L’actionnariat salarié est une culture qui s’enracine dans les entreprises qui le pratiquent avec des offres régulières. 88 % des entreprises ont un FCPE d’actionnariat salarié, près de 70 % un actionnariat direct, 79 % un PEG, 44 % un PEE. Et 66 % d’entre elles un PERCO. Depuis 2009, il est en progression dans deux entreprises sur trois. En France, dans une entreprise participante sur deux, le pourcentage d’actionnaires salariés sur le total des salariés est supérieur à 50 % (56 %), selon les résultats de la cinquième enquête annuelle publiée par la FAS (Fédération française des Associations d’Actionnaires salariés et Anciens salariés) et Altedia, réalisée de juillet à septembre 2014. Selon les répondants, la progression de l’actionnariat salarié est surtout liée à des offres régulières et à la possibilité de souscrire lors du versement de l’intéressement et/ou de la participation. Le seuil de 3 % du capital détenu par l’actionnariat salarié est atteint dans près d’une entreprise sur deux parmi les répondants. L’enquête révèle que le taux moyen de souscription à la dernière offre en France est très variable d’une entreprise à l’autre avec néanmoins une tendance à la hausse. Il est nettement plus élevé en France qu’à l’international. La formule dite « classique » est la plus répandue et de loin puiqu’elle est proposée par 90 % des entreprises. Toutefois, la fiscalité et son poids apparaissent, non pas comme un blocage, mais de plus en plus comme un frein à son développement. L’alourdissement de la fiscalité/prélèvements sociaux conduit les répondants à revoir ou envisager de revoir : le lancement d’attribution d’actions gratuites à tous les salariés (62 % des répondants), leur politique d’intéressement (56 % des répondants), le lancement d’offres réservées aux salariés (51 %). En matière de gouvernance, les progrès sont lents. Les actionnaires salariés sont, il est vrai, représentés en qualité d’administrateurs au conseil d’administration/ surveillance dans plus d’une entreprise sur deux (57 %), un chiffre en augmentation. En revanche, ils ne sont présents dans aucun comité des conseils dans près de deux entreprises sur trois. Les porteurs de parts élisent une partie des membres des conseils de surveillance des FCPE dans 52 % des entreprises ayant répondu à l’enquête. Un chiffre légèrement en hausse par rapport aux années précédentes. Globalement, peu d’évolutions sont envisagées par les entreprises. Enfin, les plans d’attribution d’actions gratuites à tous les salariés ont marqué un très net recul par rapport aux années 2011 et 2012 : 29 % des entreprises participant à l’enquête en ont mis en place cette année contre environ 60 % sur la période précitée (36 % en 2013). À noter, la poussée significative de la souscription en ligne aux opérations d’actionnariat salarié et de la dématérialisation.
Le Forum la Gestion d’Actifs 2014 qui s’est tenu hier a été l’occasion de récompenser cinq grands acteurs de l’industrie de la gestion d’actifs. Comme chaque année, les prix ont été attribués par les lecteurs de l’Agefi à partir d’une liste établie par les journalistes des différents supports du groupe. Dans le détail, il s’agissait de récompenser sur l’année 2014 la meilleure société de gestion, le meilleur directeur de gestion, le meilleur gérant, le meilleur fournisseur d’ETF et le meilleur investisseur institutionnel.Dans la catégorie, « Meilleure société de gestion », la palme est revenue à CPR AM.Dans la catégorie, « Meilleur directeur de gestion », la récompense est revenue à Arnaud Faller (CPR AM).Dans la catégorie, « Meilleur gérant », le prix a été attribué à Victoire de Trogoff (Fidelity Worldwide)Dans la catégorie, « Meilleur fournisseur d’ETF », le prix est revenu à Lyxor AM.Enfin, dans la catégorie, « Meilleur investisseur institutionnel », le prix a été attribué à Olivier Héreil (BNP Paribas Cardif )Par ailleurs, au cours de la journée, huit prix amLeague-Newsmanagers ont été également remis. Quatre ont été établis sur la performance pure des concurrents au sein des mandats amLeague Actions zone euro, Actions Europe, Global Equities et enfin Muti Asset Class, au cours des douze derniers mois. Les quatre autres prix prenaient en compte la performance ajustée du risque sur la même période.Dans la catégorie Actions zone euro, le prix pour la performance pure a été attribué à : Invesco AmEt dans le cadre de la performance ajustée du risque à : TobamDans la catégorie Actions Europe, le prix pour la performance pure a été attribué à : TheamEt dans le cadre de la performance ajustée du risque à :Swiss Life AMDans la catégorie Global Equities, le prix pour la performance pure a été attribué à : Allianz GIEt dans le cadre de la performance ajustée du risque à : TheamEnfin, dans la catégorie Multi Asset Class, les deux prix ont été attribués à Petercam AM, tant pour la performance pure que pour la performance ajustée du risque.
