Le terrain réglementaire n’est pas très éloigné mais ce sont avant tout les conditions de marché qui préoccupent le plus aujourd’hui les directeurs des investissements des compagnies d’assurance européennes. Selon une étude publiée mercredi 5 juin par le Boston Consulting Group (BCG) et AXA IM (*) réalisée auprès de 30 compagnies d’assurance européennes représentant plus de 3000 milliards d’euros d’actifs sous gestion, il ressort que près des deux tiers des sondés (68%) ont identifié la faiblesse des taux d’intérêt comme leur principal défi, devant les nouvelles réglementations (58%) et la complexité de la gestion des risques (47%). En revanche, les craintes liées à l’incertitude macro-économique et la volatilité des marchés financiers génèrent moins d’inquiétude. Ils ne sont que 26% et 16% respectivement à citer ces risques comme principal défi, ce qui tendrait à indiquer «que les assureurs sont désormais habitués à cette « nouvelle normalité » des marchés», indique l'étude. Près d’un tiers (30 %) restent toutefois préoccupés par la permanence d’une possible intervention politique sur le plan économique, interprétée comme une entrave à leurs prévisions et à leurs décisions d’investissement.Pour pallier la faiblesse des taux, l'étude révèle dans un deuxième temps que, si ils expriment une vraie volonté d’investir dans des sources de rendement alternatives, le mouvement vers une réelle diversification des portefeuilles d’investissement est resté pour l’heure très limité. En chiffres, les intentions de la plupart des assureurs de consacrer jusqu'à 10% du portefeuille dans des classes d’actifs alternatives, se traduit en fait par une allocation comprise entre 2 et 3%. Pour Laurent Seyer, global head of Multi- Asset Client Solutions chez AXA IM, «la crise financière et les nouvelles réglementations ont incité les assureurs à conserver leur allocation en actifs obligataires». S’orienter vers des actifs alternatifs peut également aider les assureurs à s’assurer des rendements moins volatils que ceux des actifs cotés, note également l'étude. Les assureurs reconnaissent aussi la nécessité de mieux gérer la volatilité de leur bilan en utilisant des stratégies de couverture. Cependant, près de la moitié d’entre eux (45%) n’ont pas recours à ces mécanismes, mentionnant le manque de savoir-faire interne, de ressources et d’infrastructures comme principaux freins. De fait, ils s’interrogent sur la façon dont ils géreront la volatilité de leurs bilans lors de l’introduction des normes IFRS 4 et Solvabilité II au cours des années à venir... Par ailleurs, toujours selon l'étude, moins de 5% des actifs d’assurance européens sont sous-traités à des gestionnaires d’actifs tiers non affiliés, contre 20% des actifs d’assurance américains. Aucun des directeurs interrogés n’a indiqué une raison structurelle à cet «échec de l’externalisation» mais ils citent « la perte de contrôle des portefeuilles d’investissement » et « la moindre transparence et contrôle des risques » comme des obstacles.Toujours selon l’enquête, la gestion actif-passif (ALM ou Asset and Liability Management) joue également un rôle de plus en plus important dans la gouvernance d’entreprise des sociétés d’assurance, sujettes à des pressions plus élevées pour atteindre les objectifs d’investissement. 75% des grands assureurs interrogés ont ou sont en train de passer leur fonction ALM d’un niveau business à un niveau groupe, afin de créer une unité centrale forte qui permet de gérer toutes les lignes d’actif et de passif de l’ensemble de leurs activités. Enfin bien que de nombreux assureurs ne disposent toujours pas d’un processus ALM en place, l'étude démontre que les plus avancés d’entre eux ont investi massivement dans la centralisation et l’optimisation de leur processus ALM ; ils évaluent leurs besoins en matière d’investissement et de couverture afin de gérer activement les risques de taux d’intérêt et d’incompatibilité. «Il sera intéressant à l’avenir de voir si, pour les compagnies d’assurances, une gestion « surperformante » devient une source reconnue d’avantage concurrentiel», conclut l'étude.
Les hedge funds ont un accès bien plus important aux dirigeants des entreprises américaines que les gérants traditionnels, rapporte le Financial Times fund management qui cite des données collectées par Thomson Reuters. Les hedge funds ont ainsi représenté 53 % des entretiens individuels organisés par les 900 entreprises américaines servies par Thomson Reuters en 2011, alors qu’ils ne représentent que 6 % du marché des actions américaines.
