Les actifs sous gestion des fonds alternatifs au format Ucits s'élevaient fin septembre à 161 milliards d’euros, contre 147,5 milliards d’euros à la fin du mois de juin 2014, selon des statistiques communiquées par MondoAlternative. Les fonds alternatifs Ucits ont enregistré une collecte de 8,5 milliards d’euros dans le secteur des single managers, ce qui porte le total de la collecte depuis le début de l’année au montant record de 31,2 milliards d’euros. Durant le trimestre sous revue, les stratégies alternatives obligataires ont attiré 4,3 milliards de dollars, largement devant les fonds long/short equity et les produits event driven qui ont collecté respectivement 943 millions d’euros et 920 millions d’euros. Dans le fixed income, trois stratégies ont recueilli quelque 3 milliards d’euros durant le trimestre, à savoir Goldman Sachs Global Strategic Income Bond Portfolio, BlueBay Investment Grade Absolute Return Bond Fund et Ignis Absolute Return Government Bond Fund. Sur neuf mois, les stratégies long/short equity ont enregistré une collecte de 11,2 milliards d’euros, dont l’essentiel investi sur l’Europe (6,8 milliards d’euros) devant les Etats-Unis (2,3 milliards d’euros) et la Royaume-Uni (933 millions d’euros).
Après un faux départ, la date officielle du rapprochement entre les marchés actions de Hong-Kong et de Shanghai («Shanghai-Hong Kong Stock Connect») a été arrêtée à lundi prochain, rapporte L’Agefi. A l’heure actuelle, 66 sociétés sont cotées simultanément sur les deux places avec des différences de cours liées à celle de la nature des investisseurs. Goldman Sachs estime que l’univers devrait être étendu à 568 sociétés, et le montant d’investissements de 2.000 milliards de dollars. Pas moins de 97 firmes associées au programme ont eu le loisir de tester la plate-forme ces deux derniers mois, et ont jusqu'à vendredi pour confirmer par écrit leur participation officielle. Reste le niveau de la taxe imposée par Pékin sur les gains réalisés par les investisseurs internationaux sur les actions chinoises. Selon le secrétaire aux services financiers de Hong-Kong, une annonce sera faite très prochainement sur ce sujet.
L’EDHEC-Risk Institute, qui a développé la gamme d’indices ERI Scientific Beta, a indiqué que sur le mois d’octobre le SciBeta Developed Low Volatility Diversified Multi-Strategy index a été le plus performant, avec un rendement relatif de 1,78% par rapport à l’ensemble des indices pondérés par la capitalisation. Il est suivi de près par le SciBeta Developed Low Liquidity Diversified Multi-Strategy index dont le rendement relatif est de 1,73%. En revanche, le SciBeta Developed High Volatility Diversified Multi-Strategy index a un rendement relatif négatif (-1,15%), et c’est le moins bon de l’ensemble.D’une façon générale, la performance annuelle des indices intelligents sur de longues périodes est supérieure à celles des indices pondérés par la capitalisation allant de 1,33% à 2,72%. L’observation des rendements relatifs depuis le début de l’année, permet de constater que les stratégies, sauf une («High Volatility»), offre des rendements positifs par rapport aux indices capi-pondérés. Le SciBeta Developed Low-Volatility Diversified Multi-Strategy index est le plus performant avec un rendement relatif de 3.89%. Enfin, au cours des dix dernières années, le SciBeta Developed Multi-Beta Multi-Strategy EW (Equal Weights) index et le SciBeta Developed Multi-Beta Multi-Strategy ERC (Equal Risk Contribution) index affichent les plus forts rendements relatifs annuels - de 2,09% et 2,01% respectivement - par rapport à des indices pondérés par la capitalisation. Ce mois-ci, ces deux indices affichent un rendement relatif positif (0,75% et 0,61%, respectivement), par rapport aux indices capi-pondérés.
Les autorités chinoises viennent d’accorder à l’Etat du Qatar un quota d’investissement RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi) de 30 milliards de renminbi (soit 4,9 milliards de dollars), devenant ainsi la première nation du Moyen Orient à bénéficier de tel statut, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. En parallèle, la Banque centrale de Chine, la People’s Bank of China (PBoC) a signé accord de swap de devises de 35 milliards de yuan avec le Qatar pour une période de trois ans.
