Les membres du Panel Agefi ne croient pas que la Banque centrale européenne (BCE) abaissera son taux directeur au cours des six prochains mois, en dépit du risque de déflation dans la zone. Cela étant, l’inflation dans la zone euro pourrait changer la donne. Alors que pour s’assurer de la stabilité des prix, la BCE cherche à maintenir une inflation en dessous mais proche de 2% à moyen terme, l’indicateur est tombé au taux annuel de 0,7% en octobre, selon Eurostat. Pour certains professionnels, une baisse du refi (de 0,50% à 0,25%) devrait être décidée lors de la réunion de décembre prochain, avec les nouvelles prévisions de la banque. Une idée à laquelle s’opposent toutefois d’autres spécialistes, estimant que de nouveaux indicateurs de faiblesse de l’activité économique sont nécessaires pour faire bouger la BCE.
Selon les statistiques de l’association espagnole Inverco des sociétés de gestion, Santander AM a été à nouveau en octobre l’opérateur qui a enregistré les plus fortes souscriptions nettes, avec 813,23 millions d’euros, rapporte Funds People. Ce montant, combiné à l’effet de marché, a permis au gestionnaire afficher au 31 octobre un encours de 23,812 milliards d’euros, confirmant sa position de premier acteur en Espagne.Le deuxième par les souscriptions nettes est InverCaixa Gestión, avec 469,01 millions, ce qui lui permet avec l’effet de marché d’atteindre un encours de 20,75 milliards d’euros, et donc de continuer à se rapprocher de BBVA AM, qui a drainé 350,5 millions d’euros et termine octobre avec des actifs gérés de 20,89 milliards d’euros.
Selon une analyse du BlackRock Institute, les actifs gérés fin septembre par les ETP d’actions sectoriels du monde entier représentaient 262 milliards de dollars, soit 15,4 % de l’encours total des ETP d’actions (1.701 milliards). Comme ces produits sectoriels ont bénéficié d’une grande faveur, ils ont attiré durant les neuf premiers mois de l’année des souscriptions nettes de 37,5 milliards de dollars, soit 22,7 % du total des rentrées nettes des ETP actions (165,4 milliards).Cette proportion atteint 27,3 % (27,5 milliards sur 100,9 milliards de dollars) pour les Etats-Unis, où les ETP sectoriels actions représentent 20,4 % de l’encours total (183 milliards sur 895 milliards).Sur le marché américain, les encours les plus importants, avec 27,9 milliards de dollars chacun, sont ceux des ETP d’actions du secteur financier et des ETP d’actions du domaine immobilier, d’avant les technologiques (21,9 milliards) et la santé (21,8 milliards).BlackRock met aussi en lumière quelques disparités importantes : les ETP d’actions immobilières représentent 17 % de l’encours total des ETP sectoriels américains, mais ce secteur ne pèse que 2,5 % dans le MSCI US, alors que les ETP de technologiques, d’industrielles et de consommation affichent des encours inférieurs à ce qui correspondrait à leur pondération dans l’indice.
La fusion entre Nyse Euronext et IntercontinentalExchange (ICE) ne sera pas bouclée aujourd’hui, contrairement à ce qui était prévu, rapporte Les Echos. Les deux opérateurs boursiers ont annoncé le report sine die de la conclusion de leur fusion, dans l’attente de la décision des autorités de régulation et des ministères européens concernés. Les entreprises de marché précisent toutefois s’attendre à recevoir « dans les prochains jours » les feux verts nécessaires et prévoient alors de conclure leur rapprochement dans un délai de deux jours. L’opération a déjà reçu l’aval de la SEC aux Etats-Unis, de Bruxelles et du Collège des régulateurs européens. En France, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a rendu son avis, mais Bercy se fait attendre.
