Le numéro 3 des Cahiers de la gestion publié par l’AFG démontre que «les gestions jouent un rôle primordial dans le financement de l'économie française, détenant: - 45% du stock des certificats de dépôts émis par des banques françaises,- 36% des billets de trésorerie et 25% des obligations émis par des entreprises,- 22% des obligations de l’Etat français».L’étude menée par Carlos Pardo et Thomas Valli, du service Economie/recherche de l’AFG, montre aussi que plus de 85 % des titres de taux dans les portefeuilles sont émis presque à égalité en France et dans la zone euro. Cet ancrage local prouve que les émetteurs français disposent d’une large base d’investisseurs. Parmi ceux-ci les résidents détiennent au global 55% du stock de titres émis en France, dont 58% des titres longs. Les résidents sont pour leur part majoritaires (à 57%) sur le marché des titres monétaires.On constate par ailleurs, sur le portefeuille investi en obligations françaises, une évolution favorable aux titres des entreprises non financières dont la part est passée en dix ans de 15 % à 33 %.
Interrogé par L’Agefi, Stéphane Waldisberg, managing director chez Olympia Capital Gestion, indique que même avec une croissance faible, les marchés européens pourraient se redresser. Le responsable se défend d’un excès d’optimisme et fait remarquer que l’hypothèque sur l’euro étant levée, les marchés européens devraient pouvoir revenir à une valorisation plus proche de leur valeur historique. En outre, le rendement des actions a rarement été aussi élevé face à des taux de rendement obligataires négatifs ou proches de zéro.
A travers l’action de la Banque centrale européenne (BCE) et des fonds de secours européens, le processus de mutualisation de la dette dans la zone euro a déjà démarré. Selon Steven Major, responsable mondial de la recherche sur les taux chez HSBC, cette dette « commune » devrait atteindre pas moins de 1.000 milliards d’euros d’ici à un an, soit le double d’aujourd’hui, rapporte les Echos. D’ici à 2014, le montant avoisinera sans doute de 1.400 à 2.000 milliards, en tenant compte du stock d’emprunts obligataires achetés par la BCE et des prêts octroyés aux pays fragiles de la zone euro par les fonds de secours, dont le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui entrera bientôt en fonction.
Dans un contexte économique très difficile, bon nombre d’entreprises en Europe pourraient encore devoir passer des dépréciations sur leurs acquisitions passées, rapporte Les Echos. Autrement dit, elles vont devoir tirer un trait sur la valeur de sociétés achetées au prix fort dans des périodes plus fastes. « En 2012-2013, on peut s’attendre à de nouvelles dépréciations d'écarts d’acquisition en Europe», estime Marc Hayn, directeur au sein de la banque d’affaires Houlihan Lokey, qui vient de publier une étude sur le sujet. Pour 143 sociétés de l’indice Stoxx 600, les valeurs de marché étaient, en effet, « significativement » inférieures aux valeurs comptables, fin 2011. Alors qu’elles n'étaient que 48 en 2007. Et cela en dépit des forts montants de dépréciations de survaleurs (plus de 76 milliards d’euros pour le Stoxx 600) déjà constatés l’an dernier. Deux secteurs sont en première ligne : les banques et les télécommunications.
Les entreprises Internet continuent de doper la croissance et la création d’emplois dans l’industrie des technologies de l’information, la progression rapide de la demande de services mobiles contribuant à dynamiser les recettes et l’investissement dans la recherche-développement, selon un nouveau rapport de l’OCDE.Selon cette publication intitulée «L'économie internet : perspectives de l’OCDE 2012", l’emploi dans les 250 premières entreprises des TIC, classées d’après leur chiffre d’affaires, a progressé de 4 % en 2010 et de 6 % en 2011. Les embauches ont augmenté le plus rapidement parmi les entreprises Internet, dont l’emploi a crû de 29 % en 2011, essentiellement du fait d’une augmentation de 50 % du nombre de salariés d’Amazon.com et de Google entre 2010 et 2011.
Avec une note de 86,5 sur 100, l'équipementier automobile Valeo a remporté le grand prix de la transparence décerné ce jour par Labrador, rapporte Les Echos. Pour la quatrième édition de ce prix, le spécialiste de l’information réglementée a aussi récompensé PSA Peugeot Citroën qui arrive en tête de liste dans la catégorie des grandes capitalisations, tandis que Saft, le leader mondial des batteries industrielles de haute technologie, gagne le prix de la transparence pour les petites capitalisations. Globalement, la transparence ne s’est améliorée cette année que de manière très modeste. « La marge de progrès est encore très importante puisque la note moyenne de l’ensemble du panel des 170 sociétés est de 52 % sur l'échelle de la transparence », indique Labrador.