Au troisième trimestre 2014, les sociétés de technologies ont levé un montant record de 24,8 milliards de dollars, selon le «Global Technology IPO Review Q3 2014» publié par PwC. Dix-huit entreprises issues de six différents pays se sont introduites en Bourse sur la période, soit une hausse de 50% en volume par rapport à l’année dernière. Les fonds levés ce trimestre ont dépassé les 17,8 milliards de dollars levés au deuxième trimestre 2012, quand Facebook s’était introduit en Bourse pour 16 milliards de dollars. “Les montants record levés ce 3ème trimestre reflètent la poursuite de la reprise économique et l’optimisme sous-jacent qui prévaut au niveau mondial. Alors que le dernier trimestre de l’année a débuté avec une volatilité grandissante des marchés, la confiance des investisseurs dans l’avenir du secteur des technologies reste forte, voire dépasse son niveau historique», estime Philippe Kubisa, spécialiste des marchés de capitaux chez PwC. Les entreprises chinoises représentent plus de 50% du volume et 93% de la valeur des fonds levés par les introductions en Bourse du secteur des technologies durant le trimestre. Sur les 18 opérations, 10 concernaient des entreprises chinoises. Huit d’entre elles se sont introduites sur des places chinoises, contre 5 au deuxième trimestre, avec 2 entrées à la Bourse de Shanghai, 4 à celle de Shenzhen et 2 à Hong Kong. Deux entreprises chinoises sont entrées en Bourse aux Etats-Unis: Alibaba sur le New York Stock Exchange et iDreamsky Technology au NASDAQ. Les fonds levés sur les Bourses chinoises ont augmenté de 41%, passant de 767 millions de dollars au deuxième trimestre à 1.085 millions de dollars au troisième trimestre.
L’Office public chinois des changes, la State Administration of Foreign Exchange (SAFE), a accordé 1,85 milliard de dollars de nouveaux quotas QFII (investisseur institutionnel étranger qualifié) en octobre, portant à 64 milliards de dollars le volume de quotas QFII distribués à 258 institutions étrangères. Au cours du mois écoulé, Axa Fund Management a ainsi reçu un quota QFII de 100 millions de dollars, une première pour le groupe français. En outre, la SAFE a attribué des quotas supplémentaires à 12 sociétés de gestion participant au programme QFII, incluant notamment Citigroup First Investment, HSBC Global Asset Management (Taiwan), JP Morgan Chase Bank, National Association, Shinhan BNP Paribas Asset Management Co ou encore Investment Trust Management. En parallèle, la SAFE a distribué 294,4 milliards de renminbi (47,1 milliards de dollars) de quotas RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi) à 91 institutions. Parmi elles, on trouve BNP Paribas Investment Partners et Carmignac, les deux premières sociétés françaises à recevoir de tels quotas pour un montant de 3 milliards de renminbi chacune.
Compagnie Financière Tradition (CFT) a annoncé le 3 novembre que Tradition, sa branche de courtage interprofessionnel, a conclu un partenariat stratégique avec Global Derivatives Indices (GDI), filiale à 100% de Global Markets Exchange Group International LLP (Groupe GMEX). Selon le communiqué, GDI se servira, dans le cadre de cet accord, des prix transmis par Trad-X pour calculer une nouvelle version en USD de son indice CMI (Constant Maturity Index). Cette nouvelle version servira de base aux contrats CMF (Constant Maturity Futures) de swaps de taux d’intérêt.CFT précise que les conditions de l’accord prévoient que Trad-X, la plate-forme mondiale de négociation de Tradition, transmettra les cours vendeurs et les cours acheteurs fermes à GDI afin que celle-ci calcule un nouvel indice moyen pondéré libellé en USD, qui reflétera en temps réel le marché des swaps de taux d’intérêt en USD. Trad-X fournira également en temps réel des prix à l’actuel indice des swaps de taux d’intérêt en EUR de GDI.Sous réserve de l’autorisation de la FCA britannique, le lancement devrait intervenir prochainement, et il concernera dans un premier temps les contrats CMF libellés en EUR, puis ceux libellés en USD.