Les produits indiciels cotés (ETP) adossés à des matières premières ont accusé au troisième trimestre un décrochage de leurs actifs sous gestion de plus de 10% à 110,7 milliards de dollars, correspondant à leur plus bas niveau depuis début 2010, selon ETF Securities.L'émetteur spécialisé attribue la quasi-intégralité de ce revers au tassement des prix des sous-jacents, tandis que les rachats nets des investisseurs se sont limités à 550 millions de dollars durant la période sous revue. Ces modestes sorties de fonds s’expliquent notamment par le fait que nombre de détenteurs d’ETP avaient déjà liquidé leurs positions l’an dernier. Les investisseurs sont par ailleurs orientés pour l’essentiel sur les moyen et long termes, moins sensibles aux fluctuations des cours.Les ETP sur l’or représentent à eux seuls 60% de l’hémorragie des actifs sous gestion. Les produits adossés au métal jaune ont fondu de 10% à 69 milliards de dollars. La contraction est toutefois moins sévère que celle enregistrée l’an dernier au moment de la dégringolade du prix de l’or.
Entre 2011 et 2013, toutes les stratégies d’investissement socialement responsable ont enregistré en Europe des taux de croissance à deux chiffres, montre la dernière enquête d’Eurosif menée auprès de 13 pays européens.Les taux de croissance varient de 22,6 % pour les fonds thématiques à 132 % pour l’investissement solidaire (« impact investing »), alors que la progression a été estimée à 21,7 % pour l’ensemble du marché européen de la gestion financière, note le Forum européen de l’investissement durable et responsable (Eurosif). Les exclusions constituent la stratégie ISR la plus répandue en Europe, couvrant, selon les estimations, 41 % de l’ensemble des encours gérés en Europe, soit 6.900 milliards d’euros, après une progression de 91 % sur la période sous revue. Dans ce domaine, les exclusions volontaires liées aux armes à sous-munition et aux mines antipersonnel (ASM et MAP) sont les plus communes : elles représentent environ 30 % (5.000 milliards d’euros) du marché européen de l’investissement.Mesuré pour la première fois cette année, l’investissement solidaire est la stratégie qui enregistre la plus forte progression en Europe, soit +132 % par rapport à fin 2011. Ce marché, représenté à hauteur de 50 % par la microfinance, est estimé à 20 milliards d’euros.D’autres stratégies comme le « screening » normatif ou l’engagement et les droits de vote affichent aussi des taux d’adoption (70 % et 86 % respectivement) et des actifs impressionnants, note Eurosif. Mais elles ne sont pas déployées en Europe de manière aussi homogène que les exclusions. Comme les années précédentes, le Forum souligne que le marché européen de l’ISR reste très hétérogène en termes de pratiques et l’étude offre d’ailleurs un descriptif de chaque pays.Enfin, s’agissant des perspectives de développement, la demande des investisseurs institutionnels reste le principal moteur de croissance du marché de l’ISR. Toutefois, plusieurs projets de loi devraient soutenir le marché, comme la révision de la directive sur les droits des actionnaires, qui pourrait encourager les pratiques d’engagement et de vote.http://www.eurosif.org/semantics/uploads/2014/09/Eurosif-SRI-Study-2014.pdf
