La Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA) a annoncé hier la nomination de Pierre Michel au poste de délégué général. Il remplace ainsi Thomas Saunier, nommé à ce même poste en avril et parti de manière inattendue courant juillet.Pierre Michel, 46 ans, est diplômé de l’Ecole polytechnique, de Sciences Po et de l’Ensae. Actuaire qualifié membre de l’Institut des actuaires, il commence sa carrière comme commissaire-contrôleur des assurances en 1993, avant d’être détaché auprès de l’Inspection générale des Finances, puis auprès de la Commission européenne (Bruxelles) de 1995 à 1998, au sein de la direction générale du Marché intérieur et des services financiers, où il négocie entre autres l’adoption de la directive sur la surveillance complémentaire des groupes d’assurance. Il entre alors dans le groupe PartnerRe, dont il dirige notamment l’actuariat vie global (Paris et Zurich), puis l’ensemble de l’activité vie pour les marchés France, Europe du Sud, Scandinavie et Asie et enfin, pendant quatre ans, l’activité de dommages et responsabilité au Canada (Toronto). Il rejoint la Caisse Centrale de Réassurance (Paris) en 2007 pour y diriger la réassurance des catastrophes naturelles en France et l’informatique, tout en occupant les fonctions de secrétaire du conseil d’administration, avant d’être nommé directeur général adjoint en charge des finances.
La tendance semble aujourd’hui s’inverser pour les fonds PME français jusqu’alors boudés par les investisseurs internationaux dans un contexte économique difficile et très dépendants des institutionnels français, rapporte le journal Les Echos.De fait, Keensight, l'équipe de capital-investissement sortie du giron de Rothschild, Activa, l'équipe des frères Diehl, Acto Mezzanine, l’ancien fonds de dette de Groupama passé dans le giron d’ACG et ArchiMed, le nouveau fonds spécialisé dans la santé de Denis Ribon, ont dernièrement annoncé des levées de fonds très encourageantes.Mais ces succès masquent un marché à deux vitesses car les institutionnels français ne peuvent pas alimenter tous les fonds de taille moyenne, particulièrement nombreux dans l’Hexagone. Beaucoup dépendent donc des investisseurs internationaux. Or ces derniers s’interrogent sur la conjoncture économique française.
Une étude, publiée hier par Scottish Widows, révèle que 30% des épargnants britanniques seraient disposés à payer un conseiller financier pour obtenir des conseils sur la manière de gérer leur retraite. Le thème des retraites arrive en tête, dans cette étude, devant celui du crédit immobilier pour lequel 24% des épargnants se déclarent prêts à payer pour bénéficier de conseils. Suivent les thèmes des placements en actions (20%), des placements monétaires (17%) et, enfin, des actifs immobiliers (12%).
L’indice des hedge funds calculé par Lyxor a gagné au mois d’août 0,94 %. Depuis le début de l’année, la performance de l’indice s’élève à 1,69 %. Seuls trois des douze indices de stratégie de Lyxor ont terminé en territoire négatif au cours du mois sous revue, soit le Lyxor Convertible & Volatility Arbitrage (-0,20%), Lyxor L/S Credit Arbitrage (0,19%) et le Lyxor Credit Strategies (-0,07 %). La plus forte performance en août a été réalisée par l’indice Lyxor CTA Long Term, qui a bondi de 5,76 %. Il est suivi des indices Lyxor CTA Short Term (+3,19 %) et Lyxor L/S Equity Market Neutral (+1,96 %).