Amundi Epargne Salariale et Retraite qui, avec plus de 42 milliards d’euros d’actifs gérés, 99 649 entreprises clientes et 3,5 millions de salariés porteurs revendique plus de 40% de part de marché, et la position de leader sur l’actionnariat salarié ainsi que sur le PERCO, vient de réaliser, à partir de ses bases de données, la première édition d’un Bilan sur l’appropriation du PERCO. L’analyse globale démontre l’intérêt des salariés pour ce dispositif, même s’il n’est pas encore utilisé à un niveau permettant de compenser la baisse des taux de remplacement de la retraite par répartition. Concrètement, au sein de ses entreprises clientes proposant un PERCO depuis plus de 2 ans (au 31 décembre 2013), Amundi Epargne Salariale et Retraite a analysé les données d’un panel de 60 grandes entreprises (soit 307 000 porteurs) d’une part, et d’un panel de 400 ETI (soit 63 000 porteurs) d’autre part. D’où il ressort que, lorsque le PERCO existe, deux tiers des salariés des ETI y souscrivent contre un tiers pour les grandes entreprises. Précisément, les salariés des ETI souscrivent au PERCO à hauteur de 64% contre 33% pour les grandes entreprises (GE). «Cette différence s’explique notamment par l’existence plus fréquente, sur le segment des GE, de dispositif d’actionnariat salarié», indique Amundi qui ajoute que, lorsque l’entreprise ne dispose pas d’actionnariat salarié, 45% des salariés souscrivent au PERCO. La société de gestion note cependant que les versements ne sont pas encore à la hauteur de l’enjeu de la baisse des taux de remplacement de la retraite. Par salarié , le versement moyen en 2013 sur le PERCO était de 1 464 euros pour les grandes entreprises, et 1 011 euros pour les ETI. Le capital moyen constitué par salarié en 2013 s’élève à 6 500€ dans le premier cas et 3 564€ dans le second. Or, pour combler la baisse du taux de remplacement de la retraite par répartition, et disposer par exemple d’une rente mensuelle brute de 500€ pendant 23 ans, il est nécessaire de se constituer un capital de 101 620€, soit une épargne mensuelle de 140€ pour un salarié qui a 25 ans, indique Amundi.Enfin, l'étude précise que l’abondement est un facteur de succès du PERCO. Un abondement qui en moyenne, par salarié, est de 600 euros pour les grandes entreprises - soit 40% du versement moyen - et 498 euros pour les ETI - soit 50% du versement moyen.
EnterNext, la filiale d’Euronext dédiée au marché des PME-ETI, va lancer l’indice EnterNext PEA-PME 150 le 17 novembre prochain. Composé de 150 entreprises françaises cotées sur les marchés d’Euronext et d’Alternext à Paris et faisant partie des 80% des valeurs les plus liquides éligibles au PEA-PME, les valeurs sont classées par capitalisation boursière flottante. Le poids de chaque valeur est plafonné à 2,5 % et une limite de 20% est appliquée par secteur. L’indice sera révisé une fois par an et sa pondération revue trimestriellement. Sa diversité sectorielle permet d’offrir aux investisseurs un repère sur les petites et moyennes valeurs françaises cotées les plus liquides, indique un communiqué.
L’activisme actionnarial se porte bien. Selon une étude du cabinet d’avocats Schulte Roth & Zabel, les actionnaires activistes ont souvent réussi ces dernières années à faire bouger les entreprises américaines.Et un sondage réalisé en partenariat avec le fournisseur de données Mergermarket auprès des responsables d’entreprises et de hedge funds activistes indique l’activisme devrait augmenter au cours des douze prochains mois. Plus de la moitié des sondés estime que l’augmentation devrait être «substantielle». Des données récentes suggèrent que les campagnes engagées par les actionnaires dissidents sont de plus en plus souvent couronnées de succès, avec un taux qui a plus que doublé au cours des dix dernières années, à plus de 70%. Il n’est donc pas très étonnant que les activistes manifestent leur volonté de poursuivre dans cette voie, d’autant plus que certains grands investisseurs institutionnels sont désormais plus disposés à participer aux campagnes organisées par les actionnaires réfractaires. Près de la moitié des participants au sondage indiquent que leurs revendications devraient porter l’an prochain sur l’amélioration de l’efficience ou encore sur des problématiques opérationnelles, avec en ligne de mire la performance des actions, les modifications au sein du conseil d’administration ou des équipes dirigeantes et les acquisitions annoncées. L’étude, consacrée aux deux tiers environ à la situation américaine, souligne que l’activisme marque aussi des points en Europe. Deux tiers des participants s’attendent à un regain d’activité en Europe au cours des douze prochains mois. Une des raisons avancées est que le terrain européen offre un certain nombre de cibles potentielles de campagnes en raison de l’atonie économique dans la région. Les auteurs relèvent toutefois que les campagnes européennes seront surtout engagées par de grands investisseurs américains aux poches profondes et à la recherche de nouvelles cibles. Des sociétés comme Elliott Management et Sandell Asset Management auraient déjà trouvé des cibles. L’étude souligne enfin que les stratégies activistes ont tendance à peser sur les bénéfices. Seulement 20% des participants au sondage indiquent s’attendre à ce que les campagnes mises en œuvre débouchent sur des rendements de 20% à 30%. Il y a deux ans encore, 48% des sondés estimaient qu’il était possible de dégager de tels rendements.