Au cours du troisième trimestre, traditionnellement plus calme, les fonds levés par le biais d’introductions en Bourse en Europe se sont fortement tassés, revenant de 22,3 à 6,6 milliards d’euros entre le deuxième et le troisième trimestre 2014. Le montant global levé a pourtant plus que doublé par rapport à la période correspondante en 2013 (3 milliards d’euros), grâce essentiellement à plusieurs opérations d’envergure en juillet, dont celles du groupe NN aux Pays-Bas (1,5 milliard d’euros), de FinecoBank en Italie (673 millions d’euros) et de Logista en Espagne (606 millions d’euros)."Le marché européen des IPO a enregistré une belle performance pour un troisième trimestre traditionnellement calme, sur fond d’incertitudes géopolitiques en Ukraine et au Moyen-Orient mais aussi avec le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse. Même si le dernier trimestre s’annonce prometteur, avec plusieurs IPO en cours de grande envergure, on constate quelques signaux d’avertissement. Cependant, si les marchés continuent sur cette lancée, nous devrions dépasser les 15 milliards d’euros levés sur la même période en 2013", estime Philippe Kubisa, associé PwC spécialiste des marchés de capitaux. Le volume des introductions a ainsi pratiquement quadruplé sur un an. Sur les neuf premiers mois de l’année 2014, 40,3 milliards d’euros ont été levés par 289 entreprises, contre 11,7 milliards d’euros levés par 173 entreprises sur la période correspondante en 2013. Plus de 70% des fonds levés par IPO au troisième trimestre 2014 l’ont été sur les bourses de Londres, Milan et Euronext. Euronext a connu huit opérations pour un montant de 1,7 milliard d’euros, dont la plus importante du trimestre, celle du groupe NN, représente à elle seule près de 90% du total. Milan a levé 1,1 milliard d’euros réparti en dix IPO, tandis que Londres est restée le centre le plus actif du marché européen des introductions, avec 23 entreprises ayant levé 1,9 milliard d’euros. L’activité des introductions dans le monde a atteint son plus haut niveau depuis le lancement de l’étude IPOWatch de PwC: 137 milliards d’euros ont ainsi été levés sur les neuf premiers mois de l’année 2014. Les États-Unis dominent le marché, avec 28,7 milliards d’euros sur le trimestre et 52,4 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année. L’introduction en bourse d’Alibaba a battu tous les records, à 16,8 milliards d’euros.
Le secteur financier en Suisse a dégagé l’an passé, directement ou indirectement, une valeur ajoutée brute de 86 milliards de francs, soit 15% du produit intérieur brut (PIB) helvétique, comme en 2012. La branche a assuré 10% des emplois du pays (490.000 postes), contre 11% (526.000 places de travail) l’année précédente.A eux seuls, les banques, assurances et autres prestataires de services financiers employaient 246.000 collaborateurs, après 261.000 en 2012. Ils ont généré – directement – une valeur ajoutée de 64 milliards de francs, soit un franc sur neuf du PIB suisse, selon une étude publiée mercredi par l’institut conjoncturel BAK Basel et citée par Le Temps.
Le fournisseur d’indices Solactive AG, basé à Francfort, a annoncé le 8 octobre le lancement du Ethical US Equity Index, dont l’objectif est de suivre les titres éthiques cotés aux Etats-Unis selon une approche «best-in-class».Il s’agit du deuxième indice éthique lancé par Solactive après le Ethical Europe Equity Index, proposé en avril 2013. Ces deux indices ont été créés pour le compte de BNP Paribas qui les utilisera comme sous-jacent pour ses solutions d’investissement, y compris les produits structurés.
