La dette publique accumulée par les pays riches s’approche des niveaux atteints en «temps de guerre», a estimé le 12 otobre la directrice générale du FMI Chistine Lagarde, ajoutant que cet «obstacle» ne pourra être surmonté qu’en empruntant «un chemin étroit»."Le plus grand obstacle (à la croissance, ndlr) sera sans doute l’immense héritage légué par la dette publique qui atteint maintenant en moyenne 110% dans les pays développés, quasiment un niveau de temps de guerre», a déclaré Christine Lagarde à Tokyo devant les représentants des 188 Etats-membres du Fonds, réunis en assemblée plénière.Selon les prévisions du FMI publiées cette semaine, la dette publique dans les pays développés devrait dépasser 110% cette année et 113% en 2013. Au Japon, ce ratio devrait s'élever à 236,6% en 2011. D’après Christine Lagarde, s’attaquer à cette dette avec une croissance atone sera «incroyablement difficile» et nécessite de trouver «le bon rythme» de réduction des déficits. «C’est un chemin étroit, probablement un long chemin et pour lequel il n’existe pas de raccourcis», a-t-elle estimé.La patronne du Fonds a par ailleurs de nouveau appelé à réformer un système financier qui «n’est toujours pas plus sûr» qu’au moment de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008, qui a déclenché la crise financière.
L’agence d'évaluation financière américaine Standard and Poor’s a annoncé mercredi avoir abaissé la note de solvabilité de l’Espagne, reléguant ainsi le pays à la limite inférieure des emprunteurs fiables, rapporte L’AFP.
La fortune mondiale est en repli, selon le Global Wealth Report annuel publié par Credit Suisse Research Institute. Entre mi-2011 et mi 2012, elle a baissé de 5,2 % en dollars, soit 49.000 dollars par adulte dans le monde, à 223.000 milliards. C’est en Europe que le recul a été le plus prononcé, avec -13,6 %. Credit Suisse prévoit néanmoins que la fortune mondiale devrait bondir de près de 50% sur les cinq prochaines années, pour atteindre 330.000 milliards de dollars.A mi-2012, le classement des pays les plus riches selon la fortune moyenne par adulte consacre la Suisse, avec une fortune moyenne de 468.186 dollars par personne. Le pays est suivi par l’Australie, la Norvège et le Luxembourg. La France se situe à la sixième place en termes de fortune moyenne, avec 265.463 dollars. La fortune héritée représente vraisemblablement 30% à 50% de la fortune totale des ménages dans les pays de l’OCDE.La population mondiale des «ultra high net worth individuals» (UHNWI), possédant une fortune nette de plus de 50 millions de dollars s’élève à 84.500 personnes. Sur ce total, 29.300 personnes ont une fortune personnelle d’au moins 100 millions de dollars d’actifs et 2.700 disposent d’une fortune dépassant 500 millions de dollars. L’Amérique du Nord domine le classement régional, avec 40.000 résidents UHNW (47%), tandis que l’Europe en compte 22.000 (26%), et l’Asie-Pacifique (hors Chine et Inde) 12.800 (15%). Selon les estimations de Credit Suisse, le nombre de millionnaires dans le monde devrait augmenter d’environ 18 millions de personnes dans les cinq prochaines années, pour atteindre 46 millions en 2017. C’est aux Etats-Unis qu’on trouve actuellement le plus de millionnaires. Ils sont 11,02 millions, contre 9,2 en Europe. En France, le nombre de millionnaires est de 2,28 millions, ce qui est plus qu’au Royaume-Uni (1,5 million) et en Allemagne (1,4 million).
Le taux d’automatisation des ordres reçus par les agents de transfert installés au Luxembourg et en Irlande a progressé à 77% au deuxième trimestre 2012, contre 75,6% au quatrième trimestrs 2011, selon des statistiques communiquées par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama).Dans le détail, le taux d’automatisation a progressé à 73,1% au Luxembourg et à 84,6% en Irlande.Le nombre total d’ordres s’est stabilisé au premier semestre à 11,9 millions, le nombre d’ordres traités manuellement reculant dans le même temps de 7% à 2,8 millions, soit encore une moyenne quotidienne de 25.000 fax.