Les actifs des établissements financiers non bancaires ont progressé l’an dernier de 5.000 milliards de dollars pour atteindre 75.000 milliards de dollars, indique le Conseil de stabilité financière (CSF/FSB) dans la quatrième édition de son rapport annuel sur la banque parallèle («Global Shadow Banking Monitoring Report»).Les actifs de ces établissements représentent environ 25% du total des actifs financiers, environ 50% des actifs du système bancaire et 120% du PIB mondial. Ces ratios demeurent relativement stables depuis 2008.Les actifs des établissements du secteur de la banque parallèle ont ainsi progressé de 7% l’an dernier, tirés par la hausse de la valorisation des marchés financiers. A titre de comparaison, le total des actifs bancaires est demeuré «relativement stable» durant la même période. Cela dit, relève le rapport, il existe des différences considérables entre juridictions et entités.Le CSF a poursuivi ses travaux d’amélioration de la valorisation des activités de shadow banking afin de proposer une estimation qui puisse mieux rendre compte des risques liés à cette activité. Sur la base d’une approche plus granulaire qui distingue entre entités hors de la chaîne d’intermédiation et celles qui sont consolidées dans un groupe bancaire sur le plan prudentiel, la banque parallèle représente 35.000 milliards de dollars contre 62.000 milliards précédemment. Le taux de croissance n’est plus alors que de 2,4%.En termes absolus, les économies avancées ont les secteurs de banque parallèle les plus importants mais ce sont les marchés émergents qui affichent les taux de croissance les plus élevés. Les trust companies et la catégorie des autres fonds d’investissement ont été les deux sous-secteurs enregistrant la plus forte croissance en 2013. Le sous-secteur des hedge funds reste «significativement sous-estimé dans les statistiques du CSF.
Les fonds monétaires libellés en euro pourraient dégager des rendements négatifs dans les prochaines semaines, estime l’agence de notation Moody’s dans une étude intitulée «Negative yields alone will not trigger downgrades of Euro Money Funds». De fait, la persistance de l’environnement de taux d’intérêt bas et la décision de la Banque centrale européenne de réduire son taux de dépôt de 0,2 % en septembre 2014 ont significativement érodé les rendements des fonds monétaires libellés en euro, explique l’agence. En conséquence, les rendements de la plupart des fonds monétaires en euro sont désormais proches de zéro, malgré le fait que les gérants ont déjà renoncé à tout ou partie de leurs commissions de gestion. «La question n’est pas de savoir si les fonds monétaires en euro dégageront des rendements négatifs mais plutôt quand, avance Marina Cremonese, assistant vice president, analyste et co-auteur de l’étude chez Moody’s. «Le timing dépendra de la structure de chaque portefeuille et des politiques de commissions. Les investisseurs devront alors choisir entre payer pour la sécurité et la liquidité du marché des fonds monétaires ou investir dans des produits aux rendements positifs mais avec une faible liquidité et des profils de crédit plus risqués», ajoute-t-elle.Pour autant, Moody’s juge qu’à eux seuls les rendements négatifs des fonds monétaires ne seront pas de nature à déclencher des abaissements de notes. De fait, les fonds capables de fonctionner dans un environnement de rendement négatif et de continuer à respecter les promesses d’investissement faites à leurs actionnaires, ne devraient probablement pas connaître un changement de notation, insiste l’agence de notation. A condition toutefois que la qualité de crédit des portefeuilles demeure compatible avec leur notation actuelle, prévient Moody’s. «Cependant, ces rendements négatifs exerceront une pression sur les gérants de fonds afin qu’ils changent leur stratégie d’investissement pour générer des rendements plus élevés, ce qui pourrait alors exercer une pression sur les notes des fonds, nuance Vanessa Robert, vice-president, senior credit officer et co-auteur de l’étude chez Moody’s. Les gérants ajouteront probablement des risques de crédit et/ou de duration afin de générer des rendements positifs.»