Paradoxe. D’un côté, le marché français de la gestion n’a pas fait exception à la règle. D’un autre, il a encore mis en évidence certaines de ses particularités, dans un environnement de plus en plus concurrentiel. Telles pourraient être les conclusions de l’AFG qui publie ce mercredi 5 juin son bilan de l’industrie française de la gestion d’actifs en 2012.Grâce à des «effets marché» largement positifs tant pour les actions que pour les produits de taux, les encours globaux ont progressé de 164 milliards d’euros l’an dernier pour atteindre fin décembre un montant record de 2 932 milliards d’euros - en hausse de 5,9 % par rapport à l’année précédente. Pour les seuls fonds de droit français, la hausse atteint 8,6 % (+119 milliards d’euros), à 1 506 milliards d’euros tandis que pour les actifs gérés sous mandat, la progression est de 3,3 %, à 1 426 milliards d’euros. Il n’en reste pas moins que la collecte sur les OPCVM de droit français manque à l’appel. L’an dernier, les sorties nettes ont atteint 24,1 milliards d’euros (-2,2 % de l’actif net) à rapprocher des 72,4 milliards d’effet marché. Hormis les souscriptions nettes en recul de 17,7 % sur les fonds à formule - qui pâtissent entre autres de la faiblesse des taux - les classes d’actifs risquées ont été les plus touchées. La décollecte sur les fonds actions atteint 24,8 milliards (-10,7 %) et celle sur les fonds alternatifs 2,4 milliards (-15,9 %). «La persistance de l’aversion au risque de la part des investisseurs, l’alourdissement important de la fiscalité de l’épargne des particuliers, l’attrition programmée de réserves de nombreux investisseurs institutionnels et la vive concurrence de l’épargne réglementée et des produits de bilan bancaires», ont pesé confirme l'étude. Comparativement, les classes d’actifs composés de produits de taux se sont nettement mieux comportées. Elles ont ainsi bénéficié à la fois d’un effet marché positif comme les classes d’actifs risquées, mais elles ont également collecté en net. Les fonds monétaires ont aussi retrouvé une collecte nette positive en 2012 (+13,9 milliards d’euros), après trois années de sorties nettes. Les souscriptions nettes représentent 3,7% de l’actif net moyen. Pour leur part, les fonds obligataires ont engrangé 3,4 milliards de souscriptions nettes, soit 1,7 % par rapport à l’actif net. En dépit de ces chiffres en trompe l'œil, où la progression des encours masque des sorties de capitaux, l’industrie française de la gestion d’actifs conserve ses spécificités. Et notamment son dynamisme en matière de créations de sociétés de gestion de portefeuille. Ainsi, fin 2012, l’AFG en recensait 604, à la suite de 34 créations brutes et cinq en net. Certes, ces chiffres restent un cran en deçà de ceux de l’année précédente où 608 sociétés étaient recensées fin décembre 2011 du fait notamment de 39 créations brutes et 16 en net. Il n’en demeure pas moins remarquable alors que le marché a continué en 2012 son mouvement de fusion et consolidation. Dans un autre genre, en matière de produits, le mouvement de rationalisation des gammes s’est également poursuivi. Un mouvement que justifie l’AFG comme «la conséquence de l’entrée en vigueur d’UCITS IV et des efforts d’adaptation de la structure des coûts, de l’offre et des stratégies de gestion aux nouvelles conditions de marché». Résultat, le nombre de FCP a continué de diminuer en 2012. «La baisse est de près de 1 000 unités depuis le point haut de septembre 2008, alors que l’on constate désormais une stabilité du nombre de Sicav», indique l’AFG. Reste le monde concurrentiel de la gestion d’actifs en Europe et la place de l’industrie française. Avec un encours de 8 944 milliards d’euros fin 2012 en progression de 984 milliards d’euros, l’année 2012 peut être considérée comme favorable pour les gestions européennes. L’association se félicite à ce titre que la France reste leader si l’on considère les marchés où la gestion financière des fonds d’investissement est réalisée. Pour autant, la marge et désormais étroite, avec une part de marché de 19,1% suivie par l’Allemagne et le Royaume-Uni, tous les deux avec 19 %. Un an auparavant, la France représentait 20,1 % de l’ensemble, l’Allemagne 19,2 % et le Royaume-Uni, 17,1 %...
