Avec 839,6 milliards d’euros d’actifs gérés, le marché français de la gestion collective affiche une nouvelle progression de +1,2% par rapport au mois d’avril. En l’espace de trente jours, l’encours a grossi de 9,7 milliards d’euros d’encours supplémentaires dont 1,9 milliard d’euros de souscriptions nettes. De fait, les performances positives auront procuré un gain d’encours de +7,7 milliards d’euros, annonce SIX Financial Information.Dans le détail, les actifs monétaires voient leur encours progresser de +0,5% sur le mois, avec des souscriptions de 3,4 milliards d’euros pour la catégorie Trésorerie, tandis que 2,1 milliards d’euros ont été désinvestis dans la catégorie Trésorerie Court Terme. Au total, la classe d’actifs a enregistré 1,6 milliard d’euros de souscriptions nettes.Du côté des fonds Obligations, pour le 3ème mois d’affilé, l’encours des fonds Obligations progresse : fin mai, il rassemble 113,2 milliards d’euros, soit une variation mensuelle de +1,2%. Côté collecte, ce sont 959 millions d’euros de souscriptions nettes supplémentaires qui auront alimenté, en mai, les fonds de la classe d’actifs. Pour autant, les résultats sont sensiblement différents d’une catégorie à l’autre. En situation de collecte, les fonds Obligations euro qui ont drainé 1,1 milliard d’euros dont les fonds d’Obligations euro où les fonds Court Terme et Très Court Terme qui ont capté 680 millions d’euros de collecte. En revanche, les catégories Obligations Europe et Internationales ont connu des sorties nettes de 86 millions et 30 millions d’euros respectivement. «En revanche, la demande demeure bien présente pour les fonds des compartiments Haut Rendement (+107 millions d’euros) et dette Emergentes (+18 millions d’euros) (...)», note Europerformance.A noter pour les performances que l’indice EuroPerformance des fonds Obligations euro gagne +0,4%, contre une performance très légèrement négative pour le compartiment Obligations Europe. Les résultats des fonds Haut Rendement (+0,2%) et de dette Emergente (+0,6%) se contractent nettement sur un mois. Enfin, les fonds Obligations Internationales (+0,5%) continuent de délivrer des résultats solides. L’effet induit par l’ensemble de ces performances procure un gain d’encours de +412 millions d’euros.Les actifs sous gestion des fonds Actions restent orientés à la hausse. L’encours progresse de +5,6 milliards d’euros, soit une hausse de 2% en mai, pour le 3ème mois consécutif, pour atteindre 212,7 milliards d’euros sous gestion. Pourtant la classe d’actifs a enregistré 839 millions d’euros de décollecte. Les fonds Actions Europe ont été les plus affectés (-577 millions d’euros), devant les fonds Actions Asie (-219 millions d’euros) et Actions Internationales (-78 millions d’euros). Les fonds de catégorie Marchés Emergents ont enregistré en mai une décollecte net de 65 millions d’euros.En ce qui concerne les performances, les fonds Actions Europe progressent de 2,8% et ceux investis dans les Actions Internationales de 2,7%. En revanche, la catégorie Marchés Emergents est en repli de 0,2%. Enfin, la classe d’actifs des fonds Obligations Convertibles séduisent à nouveau, après 5 mois en situation de rachats nets. Celle-ci est en hausse de +2,3% pour atteindre 15,1 milliards d’euros. La classe d’actifs enregistre 173 millions d’euros de souscriptions nettes. En matière de performances, l’indice de catégorie Convertibles euro délivre un rendement mensuel de près de 1% ; les indices Convertibles Europe et Internationales s’adjugent une progression quant à eux de +1,2%. L’or enregistre une progression mensuelle de son encours.
Après consultation des investisseurs internationaux, le spécialiste américain des indices boursiers MSCI a annoncé mardi soir, une fois de plus, qu’il n’intégrerait pas 5% des actions chinoises A, libellées en renminbi, dans son indice MSCI Emerging Markets, rapporte L’Agefi. «Les investisseurs institutionnels internationaux ont clairement indiqué qu’ils apprécieraient des progrès supplémentaires en matière d’accessibilité du marché des actions A chinoises avant qu’elles ne soient incluses dans l’indice MSCI Emerging Markets», a expliqué Remy Briand, directeur de la recherche de MSCI, dans un communiqué.
