Bolsas y Mercados Españoles (BME) a annoncé jeudi que, par l’intermédiaire du marché des obligations d’entreprises AIAF, il crée une plate-forme électronique pour permettre aux particuliers d’opérer des transactions sur les obligations. Ce Sistema Electrónico de Negociación de Deuda ou SEND démarrera le 10 mai.Les transactions, compensées et réglées au travers d’Iberclear, pourront s’effectuer en continu de 8h30 à 16h30.
La Grèce continue de prendre des coups sur le marché et de nombreux politiques européens s’empressent d’accuser traders et spéculateurs. Mais ils ont tort dans une large mesure. Selon le Wall Street Journal, la plupart des paris à la baisse ne viennent pas de hedge funds, mais de sociétés de gestion traditionnelles, de banques et de trésoriers d’entreprises, qui ne recherchent pas un gain rapide, mais plutôt à se protéger. Par exemple, Coca-Cola et Dole Food ont misé sur un affaiblissement de l’euro ces derniers mois et les sociétés de gestion ont vendu des obligations grecques.
Selon des données de l’agence de notations Moody’s, le taux de défaut sur douze mois des émetteurs de «junk bonds» (ou obligations pourries) serait tombé de 13% fin 2009 à 9,9% au premier trimestre 2010.
Selon Les Echos, la plate-forme électronique Xetra, hébergée par Deutsche Börse, revendique aujourd’hui le premier rang européen sur le segment des fonds indiciels cotés, avec 41% de part de marché en 2009, loin devant Euronext et Londres. Et le moment n’est plus très loin où le nombre d’ETF cotés à Francfort, actuellement de 616, va rejoindre celui des Etats-Unis, à quelque 790. De 0,4 milliard d’euros fin 2000, le volume des actifs gérés au sein des ETF a grimpé à 134,4 milliards à la fin du dernier trimestre, selon des statistiques que Deutsche Börse doit communiquer aujourd’hui.
La Tribune rapporte que le président du Centre Financier International de Dubaï (DIFC) s’est exprimé en faveur d’un rapprochement des trois bourses locales : Abu Dhabi Securities, le Dubaï Financial Market et le Nasdaq Dubaï.
Selon la Tribune, l’organisme néerlandais de compensation EMCF remboursera ses clients d’une partie des frais de règlement-livraison perçus l’an passé. La commission de règlement-livraison par transaction, intégralement reversée aux infrastructures locales, est évaluée en début d’année. Un plus grand nombre de transactions qu’anticipé a permis de réduire la facture globale et unitaire et certains clients recevront jusqu'à 150.000 euros, note le quotidien.
Les initiatives en matière de développement durable peuvent avoir un impact positif sur les résultats financiers et constituer un gage d’avenir pour les actifs immobiliers, selon une enquête de Russell Investments sur la prise en compte, par les gérants de fonds immobiliers de private equity à capital variable, des aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs stratégies d’investissement.Dans son étude, Russell Investments a interviewé quelques-uns des principaux gérants de fonds immobiliers institutionnels, aux Etats-Unis et en Europe. Plusieurs thèmes se sont dégagés :1. La recherche du compromis entre la valeur et les valeursSoucieux de trouver le juste équilibre entre leurs obligations fiduciaires, les objectifs de rentabilité économique et les enjeux du développement durable, les efforts se portent sur le « E » de ESG.2. La pression de la réglementation « verte »Les gérants de fonds pensent que les initiatives en matière de développement durable seront davantage reconnues à l’avenir compte tenu des pressions de la réglementation et du marché. Ils font également état de la prise de conscience des problématiques ESG au niveau organisationnel, et du regain d’intérêt des investisseurs pour la mise en œuvre des critères ESG. 3. L’approche globale des problématiques ESGLes gérants de fonds évaluent les initiatives de développement durable selon une approche globale, en développant des ressources et des compétences internes et externes dans tous les métiers de l’immobilier. «La planification de leurs investissements et l’élaboration des budgets, aux initiatives à coût faible, voire nul et aux projets d’immeubles durables, sont importants pour eux», précise l’étude. Les gérants disent rentrer dans leurs investissements avant même de les céder.4. L’adhésion des partenaires aux initiatives de développement durableL’adhésion des différents partenaires (partenaires internes, partenaires de joint-venture et gérants des biens) aux initiatives de développement durable et le partage d’informations sur celles-ci peuvent constituer un atout concurrentiel, selon les professionnels interrogés. 5. Le rôle des locatairesLes gérants de fonds évoquent le rôle crucial joué par les locataires dans les efforts en matière de développement durable, qu’il s’agisse de la performance des investissements ou de la mise en pratique des initiatives environnementales du propriétaire.6. La prime aux stratégies « vertes »D’une manière générale, les gérants de fonds pensent que les bâtiments à haute performance environnementale ne bénéficient pas aujourd’hui d’une « prime verte » sur le marché mais qu’ils peuvent permettre d’attirer des locataires et de les fidéliser. 