L’Association française de la gestion financière (AFG) et le cabinet de conseil en management Kurt Salmon, ont annoncé hier le lancement d’un baromètre semestriel « impact de Solvabilité 2 sur les sociétés de gestion ». L’objectif de l’indicateur consiste à évaluer et suivre l’état de préparation en France des sociétés de gestion à cette nouvelle règlementation, précise un communiqué.Les nouvelles normes européennes de solvabilité pour le secteur de l’assurance, « Solvabilité 2 » prévoient que de nouveaux ratios de solvabilité seront mis enoeuvre sur la base de « stress test » portant sur le bilan des assureurs, tant à l’actif (leurs investissements) qu’au passif (leurs engagements). Les délégataires de la gestion des actifs devront donc être en mesure de répondre aux besoins de leurs clients en la matière.Plutôt rassurantes, les principales conclusions du baromètre mettent en évidence le niveau élevé des répondants, déclarant bien connaître globalement cette réforme (80 %). De fait, la majorité des sociétés de gestion concernées (62%) souhaite proposer des produits et des services spécifiques Solvabilité 2. Plus d’un tiers évoque une opportunité pour se renforcer sur ce segment de clientèle.En termes de contraintes, les sociétés de gestion ne jugent pas les contraintes anticipées comme suffisamment fortes pour les inciter à renoncer à se développer auprès de la clientèle assureur, explique l’AFG et ce d’autant qu’elles répondent d’ores et déjà aux demandes de leurs clients assureurs. Qu’il s’agisse de données d’enrichissement des inventaires comptables des portefeuilles délégués à des fins de reporting règlementaire, ou de calcul des différentes composantes du SCR marché (Solvency Capital Requirement).Plus de 70% des sociétés de gestion anticipent également que les calculs de SCR seront à intégrer dans les reportings soit systématiquement, soit à la demande des clients. De fait, une large majorité de sociétés (79%) se sont déjà dotées d’un outil pour effectuer les calculs de SCR.Il n’en demeure pas moins qu’en ce qui concerne la gestion maintenant, plus de 90% des répondants considèrent que la gestion assurantielle sera impactée par Solvabilité 2 avec l’intégration des contraintes de SCR marché dans la gestion des portefeuilles réalisée soit à la demande du client (88%) ou même systématiquement (12%).En termes d’avancement, c’est un sujet réglementaire qui semble bien pris en main par les sociétés de gestion, qui dans les ¾ des cas jugent que leur projet est bien avancé et en ligne avec leur planning prévisionnel, notamment grâce au décalage du calendrier de mise en place à 2014, et qui pourrait être de nouveau reporté à 2015. Plus concrètement, l’état de préparation des sociétés de gestion est variable selon les chantiers : au plus proche, la mise en place ou le développement d’outils de calcul de SCR devrait être réalisé pour fin 2012 pour 76% des sociétés de gestion ayant répondu. Quant à l’adaptation des reportings clients, il devrait être finalisée à mi 2013 pour 75% d’entre elles. Enfin, toujours selon l’enquête, «l’arrivée de la réforme est perçue comme génératrice de risques, plus particulièrement de surcharge de travail mais aussi de déstabilisation de la production des reportings et également de risques opérationnels pour les plus grosses sociétés de gestion interrogées."(*) L’enquête qui figure en pièce jointe a été réalisée auprès d’un panel de 53 sociétés de gestion ayant une exposition significative aux investisseurs institutionnels assujettis à Solvabilité 2. Les 32 réponses ont été collectées entre les 7 et 21 juillet 2012, sur la base de réponses déclaratives et anonymes.
Selon nos informations, les Presses Universitaires de France devraient publier dans quelques semaines un ouvrage didactique dans leur collection «les Cent Mots» dédié à la gestion d’actifs. Ce document détaillant les principales notions du métier sera cosigné par Carlos Pardo, directeur des études économiques de l’AFG, et Jean-François Boulier, directeur général d’ Aviva Investors Europe.
La Bourse de Nairobi (Nairobi Securities Exchange ou NSE) et FTSE Group ont annoncé le 4 octobre le lancement du FTSE NSE Kenyan Shilling Government Bond Index, un nouvel indice qui doit répliquer l'évolution des principales obligations d’Etat kényanes. Il couvre des obligations à taux fixe, des obligations à taux zéro et des obligations démembrables (strippable) provenant d'émissions dont le volume est égal ou supérieur à 5 milliards de shillings locaux (KES). Des sous-indices seront également calculés pour un certain nombre d'échéances différentes.