La banque publique allemande KfW vient de placer son premier green bond libellé en dollar pour un montant record de 1,5 milliard de dollars. Il s’agit de la plus grosse émission à ce jour sur le marché du green bond libellé en dollar, souligne la KfW dans un communiqué. La KfW a lancé cette année sa première obligation verte libellée en euro.L'émission pilotée par Merrill Lynch, Citi et Morgan Stanley a une durée de 5 ans et propose un coupon de 1,75%. La demande s’est élevée à 2,5 milliards de dollars.
Les sociétés de l’indice Standard & Poor’s vont dépenser cette année 914 milliards de dollars dans le cadre de rachats d’actions ou de distribution de dividendes, selon des données compilées par Bloomberg et S&P Dow Jones Indices. Les rachats d’actions ont alimenté l’une des hausses les plus fortes du marché boursier au cours des cinquante dernières années, les titres faisant l’objet des rachats les plus importants ayant progressé de plus de 300% depuis mars 2009. Les sociétés du S&P 500 devraient dépenser en 2014 quelque 565 milliards de dollars sur des rachats d’actions alors que les dividendes devraient progresser de 12% à 349 milliards de dollars, sur la base des estimations de Howard Silverblatt, analyste indices chez S&P. Les bénéfices pourraient atteindre 984 milliards de dollars, sur la base d’une prévision de croissance des bénéfices de 8%.
L’Office public chinois des changes, la State Administration of Foreign Exchange (SAFE) a attribué 2,54 milliards de dollars de nouveaux quotas QFII (investisseur institutionnel étranger qualifié) à huit sociétés de gestion étrangères en septembre, portant ainsi à 62,2 milliards de dollars le montant total de quotas QFII distribués à 256 institutions étrangères, rapporte Asia Asset Management.Au cours du mois de septembre, deux nouveaux participants à ce programme, à savoir Guosen Securities et Bloomberg Family Foundation qui ont respectivement reçu 200 millions de dollars et 75 millions de dollars de quotas QFII. Par ailleurs, Canada Pension Plan Investment Board, Hong Kong Monetary Authority et Commerzbank AG ont obtenu respectivement des allocations de 600 millions, 1 milliard et 300 millions de dollars. Enfin, Genesis Asset Managers et Citibank Hong Kong ont chacun reçu 200 millions de dollars de quotas.
Alors que le JOBSAct, promulgué il y a un an aux Etats-Unis, a ouvert aux hedge funds les portes de la communication, de la publicité et des médias, ces fonds demeurent encore très discrets sur ce terrain. Ainsi, sur les 300 plus grands «hedge funds», 1 sur 10 seulement dispose d’un compte Twitter selon une étude de la société de communication Peppercomm, dévoilée par Les Echos. Sur cette trentaine de fonds qui gèrent en moyenne 9 milliards de dollars, six ont des comptes protégés, nécessitant leur accord pour recevoir leurs messages. Par ailleurs les comptes publics n’émettent qu’une dizaine de messages ou tweets par mois mais n’en recueillent pas moins de 15.000 abonnés par compte en moyenne. De fait, les hedge funds « manquent de vision stratégique quant à leur utilisation des médias sociaux. Ils ne prennent conscience que lentement de leur importance », souligne l’étude. Les fonds alternatifs sont plus à l’aise avec LinkedIn que Twitter, note Les Echos, puisque les deux tiers des plus grands fonds ont une page LinkedIn, suivie par 2.300 personnes. Mais seule une dizaine d’entre eux sur 190 font l’effort d’animer leur compte LinkedIn sur une fréquence mensuelle.
