L’Agefi rapporte que la découverte de contrats dérivés «toxiques» au sein de plusieurs entreprises étatiques s’apparente à une épée de Damoclès sur les finances publiques. «Plusieurs de ces contrats ont des caractéristiques problématiques dans la mesure où ce ne sont pas de simples instruments de couverture de risque car ils contiennent des structures hautement spéculatives», a reconnu le ministère des Finances dans un communiqué. Les pertes potentielles atteindraient jusqu'à 3 milliards d’euros. D'éventuelles responsabilités sont recherchées.
Gary Gensler, président de la Commodity Futures Trading Commission, estime dans le Financial Times que l’utilisation du taux Libor est «insoutenable». Il estime qu’il doit être remplacé au plus vite afin de «restaurer l’intégrité des marchés et promouvoir la stabilité financière». Il ajoute cependant qu’il n’est pas envisageable de mettre le Libor à l'écart sans alternative crédible.
Quatorzième de l'édition 2012 de Fund Brand, Bestinver s’est classé dixième du palmarès Fund Brand 2013. C’est la seule maison espagnole parmi les dix maisons préférées des sélectionneurs espagnols de fonds, qui ont maintenu aux trois premières places, dans l’ordre, Carmignac, JPMorgan Asset Management et Fidelity, rapporte Funds People.Pimco fait sa première apparition dans ce classement, à la quatrième place, remplaçant Franklin Templeton, qui se classe cinquième, devant BlackRock, qui rétrograde lui aussi d’une place. En revanche, M&G Investments, septième, gagne six places par rapport au palmarès 2012. Le britannique précède Amundi et Deutsche AWM.Les dix suivants, après Bestinver, sont Swiss & Global AM, Invesco, Schroders, Pictet, BNY Mellon, BNP Paribas IP, Goldman Sachs AM, Robeco, Pioneer et Morgan Stanley.
L’encours des placements financiers des sociétés d’assurance vie et mixtes a augmenté l’an dernier de 11,8% en valeur alors qu’il avait très légèrement diminué, de 0,6%, en 2011, selon des statistiques communiquées par la Banque de France. Au quatrième trimestre, l’encours s'établissait à 1.653,6 milliards d’euros à fin décembre 2012, soit une hausse de 40 milliards d’euros par rapport au 30 septembre 2012.Cette augmentation s’explique en partie par le placement de l’excédent des cotisations d’assurances vie sur les prestations (environ 3 milliards d’euros sur le quatrième trimestre) et par le réinvestissement des revenus encaissés, mais elle résulte principalement de la revalorisation de titres de différentes catégories. L’augmentation la plus importante en montant, soit 25 milliards d’euros, est imputable aux obligations détenues directement, dont l’encours atteint près de 1.109 millirds d’euros. Contrairement au trimestre précédent, la revalorisation est plus forte pour les titres d'émetteurs non résidents (+15,8 milliards d’euros contre +17,4 milliards d’euros au troisième trimestre), que pour les émetteurs résidents (+9,2 milliards contre +28,2 milliards au troisième trimestre). L’encours des titres d’OPCVM non monétaires est également en augmentation (+8,9 milliards d’euros), tandis que celui des OPCVM monétaires diminue assez sensiblement (-3,8 milliards d’euros).
Selon l’enquête annuelle Philinx-IEIF menée au cours du premier trimestre, le marché des OPCI représente 28 milliards d’euros d’actifs bruts à fin 2012, soit une hausse de 22% par rapport à 2011, pourtant une année record. L’enquête souligne que le marché des OPCI reste dominé par les OPCI RFA, «que ce soit en fonds dédiés ou en clubs deals, qui représentent 27 milliards d’euros d’actifs bruts». Ces chiffres sont à rapprocher des actifs bruts détenus par les SIIC à fin 2012, de l’ordre de 85 milliards d’euros, tous deux constituants des véhicules essentiellement institutionnels. En l’espace de cinq ans, les OPCI RFA ont concentré l’essentiel du développement de la détention indirecte en immobilier de la part des investisseurs institutionnels. IEIF souligne que cette forte progression est due au dynamisme de la vingtaine de sociétés de gestion particulièrement actives sur ce véhicule institutionnel réglementé, telles que celles issues de la gestion collectives comme Amundi Immobilier ou La Française REM, les sociétés de gestion liées à des grandes compagnies d’assurance comme Groupe Crédit Agricole, Groupe Allianz, ou des «pure players» comme Viveris REIM. L’enquête souligne également le développement des sociétés de gestion filiales de foncières cotées telles que Foncières des régions ou Icade. L’année 2012 a aussi vu le décollage des OPCI Grand Public, dont la capitalisation a crû de 248 millions d’euros, à 854 millions en fin d’année, tendance soutenue par le lancement de Selectiv’immo d’Axa REIM et d’OPCIMMO d’Amundi Immobilier. IEIF souligne que leur taille reste modeste par rapport aux SCPI dont la capitalisation atteint 27 milliards d’euros à fin 2012 et qui ont collecté 2,50 milliard d’euros en net en 2012.