BlackRock et le prestataire de services de règlement international d’opérations-titres Euroclear Bank ont annoncé mardi 4 juin des projets de réforme du traitement et du règlement des opérations portant sur des ETF, réalisées dans toute l’Europe en lançant le premier ETF iShares revêtant la forme d’un titre international. «Au terme du programme pilote, qui sera lancé dans les prochains mois, nous émettrons d’autres ETF dans le cadre de cette structure internationale», précise un communiqué.Contrairement au règlement des opérations internationales dont font l’objet d’autres ETF, qui est actuellement effectué par les dépositaires centraux nationaux (DCN), le règlement des transactions portant sur le nouvel ETF d’iShares sera assuré pour la première fois par Euroclear Bank, un dépositaire central international (DCI). De quoi éviter des inéfficiences lorsque les ETF sont négociés dans plusieurs pays. Par ailleurs, l’utilisation d’une seule plateforme européenne de règlement devrait accroître la liquidité des ETF internationaux, faciliter le traitement des opérations réalisées sur ces titres et permettre de réduire fortement les coûts de transaction pour les investisseurs. En simplifiant la structure de l'émission et l’environnement post-trade du marché européen des ETF, les fournisseurs de liquidités pourront répondre plus facilement aux besoins des clients et, à terme, réduire le coût de détention des ETF en diminuant le coût des opérations dont ils font l’objet.
Les commissions collectées par les sociétés de gestion constituent une part grandissante des rendements qu’ils dégagent pour les administrateurs de fonds de pension, rapporte le Financial Times, citant une étude de Lane Clark & Peacock. Les commissions sont en effet restées stables tandis que les rendements ont baissé ces dernières années. Vu que les rendements vont continuer à être plus faibles qu’avant, Mark Nicoll, associé de LCP, estime que les administrateurs doivent réclamer une baisse des coûts. Par ailleurs, l’étude montre qu’il y a une grande différence entre les commissions facturées par les sociétés de gestion. Un fonds de pension avec un mandat actions mondiales haute performance de 100 millions de livres est susceptible de payer entre 598.000 livres et 672.000 livres pour des services de gestion.
Dix sociétés d’investissement et sociétés de gestion représentent 28 % des positions significatives de vente à découvert dans l’Union européenne, selon les statistiques compilées par l’Autorité européenne des marchés financiers et citées par le Financial Times. Sur les quatre mois depuis le 1er novembre, les investisseurs ont fait état de 12.603 positions de short-selling dans 970 groupes. Plus de 80 % étaient basées aux Etats-Unis ou au Royaume-Unis. Les sociétés industrielles sont les plus souvent ciblées, avec 18 % de tous les shorts rapportés.
Un total de 45% des dirigeants d’entreprises d’Europe de l’Ouest souhaitent réduire leurs effectifs, alors que dans l’ensemble du monde 40% des patrons veulent embaucher, selon l'étude mondiale annuelle «Global CEO Survey» publiée le 3 juin par la société de conseil PwC.Au niveau mondial, 23% des dirigeants d’entreprises prévoient des réductions d’effectifs, tandis que 28% prévoient de conserver les effectifs stables, relève cette étude réalisée auprès de 1.300 dirigeants du monde entier."Les PDG de la zone euro tendent à être les plus pessimistes et relativement peu d’entre eux ont des projets d’embauche dans les années à venir, alors que les trois quarts des PDG d’Inde ou du Moyen-Orient disent qu’ils vont augmenter leur personnel au cours de 2013", souligne l'étude.C’est en Inde, devant la Chine, que les recrutements seront les plus nombreux, et ce sont les secteurs de l’ingénierie/construction et de la distribution qui embaucheront le plus.Les dirigeants mondiaux s’accordent cependant à trouver la conjoncture difficile: un dirigeant sur cinq dans le monde seulement considère que la situation économique va s’améliorer au cours de l’année, et 70% sont engagés dans une démarche de réduction de coûts.