L’agence de notation Moody’s a annoncé, lundi 6 octobre, le lancement de son service «Unpublished Monitored Private Placement Ratings» (UMPPR) dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, une offre qui se concentre le marchés en plein développement des placements privés («private placement»).Lancée dans un premier temps en novembre 2012 pour couvrir le marché américain des placements privés, l’offre est désormais disponible dans la zone EMEA à compter de ce lundi 6 octobre. Ce service UMPPR fournit des notations de crédit définitives, contrôlées et jusque-là non-publiées des instruments de dettes placés à titre privé, précise l’agence de notation. «Ce nouveau service donnera une vision indépendante de la qualité de crédit des émetteurs en quête de financement sur les marchés des placements privés en zone EMEA», indique dans un communiqué Matt Donohue, vice-president, Global Product Management chez Moody’s. De fait, le service UMPPR fournit aux clients une vision indépendante de leur qualité de crédit via une notation assignée au niveau de l’entreprise ou de l’institutionnel. Il bénéfice de la même approche, des mêmes informations et du même comité de notation utilisés pour les autres notations de crédit effectuées par Moody’s. Les clients de l’offre UMPPR ont accès à des analyses et de la recherche via une «dataroom» privée et sécurisée.
Dans un entretien accordé aux Echos, Paul-Henri de La Porte du Theil, président de l’Association française de gestion financière (AFG), se déclare « inquiet du décalage qui s’accroît entre la France et le reste de l’Europe ». « Depuis 2007, les montants gérés en Europe ont augmenté de plus de 50%. En France, c’est quelques pourcent, note-t-il. Heureusement, les sociétés de gestion françaises ont des ressources pour aller chercher leur croissance à l’étranger et font preuve d’un grand dynamisme. »Le Président de l’AFG revient également sur les premiers pas du PEA PME. « Contrairement, à ce que j’ai pu lire un peu partout, je pense que le lancement de ce produit est réussi, juge Paul-Henri de La Porte du Theil. Certes, les flux de collecte dans cette nouvelle enveloppe fiscale sont faibles par rapport aux attentes – on parle de 270 millions d’euros au 1er septembre –, mais dans les fonds eux-mêmes éligibles au PEA PME, la collecte se monte à 500 millions d’euros, soit le double. Cela signifie que la pédagogie autour du financement des PME a été bonne et qu’elle a dépassé la simple enveloppe fiscale du produit. »Le président de l’association professionnelle milite d’ailleurs pour de nouvelles incitations fiscales pour accélérer l’investissement dans les PEA et PEA PME, dont la plupart ne sont pas au plafond de souscription autorisée. « Demander, comme pour les placements forêt qui ont un abattement de 75% dans le cadre de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune), un abattement de 100% sur les PEA PME ne coûterait pas cher », avance Paul-Henri de La Porte du Theil. En outre, sans demander un changement radical de la fiscalité de l’épargne en France, il appelle à « plus de cohérence par rapport aux objectifs que l’on se donne de pousser l’épargne vers plus de risque et de plus de durée » et à un changement « d’état d’esprit des Français par rapport à l’investissement en actions ». « Nous sommes le seul pays en Europe où l’investissement en actions n’est pas reparti depuis le pic de la crise », observe-t-il.
Les panélistes de L’Agefi conservent leur foi dans le marché du crédit malgré les turbulences qu’il traverse depuis quelques semaines, indique le quotidien. En dépit de nouvelles sorties de fonds de 479 millions de dollars sur la dernière semaine de septembre en Europe sur le compartiment high yield (HY), seules trois sociétés de gestion (Edmond de Rothschild AM, Allianz GI France et Swiss Life AM) sur les 17 ayant répondu au Panel d’octobre ont conservé leur position neutre sur le marché du crédit, les 14 autres préférant continuer de surpondérer la classe d’actifs.
L’émergence du Royaume-Uni en tant que principal rival de la Suisse en matière de banque privée et de gestion de fortune a été mise en lumière par des chiffres montrant que les actifs sous gestion britanniques ont augmenté de 11,4 % à 524,4 milliard de livres l’an passé, rapporte le Financial Times. Le secteur, qui fournit des services d’investissement et des conseil aux personnes fortunées, recrute près de 23.000 personnes au Royaume-Uni, a contribué à hauteur de 3,2 milliards de livres à l’économie et payé 1,2 milliard de livres de taxes, selon un rapport de la British Bankers’ Association.