Un sondage effectué par Greenwich Associates auprès de 232 «head traders» et traders de plusieurs établissements buy-side (sociétés de gestion d’actifs, trésoriers d’entreprises, fonds de pension, fondations, hedge funds, banques et compagnies d’assurances) a montré qu’environ 20 % du panel ont réduit en 2012 le budget qu’ils allouent à leur salle des marchés par rapport à 2011, tandis que 30 % l’ont augmenté.Cependant, Greenwich Associates remarque que 44 % des hedge funds dans l’échantillon ont réduit leurs budgets et que 40 % les ont maintenus inchangés. Ce résultat montre que les hedge funds se montrent nettement plus résolus que les autres investisseurs institutionnels pour réduire la taille et le coût de leurs salles de marchés face à un ralentissement généralisé de l’activité de négoce de valeurs mobilières.
Après Charles Schwab et d’autres promoteurs, le canadien BMO Asset Management (groupe Banque de Montréal) s’est positionné dans la guerre des prix lancée par l’américain Vanguard en réduisant la commission de gestion sur deux de ses ETF : la société a en effet annoncé qu’à compter du 1er novembre elle réduira de 31,8 % à 0,15 % la commission de gestion du BMO S&P 500 Hedged to CAD Index ETF (acronyme: ZUE) et de 28,6 % à 0,20 % celle du BMO Aggregate Bond Index ETF (ZAG).L’encours des 44 ETF de BMO se situe à 7 milliards de dollars.
Selon le dernier bulletin trimestriel de la CNMV, l’encours des fonds de promoteurs étrangers distribués en Espagne a atteint 34,5 milliards d’euros fin juin, soit 8,4 % de plus que fin mars et 15 % de plus qu’au 31 décembre 2011.Les gestionnaires ayant enregistré la plus forte croissance de leurs actifs sous gestion au premier semestre ont été, selon Funds People, Pictet AM (+ 47,9 % à 1,32 milliard d’euros), Morgan Stanley (+ 34,7 % à 1,31 milliard), Axa IM (+ 31,6 % à 882 millions), BlackRock (+ 31,1 % à 4,26 milliards) et M&G Investments (+ 30,4 % à 1,28 milliard).Pour Amundi Iberia, la hausse est ressortie à 15 % en six mois, à 3,15 milliards d’euros tandis que BNP Paribas se contentait d’une progression de 1,3 % à 2,28 milliards d’euros.
Depuis 1996, les hedge funds de grande taille ont en moyenne subi des pertes moins sévères que les petits durant les périodes de performance négative, constate PerTrac dans sa sixième analyse annuelle des tendances des performances des hedge funds selon leur taille et leur âge, «Impact of Size and Age on Hedge Fund Performance: 1996 - 2011". Durant les 41 mois depuis 1996 où les hedge funds de toutes tailles ont accusé des pertes, les grands fonds ont en moyenne perdu moins que les petits dans 61 % des cas.En 2011, les grands hedge funds (plus de 500 millions de dollars d’encours) ont perdu en moyenne 2,63 % contre 2,95 % pour ceux de taille moyenne (100-500 millions de dollars) et 2,78 % pour les petits (moins de 100 millions de dollars).Cela posé, les petits hedge funds ont surperformé les moyens et les grands sur 13 des 16 dernières années.
Le suisse Stoxx Ltd a annoncé le 9 octobre le lancement de la gamme d’indices Stoxx Europe Low Risk Weighted 100 qui sont destinés à répliquer un portefeuille notionnel qui se focaliserait sur les 100 valeurs du Stoxx Europe 600 présentant la volatilité la plus faible sur douze mois. Les composantes sont pondérées en fonction de l’inverse de leur volalitité pour minimiser le risque du nouveau produit : en rétropolant le Stoxx Europe Low Risk 100 au 16 mars 2001, la volatilité annualisée aurait été de 13,28 % alors que celle du Stoxx Europe 600 a été dans le même temps de 21,16 %.Comme il se doit, le nouvel indice est conçu pour servir de sous-jacent tant à des fonds gérés activement qu'à des ETF et autres produits investissables. La repondération aura lieu en février, mai, août et novembre et aucune valeur ne peut représenter plus de 10 % de l’indice.La gamme comprend les fonds mentionnés ci-joint.
D’après le Suisse Alix Capital, les fonds alternatifs coordonnés ont affiché pour septembre une performance moyenne mesurée par l’indice UCITS Alternative Index global de 0,29 % après un gain de 0,18 % en août. Sur les neuf premiers mois de l’année, il ont enregistré une performance de 0,98 %. L’indice des fonds de fonds alternatifs coordonnés a gagné 0,11 % après 0,12 % le mois précédent, mais il accuse une perte de 1,36 % pour les neuf premiers mois de cette année.Sur les onze stratégies mesurées par les sous-indices, quatre sont dans le rouge pour le mois dernier, avec notamment une perte de 2,39 % pour les matières premières et de 0,98 % pour les CTA. La meilleure performance de septembre a été enregistrée par les marches émergents (+ 1,78 %).Pour janvier-septembre, les deux plus fortes pertes ont été subies par les CTA (- 1,85 %) et les matières premières (- 1,74 %), la plus forte hausse étant signée par l’obligataire (fixed income) avec 3,77 %, devant les marches émergents (+ 2,67 %).