7. L'élaboration de cadres / tableaux de bordCertains gérants élaborent leurs propres cadres de mesure des performances, ou tableaux de bord, afin de comparer les performances environnementales des actifs en portefeuille selon les types de biens et dans les différents pays.8. Le positionnement pour l’avenirLes gérants de fonds voient également dans les initiatives de développement durable un moyen de se positionner pour l’avenir. Bien que le marché n’offre pas aujourd’hui de prime pour les bâtiments à haute performance environnementale, tout porte à croire qu’il le fera à l’avenir, note l’étude. Enfin l’enquête amène directement à la question du benchmarking. Pour l’instant, les gérants ne sont pas parvenus à trouver un système de benchmarking des initiatives de développement durable qui soit applicable à tous les pays. A ce titre certains gérants donnent l’exemple en utilisant des méthodes innovantes pour évaluer la performance environnementale de leurs portefeuilles
L’idée d’une Bourse pour les parts de société civile de placement immobilier (SCPI) pourrait devenir réalité en France cette année, rapporte l’Agefi. Les professionnels de la pierre-papier planchent depuis plusieurs mois sur le sujet avec Alternativa, une société qui a déjà lancé dans l’Hexagone un système multilatéral de négociation (SMN) où sont cotées une petite douzaine de PME . Le marché des SCPI affichait 19 milliards d’euros d’encours à fin décembre 2009, selon les statistiques de l’Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF), note le quotidien. Seules les SCPI à capital fixe, qui en représentent environ la moitié, sont concernées par ce projet qui intéresse «surtout les filiales de grands réseaux bancaires, et moins les spécialistes», indique un professionnel cité par l’Agefi.
Dans un entretien aux Echos, Peter Oppenheimer, responsable de la stratégie européenne de Goldman Sachs, estime que le CAC 40 devrait évoluer «globalement en ligne avec le Stoxx 600, soit une progression de plus de 10%». Goldman Sachs n’a pas de prévision spécifique sur le CAC 40 mais prévoit une hausse d’environ 12% du Stoxx 600 d’ici à la fin de l’année. De son point de vue, «l’indice parisien devrait évoluer en ligne avec l’Europe, mais continuer de sous-performer le DAX et le Footsie. Il a un plus faible bêta, c’est-à-dire qu’il est moins sensible à la hausse des Bourses que d’autres indices».
Canny Cap a annoncé le 6 avril la création du premier site d’offres d’emploi spécialisé dans les métiers du private equity et du corporate finance, http://www.emploienfinance.com/.Disponible en français et en anglais (http://www.jobinfinance.net/), ce portail s’ouvre aux principales places européennes, parmi lesquelles Londres, Paris, Munich, Genève, Zurich, afin d’offrir un ciblage de qualité, à la fois aux candidats et aux recruteurs.
Les plates-formes de négociation opaques ne cessent de gagner du terrain en Europe sur le segment des marchés actions, constatent Les Echos. Ce succès controversé repose en partie sur l’essor d’une nouvelle pratique, le trading de haute fréquence, qui contribue à la diminution continue de la taille moyenne des ordres, divisée par deux sur Euronext entre 2002 et 2009 à 11.593 dollars, selon les données de Mondo Visione. D’où la nécessité de plus en plus grande de recourir aux dark pools pour les grosses transactions afin de ne pas perturber les prix.
Face à la faiblesse de la demande en Europe, la Grèce va lancer ce mois ci un emprunt obligataire de plusieurs milliards de dollars aux Etats-Unis, et se vendre pour la première fois comme un marché émergent, rapporte le Financial Times. Le pays recherche 5 à 10 milliards de dollars auprès des investisseurs américains. Athènes cible délibérément les investisseurs spécialistes des marchés émergents.
Le cabinet de conseil indépendant Agritel spécialisé dans la gestion du risque de prix sur les matières premières agricoles, a annoncé, vendredi 2 avril, le lancement d’un indicateur de marché inédit, « Agritel Volatility Index ». «Cet indice synthétise la volatilité implicite (anticipation de la volatilité future) des options, sur les marchés céréaliers et oléagineux Euronex en étant composé des volatilités implicites respectives du blé, du maïs et du colza, pondérées selon les tailles des positions ouvertes», précise le communiqué de l'établissement.L’indicateur se présente comme un nouvel outil de mesure, destiné aux professionnels du secteur agroalimentaire et du secteur financier, pour une meilleure anticipation des variations du prix des options, sur les marchés des matières premières agricoles.
Selon une enquête menée par Harris Interactive, la réputation du monde des affaires n’est «pas bonne» ou «catastrophique» pour 81% des sondés, rapporte L’Agefi. En tête des moins considérées figurent AIG et Citigroup. A l’inverse, en haut du classement figure Berkshire Hathaway, son responsable Warren Buffett étant vu comme un homme qui dirige son entreprise avec efficacité sans pour autant percevoir d'émoluments excessifs.