Société Générale Securities Services (SGSS) a annoncé le 1er octobre son intention d’étendre le périmètre de sa connectivité directe avec la plate-forme Target-2 Securities (T2S). T2S offrira aux dépositaires centraux participants une plate-forme unique leur permettant d’externaliser leurs opérations de règlement-livraison et de tenue des positions. T2S sera exploitée selon un ensemble unique de règles de fonctionnement et de processus bancaires harmonisés qui lèveront les obstacles aux activités de post-marché transfrontalières en Europe.Dès la première vague de migration vers T2S en Italie et en Suisse, à compter de juin 2015, SGSS, présent de longue date dans les marchés principaux au sein de la zone T2S, aura mis en place une connectivité directe pour les règlements des titres italiens et suisses. SGSS prévoit une mise en place de connectivité directe à fin mars 2016 pour les cinq dépositaires centraux qui rejoignent la plateforme T2S en vague 2: Euroclear ESES dépositaires centraux – la France, la Belgique et les Pays- Bas, Interbolsa (Portugal) et NBB-SSS (Belgique - titres de taux) – et étend ainsi sa capacité en tant que « Directly Connected Participant » (DCP) à un total de sept marchés à cet horizon. T2S assurera en temps réel le règlement brut en monnaie banque centrale avec les banques centrales nationales, permettant ainsi aux participants de réduire leurs besoins en liquidité grâce à la centralisation de la trésorerie et la mobilisation de collatéral au sein de la zone. Pour sa part, SGSS sera banque de règlement au sein de T2S, en apportant de la liquidité aux participants des dépositaires centraux pour la compensation des transactions. Avec la mise en œuvre de cette connectivité directe sur les principaux marchés de T2S, SGSS sera en mesure d’harmoniser et de rationaliser son modèle de service clients, mais aussi d’optimiser la gestion de liquidité, pour garantir la gamme la plus étendue de services de post-marché.
Publié récemment par le CFA Institute, le rapport portant sur les incitations commerciales (*) - ou «inducements» - pointe l’ambiguïté de ce mode de rémunération, tant pour les épargnants que pour les conseillers, et aborde la diversité des réponses qui ont été apportées par les régulateurs. Invité sur Newsmanagers TV, Philippe Maupas, président du CFA Society France, a tout d’abord recensé les pays interdisant les incitations commerciales dans le domaine de la distribution. Dans ce très petit cercle, le Royaume-Uni fait naturellement office de porte-drapeau, en imposant les «inducements» aux conseillers se revendiquant indépendants. Cela étant, il faut ajouter les Pays-Bas où les réseaux bancaires dominent dans l’univers de la distribution, ou encore l’Australie qui, non seulement a banni les incitations commerciales, mais a aussi introduit simultanément une relation importante, statutairement fiduciaire, entre l’intermédiaire financier et le client. «Ce lien n’existe pas en Europe continentale mais pourrait amener un progrès considérable», a noté Philippe Maupas. Enfin, il faut également noter qu’en Suisse, les institutions doivent intégralement rétrocéder les rétrocessions à leurs… clients. Le décor étant planté, il n’en reste pas moins que l'étude constate la nette préférence des épargnants pour un système basé sur le paiement d’une commission plutôt que pour un modèle reposant sur le versement d’honoraires, en contrepartie d’un service identifié. L’argument, selon Philippe Maupas, est psychologique et parfaitement compréhensible. «Les rétrocessions fonctionnent très bien, et même sont ignorées de beaucoup de clients», a-t-il relevé. «Elles donnent la sensation que la prestation de service est gratuite, ce qui est logiquement apprécié. Même si le fait que le coût soit «transparent» donne l’impression d’une moindre valeur au dit service…L'étude du CFA Institute s’est également intéressée aux mesures de lutte contre