La volatilité récente constatée sur certains des principaux marchés obligataires mondiaux pourrait remettre en cause le modèle mathématique de valorisation du «Value at Risk», indique le Financial Times. Une grande banque d’investissement internationale aurait déjà atteint sa limite de risque fixée par le modèle après l’annonce de la politique monétaire expansionniste mise en place par la Banque du Japon.
Au mois de mai, seulement 13 des 46 marchés boursiers internationaux ont enregistré des gains, selon les chiffres communiqués par S&P Dow Jones Indices. La perte agrégée ne s'élève toutefois qu'à 0,45% en raison du poids des Etats-Unis. Si l’on exclut la progression américaine de 2,15% (14,64% depuis le début de l’année), les marchés internationaux afficheraient une baisse de 2,66%.Le marché japonais, qui avait jusqu’ici accompagné le marché américain, a chuté de 6,15% en mai mais marque encore un gain de 13,14% depuis le début de l’année. La France progresse de 0,87% sur le mois et de 7,47% depuis le début de l’année.Les marchés développés hors Etats-Unis accusent un repli de 0,16%, avec 7 marchés en hausse et 19 marchés en baisse. La Grèce arrive en tête du mois sous revue, avec un gain de 3,67%, devant l’Irlande (2,66%) qui affiche toutefois le meilleur résultat des cinq premiers mois de l’année, avec une avance de 14,64%. A l’inverse, l’Australie chute de 12,60% en mai, ce qui la fait plonger dans le rouge sur cinq mois (-2,86%).Six des 20 marchés émergents ont progressé en mai, l’Egypte enregistrant le gain le plus élevé (+4,19%) mais affichant toujours un recul de 10,04% sur cinq mois, tandis que le Pérou accuse la plus forte baisse (-7,61%) sur un mois et sur cinq mois (-0,29%). Parmi les pays BRIC, seule la Chine progresse (+0,48%). Le Brésil perd 7,37%, la Russie, 4,59% et l’Inde 3,46%.
Le supermarché de fonds en ligne italien Fundstore a lancé en partenariat avec Morningstar la plate-forme InvestiMeglio dédiée aux conseillers financiers indépendants, rapporte Bluerating. L’objectif est d’aider les conseillers à gérer de manière globale les exigences des clients, de la définition du profil à la construction de portefeuilles.
Afin de proposer aux investisseurs des profils de risque et de performances comparables à ceux des indices mondiaux d’actions, mais avec une plus forte représentation des entreprises gérées de manière durable, RobecoSAM et S&P Dow Jones Indices ont annoncé le 30 mai le lancement de la gamme Dow Jones Sutainability Diversified Indices, qui comprend initialement huit produits.Les entreprises couvertes par ces nouveaux indices font partie de l’univers des indices mondiaux et régionaux S&P LargeMidCap Index. La sélection des composantes des indices évite une surreprésentation des régions, des catégories de capitalisations ou des secteurs, afin de limiter l'écart de suivi. Elle prend en compte 26 marchés développés et 20 pays émergents en répliquant l’allocation du S&P LargeMidCap Index. La sélection des entreprises en matière de développement durable résulte d’une méthodologie développée exclusivement par RobecoSAM (Corporate Sustainability Assessment ou CSA).La gamme DJSI Diversified Indices se compose des produits suivants : Dow Jones Sustainability World Diversified Index Dow Jones Sustainability World Developed Diversified Index Dow Jones Sustainability Emerging Markets Diversified Index Dow Jones Sustainability Europe Diversified Index Dow Jones Sustainability North America Diversified Index Dow Jones Sustainability Asia Pacific Diversified Dow Jones Sustainability Emerging Markets Plus Diversified Index Dow Jones Sustainability World Developed ex Korea Diversified Index
Le 13ème rapport annuel Global Wealth Report du Boston Consulting Group (BCG) indique que l’an dernier la fortune des particuliers s’est accrue de 7,8 % à 135.500 milliards de dollars, après des augmentations de 3,6 % en 2011 et de 7,3 % en 2010. L’accélération de la hausse s’explique principalement par l’évolution positive du cours des actions au second semestre.Le nombre de ménages millionnaires en dollars a atteint 13,8 millions en fin d’année dernière, soit 0,9 % du nombre total de ménages et la plus forte densité de milliardaires se trouve au Qatar, avec 143 ménages sur 1.000.D’autre part, le BCG souligne que la fortune offshore a augmenté en 2012 de 6,1 % à 8.500 milliards de dollars. Elle devrait augmenter «modestement» pour atteindre 11.200 milliards fin 2017, à cause de l’intense pression qu’exercent les autorités fiscales.Les gestionnaires de fortune seront confrontés à une croissance et à une rentabilité plus faible ces cinq prochaines années et devront prendre des mesures pour y réagir. La croissance se déplace vers les marchés en développement, les clients deviennent plus exigeants, la régulation devient plus sévère, les marges diminue, les affaires deviennent de plus en plus complexes.De ce fait, les gestionnaires de fortune doivent s’implanter sur les marchés à forte croissance et où il existe une proportion importante de clients haut de gamme. Il leur faut offrir des solutions ciblées, industrialiser leurs activités et réduire leurs coûts sur toute la chaîne de valeur.
