A fin septembre, l’encours des hedge funds coordonnés totalisait 134,15 milliards d’euros, soit 4 % de plus que fin juin et 18,5 % de plus que fin décembre, selon les calculs du suisse Alix Capital. Les trois premiers gestionnaires de «single hedge funds» coordonnés ont enregistré des hausses d’encours plus importantes encore, avec 43,6 % pour Standard Life Investment, 29 % pour GAM et 63,9 % pour M&G.Les 20 fonds les plus importants atteignent ensemble 68,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion, soit 51 % du total.Au total, Alix Capital a recensé 17 lancements de hedge funds monostratégie au troisième trimestre, ce qui a porté le total à 791 produits, dont 33 % gérés au Royaume-Uni, 27 % aux Etats-Unis et 20 % en France comme en Allemagne, même si 46,1 % de ces fonds sont domiciliés au Luxembourg.Pour la première fois, Alix Capital a pris en compte les plates-formes de hedge funds coordonnés, dont les encours ont gonflé de 14,3 % depuis le début de l’année, à 9,3 milliards d’euros. Le plus gros acteur dans ce segment est DB Platinum, avec 2,1 milliards d’euros d’encours.Par ailleurs, le rapport souligne que Credit Suisse est le gestionnaire le plus important de fonds de hedge funds coordonnés avec 550 millions d’euros, soit 56 % de plus que fin 2011.
La qualité de crédit des entreprises européennes a continué de se détériorer au troisième trimestre, 26% des entreprises de la région affichant une perspective négative, contre une médiane de 23% pour les cinq dernières années, selon les dernières estimations de Standard & Poor’s.Le taux de défaillance des entreprises sur douze mois glissant devrait s'élever légèrement, pour atteindre 6,3% à fin juin 2013. La détérioration est plus marquée dans les secteurs dont l’activité est mondialisée (technologies, métallurgie/mines). Des secteurs tels que le transport ou le tourisme sont plus exposés aux conditions locales, notamment dans les pays périphériques de la zone euro. Les prochaines mesures d’assouplissement monétaire de la BCE devraient soutenir la liquidité et l’accès au financement des entreprises, notamment dans le cas d’un refinancement sur le marché obligataire.
La CSSF (Commission de surveillance du secteur financier) a évalué le résultat avant provisions du secteur bancaire luxembourgeois à 3.716 millions d’euros pour les trois premiers trimestres de 2012. Soit une baisse de 11,1 % par rapport à la même période de l’exercice 2011.Du côté des revenus, la marge d’intérêts continue à baisser dans un contexte de marges d’intermédiation qui persistent à un niveau très faible. A 4.105 millions d’euros, l’ampleur du recul (-5,5%) par rapport à la même période en 2011 s’explique par l’arrêt des activités au Luxembourg d’une banque allemande dont les résultats d’intermédiation représentaient 3% de la marge d’intérêts de l’exercice 2011, précise le régulateur.S’agissant des revenus de commissions, le climat boursier très incertain se traduit par un fléchissement des revenus liés aux activités de gestion patrimoniale. Ils passent de 2 917 millions d’euros en 2011 à 2.822 millions d’euros (-3,3 %). Dans l’ensemble, les revenus tels que mesurés par le produit bancaire accusent une baisse de 4,9% sur un an, à 7.314 millions d’euros contre 7.691 millions un an auparavant. Compte tenu de la hausse de 2,5% des frais généraux, le résultat avant provisions diminue de 11,1% en comparaison annuelle, conclut le communiqué de la CSSF.
Sur les treize stratégies de hedge funds suivies par l’Edhec-Risk Institute, seules le CTA global et les ventes à découvert ont accusé des pertes en septembre, avec respectivement - 1,05 % et - 3,86 %. Les deux meilleures performances ont été enregistrées par les distressed securities (1,71 %) et les marchés émergents (2,76 %).Depuis le début de l’année, la dispersion est élevée, entre la perte de 14,7 % subie par les ventes à découvert et le gain de 8,5 % qu’affichent les distressed securities.
Le « carry trade » perd de son attrait, rapporte Les Echos. Compte tenu de la faiblesse des taux d’intérêt et des réactions des marchés des changes plus sensibles aux conséquences bien plus ambiguës des différents programmes d’assouplissement quantitatifs. La perspective de maintien de taux bas dans la zone euro a fait de la monnaie unique une des devises d’emprunt de choix du «carry trade» avec le yen ou le franc suisse. Cependant, on peut encore gagner de l’argent, mais au prix de davantage de volatilité et risques, car les devises d’investissement du «carry trade» sont globalement surévaluées, relève un spécialiste interrogé par le quotidien. Pour diminuer ces risques et les diversifier, les opérateurs ont recours à des paniers « carry trade » comportant plusieurs monnaies.