Le fournisseur d’indices FTSE Russell a annoncé le lancement d’une série d’indices verts, rapporte le site spécialisé fondsnieuws. Ces indices sont fondés sur un modèle qui établit la part du chiffre d’affaires des entreprises réalisée avec des produits et services «verts». Le modèle analyse 13.400 entreprises de grande et petite taille de 48 pays développés ou en développement. L’historique porte sur sept ans.
Interviewé par L’Agefi, Christophe Auvity, responsable global du crédit corporate chez BNP Paribas Investment Partners (BNP Paribas IP) indique que les spreads de crédit se sont resserrés par anticipation d’environ 20 à 130 points de base (pb) après l’annonce de la BCE, tout en restant en-deçà du plus bas de mars 2015 de 75 pb. Par ailleurs, les fondamentaux actuels du marché du crédit sont robustes, et la situation financière des entreprises est bonne. A cela s’ajoute, l’intervention de la BCE débutée le 8 juin sur les marchés primaires et secondaires. «Toutes les conditions sont réunies pour un resserrement supplémentaire des spreads pour les actifs crédits concernés», a indiqué le responsable.
La China Securities Regulatory Commission (CSRC), l’autorité des marchés financiers chinoise, s’est activée ces derniers mois pour assurer l’inclusion des actions chinoises de classe A dans l’indice marché émergents de MSCI, effective au printemps 2017, écrit L’Agefi. L’heure du verdict est pour demain soir. Depuis la nomination de Liu Shiyu à sa tête en février, le CRSC a tâché de remédier aux carences relevées par le gestionnaire d’indices. Les restrictions sur la mobilité des capitaux investis depuis l’étranger ont ainsi été relâchées en février, sans être pour autant abandonnées, et les procédures d’autorisation pour obtenir un quota sous le régime QFII et RQFII ont été simplifiées et automatisées jusqu’à un certain montant. Plus récemment, des limites ont été mises en place sur la possibilité donnée aux entreprises chinoises de suspendre leur cotation.
L’approche du référendum britannique sur le maintien du pays dans l’Union européenne alimente la nervosité. Les marchés actions en ont fait les frais. Le CAC 40 a chuté de 2,24% à 4.306 points. Il avait déjà cédé près de 1% jeudi et 0,6% mercredi. A Londres, le FTSE 100 a perdu 1,8%. Le DAX a cédé 2,51%. Ce mouvement est également alimenté par le reflux marqué des cours du pétrole ces derniers jours. Le Brent et le WTI abandonnaient près de 1,5% dans l’après-midi. Dans ce contexte, les investisseurs recherchent la sécurité. Le Bund allemand à 10 ans affiche un rendement de 0,020% en fin de journée.
A quelques jours du référendum britannique sur le Brexit, les grandes manœuvres ont commencé pour renforcer l’attractivité de la Place de Paris. Hier, pour la première fois, Valérie Pécresse, Présidente de la Région Ile-de-France, Patrick Devedjian, Président du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, Jean-Louis Missika, Maire Adjoint de Paris, Gérard Mestrallet, Président de Paris Europlace, et Christian Nibourel, Président de Paris-Ile de France Capitale Economique, se sont mobilisés, ensemble, au siège d’Euronext, pour promouvoir les atouts de la Place de Paris et sa capacité à attirer les entreprises internationales. A cette occasion, aux côtés d’entreprises internationales et de start-up de la nouvelle économie, d’investisseurs et de gestionnaires de l’épargne, Paris EUROPLACE et Paris-Ile de France Capital Economique ont annoncé 6 nouvelles propositions pour renforcer encore la dynamique de la Place financière de Paris. La première proposition vise à accélérer les infrastructures d’accueil et de transport. A ce titre, « le positionnement de la Place de Paris au coeur de l’Europe et la qualité de ses infrastructures sont d’ores et déjà l’un de ses atouts essentiels ». La priorité est d’accélérer la mise en place effective du Charles de Gaulle Express, la réalisation du Grand Paris Express, d’Eole, de l’ensemble des aménagements du « Grand Paris », et la modernisation du réseau existant.Deuxièmement, la