Après le succès technique de la campagne 2012 qui avait déjà vu la plate-forme Votaccess collecter les intentions de vote de six grandes sociétés, ce sont d’ores et déjà 25 sociétés qui ont adopté pour 2013 la solution Votaccess pour faciliter et développer le vote par internet pendant la période pré-assemblée générale.Il s’agit notamment de : Air Liquide, BNP Paribas, Cap Gemini, Danone, EDF, Foncière des Régions, France Télécom, GDF Suez, Lafarge, Lagardère, L’Oréal, Pernod Ricard, Saint-Gobain, Schneider Electric, Société Générale, Suez Environnement, Total, Vivendi. Pour mémoire, l’Afti a confié à l’éditeur de logiciels SLIB la création et la gestion de la plate-forme Votaccess, qui est opérationnelle depuis fin 2011. Ainsi, pour les sociétés cotées en ayant fait le choix, les actionnaires peuvent, sous certaines conditions, transmettre leurs instructions de vote par voie électronique jusqu’à Votaccess sous forme de données électroniques hautement sécurisées. Après consultation des documents numériques mis à leur disposition au sein de la plate-forme, ils peuvent: voter directement les résolutions proposées en AG, ou désigner un mandataire, ou demander une carte d’admission. Parallèlement, les instructions de vote par correspondance transmises par courrier postal par les actionnaires sont numérisées, dès leur arrivée, chez les teneurs de compte. Puis elles sont enregistrées dans Votaccess, ce qui permet une centralisation largement automatisée. Cette initiative présente donc l’avantage pour les émetteurs de favoriser la participation au vote du plus grand nombre d’actionnaires.
Dans le cadre de son Institut de recherche et pour la troisième année consécutive, MiddleNext a confié à l’Institut Français de Gouvernement des Entreprises (IFGE/EMLYON) l’analyse des entreprises qui se sont référées à son code de gouvernance pour l’exercice 2011.Le rapport donne notamment des détails sur la mise en œuvre concrète des recommandations du code MiddleNext. Parmi les sociétés donnant des informations suffisantes dans leur rapport, on observe en particulier une progression du nombre d’entreprises ayant mis en place un règlement intérieur pour leur conseil (85% en 2011 contre 48% en 2009). On relève également une très nette augmentation du nombre de sociétés ayant mis en place une évaluation des travaux du conseil (62% en 2011 contre 31% en 2010). MiddleNext devrait d’ailleurs publier courant mai un guide d’autoévaluation des conseils afin de les aider dans leur réflexion.«Nous sommes heureux de constater que les valeurs moyennes s’approprient de mieux en mieux le code MiddleNext» souligne Caroline Weber, directrice générale de MiddleNext, «le plus important étant que les explications des entreprises sont de plus en plus pertinentes et précises. Les sociétés s’inscrivent réellement dans une dynamique positive».
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 18 avril la confirmation de la note Aaa attribuée à la dette souveraine allemande, ainsi que sa perspective négative.Dans un communiqué, Moody’s évoque l'économie développée, diversifiée et extrêmement compétitive du pays, de même qu’une politique macro-économique du gouvernement orientée depuis longtemps vers la stabilité.En outre, Berlin a fait de considérables progrès dans la consolidation de ses finances publiques, précise Moody’s.
MTS, la société détenue majoritairement par le London Stock Exchange, a annoncé le lancement de MTS Prime, une plate-forme de dette d’entreprise avec le soutien de Crédit Agricole CIB qui garantira l’anonymat et la bonne exécution des ordres, rapporte L’Agefi. MTS Prime s’inscrit dans la démarche du comité Cassiopée. Initialement spécialisée sur le trading électronique de la dette souveraine, MTS a d’abord développé son offre de crédit. Pour la dette d’entreprise, elle propose désormais aux investisseurs qui le souhaitent de faire passer leurs demandes auprès d’une poignées de banques qui leur donnent des prix (système de request for quote).