La société de gestion SwissLife AM qui concourt au sein des mandats d’amLeague s’est impliquée dans la mise en place de portefeuilles investissables à destination des investisseurs institutionnels et a, pour ce faire, reçu l’agrément de l’Autorité des marchés financiers le 4 juillet, dernier.Le fonds de Swiss Life AM est dédié aux membres du club investisseurs amLeague et se réfère à une stratégie dite SL amLeague actions euro TOP3 construite suivant une approche systématique. Exploitant les données de la plateforme amLeague, elle sélectionne chaque mois trois asset-managers dont la gestion a été retenue et agrégée en fonction des résultats d’un algorithme. Une pondération fixe est attribuée à chacune des trois sociétés retenues : 4/9 pour la mieux considérée, 3/9 pour la suivante et 2/9 pour la dernière.Pour octobre, les trois sociétés retenues sont Allianz GI, Dexia AM et Ecofi Investissements.
Le 3 octobre, Tradeweb Markets LLC a annoncé l’admission à la négociation d’obligations d’Emetteurs de la zone ECEMOA (Europe centrale et de l’Est, Moyen Orient et Afrique) sur sa plate-forme électronique de créances d’entreprises.L’introduction d’obligations de la région ECEMOA répond à une période de forte hausse des volumes de transactions d’obligations d’entreprises européennes sur Tradeweb. En avril-juin 2012, les échanges ont porté sur 22,1 milliards d’euros, ce qui représente une hausse de 17% sur la période correspondante de l’an dernier. Au troisième trimestre, le volume a gonflé de 109 % en glissement annuel, à 27,6 milliards d’euros.Tradeweb indique qu’elle compte poursuivre le développement de sa plate-forme pour répondre à la demande de ses investisseurs institutionnels de disposer d’un éventail plus large d’obligations d’entreprises internationales.
Selon Sebastian Dovey, managing partner de Scorpio, les transactions de fusions-acquisitions dans le monde valorisent désormais en moyenne les sociétés de gestion à environ 2 % de leur encours contre presque le double en 2010, et il faut s’attendre à une baisse en direction de 1,5 % dans les 12 à 24 prochains mois.Le 2012 Wealth Management Deal Tracker de Scorpio Partnership montre que, sur les sept trimestres au 30 septembre, il y a eu 65 opérations de fusions-acquisitions dans la gestion d’actifs mondiale (53 acquisitions, 9 prises de participation et 3 fusions) pour un montant de 9,42 milliards de dollars, les encours qui ont changé de mains représentant 635 milliards de dollars.Durant la période sous revue, les principaux marchés ont été l’Europe continentale, où des actifs de 337,9 milliards de dollars ont changé de gestionnaire, le Royaume-Uni représentant de son côté 80,2 milliards et l’Asie 102,5 milliards. Aux Etats-Unis, les transactions ont porté sur 64,8 milliards de dollars.Les marchés dominés par les vendeurs se situent dans les pays émergents, où l’acquéreur paie en moyenne entre 2,7 % et 3,4 % des encours, tandis que le marché dominé par les acheteurs est clairement le Royaume-Uni, où les actifs gérés se paient seulement 1,1 %.
Le cabinet d’études et de conseil ETFGI créé par Deborah Fuhr a fait ressortir le 3 octobre que le marché mondial des ETF et ETP continue d’être dominé par une sorte d’oligopole constitué d’iShares (BlackRock), SPDR (State Street Global Advisors) et Vanguard, qui contrôlent plus de 60 % des encours, des souscriptions nettes et des volumes de transactions.A fin septembre, la part de marché des trois promoteurs en termes d’actifs gérés représentait ainsi 68,7 %, dont 38,3 points pour iShares, 18 pour SPDR et 12,4 pour Vanguard, le quatrième, db x-trackers n’arrivant que loin derrière, avec 3,4 points.En matière de souscriptions nettes durant les neuf premiers mois de l’année, le trio de tête trustait 65 % du total, dont 26,7 points pour iShares, 22,8 points pour Vanguard et 15,5 % pour SPDR.Quant au volume de transactions, SPDR et iShares affichent des parts de marché respectives de 42,4 % et de 28,3 %, ProShares arrivant troisième avec 4,5 %.ETFGI estime que les souscriptions nettes des ETP mondiaux pour janvier-septembre ont atteint 188 milliards de dollars alors que le BlackRock Investment Institute les évalue à 182,6 milliards (lire Newsmanagers du 3 octobre). Toujours selon ETFGI, l’encours au 30 septembre, avec 1.860 milliards de dollars, a augmenté d’environ 100 milliards en un mois et de 21,7 % ou de 330 milliards depuis le début de l’année.Le cabinet indique qu’à fin septembre il existait 4.690 ETF et ETP émis par 204 promoteurs et cotés 9.626 fois sur 56 Bourses.