Place de Paris veut attirer les talents. Pour ce faire, il s’agit de « viser l’excellence » pour le nouveau Lycée International de Noisy-le-Grand, qui vient d’être lancé, de créer de nouveaux lycées internationaux dans Paris intra-muros, de conforter les initiatives de recherche (IDEX, ensembles pluridisciplinaires d’enseignement supérieur et de recherche), développer l’enseignement des langues étrangères.La Place de Paris souhaite également mettre en place une réglementation et une fiscalité plus compétitives afin de garantir une meilleure stabilité fiscale, améliorer encore le dispositif largement utilisé des cadres « impatriés », en allongeant sa durée, et supprimer la tranche marginale de taxe sur les salaires. Sur le plan de la fiscalité de l’épargne, la Place de Paris veut également favoriser les investissements longs en valeurs mobilières. Quatrièmement, la Place de Paris souhaite développer les Fintech et les incubateurs afin de renforcer le soutien de la Région Ile-de-France et de la Ville de Paris au Pôle de compétitivité FINANCE INNOVATION, lancer de nouveaux incubateurs et accélérateurs de croissance dédiés au secteur financier, soutenir l’action de Paris EUROPLACE en faveur de la promotion des Fintech françaises à l’international.Par ailleurs, la Place de Paris souhaite optimiser les dispositifs de soutien à l’innovation. A ce titre, il s’agit de « faire connaître mondialement Paris-Ile-de-France comme l’une des grandes Global Cities de l’innovation dans le monde », pérenniser le crédit d’impôt recherche (CIR), développer une promotion active pour attirer les talents entrepreneuriaux, ouvrir un guichet unique pour l’innovation au niveau de la Région, rationnaliser les aides et simplifier les dispositifs. Enfin, sixième et dernière proposition, la Place de Paris entend accélérer la promotion internationale de la Place financière de Paris. Il s’agit donc de développer une promotion conjointe de la Place de Paris associant acteurs publics et privés, en direction des investisseurs internationaux.
Malgré les contraintes réglementaires, les banque privées non domestiques drainent de nouveaux capitaux. Ces derniers ont encore crû de 3% l’an dernier, à 9.800 milliards de dollars (8.600 milliards d’euros) d’encours, rapporte L’Agefi qui cite le Global Wealth Report publié hier par le Boston Consulting Group (BCG). C’est moins que la dynamique de l’ensemble de la gestion privée mondiale, en hausse de 5,2% l’an dernier. Mais «la croissance annuelle de la fortune offshore globale devrait de nouveau augmenter d’ici à 2020, note le cabinet de conseil dans sa 16e étude annuelle sur le patrimoine des particuliers aisés (disposant de plus de 250.000 dollars d’avoirs). A noter que les encours offshore des citoyens d’Amérique du Nord, d’Europe de l’Ouest et du Japon ont reculé de 3% l’an dernier. tandis que les avoirs originaires du nouveau monde (pays émergents) ne cessent de croître pour représenter désormais 65% du total des encours non domestiques, contre 57% il y a cinq ans.
Le patrimoine global net des organismes de placement collectif et des fonds d’investissement spécialisés au Luxembourg s’est élevé fin avril à 3 442,080 milliards d’euros contre 3 395,404 milliards d’euros au 31 mars 2016, soit une augmentation de 1,37% sur un mois. Cependant, sur les douze derniers mois, le volume des actifs nets reste en diminution de 2,73%.La variation positive d’avril de 46,676 milliards d’euros se décompose entre des souscriptions nettes de 24,499 milliards d’euros (+0,72%) et un effet marché de 22,177 milliards d’euros (+0,65%).Toutes les catégories d’OPC à actions ont connu un développement positif sur le mois sous revue en relation notamment avec la publication de chiffres économiques, dans l’ensemble, rassurants et la poursuite du rebond des prix du pétrole, précise la CSSF, le régulateur luxembourgeois.
Benoît Lallemand, responsable du développement stratégique et des opérations chez Finance Watch, réagit au dernier règlement publié par la Commission européenne.
