valorisations, Todd Youngberg pense que les valorisations sont actuellement attractives et que malgré la volatilité persistante, le rendement des obligations à haut rendement devrait dépasser 7,5 % sur les 12 prochains mois.
Selon l’Agefi qui cite les statistiques du Trésor américain, les investisseurs étrangers ont nettement réduit leurs achats de titres à long terme en mai, en modérant notamment leurs acquisitions d’obligations souveraines et d’entreprises. Le montant global des achats nets à long terme est passé de 81,5 milliards de dollars en avril à 35,4 milliards de dollars un mois plus tard.
Jusqu’au 30 septembre, s’inscrire à la rubrique «dating» du site hereisthecity.com est gratuit. La page correspondante de ce site professionnel d’information sur les métiers de la finance, qui comporte aussi des rubriques football et carrières, a été conçue par une ancienne responsable du marketing d’UBS.L’idée de départ de la rubrique dating est que les célibataires accros de la finance, qui travaillent souvent beaucoup plus que la durée légale, n’ont simplement pas le temps matériel de sortir et de se trouver un ou une partenaire en dehors de leur entreprise.
Le gestionnaire américain Pimco (groupe Allianz Global investors) a présenté mardi les indices d’obiligations d’Etat PIMCO Global Advantage Government Bond (GLADI Government) et PIMCO Global Advantage – European Government Bond calculés par Markit. La principale particularité des nouveaux indices tient au fait qu’ils sont pondérés par le PIB et non en fonction de la capitalisation boursière dans lesquels les pays très endettés sont ceux qui sont les plus fortement pondérés.Le GLADI Government couvre la totalité des marchés des obligations d’Etat internationales notées investment-grade tandis que le PIMCO Global Advantage – European Government Bond coiffe les obligations d’Etat émises par les Etats membres de la zone euro.
La robustesse financière du gouvernement portugais étant susceptible de se dégrader sur le moyen terme, pendant au moins deux ou trois ans, Moody’s a décidé d’abaisser de deux crans, à Aa1 la note de la dette souveraine du Portugal. L’agence de notation pense que le ratio dette/PIB et dette/recettes montera à respectivement 90 % et 210 % avant de commencer à se stabiliser. On ne sait pas encore avec précision comment les réformes engagées pourront générer une croissance suffisante pour atteindre un point d’inflexion dans la détérioration des paramètres de la dette, ajoute Moody’s.Dans le sillage de cette décision, l’agence de notation a annoncé la révision à la baisse des notes de huit banques portugaises.
Selon le New York Times, les minutes de la réunion des 22 et 23 juin du comité fédéral de l’open market (FOMC) évoquent la menace de déflation aux Etats-Unis pour la première fois depuis un an. Il semble toutefois que les responsables de la Fed ne soient pas unanimes sur la réalité de cette menace, certains évoquant explicitement ce risque mais d’autres estimant que le reflux de l’inflation ne devrait pas s’accentuer en raison de la politique monétaire très accommandante.
Selon la première livraison du sondage trimestriel Senior Credit Officer Opinion Survey de la Fed, les hedge funds et les fonds de private equity obtiennent à présent des conditions de crédit plus avantageuses tandis que les grandes banques ont assoupli leurs normes d’attribution de concours financiers ces derniers mois, rapporte le Wall Street Journal.
Dans le cadre d’un accord de coopération signé mercredi avec la Bourse de Bombay, Eurex compte admettre à la négociation à compter du 4 octobre des contrats d’options et de futures sur l’indice indien des grandes capitalisations Sensex. Les contrats seront libellés en dollars et liquidés en numéraire.D’ici à fin 2011, il y aura deux types de teneur de marché. L’un assurera la liquidité durant le chevauchement des horaires de transactions entre l’Inde et l’Europe, l’autre pour les horaires boursiers européens.
Selon une étude réalisée auprès de 1.000 ménages allemands en avril 2010 par Union Investment (banques populaires), 59 % du panel ont indiqué que la crise financière a sensiblement augmenté leur besoin de sécurité en matière de placement, 41 % jugeant que leur goût pour la sécurité n’a pas été modifié.Pour 92 % des personnes interrogés, la sécurité d’un investissement se caractérise avant tout par la préservation du capital. Lorsqu’on leur montre qu’il existe des formules de placement plus rémunératrices que le compte à vue, la proportion de ceux qui désirent avant tout récupérer la mise de départ tombe à un peu plus d’un tiers, tandis que 43 % se prononcent pour la préservation de la mise de départ seulement au terme de l’investissement.Union Investment a aussi constaté que 72 % des ménages interrogés assimilent la sécurité d’un placement avec l’absence ou un minimum de fluctuations, les plus jeunes (18-40 ans) étant 31 % à accepter la possibilité de fluctuations tandis que les plus âgés (plus de 56 ans) sont seulement 26 % à les tolérer.Klaus Riester, directeur de la distribution d’Union Investment, souligne que ces réponse sont un défi pour les gestionnaires d’actifs qui doivent développer des produits générant une performance élevée tout en limitant les fluctuations à un minimum compatible avec les attentes de l’investisseur.On note enfin que, pour 53 % des ménages, la sécurité d’un placement est assurée à partir du moment où ce placement est confié à un professionnel.