Si jamais la guerre des prix sur les ETF initiée aux Etats-Unis par l’abaissement des commissions de gestion chez Vanguard (qui vient en plus de renégocier à la baisse le prix des indices en quittant MSCI) devait franchir l’Atlantique, ce serait à l’initiative de BlackRock, qui se trouve désormais dans une position confortable vis-à-vis de MSCI, estime Detlef Glow, de Lipper, cité par le Handelsblatt. Et si BlackRock obtient que MSCI baisse ses prix, tous les promoteurs européens qui utilisent les indices de ce fournisseur en profiteront.Cependant, il ne faut pas se faire d’illusions: le particulier qui investit dans des ETF en Europe ne peut guère espérer profiter dans un avenir proche de la guerre des prix qui fait rage aux Etats-Unis. Et même si les promoteurs parviennent à obtenir une baisse des tarifs pratiqués par les pourvoyeurs d’indices, l’investisseur retail pourrait parfaitement ne pas en profiter du tout, parce que les promoteurs ne sont pas obligés de répercuter la baisse de leurs coûts.
Pour janvier-août, les sociétés de gestion adhérentes à l’association allemande BVI du secteur ont enregistré des souscriptions nettes de 7,85 milliards d’euros pour leurs fonds de valeurs mobilières. Grâce aux 12,35 milliards d’euros drainés par Pimco, le groupe Allianz Asset Management affiche à lui seul des rentrées nettes de 15,41 milliards.L’autre grand gagnant des deux premiers tiers de l’année est Union Investment (banques populaires), avec des souscriptions nettes de 2,37 milliards d’euros.En revanche, les deux autres acteurs principaux du secteur sont «dans le rouge», avec des remboursements nets de 3,57 milliards d’euros pour Deka (caisses d'épargne) et de 3,82 milliards pour Deutsche Bank.Les ETF sont sinistrés, à part ceux d’ETFlab (groupe Deka), qui enregistrent des rentrées nettes de 427,6 millions d’euros : les trois autres grands promoteurs adhérents du BVI voient sortir plus de 800 millions d’euros chacun : 879,7 millions pour iShares (BlackRock), 807,8 millions pour db x-trackers (Deutsche Bank) et 802,2 millions pour ComStage (Commerzbank).
A fin août, les actifs gérés par les sociétés adhérentes de l’association allemande BVI du secteur ont atteint le nouveaux record de 1.936,98 milliards d’euros, contre 1.926,24 milliards fin juillet et 1.762,21 milliards un an auparavant.Les souscriptions nettes ont représenté 4,39 milliards d’euros en août contre 6,69 milliards le mois précédent, pour atteindre un total de 48,99 milliards d’euros sur les huit premiers mois de l’année contre 13,13 milliards en janvier-août 2011.Cela posé, pour les huit premiers mois de l’année, les fonds d’actions offerts au public ont subi des sorties nettes de 5,9 milliards d’euros pendant que les remboursements nets se situaient à 3,72 milliards pour les fonds garantis et 1,73 milliard pour les fonds monétaires. Les fonds obligataires offerts au public ont bénéficié en revanche de souscriptions nettes de 18,44 milliards d’euros.Les fonds institutionnels ont collecté entre 40.375 millions d’euros contre 20.379 millions pour la période correspondante de l’an dernier. Quant aux mandats gérés hors de fonds, ils ont supporté des remboursements nets de 1,81 milliard pour janvier-août, contre 3,64 milliards sur les huit premiers mois de 2011.
L'étude semestrielle de l’allemand Lupus alpha sur les 233 fonds de performance absolue européens (68,4 milliards d’euros d’encours) fait ressortir que 72,53 % des produits analysés ont effectivement affiché un résultat positif sur les trois ans au 30 juin, avec un gain moyen de 2,04 % annuels.Plus de la moitié des fonds ont aussi affiché un ratio de Sharpe positif, mais la dispersion des performances s’est accrue à + 2,14 %/- 2,74 % contre + 0,53%/- 0,63 % pour les trois ans au 30 juin 2011.La dispersion s’est également accrue en matière de perte maximale (maximum drawdown) avec une fourchette allant de - 0,31 % à - 43,17 %.