Les fonds communs de placement espagnols ont enregistré une collecte nette de 892 millions d’euros au cours du mois, selon des statistiques préliminaires publiées par Inverco, l’association professionnelle espagnole de la gestion d’actifs. Ainsi, depuis le début de l’année 2016, la collecte nette s’élève à 1,12 milliard d’euros. Mieux, « sur les douze derniers mois, les fonds communs de placements nationaux ont enregistré 5,18 milliards d’euros de souscriptions nettes », avance Inverco.Grâce à cette bonne dynamique, les encours des fonds espagnols ont progressé de 2,5% ou 1,35 milliard d’euros d’un mois sur l’autre, pour s’établir à 218,9 milliards d’euros à fin mai 2016. Pour autant, depuis le début de l’année, les encours des fonds espagnols accusent un repli de 0,4% par rapport aux 219,8 milliards d’euros affichés au 31 décembre 2015.
A l’issue de son assemblée générale, qui s’est tenue le 31 mai 2016, le conseil d’administration de l’Association française des sociétés de placements immobiliers (ASPIM) a élu à l’unanimité Frédéric Bôl nouveau président pour un mandat de deux ans. Il succède ainsi à Patrick de Lataillade, qui a présidé l’ASPIM pendant huit ans.Frédéric Bôl est le fondateur et le président du directoire de Swiss Life REIM France (anciennement Viveris REIM). Il a débuté sa carrière à la direction financière de L’Européenne de Banque (ex-Rothschild), puis chez Martin Maurel Gestion en charge de la gestion de taux et de la clientèle institutionnelle, ensuite au sein du groupe AG2R où il occupait le poste de président du directoire de Prado Epargne et celui de directeur général adjoint, membre du comité exécutif du groupe Premalliance. En 2007, il crée la société de gestion de portefeuille Viveris REIM, qui a obtenue l’un des premiers agréments délivrés par l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour la gestion d’OPCI. Frédéric Bôl est administrateur de l’ASPIM depuis 2011.Frédéric Bôl sera secondé dans sa mission par le Bureau, organe de direction chargé de veiller à la mise en œuvre des décisions du conseil d’administration, d’assurer le suivi et le contrôle des actions et de préparer les prises de position de l’Association. Le Bureau sera composé de deux vice-présidents, à savoir Marc Bertrand (La Française REM) et Eric Cosserat (Perial), d’une trésorière, à savoir Jacqueline Faisant (BNP Paribas REIM), et de trois autres membres, à savoir Jean-Marc Peter (Sofidy), Jean-Pierre Quatrhomme (Immovalor Gestion) et Jean-Marc Coly (Amundi Immobilier). L’assemblée générale n’a pas élu de nouveaux membres au conseil d’administration de l’ASPIM.
L’industrie britannique de la gestion d’actifs a enregistré une collecte nette de 1,03 milliard de livres au cours du mois d’avril, après 788 millions de livres de souscriptions nettes en mars, selon des statistiques publiées par The Investment Association, l’association professionnelle britannique de la gestion d’actifs. Dans le détail, les fonds dédiés aux institutionnels ont subi une décollecte nette de 165 millions de livres en avril, après 132 millions de livres de sorties nettes le mois précédent. Pour leur part, les fonds dédiés aux particuliers (« retail ») ont engrangé 1,2 milliard de livres de souscriptions nettes, après une collecte nette de 921 millions de livres en mars.Sur le segment « retail », les fonds obligataires affichent la meilleure collecte nette mensuelle, avec 679 millions de livres de flux nets entrants. Ils devancent les fonds diversifiés (« mixed asset funds »), qui ont réalisé une collecte nette de 242 millions de livres et les fonds monétaires (157 millions de livres de collecte nette). A l’inverse, les fonds actions ont subi la plus forte décollecte mensuelle avec 635 millions de livres de rachats nets, devant les fonds immobiliers (-137 millions de livres).A fin avril 2016, le secteur britannique de la gestion d’actifs affiche des encours de 928 milliards de livres, contre 930 milliards de livres en mars 2016 et 934 milliards de livres en avril 2015.