les pratiques abusives existantes, insuffisamment appliquées, voire inexistantes. «De nombreux régulateurs ne sont pas en capacité ou ne disposent pas des moyens suffisants pour faire appliquer les dispositifs de protection des investisseurs en vigueur», relève Philippe Maupas. A ce jeu, la solution passe sans doute par les gouvernements et les allocations budgétaires allouées au régulateur, a indiqué le responsable. Reste enfin que d’un point de vue culturel, la finance souffre d’une image très dégradée et il incombe dans ce cadre de changer les pratiques. Comment ? «En modifiant le mode de rémunération, ce à quoi les membres du CFA Institute sont largement favorables», a indiqué Philippe Maupas. Concrètement, leurs recommandations portent sur la révision du mode de commissionnement, l’interdiction des incitations conduisant à vendre toujours plus, et l’homogénéisation des taux de commissionnement pour éviter de promouvoir un fonds au détriment d’un autre. http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=852 (*) Incitations au sens large du terme puiqu’elle dépasse les seules retrocessions sur les frais de gestion en intégrant celles sur les frais d’entrée et les incitations commerciales de quelque nature que ce soit...
Plusieurs grandes banques, dont Deutsche Bank, Citigroup, JPMorgan et UBS, ont cessé de contribuer à des dizaines d’indices de référence, afin de réduire le risque de litiges dans le sillage des récents scandales de manipulation du Libor et du marché des changes, rapporte le Financial Times. Ces établissements auraient également mis en place des groupes de travail pour passer en revue l’ensemble de leurs procédures à l'égard de centaines de benchmarks, selon le journal, qui cite des sources proches du dossier.
Le patrimoine privé des Européens a atteint le montant record de 56.000 milliards d’euros en 2013, dépassant le précédent sommet atteint avant la crise financière de 2007-2009, selon une étude publiée le 1er octobre par la banque suisse Julius Baer. Le montant cumulé des fortunes privées en Europe a augmenté de 1,7% par rapport à l’année précédente et pourrait encore croître de 40% d’ici à 2019 pour atteindre 80.000 milliards d’euros, selon le document. L’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France et l’Italie représentent près des trois quarts du patrimoine privé total du continent mais c’est au Luxembourg que le niveau moyen de fortune par adulte est le plus élevé avec 400.000 euros, contre une moyenne européenne de 167.100 euros.La crise financière a eu un impact fort sur les patrimoines en Espagne et en Grèce. En Espagne, estime l'étude, 1.400 milliards d’euros de richesse ont été détruits depuis 2007. Le rapport souligne par ailleurs une inégalité grandissante, 10% des ménages européens détenant plus de la moitié de la fortune totale.
L’arrivée annoncée des géants de l’internet dans le domaine de la gestion d’actifs suscite une réelle inquiétude au sein des sociétés de gestion. Et pour cause. Alors que Google aurait commandité il y a presque deux ans une vaste étude afin de l’aider à faire son entrée sur le marché (lire NewsManagers du 29 septembre 2014), le chinois Alibaba a d’ores et déjà démontré sa force de frappe en collectant 574 milliards de yuans (environ 75 milliards d’euros) sur son fonds monétaires Yu’e Bao. Un fonds que le géant chinois de l’e-commerce envisage désormais de commercialiser à Hong-Kong. «Alibaba, qui a collecté quelque 80 milliards de flux monétaires, constitue une menace», n’a pas caché Charlotte Dennery, chief operating officer et membre du comité exécutif de BNP Paribas Investment Partners, à l’occasion d’une table ronde organisée dans le cadre de la 5éme édition de L’AGEFI AMtech day. «C’est un bouleversement pour l’industrie auquel il nous faut réfléchir». Un enjeu d’autant plus crucial que les sociétés de gestion n’en sont qu’aux débuts dans leurs projets digitaux.