L'élection du nouveau président américain pourrait avoir des répercussions sur de nombreuses actions européennes. L'Agefi a passé en revue celles dont le cours pourrait le plus évoluer dans les prochains mois.
De nombreuses classes d’actifs profitent du résultat des élections américaines qui donnent la présidence et le Sénat au camp républicain. Les actions des petites capitalisations américaines sont particulièrement à la fête.
Le résultat des élections américaines pourrait ne pas être publié immédiatement. En cas d’égalité, la Constitution dispose d’outils pour départager les candidats. Si le perdant ne reconnaît pas sa défaite, dans les heures ou les jours qui suivent le vote, les marchés ont prouvé en 2020 qu’ils pouvaient garder leur calme.
L’indice DXY du billet vert face à un panier de devises a enregistré lundi son plus fort recul depuis août. Et les sondages redonnant des chances à la candidate démocrate Kamala Harris ont accru la volatilité qui devrait rester élevée sur plusieurs classes d’actifs.
Le réajustement à la hausse des taux et des marchés actions hésitants face à une saison de résultats mitigés ont pesé sur la tendance. L’or bat des records.
La modification de la structure du gestionnaire alternatif canadien pourrait résulter en une augmentation de sa capitalisation boursière de 23 à 85 milliards de dollars.
L’agence suédoise de sélection de fonds, pour sa plateforme de sélection des fonds pour les retraites par capitalisation, retient quatre gérants pour ses fonds actions européennes à gestion indicielle, pour de grandes et moyennes entreprises, représentant 1,4 milliard d’euros à investir :
Le Panel Actions de L'Agefi anticipe un rebond de 8% des indices européens à un an, de 6% pour le S&P 500 et de 4% pour le Nikkei. Mais le CAC 40 recule de près de 3% depuis le début de l’année, quand New-York et Tokyo ont gagné respectivement plus de 20% et près de 17% depuis début janvier.
A une semaine de la présidentielle américaine, la probabilité d'une victoire du candidat républicain contribue à porter le dollar, les actions et le niveau des taux longs. Mais dans une économie en fin de cycle avec un marché bien valorisé, rien n'est écrit d'avance pour les investisseurs.
Un marché très concentré reflète un optimisme extrême sur les perspectives de croissance d’une poignée de valeurs mais l’histoire montre qu’il est très difficile pour une entreprise de maintenir une croissance élevée pendant de nombreuses années.
Les banques centrales semblent avoir réussi à maîtriser la montée des prix grâce aux hausses de taux mais le marché de l’emploi se détériore et le secteur manufacturier souffre toujours autant. Cela permet un retour de la décorrélation entre actions et obligations et offre plus d’opportunités de diversification.
L’institution considère que l’assouplissement monétaire pourrait alimenter les bulles de prix. Mais elle a surtout identifié d'autres risques que les marchés sous-estiment, comme les titrisations synthétiques des banques vers les fonds.
A la tête de la région Europe – Moyen-Orient – Afrique de l’investisseur singapourien Temasek, Nagi Hamiyeh, détaille à L’Agefi sa vision du marché européen et ses ambitions d’investissement depuis le bureau de Paris.
Sa présidente Verena Ross appelle à davantage de pouvoirs centralisés afin de renforcer l’Union des marchés de capitaux et le cadre d’investissement dans l’Union européenne. Mais en procédant «étape par étape».
Le véhicule sera doté de plus de 100 millions d’euros pour son lancement prévu avant la fin de 2024. Le groupe d’investisseurs commence les travaux pour préparer la sélection de gérants sur le volet non coté.
La saison des résultats trimestriels vient à peine de commencer avec son lot de déceptions et de sanctions boursières, principalement en Europe. Les pires depuis 2020. Mais pas de quoi faire dérailler le marché qui croit à un atterrissage en douceur de l'économie.