L’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) a présenté hier son Livre Blanc intitulé « 10 idées pour le logement ». Ce document de réflexion et de propositions s’appuie sur l’expérience acquise par les professionnels de l’épargne immobilière intermédiée (SCPI, OPCI). Dans ses réflexions, l’Aspim souligne la nécessité de dynamiser le rendement de l’épargnant de manière à drainer l’épargne des ménages vers les logements intermédiaires. Parmi les mesures recensées, l’Aspim évoque la mise en place de produits dissociés permettant notamment d’attirer l’investissement socialement responsable aujourd’hui largement étranger au secteur du logement. Il est ainsi question de promouvoir les fonds ISR permettant la mise en place d’une garantie à moyen terme de l'épargnant (quinze ans au moins) avec en contrepartie un partage de plus-value à la revente du bien immobilier au bénéfice de l’investisseur ISR. En outre, l’Aspim propose de promouvoir les fonds d'épargne salariale vers les supports logement des fonds d'épargne salariale avec un passage de 10 % à 30 % du plafond d’investissement en logements. L’association milite également, tant pour les OPCVM ISR que pour les régimes de capitalisation publics ou les régimes de retraite privés revendiquant une orientation ISR, que soient définies des lignes directrices pour la mobilisation des fonds au service du logement (politique d’investissement à moyen terme, rendement visé, résultats obtenus, …) L’Aspim appelle aussi à dynamiser la capacité des investisseurs de long terme à intervenir en complémentarité de l'épargne intermédiée avec la mise en place d’une politique d’investissement (acquisition, en nue-propriété, création d’un OPCI dédié, fonctionnement en club deal,…) Les réflexions de l’Aspim n’écartent pas non plus la dimension fiscale «sans considérer pour autant que la fiscalité doive être la pierre angulaire du développement de l’épargne immobilière intermédiée en matière de logements intermédiaires. La réflexion fiscale devra être approfondie pour définir les déterminants d’une épargne immobilière significative à la hauteur des besoins dans les zones tendues», relève l'étude.
La plupart des grandes entreprises européennes cotées ont compris qu’elles prennent des risques à ne pas communiquer sur au moins leur volonté de respecter la biodiversité : 74% d’entre elles font référence dans leur documentation publique à la protection de la diversité, montre une nouvelle étude réalisée par Vigeo et Humanité et Biodiversité.Cela posé, les niveaux d’engagement sont limités et hétérogènes : sur les neuf secteurs évalués, c’est celui des matériaux de construction qui affichent le niveau le plus avancé bien que restant à un niveau moyen.Seule une minorité d’entreprises s’engage de façon pertinente en faveur de la réduction de leurs impacts sur la biodiversité. La plupart concentrent leurs efforts sur certaines des pressions causées par leurs activités sur les écosystèmes. Les impacts liés aux activités controversées de certains secteurs ne sont que peu évoqués (OGM, biocarburants...). L’influence des parties prenantes est déterminante sur les comportements des entreprises en matière de protection de la biodiversité : ainsi on observe que plus les entreprises sont sujettes à des allégations et plus leur niveau d’engagement s'élève en faveur de l’amélioration de leurs efforts de préservation des écosystèmes.
Moody’s a maintenu, mardi soir, la note du pays à Baa3 avec une perspective négative, rapporte L’Agefi. L’Espagne s'évite donc pour le moment une plongée dans la catégorie spéculative qui aurait pu sortir le pays de certains indices obligataires excluant les titres «junk». Or, les fonds indexés sur le World Government Bond Index (WGBI), par exemple, détiendraient entre 45 et 65 milliards d’euros de Bonos. Les investisseurs pouvaient craindre qu’un certain nombre de ces signatures ne suivent l’Etat en catégorie spéculative. Ce qui aurait des répercussions majeures sur le marché européen du high yield, note le quotidien.
L’activité essentielle des traders haute fréquence (THF) n’est pas de nature spéculative, mais de fournir de la liquidité aux investisseurs. C’est ce qui ressort d’une étude récente citée par Les Echos («The Diversity of High Frequency Traders», Hagströmer, Norden), qui porte sur les grandes valeurs cotées sur le marché Nasdaq OMX à Stockholm. «Entre août 2011 et février 2012, la tenue de marché a représenté entre les deux tiers et les trois quarts de l’activité et des ordres de tous les THF sur le marché Nasdaq OMX, loin devant la spéculation informatisée ultrarapide, dont le poids est marginal dans les volumes», souligne le quotidien.