En mars, les souscriptions nettes enregistrées par les mutual funds de long terme sont ressorties d’après Morningstar à 44.771 millions de dollars contre 51,9 milliards en février et 87,2 milliards en mars. Pour l’ensemble du premier trimestre, elles ont ainsi totalisé 184.325 millions de dollars, permettant ainsi aux encours d’atteindre 9.817 milliards de dollars.En revanche, les fonds monétaires ont subi des sorties nettes de 54.080 milliards de dollars en mars et de 92.808 milliards pour les trois premiers mois de l’année, pour des actifs gérés à fin mars de 2.391 milliards de dollars.Hors fonds monétaires et fonds de fonds, les plus fortes collectes nettes ont été affichées en mars par Vanguard (8.190 millions de dollars) et Pimco (5.370 millions), loin devant Fidelity (2.936 millions) et T. Rowe Price (2.909 millions). En revanche, American Funds a été la seule des dix premières maisons à enregistrer des sorties nettes, de 2.443 millions.Sur le premier trimestre également, Vanguard et Pimco font la course largement en tête, avec des souscriptions nettes respectives de 33.971 millions et 23.043 millions de dollars, le troisième étant Fidelity avec 8.862 millions.
A propos de la nouvelle classe d’actifs des placements privés, l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2i) a récemment mis en place un groupe de travail, constitué de six membres, afin de collecter les meilleures pratiques en matière de documentation et de due dilligence sur les émissions obligataires par placement privé en Europe ou aux Etats-Unis, indique L’Agefi. Des sociétés de gestion pourraient être intégrées au groupe de travail et le document de travail pourrait être finalisé d’ici à cet automne.
Les mauvais chiffres de l'économie chinoise hier laissent craindre une baisse de la demande de métal jaune, rapporte L’Agefi. Le coup de tabac d’hier est sans doute aussi lié au retrait d’investisseurs qui ont dû couper des positions perdantes et ont pris conscience du changement de cycle pour l’or, note le quotidien. Résultat, le cours de l’once qui avait commencé à chuter significativement en fin de semaine dernière a dévissé depuis lundi de près de 7% à 1.374,62 dollars l’once, soit un plus bas depuis le début de 2011.
Pour les deux premiers mois de l’année, les fonds allemands offerts au public ont drainé 10.966,9 millions d’euros (dont 4.571 millions en février) contre 2.797,1 millions pour la période correspondante de l’an dernier, dont 1.042,8 millions en février 2012, selon les statistiques de l’association allemande BVI des sociétés de gestion. Les fonds institutionnels (Spezialfonds) ont collecté pour leur part 14.511,3 millions d’euros en janvier-février; contre 10.294,2 millions l’an dernier, tandis que les mandats hors fonds enregistraient des rentrées nettes de 3.043,4 millions contre 2.680,4 millions.Durant les deux premiers mois de l’année, seuls les fonds garantis et les fonds monétaires, parmi les produits offerts au public, ont accusé des sorties nettes, de respectivement 740,7 millions et 758,3 millions. Les plus fortes rentréers ont concerné les fonds divserifiés (5.567,7 millions contre 1.158,6 millions), devant les fonds obligataires (2.721,8 millions contre 1.791,8 millions).Allianz Global Investors (AGI) reste en tête des souscriptions nettes pour janvier-février 2013, avec 1.406,3 millions, devant Union Investment (banques populaires) avec 1.150,6 millions et l’ensemble Deutsche Bank (dont DWS et db x-trackers) avec 962 millions. Parmi les grandes maisons, seule Deka est dans le rouge, avec des remboursements nets de 296,9 millions d’euros. Franklin Templeton s’est distingué avec une collecte nette de 513,6 millions d’euros.Aux ETF, db x-trackers a drainé 482,6 millions d’euros et BlackRock (iShares) 406,7 millions, pendant que ComStage (Commerzbank) n’attirait que 6,8 millions.