Pour septembre, le volume journalier moyen de transactions «on-book» pour les ETF sur les places européennes de NYSE Euronext est ressorti à 241,9 millions d’euros, affichant ainsi un gonflement de 9,74 % sur août.En ce qui concerne les échanges de blocs, ils ont porté le mois dernier sur 739,3 millions d’euros, ce qui représente un bond en avant de 41,8 % par rapport au mois précédent (lire Newsmanagers du 6 septembre). Ils ont ainsi représenté 15,3 % du volume total de transactions sur les marchés européens d’ETF régulés de NYSE Euronext contre 11,8 % pour août.Le spread médian a baissé à 26,8 points de base contre 28,1 % en août.
Interrogé par L’Agefi, Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion à La Banque Postale AM ne craint pas une nouvelle baisse des marchés actions. Les dernières décisions de la BCE et de la Fed sont des tournants qui pousseront les investisseurs à accroître le poids des actions afin de compenser la faiblesse des rendements nominaux et surtout réels des actifs de sécurité. Par ailleurs, note le responsable, la réduction de la prime de risque sur les actions de la zone euro va se poursuivre car les craintes de son démantèlement apparaissent sensiblement plus faibles qu’en 2011. «Nous serons acheteurs si cette correction s’intensifiait», indique Rachid Medjaoui.
A travers l’action de la Banque centrale européenne (BCE) et des fonds de secours européens, le processus de mutualisation de la dette dans la zone euro a déjà démarré. Selon Steven Major, responsable mondial de la recherche sur les taux chez HSBC, cette dette « commune » devrait atteindre pas moins de 1.000 milliards d’euros d’ici à un an, soit le double d’aujourd’hui, rapporte les Echos. D’ici à 2014, le montant avoisinera sans doute de 1.400 à 2.000 milliards, en tenant compte du stock d’emprunts obligataires achetés par la BCE et des prêts octroyés aux pays fragiles de la zone euro par les fonds de secours, dont le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui entrera bientôt en fonction.
Interrogé par L’Agefi, Stéphane Waldisberg, managing director chez Olympia Capital Gestion, indique que même avec une croissance faible, les marchés européens pourraient se redresser. Le responsable se défend d’un excès d’optimisme et fait remarquer que l’hypothèque sur l’euro étant levée, les marchés européens devraient pouvoir revenir à une valorisation plus proche de leur valeur historique. En outre, le rendement des actions a rarement été aussi élevé face à des taux de rendement obligataires négatifs ou proches de zéro.
Le numéro 3 des Cahiers de la gestion publié par l’AFG démontre que «les gestions jouent un rôle primordial dans le financement de l'économie française, détenant: - 45% du stock des certificats de dépôts émis par des banques françaises,- 36% des billets de trésorerie et 25% des obligations émis par des entreprises,- 22% des obligations de l’Etat français».L’étude menée par Carlos Pardo et Thomas Valli, du service Economie/recherche de l’AFG, montre aussi que plus de 85 % des titres de taux dans les portefeuilles sont émis presque à égalité en France et dans la zone euro. Cet ancrage local prouve que les émetteurs français disposent d’une large base d’investisseurs. Parmi ceux-ci les résidents détiennent au global 55% du stock de titres émis en France, dont 58% des titres longs. Les résidents sont pour leur part majoritaires (à 57%) sur le marché des titres monétaires.On constate par ailleurs, sur le portefeuille investi en obligations françaises, une évolution favorable aux titres des entreprises non financières dont la part est passée en dix ans de 15 % à 33 %.
Dans un contexte économique très difficile, bon nombre d’entreprises en Europe pourraient encore devoir passer des dépréciations sur leurs acquisitions passées, rapporte Les Echos. Autrement dit, elles vont devoir tirer un trait sur la valeur de sociétés achetées au prix fort dans des périodes plus fastes. « En 2012-2013, on peut s’attendre à de nouvelles dépréciations d'écarts d’acquisition en Europe», estime Marc Hayn, directeur au sein de la banque d’affaires Houlihan Lokey, qui vient de publier une étude sur le sujet. Pour 143 sociétés de l’indice Stoxx 600, les valeurs de marché étaient, en effet, « significativement » inférieures aux valeurs comptables, fin 2011. Alors qu’elles n'étaient que 48 en 2007. Et cela en dépit des forts montants de dépréciations de survaleurs (plus de 76 milliards d’euros pour le Stoxx 600) déjà constatés l’an dernier. Deux secteurs sont en première ligne : les banques et les télécommunications.