«Les sociétés d’assurances achètent des obligations françaises et des parts d’OPCVM», indique sur son site la Banque de France dans son étude sur les placements financiers de ces acteurs au cours du deuxième trimestre 2012. En chiffres, l’institution détaille les comportements des sociétés d’assurance vie et mixte de celles des assurances non vie. Dans le premier cas, avec un encours total de 1 540,7 milliards d’euros, en hausse de 1,2 milliard d’euros, les investissements ont principalement porté sur les obligations (+5,2 milliards de progression d’encours) et en titres d’OPCVM monétaires (+5,2 milliards). «Globalement, les achats portent sur les obligations françaises et les ventes sur celles étrangères», précise l'étude. En revanche, les encours d’actions cotées et de titres d’OPCVM non monétaires ont diminué en raison d’effets de valorisation négatifs.» A 47,8 milliards d’euros, l’encours en actions cotées a baissé de 4,9 milliards. Quant aux titres d’OPCVM non monétaires, avec un encours global de 289,5 milliards, la baisse de l’actif net est de 6,1 milliards.Dans le cas des sociétés d’assurance non vie, l’encours global atteint 182,4 milliards d’euros en baisse de 2,1 milliards d’euros. Dans le détail, l’augmentation des placements en titres obligataires s’est poursuivi (+1,9 milliard d’euros), tandis que la détention de titres d’OPCVM non monétaires a baissé (-1,7 milliard d’euros). L’encours global des actions cotées, de 10,3 milliards a baissé de 1,2 milliard.
Nomura Securities a été condamné à 300 millions de yen, soit 2,9 millions d’euros, par la Japan Securities Dealers Association, l’association de professionnels chargée de l’autorégulation des marchés, rapporte Les Echos. Il s’agit de la plus grosse amende jamais écopée depuis douze ans. Nomura Securities est accusé d’avoir un contrôle interne défaillant alors qu’il vendait des titres pour le compte de ses clients, au cours de l’exercice 2010.
L’agence Standard & Poor’s a annoncé l’abaissement de la note de onze banques espagnoles, dont BBVA, Caixabank, Santander, Banesto, Sabadell, Banco Popular et BFA-Bankia, ce qui est la conséquence de l’abaissement de la note souveraine de l’Espagne, rapporte Cotizalia. La mesure affecte tous les établissements financiers dont la note est supérieure au BBB- du royaume d’Espagne. Cela concerne aussi Santander Consumer et la filiale portugaise du Santander, Santander Totta.
D’après The Times relayé par Investment Week, l’Investor Stewardship Working Party propose que les sociétés cotées notent et classent les gérants de fonds qui ont investi dans leurs titres. Ils seraient notés sur leur compréhension de la société dans laquelle ils investissent, sur leur capacité à poser des questions pertinentes lors des réunions, leur état de préparation adéquat pour les réunions et leur ponctualité lors de ces réunions.Les palmarès des gérants seront ensuite communiqués aux entreprises émettrices ainsi qu’aux investisseurs.
Dans son enquête sur les fusions-acquisitions sur les trois premiers mois de l’année, la structure internationale d’avocats d’affaires Allen & Overy relève que les acquisitions du Japon à l'étranger ont augmenté, au cours des 12 derniers mois, de plus de 20 %, avec 59 opérations contre 49 sur la période précédente. Le pays se rapproche ainsi du deuxième rang parmi les acquéreurs mondiaux d’actifs étrangers et ce, aux dépens du Royaume-Uni dont volume des transactions est passé de 86 au premier trimestre 2001 à 63 un an plus tard (-27 %). Par ailleurs, les acteurs asiatiques affichent une prépondérance dans le classement : presqu’un tiers (30 %) des acquisitions internationales réalisées par les entreprises des dix pays achetant le plus d’actifs au niveau mondial a été réalisé par quatre économies asiatiques : Japon, Chine, Hong Kong et Singapour, indique un communiqué.L’Allemagne est la seule nation européenne qui ait accru son volume d’acquisitions extérieures au cours des 12 derniers mois (de 21 à 27 opérations), ce qui la fait passer du 9e au 6e rang de la liste des 10 premiers acquéreurs mondiaux, indique également l'étude d’ Allen & Overy.Les Etats-Unis restent largement en tête du «top 20", tant en ce qui concerne le volume que la valeur des transactions. Pour autant, entre le premier trimestre 2011 et 2012, le nombre de transactions est revenu de 179 à 158 et leur valeur en dollar de 164,6 millions de dollars à 116,17 millions de dollars. Soit des baisses de 11,8 % et de 29,4 % respectivement.