Le marché de la dette émergente non gouvernementale en monnaies locales représente un encours de plus de 4.000 milliards de dollars, ce qui est supérieur à celui de la dette émergente gouvernementale en monnaies locales. Bank of America Merrill Lynch Global Research a donc mis au point quatre indices pour le premier de ces segments, pour répliquer la performance des titres à taux fixe, annonce un communiqué du 30 octobre.Cette nouvelle gamme comprend:• le BofA Merrill Lynch Broad Local Emerging Markets Non-sovereign Index (code mnémonique : LCCB) qui offre la mesure la plus large des marchés de dette émergente non souvraine en monnaie locale, sur une base capi-pondérée et sans plafonnement des expositions par pays ou émetteur,• le BofA Merrill Lynch Diversified Broad Local Emerging Markets Non-sovereign Index (LCCD), version plus liquide et diversifiée du LCCB avec des planchers pour la taille des emissions et un plafonnement des expositions par pays ou émetteur,• le BofA Merrill Lynch Local Emerging Markets Non-sovereign Index (LOCM), qui est une version du LCCB excluant les sukuks, et• le BofA Merrill Lynch Diversified Local Emerging Markets Non-sovereign Index (LOCL), variante plus liquide et diversifiée du LOCM avec une taille minimale pour les émissions et des plafonds pour les expositions par pays et par émetteur.Les quatre indices couvrent uniquement des valeurs qui peuvent être compensées sur Euroclear.
Après des années de vache maigre, plusieurs introductions en Bourse de taille sont prévues coup sur coup à la Bourse de Paris, rapporte Les Echos. Dont des « noms » connus comme Numericable (650 millions d’euros de levée) ou Tarkett en novembre et dès ce mercredi, Blue Solutions doit ouvrir le bal. Pour 2014, de nombreux projets à confirmer sont dans les tuyaux : la cotation de SFR ; la probable introduction en Bourse d’ Atos Wordline dont la levée pourrait être de plusieurs centaines de millions d’euros ; ou encore la cotation du nouveau groupe issu de la fusion Publicis-Omnicom - là aussi, sans levée a priori. Mais c’est l’introduction d’ Euronext, la filiale européenne de l’opérateur boursier, qui pourrait la première dépasser le cap du milliard d’euros de levée de fonds. Nyse-Euronext table sur une « demi-douzaine » de cotations significatives d’ici à mi-2014 à Paris, ainsi qu’une vingtaine de PME-ETI.
Selon une étude de Cerulli Associates, le volume des souscriptions directes des clients auprès des sociétés de gestion a presque doublé depuis 2008, et l’augmentation de ces encours a été plus rapide que celles des investissements intermédiés par des conseillers.En fait, précise Roger Stamper, analyste senior, le très fort développement des modèles de distribution directe est attribuable notamment aux plates-formes, qui se transforment en fournisseurs de conseil complets. Initialement, ces prestataires étaient considérés comme un outil destiné aux investisseurs «bricoleurs», mais ils sont maintenant en mesure de fournir un ensemble de services aux investisseurs et de faire légitimement concurrence aux conseillers traditionnels.Cerulli s’attend à une migration d’actifs quittant les grandes maisons de gestion au profit de canaux de conseil plus indépendants et des modèles de distribution directe. Le développement des technologies accessibles aux consommateurs a éliminé plusieurs des obstacles qui limitaient par le passé la croissance des petites agences.
Les Américains les plus fortunés sont bien connus : Bill Gates, Warren Buffett et consorts. Ce qui l’est peut-être moins, c’est la distribution des grandes fortunes par Etat, sur la base de l’adresse de leur activité. Le fournisseur de données sur le segment des très grandes fortunes (UHNW), Wealth-X, s’est livré à cet exercice.L’exercice est aisé pour les premiers du classement. Bill Gates est ainsi basé dans le Wyoming, à la tête d’une fortune de 70,8 milliards de dollars. Warren Buffett, dans le Nebraska (à Omaha, tous les financiers le savent qui ont voulu un jour rendre visite au sage du lieu), à la tête d’un pactole de près de 60 milliards de dollars.Mais il n’est pas certain que tout un chacun associe le très discret magnat de la distribution, Richard B. Cohen, avec le New Hampshire, d’autant plus qu’il fait partie des neuf nouveaux venus dans le classement de Wealth-X. Ces neuf promus détiennent une fortune cumulée de 34 milliards de dollars, soit une hausse de 50% par rapport aux promus de l’année précédente. En outre, sur une cinquantaine d’Etats, neuf n’ont pas un seul milliardaire, entre autres le Maine, le Dakota du nord, Hawaï et l’Alaska. Selon le classement de cette année, les cinquante Américains les plus riches sont à la tête d’une fortune cumulée de 540 milliards de dollars, en augmentation de 19% d’une année sur l’autre. La fortune moyenne des ces 50 milliardaires s’inscrit à 10,8 milliards de dollars, un montant en hausse de 1,7 milliard de dollars par rapport à 2012. Les dix premiers détiennent 362 milliards de dollars, soit 67% de la fortune du «top 50".