L’industrie des ETF et ETP cotés poursuit sa marche en avant. L’encours de ces véhicules d’investissement à l’échelle mondiale a ainsi atteint le niveau record de 2.700 milliards de dollars à fin août 2014, selon des données publiées le 8 septembre par ETFGI. Depuis le début de l’année, la collecte nette cumulée s’élève à 185 milliards de dollars, dépassant très largement les 140,1 milliards de dollars engrangés au cours des huit premiers mois de l’exercice 2012. Sur le seul mois d’août, la collecte nette des ETF et ETP atteint 14,5 milliards de dollars. La palme revient aux ETF actions, avec 12,7 milliards de dollars de flux nets entrants, suivis des ETF obligataires (9,8 milliards de dollars de collecte) et des ETF dédiés aux matières premières (235 millions de dollars).Région par région, les Etats-Unis restent le premier marché des ETF et ETP, avec un encours de 1.910 milliards de dollars, devant l’Europe qui affiche 477,4 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin août. Le Canada et l’Asie-Pacifique (hors Japon) ne sont pas en reste avec des encours record de 67,9 milliards de dollars et 103,7 milliards de dollars respectivement à la fin du mois d’août. Sur les huit premiers mois de l’année, la collecte nette ressort à 16,5 milliards de dollars au Japon, à 50,4 milliards de dollars en Europe (soit plus que sur l’ensemble de l’année 2012) et à 107,3 milliards de dollars aux Etats-Unis, précise ETFGI. Concernant les acteurs, iShares, la filiale de BlackRock, a enregistré la plus forte collecte nette en août, à 14,5 milliards de dollars, devançant Vanguard (6,4 milliards de dollars de flux nets entrants), DB x-trackers (1,1 milliard de dollars de collecte nette). En termes d’encours, iShares conserve sa première place du secteur avec 1.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion et 37,8 % de parts de marché. Suivent SPDR ETF avec 432,5 milliards de dollars d’encours et 16% de parts de marché, Vanguard avec 414,9 milliards de dollars d’encours et 15,3% de parts de marché. Ces trois acteurs concentrent 69,1% du marché des ETF et ETP au niveau mondial.
En 2013, et pour la cinquième année consécutive, le résultat d’exploitation des assureurs-vie pour la prévoyance professionnelle a été positif, a indiqué la Finma, le régulateur suisse. L’an dernier, les bénéfices dans ce domaine s'élevaient à 678 millions de francs. Par ailleurs, le volume de primes des solutions d’assurance proposées par les assureurs-vie suisses s’affichent en hausse de 7,9 % en 2013 pour s'élever à 24,3 milliards de francs au total. «En tout, les assureurs-vie ont réalisé des produits de l’ordre de 8,3 milliards de francs dont 91,8 % ont été attribués aux assurés - sous forme de prestations d’assurance, d’augmentations des provisions techniques et de participations aux excédents», a indiqué la Finma.Toujours dans le cadre de la prévoyance professionnelle, les huit compagnies suisses d’assurance sur la vie actives gèrent près d’un cinquième des avoirs de prévoyance (172 milliards de francs sur les 843 milliards au total), couvrent près de la moitié des 3,9 millions d’assurés actifs et servent près d’un quart des bénéficiaires de rentes, soit 236.000 personnes. En 2013, le nombre d’assurés a aussi poursuivi sa progression (+2,1 %). Tous domaines d’activités confondus, les huit assureurs-vie ont réalisé un résultat de 1,4 milliard de francs, dont deux tiers ont été consacrés au renforcement du capital de solvabilité. Ces moyens supplémentaires étaient nécessaires à cause de la faiblesse persistante du niveau des taux. Les assureurs-vie ont distribué 468 millions de francs sous la forme de dividendes. «En 2013, les huit assureurs privés sur la vie ont enregistré avec leurs placements relevant du processus d'épargne des résultats équivalents à ceux des années précédentes», précise la Finma. «Entre 2005 et 2013", ajoute-t-elle, «le rendement net moyen des placements en capitaux s’est élevé à 2,85 % par an. Or, du fait du relèvement d’un demi-point appliqué aux taux d’intérêt vers la fin 2013, les placements de capitaux ont enregistré une performance négative. Cet effet a été compensé en 2014 en raison de la baisse des taux d’intérêt. Pour autant, cette fluctuation illustre à quel point les assureurs sont exposés aux risques liés au marché des capitaux.» L’augmentation de 21 % de la charge des sinistres dans les domaines Invalidité et Décès, couplée à une diminution des recettes de primes, a débouché sur un taux de sinistres accru dans le processus de risque. Ce taux s'élève désormais à 66 % en moyenne des recettes de primes. Grâce aux résultats globalement positifs, les provisions techniques pour les engagements découlant des rentes de vieillesse et de survivants ont pu être renforcées par des attributions d’un montant total de 1588 millions de francs. Enfin, la Finma relève qu’en 2013, "à 366 francs, les coûts d’exploitation déclarés par tête ont baissé en moyenne de 3,9% par rapport à l’année précédente et s’inscrivent ainsi en recul pour la sixième année consécutive».
Interrogé par L’Agefi, Nicolas Forest, responsable des marchés de taux chez Candriam constate que la baisse des taux d’intérêt de la BCE amène la banque dans un territoire inconnu. La baisse de l’Eonia, combinée à un discours très accommodant, va ancrer un peu plus à la baisse les taux courts européens. Mais, indique le responsable Mario Draghi a tiré ici son dernier coup dans l’arsenal monétaire traditionnel. Reste finalement le Quantitative Easing que tout le monde (ou presque) attend d’une banque centrale, qui plus que jamais se convertit un peu tard à l’hétérodoxie monétaire. Par ailleurs, Nicolas Forest estime à 400 milliards d’euros le montant maximum qui sera demandé par les banques pour les deux premières opérations de refinancement ciblées sur l'économie réelle (TLTRO).