Dans une interview donné dans l’Agefi Hebdo de ce jeudi, Thibaud Sybillin, chargé de la séléction des sociétés de gestion de l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) explique qu’entre le lancement d’un appel d’offres et la sélection des gérants, il faut, compte tenu des règles de procédures définies dans le Code des marchés publics, environ neuf mois pour procéder à la sélection d’un gérant. «Ainsi», explique-t-il, «nous avons annoncé le 28 mars le nom des sociétés de gestion retenues pour le fonds de fonds multi-actifs, dont l’appel d’offres avait été lancé en juillet 2012". En l’occurence, Amundi gérera ce mandat d’un montant initial de 150 millions d’euros et BNP Paribas AM et Neuflize OBC Investissements en seront les gérants suppléants, indique Thibaud Sybillin.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le 29 mai le lancement d’un nouvel indice basse volatilité, le S&P Nordic Low Volatility Index qui tente de mesurer la performance des 30 titres les moins volatils au sein du S&P Nordic Broad Market Index (BMI).Les pays composant le S&P Nordic BMI sont le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède. Le nouvel indice vient renforcer la gamme des indices basse volatilité qui comprennent notamment le S&P 500 Low Volatility Index et le S&P Europe 350 Low Volatility Index.
Le rythme de placements privés de dette par des émetteurs non notés ou non cotés a sensiblement ralenti, rapporte L’Agefi même s’il devrait s’agir d’une simple pause, selon de nombreux intervenants. Sur ces placements confidentiels par nature, les analystes de la Société Générale recensent six placements privés de loans sur les 44 placements privés réalisés en France au cours des douze derniers mois. Les montants levés, 400 millions, représentent environ 10% du marché des «PP». Un décalage qui s’explique notamment du fait de contraintes réglementaires, le marché du crédit restant soumis au monopole bancaire.
La Bourse de Tokyo a terminé la séance de jeudi sur un nouveau plongeon de 5,15%, le marché japonais se montrant très fébrile depuis une semaine après six mois fastes. L’indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a perdu en clôture 737,43 points à 13.589,03 points.
Initiative France, réseau associatif de financement et d’appui à la création d’entreprises présidé par Louis Schweitzer, a lancé le prêt d’honneur national Initiative remarquable. Alimenté par l’épargne solidaire, ce prêt d’honneur est destiné à renforcer les fonds propres de porteurs de projets remarquables en création, en reprise ou en croissance. «Depuis le 1er janvier 2010, conformément à la loi de modernisation de l'économie (LME), les entreprises sont obligées de proposer aux salariés un fonds commun de placement solidaire au sein du plan d'épargne entreprise. Initiative France, qui est reconnu entreprise solidaire, a choisi d’affecter ces fonds au renforcement du financement d’entreprises remarquables aidées par son réseau. Ces entreprises sont remarquables parce qu’elles réconcilient l’efficacité économique et l’engagement de leurs dirigeants en matière sociétale, environnementale et territoriale», explique un communiqué de presse. D’ores et déjà, trois gestionnaires de fonds d’épargne salariale - Amundi, BNP Asset Management et CM-CIC Asset Management – ainsi que la Caisse des Dépôts «ont fait confiance à Initiative France qui table sur une collecte de 4 millions d’euros, à la fin de 2013", indique Initiative France. Les fonds provenant de cette épargne solidaire alimenteront un prêt d’honneur Initiative remarquable qui bénéficiera donc aux projets remarquables et complétera le prêt d’honneur local. Depuis 1985, Initiative France, premier réseau associatif d’appui et de financement des entreprises, accorde des prêts d’honneur sans intérêts et sans garanties, à des porteurs de projet en création, reprise ou croissance. Ces prêts, accordés par les 231 plateformes du réseau Initiative ont permis en 2012 la création, la reprise ou la croissance de 16 107 entreprises.