La Suisse, la Chine et le Qatar occupent les trois premières places en termes de potentiel d’augmentation de revenu pour les expatriés, selon la sixième édition de l’enquête Expat Explorer d’HSBC réalisée auprès de 7 004 expatriés interrogés au printemps dernier dans près de 100 pays à travers le monde. Dans le détail, les expatriés installés dans ces pays ont été plus nombreux à constater une amélioration de leur situation financière après leur expatriation (Suisse 75 %, Qatar 73 % et Chine 72 %, par rapport à une moyenne de 59 % au niveau mondial). Ils sont également plus nombreux à être satisfaits de la situation économique de leur pays d’accueil (Chine 87 %, Suisse 86 % et Qatar 84 %, contre une moyenne de 56 % au niveau mondial), indique un communiqué.Cela étant, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine mais aussi le Vietnam, l’Indonésie, la Turquie et le Mexique attirent de plus en plus les jeunes expatriés attentifs à leur carrière, ainsi que des sociétés internationales cherchant à y renforcer leur présence. Les conclusions de l'étude HSBC Expat Explorer 2013 montrent que, par rapport à la moyenne générale, la probabilité d'être affecté à des missions internationales est plus de deux fois supérieure pour les expatriés travaillant dans les pays dits VITM (Vietnam, Indonésie, Turquie, Mexique).A noter que la Turquie attire particulièrement les cadres de la finance et de l’assurance : près du 1/3 des expatriés dans ce pays travaillent dans ces secteurs (alors que la moyenne mondiale si situe à 10%) ;Par ailleurs, l’Asie truste les meilleures places en matière de destinations préférées en termes de qualité de vie. Sur les 10 premiers pays du classement des meilleures destinations dans la catégorie « Vivre l’expatriation » en 2013 (basé sur la qualité de vie, la facilité d’installation et d’intégration), cinq se situent sur ce continent. La Thaïlande remporte la palme et la Chine, Singapour, l’Inde et Taïwan occupent respectivement les troisième, sixième, septième et huitième places, d’après l'étude commandée par HSBC Expat.En outre, l’Allemagne est la destination de prédilection des expatriés avec enfants et la France est un pays plutôt choisi pour des installations de longue durée.
Selon L’Echo, le Trésor britannique va émettre une obligation islamique dite sukuk, une première dans un pays non musulman. Le lancement prochain d’un indice boursier halal réunissant les entreprises répondant aux principes d’investissement de l’islam est également prévu.
Selon Morningstar, les fonds européens de long terme ont affiché pour septembre une collecte nette de 3,71 milliards d’euros, grâce à des souscriptions nettes de 3,22 milliards pour les fonds d’allocation et de 1,15 milliard pour les fonds alternatifs, mais surtout aux 8,31 milliards d’euros drainés par les fonds d’actions, alors que les fonds obligataires subissaient des sorties nettes de 8,65 milliards d’euros. Sur les neuf premiers mois de l’année, les souscriptions nettes ont atteint 218,47 milliards d’euros.Les fonds monétaires ont pour leur part accusé des remboursements nets de 24,98 milliards d’euros, ce qui porte le total des rachats nets pour janvier-septembre à 50,48 milliards d’euros.A l'échelon des différents groupes, les plus fortes rentrées nettes ont été enregistrées par BlackRock, avec 2,55 milliards pour septembre et 19,48 milliards pour les neuf premiers mois de l’année. Deuxième en septembre avec 1,35 milliard d’euros, Nordea affiche 5,99 milliards de collecte nette pour janvier-septembre, tandis que JPMorgan, troisième le mois dernier avec 878 millions d’euros, atteint 18,14 milliards de collecte nette sur les trois premiers trimestres 2013.Les remboursements nets les plus élevés pour septembre ont été supportés par Pimco avec 3,27 milliards d’euros, Polaris, avec 2,58 milliards et Scottish Widows, avec 1,17 milliard. Cependant, Pimco enregistre encore des souscriptions nettes de 4,24 milliards sur les trois premiers trimestres. De son côté, BNP Paribas accuse les plus fortes sorties nettes sur janvier-septembre avec plus de 5,67 milliards d’euros, devant Scottish Widows (5,08 milliards) et Amundi (3,5 milliards).