L’un des plus gros courtiers russes, Otkritie, a annoncé le lancement d’une nouvelle plate-forme de négociation qui permettra aux investisseurs étrangers de réaliser des transactions sur le marché russe en roubles Micex (réputé plus liquide que le RTS) sans avoir à effectuer de dépôt préalable de numéraire et ou titres, rapporte le Financial Times. Otkritie fournira l’accès direct au marché (DMA) pendant que les ordres seront réglés sur un compte de conservation tiers auprès du courtier néerlandais ING. Le Micex fonctionne en T+0 alors que le RTS opère en T+3.Cependant, Elena Suslova, gérante de portefeuille chez Wermuth Asset Management, rapporte que son fonds offshore ne recourt pas au système DMA entre autres parce que cela l’obligerait à payer des impôts supplémentaires en Russie sur les bénéfices tirés de l’utilisation de ce système.
Malgré de nombreux reports, l’activité au niveau mondial en matière d’introduction en bourse s’est révélée soutenue au deuxième trimestre, selon l'étude publiée par Ernst & Young. Au total, 301 sociétés ont franchi le pas de la cotation pour récolter 46,1 milliards de dollars, contre 290 opérations pour 52,6 milliards levés au premier trimestre. Le continent asiatique a fait office de locomotive, accaparant 65% des levées de capitaux au niveau mondial avec 159 opérations. Pour autant, l'étude souligne une remontée des opérations en Europe et aux Etats-Unis, ajoute le quotidien.
Mardi, dans le cadre de Paris Europlace, NYSE Euronext et Microfis ont annoncé leur intention de créer au quatrième trimestre 2010 un marché organisé pour la cotation et la négociation d’obligations ayant comme sous-jacents des créances sur des institutions de microfinance internationales ou sur des entités solidaires, au sens de la loi LME.Ce sera une première mondiale, une création ex nihilo qui bénéficiera de la caution morale et de toute la logistique de NYSE Euronext, «avec la même rigueur, les mêmes infrastructures, les mêmes normes, les mêmes règles de cotation, le même processus de compensation que les marchés principaux», a souligné Dominique Cerutti, directeur général adjoint de l’entreprise de marché. Le manager a souligné que les titres traités (avec le soutien de «listing sponsors») seront des obligations de droit français avec initialement un fixage hebdomadaire ; le nouveau segment sera réservé aux professionnels. A noter que le projet a obtenu le label du pôle Finance Innovation de Paris Europlace.Cette initiative doit permettre aux investisseurs institutionnels et aux gestionnaires d’actifs de s’intéresser à un secteur dont l’abord leur était interdit jusqu'à présent de par la réglementation ou leurs statuts.Cyrille Parant, président de Microfis, a expliqué la structure qu’il dirige est une plate-forme de marché. Les émetteurs solidaires français, les obligations seront directement émises par les bénéficiaires tandis que les institutions de microfinance étrangères émettront des effet de commerce qui seront acquis par Tikehau Investment Management (TIM) et logés chacun dans un compartiment ad hoc d’un fonds commun de titrisation (FCT).Stéphane Remus Borel, co-fondateur de Microfis, a rappelé qu’il existait fin 2009 environ 1 milliard d’euros d’encours dans les fonds d'épargne salariale solidaires, mais que seulement 5 % de ce montant étaient effectivement investis.
La Tribune qui cite la 12e étude mondiale sur la gestion d’actifs du cabinet McKinsey publiée ce mardi 6 juillet rapporte que malgré une hausse des encours mondiaux de 14% à 29.000 milliards de dollars, grâce notamment à un effet marché positif, les revenus et les profits de l’industrie de la gestion d’actifs ont encore baissé en 2009. En Europe, les revenus et profits ont respectivement reculé de 6,25% et 13,3%, et de 13,3% et 38,9% aux États-Unis. Pour 2010, l’industrie devrait renouer avec la hausse moyenne des encours et donc des profits et des revenus. En Europe, elle devrait être respectivement de +9% et +24%, et de +13% et +27% aux États-Unis.
L’Agefi rapporte que selon Paris-Europlace, le potentiel d’investissement de la finance islamique aux critères exclusifs en fonction des préceptes de la charia atteindrait 120 milliards d’euros pour l’Hexagone. 70% concerneraient la banque de financement et d’investissement, 25% seraient dirigés vers l’immobilier. Dans ce cadre, le cabinet d’avocats d’affaires international Norton Rose et le spécialiste de la gestion d’actifs immobilier, DTZ AM se sont alliés pour comprendre les blocages qui font toujours rempart à la finance islamique en France. Il est question d’éviter les surcoûts et les frottements fiscaux subis par les investisseurs islamiques. Au delà du volet juridique et fiscal, le livre blanc propose d’appliquer à la finance islamique ce que fait Novethic sur la promotion et la labellisation de l’ISR. Des discussions avec cette filiale de la Caisse des dêpots seraient en cours.
Russell Investments a bouclé la révision annuelle de la composition du Russell Global Index et ajouté à cette occasion 1.190 titres au banchmark actions. Avec 10.590 titres émanant de 61 pays, le Russell Global Index affiche désormais une capitalisation de 40.800 milliards de dollars en juin 2010, en progression de 17% par rapport à juin 2009 (34.800 milliards de dollars).