Au 1er janvier 2013, sur les 8.339 fonds d’investissement provenant de pays de l’UE commercialisés en Allemagne, 67 % étaient domiciliés au Luxembourg et 17 % en Irlande, indique l’association allemande BVI des sociétés de gestion. Les deux autres pays d’origine étaient l’Autriche et la France, avec 5 % chacun.
Selon les estimations de Morningstar, les ETF américains ont collecté en net 16,9 milliards de dollars pour mars, ce qui a porté le total des souscriptions nettes pour le premier trimestre à 53,1 milliards de dollars. Les rentrées nettes ont ainsi dépassé les 50 milliards de dollars pour le quatrième trimestre consécutif.En mars, les plus importantes souscriptions nettes ont concerné les ETF d’actions américaines, avec 11,2 milliards de dollars, ce qui n’a pas porté préjudice aux fonds d’obligations, qui ont collecté 4,8 milliards de dollars. En fait, les sorties se sont concentrées sur les ETF de matières premières et d’actions internationales, avec des remboursements nets de 4,1 milliards de dollars pour les ETF diversifiés spécialistes des marchés émergents.Les plus fortes rentrées nettes ont été affichées en mars par Vanguard (3.837 millions de dollars), iShares (2.835 millions), PowerShares (2.216 millions) et State Street Global Advisors ou SSgA (2.014 millions).Sur le premier trimestre, Vanguard se classe également en tête avec des souscriptions nettes de 19.701 millions, devant iShares (17.592 millions). En revanche, SSgA accuse des sorties nettes de 6.425 millions de dollars.
Les principaux traders en matières premières ont empoché près de 250 milliards de dollars sur les dix dernières années, selon le Financial Times, qui a étudié des milliers de pages de rapports publics ou confidentiels détaillant les comptes des principaux négociants mondiaux dans ce domaine. Cela va renforcer les appels à davantage de transparence de ce secteur.
Selon le dernier bulletin trimestriel de la CNMV, les encours des fonds espagnols avaient diminué au 31 décembre de 6,3 % sur un an, à 124.039,9 millions d’euros contre 132.368,6 millions, avec notamment des rachats nets de 11.495,4 millions d’euros.En revanche, l’encours des fonds étrangers s’est accru de 26,8 % pour atteindre 38 milliards d’euros, tandis que le nombre de ces fonds progressait de 2 % à 754 unités. Les actifs gérés ont certes dépassé les 36,69 milliards de fin 2010 (avant de chuter à 29,97 milliards fin 2011), mais ils restent bien inférieurs aux 44 milliards de fin 2006 et aux 37,09 milliards de fin 2007.
D’une enquête auprès de 11.000 personnes de 11 pays de l’Union Européenne effectuée à l’initiative des sociétés de gestion allemandes, il ressort que 79 % des personnes interrogées considèrent que les fonds d’investissements sont un véhicule adéquat pour une épargne longue, rapporte la Börsen-Zeitung. Mais près des trois quarts du panel sont par ailleurs convaincus que les fonds sont spéculatifs et complexes.
Interviewé dans L’Agefi Hebdo de ce jeudi, dans le cadre d’une enquête sur la banque privée, Daniel Pion, associé chez Deloitte Conseil indique que le vrai défi des banques privées est celui de la relation avec leurs clients, en matière d’écoute et de confiance, afin de bien prendre en compte leurs besoins et les conseiller, note le spécialiste. C’est le cas des banques privées des grands réseaux français dont «les conseillers se raccrochent très vite à une offre de produits standards, exclusivement financiers, et sans réelle personnalisation», ajoute Daniel Pion. A titre d’explication, le responsable relève que la rémunération variable des responsables de compte reste basée sur les commissions versées dans le cadre de la vente de produits, en particulier de « produits maison ». Le conseil donné ne peut donc être indépendant. Le business model de la banque privée doit être revu, insiste Daniel Pion selon qui il faudrait notamment élargir la gamme aux produits non financiers, renforcer la relation client en adoptant une vraie dimension de conseil et modifier le mode de rémunération du conseiller.
L’indice de prix EDHEC IEIF Immobilier d’Entreprise France a progressé de 0,2 % en mars après une hausse de 0,5% en février, indique l’IEIF dans un communiqué. Sur un an, l’indice est quasi stable (-0,1 %).Sur un mois, l’indice de performance globale affiche une hausse de 0,2 % et sur douze mois, de 5,3%. Le rendement du dividende de l’indice sur le quatrième trimestre 2012 est égal à 6 %.