Le nombre de hedge funds CTA, dont l’approche consiste à suivre les tendances de marché, a diminué pour la première fois 2005 alors dans un contexte de rachats importants de la part des investisseurs après années de faibles performances, rapporte le Financial Times fm. De fait, 156 fonds CTA (commodity trading advisor) – ces hedge funds qui suivent les tendances des marchés des « futures » en utilisant des ordinateurs pour faire leurs paris – ont été liquidés au cours des derniers mois, une première fois depuis presqu’une décennie de croissance du nombre de fonds CTA. Pire, les investisseurs ont retiré 11,5 milliards de dollars des fonds CTA au cours du premier semestre 2014, selon des données de Eurekahedge.Pour le journal britannique, les fermetures de fonds CTA enregistrées cette année posent de sérieuses questions quant à l’avenir de cette industrie alors que la plupart des autres stratégies de hedge funds captent d’importantes souscriptions nettes. Par ailleurs, les véhicules CTA ont généré un rendement de moins de 0,6% contre 9,1% en moyenne pour les hedge funds.
L’EDHEC-Risk Institute vient de communiquer les performances pour le mois d’août des indices ERI Scientific Beta indices. Le Low Dividend Yield index a été le plus performant dans l’univers des actions des pays développés, avec un rendement en relatif par rapport à un indice large capi-pondéré, de 0,97%. A l’inverse, sur la période, l’indice Value a affiché le rendement relatif le plus faible (-0,09 %). Depuis le début de l’année, les stratégies les plus performantes pour l’univers des actions des pays développés sont celles basées sur l’Efficient Minimum Volatility strategy. Tant en termes absolus (9,03%) qu’en relatif (2,01%). A l’opposé, la Maximum Deconcentration strategy se présente comme la moins performante, en absolu (7,77%) comme en relatif (0,74%).
Les produits structurés n’ont pas retrouvé leurs niveaux d’avant la crise financière, note Le Temps. En 2008, ces instruments représentaient un volume de 299 milliards de francs suisses dans les portefeuilles de titres des dépôts des clients des banques helvétiques. Après avoir chuté à un plus bas de 184 milliards à fin 2013, ils affichent des volumes en légère reprise à 192 milliards en juillet dernier. Leur part dans les portefeuilles a aussi reculé de 6,5% en 2008 à 3,6% en juillet dernier, selon l’Association suisse produits structurés (ASPS). Pour susciter l’intérêt des investisseurs, l’association conseille de promouvoir ces produits autrement que par le biais de simples brochures ou descriptifs de produits. L’attribution d’un chiffre clé décrivant le niveau de risque d’un certificat ne suffit pas non plus. Au contraire, il faudrait présenter les avantages des produits structurés dans le cadre de la construction d’un portefeuille.
Les actifs sous gestion des fonds communs de placement espagnols ont progressé de 2,85 milliards d’euros, ou 1,6 %, au cours du mois d’août pour atteindre 185,9 milliards d’euros, selon des données d’Inverco, l’association professionnelle de la gestion d’actifs en Espagne. Le secteur retrouve ainsi son niveau de septembre 2008. Mieux, au cours des huit premiers mois de l’année, les encours enregistrent une croissance cumulée de 32 milliards d’euros, soit autant que sur toute l’année 2013. Au cours du mois écoulé, les souscriptions nettes s’élèvent à 1,54 milliard d’euros, a précisé Inverco. Depuis le début de l’année 2014, la collecte nette atteint un total de 26,9 milliards d’euros.
Selon une étude récente du cabinet de recherche américain Cerulli, il est essentiel pour les gérants d’actifs qui cherchent à créer des joint ventures en Asie de valoriser au maximum les talents locaux. Parmi les sociétés de gestion d’origine étrangère implantées en Chine, en Inde et en Corée du Sud, les plus prospères sont ainsi celles au sein desquelles la part du personnel local est la plus élevée, constate le rapport Asian Business Strategies 2014 réalisé par Cerulli. Par ailleurs, l’association avec des acteurs locaux, «permet aux gérants étrangers de bénéficier de leurs réseaux de distribution et de leurs connaissances des spécificités locales», explique Yoon Ng, directeur de la recherche en Asie chez Cerulli.