L’Association française de la gestion financière (AFG) a souligné le renforcement des relations d’affaires entre la Suisse et la France dans la gestion d’avoirs et de fonds, a déclaré son président Paul-Henri de la Porte du Theil, dans un communiqué paru le 28 mai. Quelque 30 entreprises parisiennes actives dans la gestion d’actifs sont présentes en Suisse et plus de 300 fonds parisiens sont disponibles sur le marché suisse, a-t-il précisé.En 2000, on ne dénombrait que 50 fonds parisiens disponibles en Suisse. Il y a une tendance à la hausse de l’implantation de gestionnaires français en Suisse, rappelle l’AFG. Et ce, depuis l’accord signé entre la Suisse et la France pour la reconnaissance des fonds nationaux. De façon symétrique, la gestion suisse s’est «très bien» développée en France: «un nombre significatif d’entreprises de gestion d’avoirs appartient à des groupes financiers suisses», selon le communiqué.Et l’AFG a également souligné les compétences des gestionnaires français, qui «pourraient bénéficier aux investisseurs suisses», a-t-elle plaidé. Elle a rappelé que les gestionnaires de fonds français gèrent 19% des avoirs en Europe, contre 7,3% pour la Suisse. Et quelque 17% des fonds européens sont domiciliés à Paris.
Selon la Swiss Fund Association (SFA), qui organisait une conférence de presse sur ce thème à Zurich le 28 mai, les ETF «représentent un segment en constante croissance dans les volumes de fonds traités en Suisse». Ils sont certes répandus auprès des investisseurs institutionnels, mais «il faut s’attendre à ce qu’ils trouvent à l’avenir une faveur accrue également de la part des investisseurs privés».Ces produits «conjuguent les avantages des fonds et des actions ordinaires. Les investisseurs privés également en prendront conscience à l’avenir de manière accrue et incluront des ETF dans leurs portefeuilles. A notre avis, de nouveaux canaux de distribution contribueront à leur propagation. Les conseillers financiers européens proposent de plus en plus des modèles de conseil sur base d’honoraires, ce qui profite par tendance avant tout aux produits valant leur prix et performants tels que les ETF. Ce changement a été poussé par la réglementation entre autres en Suisse», a souligné Christian Gast, managing director et responsable de iShares.Actuellement, huit membres de la SFA sont promoteurs d’ETF en Suisse ou membres de la commission d’experts ETF de la SFA. Il s’agit de BlackRock AM Schweiz, Commerzbank, succursale de Zurich, Deutsche Bank, SIX Swiss Exchange, Société Générale, succursale de Zurich, Swiss & Global AM, UBS Global AM et Banque cantonale de Zurich.
State Street s’apprête à publier une un étude le mois prochain portant sur les changements structurels du fonctionnement du secteur de l’assurance liés notamment à un contexte réglementaire en pleine mutation (*). L'étude réalisée auprès de plus de 300 dirigeants de compagnies d’assurance dans le monde en collaboration avec The Economist Intelligence Unit, s’articulera autour de trois thèmes principaux : le risque, la réglementation, et la restructuration de l’offre de produits. D’ores et déjà, indique State Street dans un communiqué, il ressort que «la gestion du risque est une activité cœur de métier pour les compagnies d’assurance, et pour moins d’un tiers des participants, celle-ci ne pose aucune difficulté ; néanmoins, 80 % des participants se disent prêts à augmenter l’allocation consacrée aux stratégies alternatives comme source de rendement complémentaire, ce qui peut aussi engendrer d’autres risques avec lesquels ils sont moins familiers» ;Par ailleurs, côté réglementation, une part prépondérante d’assurances considère ses évolutions comme un défi. Enfin, toujours selon l'étude, 93 % des participants pensent que restructurer l’offre de produits pour distribuer plus rapidement des produits nouveaux et innovants représente également un défi majeur. (*) « Facing the Future: Blueprint for Growth »