Lors de la publication des chiffres de l’activité des acteurs français du capital investissement au premier semestre 2012, l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (Afic) a souligné le niveau très inquiétant des levées de fonds. L'écart entre les capitaux levés et investis, a atteint un niveau catastrophique de 5,7 milliards d’euros au premier semestre. «Les levées de fonds se sont établies à 1,79 milliard d’euros, soit seulement 28% du total de l’année 2011", insiste Louis Godron, président de l’Afic. L’association explique ce niveau très bas par les effets de la crise financière actuelle, l’attentisme général en période électorale, ainsi que par un niveau de collecte ISF largement insuffisante. «A cela s’ajoutent les craintes sur la levée IR à venir», souligne l’Afic. Les banques et compagnies d’assurance, historiquement les plus importantes contributrices au capital investissement, sont à nouveau en repli. En cumulé, elles sont déjà passées de 40 % de la collecte en 2008, à 29 % en 2011 et représentent pour le semestre sous revue un pourcentage plutôt faible des fonds collectés : 13,5 % pour les banques et 6,9 % pour les assurances. La proportion des investisseurs étrangers a aussi brutalement chuté. Alors qu’ils représentaient 52 % des apports en 2011, ils ne totalisent plus que 27 % des fonds collectés sur ce premier semestre. Enfin, les montants investis dans les entreprises ont reculé de 42,5 % entre le 1er semestre 2011 et le 1er semestre 2012 à 2,279 milliards d’euros. Cette chute affecte toutes les lignes de métiers, incluant le capital développement, qui s’était montré assez résistant face aux cycles économiques jusqu'à présent.
Au mois de septembre, la zone euro a donné à la gestion active de quoi s’illustrer. Et de belle manière. Au sein d’un mandat composé de dix-huit sociétés de gestion, pas moins de seize d’entre elles ont battu l’indice de référence, l’Eurostoxx Net Return (+1,20 %). Avec un écart plutôt élevé, Petercam, le premier du classement, enregistrant un gain de plus du double (+2,82 %), devant Federal Finance (+2,48 %). Les deux derniers de l’ensemble – ING IM et Tobam – ont, pour leur part, enregistré des pertes (-0,30 % et -0,24 % respectivement). Une étude des différents indicateurs de chaque portefeuille sur les trois derniers mois met en évidence en haut de tableau une exposition forte au marché – bêta supérieur ou égal à un – mais également un choix de valeurs positifs. C’est notamment le cas de Petercam. En bas de tableau, Tobam a été pénalisée par une exposition au marché réduite et un choix de valeurs négatif. Au sein des deux autres mandats, la gestion active n’a pas démérité non plus. Sur l’Europe, plus de la moitié des portefeuilles ont fait mieux que le Stoxx 600 net return (+0,99 %) sachant qu’en termes de performances, un cinquième des sociétés de gestion ont enregistré une performance deux fois supérieures à l’indice (0,99 %). En tête, CCR AM (+2,77 %) se place devant Mandarine Gestion (+2,05 %), deux sociétés qui se caractérisent par leur forte exposition au marché - le choix de valeurs ayant été de surcroît positif pour CCR AM. En bas de tableau, la gestion quantitative d’Ossiam et celle très diversifiée de Tobam ont peiné. La première affiche un faible gain de 0,17 % tandis que la seconde enregistre une perte de 0,39 %. Leur exposition au marché a été pénalisante, ce qui n’a pas été le cas de leur choix de valeurs.Globalement, le mandat Global Equities a été le plus difficile des trois mandats «full invested» pour la gestion active. Sur le mois de septembre, six sociétés sur treize seulement ont fait mieux que l’indice – Stoxx 1800 net return (+0,70 %) – avec pour l’une d’entre elles seulement – AllianzGI High Alpha Strategy - un gain de plus du double (+1,50 %). En bas de tableau, la gestion systématique est une fois de plus à la peine. Les portefeuilles de Theam et Ossiam sont en perte (-0,23 % et -0,60 %). Cette fois, outre l’exposition au marché, le choix de valeurs n’a pas payé pour Ossiam. A l'évidence, la gestion quantitative marque encore le pas ce mois-ci. Ce qui n’empêche pas des coups d'éclat. Tel est le cas de Theam par exemple, qui, en dépit de conditions de marchés défavorables pour sa gestion, a réalisé le troisième meilleur gain dans le mandat euro (+2,35 %).