Le volume d’activité sur les marchés européens des produits structurés et des produits à effet de levier s’est établi à 26,4 milliards d’euros au deuxième trimestre 2014, en recul de 21% par rapport au trimestre précédent, selon des statistiques communiquées par l’association européenne des produits structurés (Eusipa). L’activité sur les produits structuréss’est inscrite à 9,4 milliards d’euros, en recul de plus de 17% par rapport au trimestre précédent et de presque 28% par rapport au deuxième trimestre 2013. Du côté des produits à effet de levier, l’activité s’est élevée à 17 milliards d’euros, en recul de 17,1% par rapport au trimestre précédent mais en progression de 4,8% par rapport au deuxième trimestre 2013.
L’association européenne des professionnels des obligations sécurisées (ECBC) a publié le 3 septembre la neuvième édition de son guide sur le marché européen des obligataions sécurisées (European Covered Bond Fact Book 2014).L’encours des obligations sécurisées s’inscrivait fin 2013 à 2.600 milliards d’euros. Un montant en recul de 8% ou 213 milliards d’euros par rapport à l’année précédente pour la première fois depuis que ces statistiques existent (2003). Le marché reste toutefois très animé avec un volume d'émission de 429 milliards d’euros l’an dernier l’arrivée de dix nouveaux émetteurs.
L’Emerging Markets Index (HSBC EMI) dont l’objectif est d’anticiper les évolutions des pays émergents, a connu, au mois d’août, une hausse inégalée depuis mars 2013 en passant à 52,5 contre 51,7 en juillet (+1,54 %). L’indice HSBC EMI est basé sur les indices PMITM des 17 principaux pays émergents (Afrique du sud, Arabie Saoudite, Brésil, Chine, Corée du Sud, Egypte, Emirats Arabes Unis, Hong Kong, Inde, Indonésie, Mexique, Pologne, République Tchèque, Russie, Taiwan, Turquie et Vietnam).
La collecte nette sur les contrats d’assurance vie s’est élevée à 3,9 milliards d’euros en juillet 2014, selon les données publiées le mardi 2 septembre par l’Association française de l’assurance (AFA), soit la plus forte collecte depuis janvier 2013. A titre de comparaison, elle s'élevait à 1,2 milliard en juin et à 1,9 milliard d’euros en juillet 2013.A fin juillet 2014, l’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) était de 1 491,7 milliards d’euros. Au cours des sept premiers mois de l’année, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances est de 77,3 milliards d’euros, contre 73,5 milliards d’euros sur les sept premiers mois de 2013.
L’industrie de la gestion d’actifs a le vent en poupe en Italie. Selon des données publiées le 2 septembre par Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion, les fonds italiens ont enregistré une collecte nette de 30,9 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre, portant ainsi à 60,4 milliards d’euros les souscriptions nettes engrangées au cours des six premiers mois de l’année 2014. Grâce à cette performance, les actifs sous gestion du marché italien atteignent le niveau record de 1.460 milliards d’euros.
Le montant d’actifs gérés par l’ensemble des mutal funds chinois a progressé de 5% au deuxième trimestre à 3 550 milliards de yuan après avoir progressé de 16% le trimestre précédent, selon les données de China Mutual Fund Series. Les fonds monétaires ont contribué positivement sur l’ensemble du second trimestre au cours duquel leur encours a progressé de 10%. En revanche, sur le seul mois de juin, les fonds monétaires ont vu leurs encours décroître de 17% après 8 mois de hausse consécutive. La tendance semble donc s’inverser sur cette classe d’actifs puisque sur les 3 premiers mois de l’année, le montant d’actifs gérés par l’ensemble des fonds monétaires chinois avait progressé de 90%.
Dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), un consortium composé d’Hochtief Solutions, du fonds néerlandais Dutch Infrastructure Fund (DIF) et de Kemna Bau a été chargé de l’organisation et du financement d’un vaste projet de modernisation et d’entretien de l’autoroute A7 en Allemagne , rapporte L’Agefi. Ce projet d’un montant global de 600 millions d’euros a été financé par la première émission de «project bonds» destinée à un projet d’infrastructure publique en Allemagne. Une émission à laquelle la Banque européenne d’investissement (BEI) a apporté sa pierre, en y investissant 170 millions.
La fiscalité des rachats de titres est certainement l’un des sujets les plus complexes de la fiscalité française applicable aux personnes physiques. Une décision récente du Conseil constitutionnel est venue bouleverser ce régime, pour le meilleur ou pour le pire …