La FBF et Paris Europlace se félicitent dans un communiqué de la mise en place programmée pour la fin du premier semestre 2015 d’un système de paiement RTGS en renminbi à Paris. La désignation de Bank of China comme banque de règlement du renminbi off-shore sur la place de Paris a été annoncée le 15 septembre 2014 par la People Bank of China, à l’occasion de la seconde édition du dialogue économique et financier de haut niveau franco-chinois.La place de Paris confirme, à l’occasion de cette désignation, sa volonté de se doter à brève échéance d’un système de paiement en RMB à Paris, projet sur lequel les banques de la Place travaillent depuis plusieurs mois, sous l'égide de Paris EUROPLACE, souligne le communiqué publié ce vendredi 31 octobre. La mise en place d’un tel système de paiement a vocation à accompagner une demande accrue du règlement en Renminbi sur la place de Paris, en offrant à ses participants une sécurité de premier ordre, aussi évoluée que celle de la place de Hong Kong avec laquelle Paris entend également développer sa coopération sur le sujet.Dans ce cadre, une société de place est en cours de création. Elle sera ouverte à l’ensemble des établissements français et européens, ayant vocation à porter ce système de paiement à Paris. La mise en place de ce dispositif progresse de façon très encourageante grâce à des travaux ouverts à l’ensemble des établissements intéressés.Cette mise en place et la désignation de Bank of China consacrent la prééminence, en Europe, de la place de Paris dans le développement de l’utilisation internationale du Renminbi. Selon des statistiques établies par SWIFT, en juillet 2014, 44% des paiements entre la France et la Chine (et Hong Kong) étaient libellés en RMB, contre 36% en juillet 2013 et 20% il y a deux ans. Ce qui place la France loin devant tous les autres pays européens (en juillet 2014, au Royaume -Uni, 40% des paiements avec la Chine (et Hong Kong) étaient réglés en RMB, 23% au Luxembourg, et 19% en Allemagne).
L’opérateur de marché Nasdaq et la Bourse de Shenzhen ont annoncé le 29 octobre la signature d’un protocole d’accord visant à renforcer la coopération entre les deux places et à promouvoir leur développement.Cet accord a été signé à Séoul à l’occasion de l’assemblée générale de la fédération mondiale des Bourses. Selon les termes de l’accord, les deux parties s’engagent à explorer les voies d’une collaboration approfondie en ce qui concerne notamment l'échange d’information, les connexions informatiques avec des projets de cotation de produits indiciels, l’assistance mutuelle et des programmes de recherche.
Le ministre des Finances luxembourgeois Pierre Gramegna a signé à Abou Dhabi, avec Obaid Humaid Al Tayer, ministre d’Etat aux finances des Emirats Arabes Unis, un accord de coopération entre les places financières de Luxembourg et d’Abou Dhabi en matière de finance islamique. «Le Luxembourg s’est établi comme place de référence en matière de finance islamique. La récente émission par le Luxembourg du premier Sukuk souverain coté en euros a encore augmenté l’intérêt des investisseurs du monde arabe pour les produits et services de notre place financière. Il était donc opportun de profiter de cette dynamique pour renforcer les liens entre le Luxembourg et les pays du Golfe, dans l’intérêt de la diversification de notre économie», a déclaré Pierre Gramegna. Dans ce contexte, une collaboration entre le Luxembourg et la nouvelle zone spéciale pour services financiers «Abu Dhabi Global Market» a été décidée.Par ailleurs, un protocole modifiant la convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et les Emirats Arabes Unis a également été conclu tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune.