Selon Le Temps, la bourse de Berne, BX Berne eXchange, inaugurera le 20 novembre une plateforme de négoce de titres étrangers. Les actions de 1100 sociétés seront proposées. Parmi elles, il y aura des géants de la cotation comme Apple, Google ou encore Samsung, note le quotidien suisse. Les valeurs d’une vingtaine de pays tels le Mexique, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie ou encore le Brésil seront disponibles.
Les actions européennes ont décroché des valeurs américaines depuis la crise et leur rebond récent n’a pas permis de combler ce retard, indique Nuno Teixeira, directeur général de Schroders France dans l’Agefi. Les sociétés européennes cotées se paient en moyenne 15 fois leurs résultats normalisés contre près de 25 fois pour leurs homologues américaines, soit une décote de 40%. Ces décalages s’expliquent notamment du fait de dynamiques bénéficiaires différentes ces dernières années. Celle des entreprises américaines a été dopée par un cycle du crédit plus favorable depuis 2011.Pragmatique, le dirigeant indique que soit le marché américain est à son prix d'équilibre, soit il est très cher; quant aux marchés européens, soit ils sont correctement évalués, soit il sont extrêmement bon marché !
Les assureurs saluent la création du nouveau contrat d’assurance vie, l’euro-croissance, rapporte L’Agefi. Le contrat euro-croissance qui serait investi à la fois en unités de compte et en euros et offrant une garantie en capital à terme (8 ans au moins) offrirait plus de souplesse aux assureurs dans un environnement de taux bas. Il n’y aura pas d’autre incitation fiscale que la possibilité pour les souscripteurs de conserver leur antériorité fiscale. Mais une modification du régime fiscal de la transmission des plus gros contrats «pour inciter davantage à la prise de risque». inquiète. Le rapport Berger-Lefebvre proposait de réserver l’avantage fiscal au-delà de 500.000 euros d’encours aux investissements en euro-croissance ou unités de compte. «Tout ce qui amènerait à catégoriser les contrats et à feuilleter l’assurance vie est très improductif et très déstabilisant», met en garde la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA).
Poursuivant sur la tendance du mois d’août, la collecte nette sur les contrats d’assurance a été positive en septembre. Mais le montant est nettement plus important puisqu’il s'élève à 1,3 milliard d’euros contre 100 millions d’euros pour le mois précédents. De fait, le montant des souscriptions nettes s'élèvent à 11,2 milliards d’euros depuis le début de l’année et l’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1 445,9 milliards d’euros à fin septembre. Soit une progression de 5% sur un an.D’après les estimations de la FFSA et du GEMA, les cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des neuf premiers mois de 2013 atteignent désormais les 89,9 milliards d’euros - contre 83,0 milliards sur les neuf premiers mois de 2012. Par ailleurs, les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des neuf premiers mois de 2013 s'élèvent à 78,7 milliards d’euros (90,5 milliards au cours des neuf premiers mois de 2012).
Selon Markit Equities Researche, les 2.370 ETF européens ont collecté en net 9,4 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de l’année. Grâce à ces entrées nettes et à l’effet de performance, l’encours à fin septembre se situait à 388 milliards de dollars, rapporte Investment Europe. Les 151 nouveaux ETF lancés durant la période sous revue ont attiré environ 2,5 milliards de dollars de rentrées nettes.Dans le détail, Markit estime que les ETF d’actions européens ont enregistré des souscriptions nettes de 11,4 milliards de dollars pendant que ceux spécialistes des matières premières subissaient des sorties nettes de 10,1 milliards de dollars.
S&P Dow Jones Indices a annoncé l’intégration de l’indice S&P MILA 40 à la gamme de Horizons ETF Management afin de servir de sous-jacent pour un nouvel ETF . Cet ETF sera coté sur le Bourse de Colombie, la Bolsa de Valores de Colombia (BVC), et offrira une exposition aux valeurs des sociétés les plus liquides issues de la plateforme Mercado Integrado Latinoamericano, qui compte des valeurs chiliennes, colombiennes et péruviennes.