Les principales institutions de Wall Street ont versé 140 milliards de dollars de rémunérations et avantages, soit le montant le plus élevé de l’histoire, rapporte le Wall Street Journal. Cela représente une hausse par rapport aux 123 milliards de 2008 et aux 137 milliards de 2007. Mais les hauts dirigeants ont vu, dans le même temps, leur rémunération chuter d’environ 30 % sur 2008. Tout le bénéfice a donc été pour les salariés de ces institutions.
Selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (INE), le taux d'épargne des ménages et des institutions sans but lucratif est ressorti pour 2009 à 18,8 % du revenu disponible, le taux le plus élevé depuis le début de la série statistique en 2000. Cela représente une hausse de 5,9 points sur 2008. Au quatrième trimestre, le taux d'épargne a même atteint 24,7 %, contre 23,4 % pour la période correspondante de l’année précédente.Les investissements ont en revanche diminué de 26,4 % sur 2008, à 67 milliards d’euros.
L’indice de valeurs durables Natur-Aktien-Index (NAI), qui est composé de 30 valeurs internationales «durables», a enregistré depuis son lancement le premier avril 1997 une performance de 477 %. Sur la période, il a donc battu les indices classiques tels que le Dax ou le Dow Jones, mais aussi le Dow Jones Sustainability Index (DJSI), le Financial-Times-Index (FTSE4Good) ou le Öko-Dax. Actuellement, le NAI est composé des entreprises suivantes : Aixtron, Bio-Treat Technology, Boiron, BWT, Natura Cosmeticos, East Japan Railway Company, Ecolab Energy Conversion Devices (ECD), Gaiam, Höganäs, Insituform, Interface, Kadant, Kurita Water Industries, Mayr-Melnhof, Molina Healthcare, Ormat Technologies, Ricoh, Shimano, Solar Millennium, Solarworld, Starbucks, Steelcase, Steico, Svenska Cellulosa, Tomra Systems, Triodos Groenfonds, United Natural Foods, Vestas Wind et Westpac.
Selon les résultats de l’étude annuelle présentée mardi 30 mars sur l’activité des acteurs français du capital investissement en 2009 menée par l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC) et Grant Thornton, les montants investis en 2009 ont diminué de 59 % par rapport à 2008 avec un total de 4,1 milliards d’euros. La chute des capitaux levés est spectaculaire : malgré un léger rebond au second semestre, elle a baissé de 71 % pour revenir à un montant de 3,7 milliards d’euros. Il s’agit du niveau le plus bas enregistré ces cinq dernières années. Ce fort recul est consécutif au retrait massif des investisseurs institutionnels : banques,compagnies d’assurance et mutuelles qui ont ainsi largement réduit leurs engagements dans les nouveaux véhicules de capital-investissement (passant de 7,1 milliards d’euros en 2008 à 1,4 milliard d’euros en 2009). Dans le détail, les investisseurs institutionnels internationaux n’ont investi que 1 milliard d’euros en2009 (contre 5,1 milliards d’euros en 2008).C’est principalement sur le segment du capital-transmission que s’est concentrée la baisse de la collecte en 2009 (-78,3 %) tandis que la collecte des fonds de capital-risque et de capital-développement s’affiche en hausse de 8,8 %, en adéquation avec les montants investis. Les personnes physiques sont, pour la première fois, les principaux contributeurs au capital investissement hexagonal avec une collecte de 1,1 milliard d’euros via notamment le dispositif FIP/FCPI. L’AFIC a également rappelé la grave menace sur la capacité du secteur à faire face durablement aux besoins de fonds propres des PME et des entreprises innovantes en raison des nouvelles normes prudentielles applicables aux investissements des compagnies d’assurance (Solvency II) et des banques.
Pour les fonds de capital investissement, les family offices (clients fortunés utilisant des services spécialisés de banque privée) apparaissent comme une source de financement intéressante, rapporte l’Agefi qui cite un sondage de Preqin. 69% de ces investisseurs privés envisagent en effet d'établir de nouvelles relations avec des fonds en 2010 selon l'étude qui se base sur un panel de 34 family offices internationaux. Les family offices comptaient en moyenne pour 11% des capitaux investis dans des véhicules bouclés en 2008, contre 13% en 2009. Selon le sondage réalisé par Preqin, 84% des family offices se disent satisfaits des termes et conditions présentés par les fonds. Le principal point mis en avant par les family offices non satisfaits repose sur les commissions de gestion (pour 54% du panel) puis les commissions touchées sur les opérations, le carried interest et le montant requis en termes d’engagement (27% du panel sur chacun de ses trois points). Cela dit, 65% des family offices estiment que leurs placements ont répondu à leurs attentes, note le quotidien.
Selon L’Echo, les émissions d’obligations à haut risque («junk bonds») ont atteint des niveaux record en mars. D’après Bloomberg, les sociétés ont émis pour 38,3 milliards de dollars de junk bonds. Il s’agit du montant le plus élevé depuis le mois de novembre 2006.