Sebi, le régulateur du marché boursier indien, a engagé selon Les Echos une série de réflexions avec les intervenants du marché, «qui pourraient se traduire notamment par la mise en place de plages de fluctuation maximales pour les valeurs des indices», précise le quotidien. «Nous travaillons à un dispositif d’annulation de transactions boursières. Cela prendra du temps, nous voulons être très prudents vis-à-vis des structures que nous pourrions proposer», a indiqué Upendra Kumar Sinha, président du Securities and Exchange Board of India, l’autorité de tutelle des marchés. Le 5 octobre, le passage de 59 ordres erronés par le broker indépendant Emkay Global, avait fait brutalement chuter l’indice phare de la place et entraîné la fermeture de la Bourse de Bombay pendant quinze minutes.
Sur la base des données communiquées par 2.999 hedge funds, les actifs totaux du secteur ressortaient fin août à 1.700 milliards de dollars, soit un niveau inférieur de 28,7 % au pic de 2.400 milliards enregistré pour juin 2008. Ils ont également diminué par rapport aux 1.870 milliards de dollars de fin juillet, indiquent BarclayHedge et TrimTabs.Pourtant, les fonds affichent pour août des souscriptions nettes de 5,1 milliards de dollars contre des sorties nettes de 9,2 milliards de dollars en juillet, de sorte que pour les huit premiers mois de l’année, les remboursements nets ressortent à 13,2 milliards de dollars, soit 2 % des encours.De plus, remarque BarclayHedge, la performance moyenne s’est limitée à 4,8 % pour janvier-août alors que l’indice S&P 500 affichait un gain de 10,1 %.
Un porte-parole a annoncé que le gouvernement bolivien a l’intention de lancer un emprunt mondial de 500 millions de dollars et que Bank of America Merrill Lynch ainsi que Goldman Sachs Group ont été sélectionnées pour gérer l’émission, rapporte The Wall Street Journal. Ce sera le premier emprunt international pour la Bolivie depuis près d’un siècle.
A fin septembre, l’encours des fonds espagnols se situait selon VDOS à 127.981 millions d’euros. Il a donc diminué de près de 5 milliards d’euros depuis la fin de 2011, parce que l’effet de marché positif de 3.519 millions depuis le début de l’année a été largement surcompensé par des rachats nets de 8.468 millions, rapporte Funds People.Le classement des grandes maisons demeure inchangé, avec des parts de marché de 17,25 % pour le Santander, de 15,09 % pour le BBVA et de 13,29 % pour La Caixa.
Le conseil d’administration de l’Association of Investment Companies britannique a élu Andrew Bell au poste de président (chairman). Il succédera à Sarah Bates le 24 janvier.Andrew Bell est administrateur de l’AIC depuis 2006 et vice-président depuis 2011. Il est directeur général de Witan Investment Trust depuis début 2010 et administrateur non exécutif de Henderson High Income Trust.L’Association of Investment Companies a été fondée en 1932 pour représenter les intérêts du secteur des trusts.
L’agence de notation financière Fitch Ratings vient de finaliser l’examen d’un groupe des plus grandes banques mondiales et ses perspectives pour le secteur sont stables sauf pour la banque Société Générale, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Ce groupe de 13 institutions a été établi il y a un an par Fitch dans le cadre d’une vaste évaluation des grands groupes financiers mondiaux.Fitch a confirmé les notations existantes de 12 banques -- Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Royal Bank of Scotland, UBS et Société Générale --, explique-t-elle dans un communiqué précisant que la 13e banque, HSBC sera étudiée d’ici deux mois.Les deux institutions bancaires helvétiques, UBS et Credit Suisse, ont conservé leur note de A. BNP Paribas, Deutsche Bank et Société Générale ont également gardé leur A+.Fitch se montre toutefois plus prudent pour Société Générale, lui attribuant une perspective négative sur la dette à long terme reflétant celle de la France. L’abaissement de la perspective implique un potentiel changement de note à moyen terme et reflète l’engagement de l’Etat français dans l’institution bancaire.Plus globalement, pour le secteur, les perspectives de Fitch sont stables, basées sur une amélioration des liquidités, des financements, de la capitalisation. Malgré tout, les banques continuent de faire face à des vents contraires, l’environnement macro-économique constituant toujours un défi de même que des conditions toujours volatiles du marché, particulièrement en Europe.