Le mois dernier, les ETP (ETF, ETC et ETN) ont enregistré dans le monde des souscriptions nettes de 43,3 milliards de dollars, le montant le plus élevé depuis les 51,3 milliards de décembre 2008. En août, ils avaient drainé 11,6 milliards de dollars, selon les calculs du BlackRock Investment Institute.De ce fait, pour les neuf premiers mois, les ETP ont attiré un montant record de 182,6 milliards de dollars, le précédent record datant de janvier-septembre 2008 avec 164,8 milliards. En d’autres termes, ces produits ont déjà obtenu des rentrées nettes supérieures aux 173,4 milliards enregistrés pour l’ensemble de 2011 (173,4 milliards).Le BlackRock Investment Institute précise que sur les 43,3 milliards de dollars de souscriptions nettes de septembre, 23,4 milliards sont allés à des fonds d’actions américaines. Les ETP sur l’or ont attiré 3,8 milliards de dollars le mois dernier, ce qui porte le total d’août-septembre à un record de 7,4 milliards.A noter aussi que les ETF d’actions émergentes ont drainé 26,9 milliards de dollars pour les neuf premiers mois de l’année, contre 5,8 milliards en janvier-septembre 2011 et 9,7 milliards pour la totalité de 2011.Pour janvier-septembre, les souscriptions nettes pour les ETP obligataires ont représenté 30 % du total, avec 54,1 milliards de dollars contre 35,2 milliards pour les neuf premiers mois de l’an dernier et 49,9 milliards sur l’ensemble de 2011.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a indiqué le 2 octobre qu’elle annoncerait d’ici à la fin du mois si elle décide de maintenir ou d’abaisser la note de solvabilité financière qu’elle attribue à l’Espagne.L’agence a initié le 13 juin l’examen de la note de la dette à long terme de l’Etat fédéral espagnol. Elle avait alors annoncé l’abaissement de cette note de trois crans, à «Baa3». «L’examen de la note de l’Espagne réalisé par Moody’s se poursuit afin d'évaluer un certain nombre d'éléments comme les besoins en capitaux des banques espagnoles, la nature et la taille des mécanismes de soutien, le projet de budget pour 2013 récemment publié, et les conséquences de l’avancement du projet d’union bancaire européenne sur le plan de gestion de la crise de la zone euro», précise l’agence.
L’agence de notation Fitch Ratings a maintenu le secteur de l’assurance vie sous perspective négative, jugeant que «la rentabilité et la solvabilité des assureurs vie restent sous pression», rapporte L’Agefi. Les marges s’affaiblissent sur les contrats en euros, qui représentent près de 86 % des primes. Les acteurs pourraient donc être amenés à baisser les taux servis aux assuré,s mais le bénéfice pourrait être de court terme. En effet, l’attractivité moindre du produit aurait un impact assez fort sur la collecte nette et ce d’autant que les épargnants ne sont pas tentés de se porter sur les unités de compte. Résultat, les assureurs vont devoir agir sur les frais généraux, prédit Fitch car la collecte nette restera négative en 2012-2013.
Le 1er octobre, le suisse Stoxx Ltd a annoncé qu’à compter du 4 octobre le Banco Popular Español sera radié de l’indice Euro Stoxx Select Dvididend 30, suite à l’annonce de cette banque espagnole qu’elle va passer son dividende. A l’ouverture des marchés le 4 octobre, le Popular sera remplacé dans l’indice par le belge Delhaize Group.De ce fait, le rendement du dividende de l’indice Euro Stoxx Select Dividend 30 se trouvera diminué à 5,32 % contre 5,47 %. Au 28 septembre 2012.
En septembre, les entreprises non financières ont émis un montant total de 35,5 milliards d’euros, selon les données de Dealogic, rapporte Les Echos. Elles n’avaient jamais levé autant de dette sur le marché depuis janvier 2009. Les sociétés françaises ont été les plus actives, devant les italiennes, les allemandes et les espagnoles. Le fait marquant de la rentrée tient au retour des sociétés notées en catégorie spéculative, qui ont émis près de 4 milliards d’euros, et des groupes d’Europe du Sud. Ces derniers ont représenté pas moins de 30 % des émissions européennes.