SIX Swiss Exchange va lancer le 3 novembre prochain un segment de négoce appelé Sponsored Foreign Shares qui permet de négocier des actions internationales Blue Chip, selon un communiqué publié le 29 octobre. Renell Wertpapierhandelsbank AG et ICF BANK AG Wertpapierhandelsbank assument les rôles de premiers promoteurs et donc de teneurs de marché. Le segment de négoce Sponsored Foreign Shares permet de négocier plus de 500 actions provenant de 27 pays différents à SIX Swiss Exchange. La clientèle très diversifiée de SIX Swiss Exchange peut ainsi négocier des actions des plus grandes entreprises américaines, allemandes, françaises, japonaises et d’autres pays directement à la Bourse suisse et en francs suisses. Les deux premiers promoteurs sont Renell Wertpapierhandelsbank AG et ICF BANK AG Wertpapierhandelsbank. Ils peuvent demander à SIX Exchange Regulation l’autorisation de négocier des actions étrangères cotées à titre primaire sur des bourses étrangères reconnues. En contrepartie, les promoteurs s’engagent à remplir les obligations d’annonce et de maintien des conditions de cotation, ainsi qu’à assurer la tenue de marché pendant les heures d’ouverture de SIX Swiss Exchange. Les titres sont autorisés sans le concours de l’émetteur et une telle autorisation n’entraîne aucune obligation pour ce dernier.
L’intérêt des investisseurs pour le marché chinois de la titrisation est en train de monter en puissance, selon une étude de l’agence Moody’s («Heard From The Market! Chinese Securitization Attracts Growing Investor Interest But Concerns Remain», dans le bulletin mensuel Structured Thinking Asia Pacific). Les acteurs sur ce marché sont de plus en plus nombreux et de nouveaux types de transaction se développent. A côté d’acteurs traditionnels comme les grandes banques commerciales, les banques commerciales de taille moyenne ainsi que les sociétés financières de constructeurs automobiles se présentent sur le marché, relève Moody’s qui estime le volume d'émissions devrait continuer de progresser en 2015.
L’AFG a annoncé mardi 28 octobre la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) avec l’Association chinoise de la gestion (AMAC). Finalisé à Pekin il y a quinze jours, ce MoU a pour objectif de mieux servir les membres de l’AMAC et renforcer davantage la compréhension mutuelle et la collaboration entre les gestions d’actifs chinoise et française.A travers cet accord de partenariat, l’AMAC s’engage à renforcer la collaboration et la communication avec son homologue français. Cela doit se traduire par des réunions périodiques ainsi que par l’échange d’idées et de propositions, en matière réglementaire et juridique, pour améliorer la protection des investisseurs, indique un communiqué.
Le marché français de l’assurance vie a enregistré une collecte nette de 2,1 milliards d’euros au mois de septembre, soit le neuvième mois consécutif de flux nets positifs, selon des chiffres publiés le 27 octobre par la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema). Au cours du mois écoulé, les cotisations brutes s’établissent à 10,1 milliards d’euros tandis que les prestations versées par les assureurs ressortent à 8 milliards d’euros.Au cours des neuf premiers mois de l’année 2014, le montant des cotisations brutes collectées atteint 95,3 milliards d’euros (contre 89,4 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de 2013). Sur la même période, les prestations versées s’élèvent à 77,9 milliards d’euros (contre 78,1 milliards sur les neuf premiers mois de 2013). Résultat: depuis le début de l’année 2014, la collecte nette s’établit à 17,4 milliards d’euros contre 11,3 milliards à fin septembre 2013.A fin septembre 2014, l’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1.505,6 milliards d’euros.
Le projet de rapprochement entre les Bourses de Hong Kong et de Shanghai a été reporté sine die. Selon un communiqué publié le dimanche 26 octobre, Hong Kong Exchanges and Clearing a indiqué que le «Shanghai Hong-Kong Stock Connect» n’a pas reçu le feu vert réglementaire nécessaire pour lancer l’opération. Les parties sont prêtes sur le plan technique mais après une semaine confuse sur la date de lancement qui était arrêtée au 27 octobre, la Bourse de Hong Kong ne dispose pas des autorisations nécessaires et n’a fixé aucune nouvelle date pour le lancement de cette connexion pourtant très attendue par les marchés de la région dans la mesure où elle doit notamment offrir un accès plus large aux actions chinoises.