L’agence de notation Standard & Poor’s estime, dans une étude publiée le 23 octobre, que «les bases d’une reprise solide et de long terme ne sont pas encore réunies». Outre certains facteurs cycliques, la croissance au deuxième trimestre reflète celle de la demande publique (+ 0,5%), alors que la demande privée est restée atone. Par ailleurs, des données récentes semblent indiquer un ralentissement de ce mouvement de reprise. L’investissement des entreprises, généralement un indicateur avancé d’une reprise économique, reste bien en deçà du niveau de 2007 (- 6,3% en termes réels), comme dans l’ensemble des pays européens. Après une baisse de 2% en 2013, Standard & Poor’s anticipe une faible reprise de l’investissement en 2014 (+ 1,8%) et 2015 (+ 4%). L’agence prévoit une croissance légèrement positive au second semestre de 2013, et inférieure à 1% en 2014. Fin 2014, l’économie française devrait se situer à 3,5% environ en-deçà de sa croissance potentielle.
Etabli entre le 30 septembre et le 14 octobre 2013, le baromètre publié mardi 22 octobre par le cabinet indépendant de conseil en investissements financiers Insti7, met en évidence la surpondération «actions» des 47 sociétés de gestion interrogées. «L’engouement pour cette classe d’actifs se confirme et se renforce même ce mois-ci (86% contre 73?9% en juin)», note l’enquête qui indique que les portefeuilles de référence ressortent en cohérence avec plus de 80% de portefeuilles surpondérés. Même si tous les actifs de cette nature n’ont pas été plébiscités. «Les actions internationales ont ainsi rencontré un engouement plus modéré, explique l'étude. «Tout en restant majoritaires, les anticipations positives accusent un recul de 13,4% en faveur d’anticipations plus neutres voire négatives», ajoute-t-elle. La confiance dans les actions se fait au détriment des obligations, particulièrement en zone euro. En chiffres, les anticipations des gérants sur cette classe d’actifs restent négatives pour 60% d’entre eux et leurs expositions sont sous-pondérées de façon nette (73,8 %). Le baromètre note cependant un regain d’intérêt pour la classe d’actifs des obligations à haut rendement (55,8 % contre 37,2 % en juin) même si les expositions des portefeuilles de référence marquent moins ces convictions (60 % contre 52,3 % en juin). En fait, indique Insti7, la sphère obligataire reste suspendue à la possible diminution des achats de la Réserve Fédérale américaine. Ce mouvement est plutôt envisagé à très court terme. A un horizon de 3 mois pour plus de la moitié des sociétés sondées (57,4 %) et six mois pour près d’un tiers d’entre elles. En matière d’actifs, la plupart des sociétés de gestion considèrent que les obligations américaines et émergentes en seront les premières tributaires (84,4 % et 82,2 % des réponses). Côté actions, les actions émergentes sont considérées comme les plus exposées (60 %) tandis que les actions européennes doivent être les moins touchées (6,7 %). Entre les deux figurent les actions américaines (15,6 %). D’autre part, malgré des indices de volatilité anticipés comme restant proches de leur plus bas historiques, peu de sociétés de gestion estiment la crise des dettes souveraines définitivement terminée. Ils sont 73,9 % à en être convaincus. Par ailleurs, pour 72,7 % des sociétés de gestion interrogées, les banques centrales sont perçues comme les principales sources de flux au sein des marchés financiers, leurs déclarations et actions seront déterminantes pour comprendre les évolutions à venir des actifs financiers, note le cabinet de conseil. Les investisseurs institutionnels arrivent en deuxième position (59,1 %), loin devant les hedge funds (22,7 %).
Le géant de l’agroalimentaire Nestlé est désormais la première capitalisation européenne (164 milliards d’euros) alors qu’il était au 7e rang en 2008, rapporte Les Echos sur la base d’une photographie des 100 plus grosses entreprises européennes en 2008 et 2013 dans une étude de PwC. De leur côté, Roche et Novartis s’octroient les 3e et 5e places du palmarès. Sanofi a grimpé en flèche du 25e rang en 2008 au 9e en 2013. Parallèlement à la montée en puissance des sociétés de la santé et de la consommation, l'énergie a beaucoup perdu de terrain : il n’y a plus que 18 sociétés sur les 100 mastodontes contre 25 précédemment. Sanofi est la seule société française parmi les 10 premières, EDF ayant été relégué à la 49 e place.