L’agence de notation Fitch a encore abaissé le 5 mai la note à long terme du Brésil, confronté à une grave crise économique et politique, et n’exclut pas une nouvelle dégradation à l’avenir. Fitch avait déjà relégué le Brésil mi-décembre dans la catégorie des émetteurs de dette spéculatifs, en ramenant sa note à long terme à «BB+". Elle l’a de nouveau abaissée d’un cran jeudi, à «BB», en l’assortissant d’une perspective négative. Dans son communiqué, Fitch dit réagir à «la contraction plus forte qu’anticipé de l'économie, l'échec du gouvernement à stabiliser les prévisions pour les finances publiques, ainsi que le blocage législatif qui perdure et l’incertitude politique élevée» qui nuisent, selon elle, à la confiance et à la gouvernabilité du pays.
Environ 56 % des gérants de fortune interrogés par Harrington Cooper pensent qu’un Brexit sera « négatif » ou « très négatif » pour le secteur britannique de la gestion d’actifs, révèle Investment Week. Le distributeur de fonds a questionné 85 gérants de fortune et multi-gérants sur l’éventualité d’un départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. 30 répondants pensent qu’il n’y aura aucun impact sur le secteur, tandis que sept anticipent des conséquences positives ou très positives (soit moins de 10 %). Toutefois, plus de 60 % des gérants de fortune interrogés pensent qu’un Brexit est improbable ou très improbable.
Malgré un contexte de marché difficile, la Société Générale a annoncé ce matin un profit hors éléments non-économiques de 829 millions d’euros au premier trimestre, en baisse de 0,5% sur un an. Grâce à la baisse du coût net du risque (-10,1%) et la maîtrise des frais de gestion (-0,5%), la banque a réussi à compenser la baisse de 3,3% de son produit net bancaire. Meilleure qu’attendu, la publication permettait à l’action Société Générale d’engranger près de 4% à mi-séance.
Plusieurs grands noms des hedge funds américains ont donné des dizaines de millions de dollars à des groupes politiques dans la course à la présidentielle, rapporte le Financial Times. Six des 10 donateurs politiques individuels dans la campagne sont des gérants de hedge funds – avec des dons de 66 millions de dollars – contre deux des 10 principaux dans la campagne précédente et aucun en 2008, selon des données recueillies par le Center for Responsive Politics. Le principal don d’une personne physique est celui de Robert Mercer, co-directeur général de Renaissance Technologies, qui a versé 16,7 millions à la campagne de Ted Cruz. Le deuxième vient du fondateur de Farallon Capital Management. George Soros, James Simons de Renaissance Technologies et Donald Sussman de Paloma Partners figurent parmi les principaux donateurs des Démocrates, tandis que Paul Singer d’Elliott Management, Ken Griffin de Citadel et Steve Cohen ont donné leur argent aux Républicains.
Les gestions anticipent une progression limitée à 4,4% du CAC 40 à six mois, et de plus de 5% pour l’Euro Stoxx 50 et le Nikkei. Le S&P 500 devrait stagner.
La Fédération des Tiers de Confiance (FNTC) a lancé le 27 avril un groupe de travail sur la technologie blockchain. Le groupe sera piloté par Fabrice Croiseaux, directeur général de la société InTech, et Olivier Iteanu, avocat spécialisé dans le numérique, chargé d’enseignement en droit du numérique et en droit des communications électroniques aux Universités de Paris I Sorbonne et Paris XI Sceaux. «La technologie blockchain est encore une boule de cristal. Il nous faut essayer de mieux comprendre cette technologie et ses enjeux», a lancé Olivier Iteanu devant un parterre très fourni de spécialistes du numérique. L’objectif du groupe de travail blockchain sera d’identifier les impacts, risques et opportunités liés à une utilisation partielle ou généralisée des technologies blockchain par les acteurs dont les services reposent sur la confiance, à l’instar des gestionnaires d’actifs, banquiers, assureurs.Dans un contexte où un nombre croissant d’acteurs investissent temps et argent dans cet «internet des transactions», allant du paiement à la notarisation des documents, il est essentiel de mieux cerner les enjeux et les promesses de la technologie blockchain en décortiquant notamment des cas d’usage. Dans les services financiers, la technologie blockchain semble ainsi riche de promesses dans le reporting des transactions, qui impliquent de nombreux acteurs et qui, avec les exigences croissantes de la réglementation, est une activité de plus en plus coûteuse. Le premier invité du groupe de travail sera d’ailleurs l’autorité des marchés luxembourgeois, à savoir la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF).
Les opérations des fonds de capital-risque sont en baisse continue depuis septembre 2015, selon l'étude trimestrielle Venture Pulse de KPMG, citée par L’Agefi. Un total de 1.829 deals ont été conclus à fin mars 2016 pour un montant agrégé de 25,5 milliards de dollars (22,6 milliards d’euros), contre 27,9 milliards un an plus tôt et 27,7 milliards au dernier trimestre 2015.
Le capital-risque continue de baisser dans le monde depuis septembre 2015 avec 1.829 deals conclus (contre 1.907 au dernier trimestre 2015) pour 25,5 milliards de dollars de fonds levés (contre 27,7 milliards de dollars au dernier trimestre 2015). Telles sont les conclusions de l’étude « Venture Pulse » de KPMG concernant les tendances du financement des start-up par le capital-risque à travers le monde.Plus précisément, la baisse mondiale est surtout entrainée par l’Asie, qui a enregistré une diminution des fonds levés entre le troisième trimestre 2015 - à 14,3 milliards de dollars - et le premier trimestre 2016 - à 6,5 milliards de dollars - de près de 55 %. Et entre le quatrième trimestre 2015 - à 9,8 milliards de dollars - et le premier trimestre 2006, de 33,67 %. Par conséquent, le corporate venture se développe, constate l'étude de KPMG, qui pointe une hausse de 27% entre le quatrième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016. En Europe, le financement s’améliore malgré une nouvelle baisse d’activité. Il progresse de 8 % pour un nombre de deals équivalent. A noter, le top 3 des deals en Europe au 1er trimestre 2016 regroupe Spotify (1 milliard de dollars), Skycanner (192 millions de dollars) et Deezer (109 millions de dollars).L'étude figure en pièce jointe.
L’assurance-vie continue d’avoir le vent en poupe. Au mois de mars, le placement préféré des Français a en effet enregistré une collecte nette de 2,2 milliards d’euros, selon des données publiées ce 26 avril par l’Association française de l’assurance (AFA). Dans le détail, au cours du mois écoulé, les cotisations atteignent 12,4 milliards d’euros tandis que les prestations s’élèvent à 10,2 milliards d’euros. Depuis le début de l’année 2016, collecte nette s’établit à 7,8 milliards d’euros, dont 3,4 milliards d’euros pour les supports en unités de compte. Le montant des cotisations brutes collectées par les sociétés d’assurance au cours des trois premiers mois de 2016 s’élève à 36,4 milliards d’euros, contre 34,7 milliards d’euros sur la même période en 2015. A eux seuls, les versements sur les supports unités de compte représentent 6,7 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 19% des cotisations en 2016. En parallèle, les prestations versées par les sociétés d’assurance s’élèvent à 28,6 milliards d’euros.A fin mars 2016, l’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) ressort à 1.588,6 milliards d’euros.
La gestion britannique retrouve des couleurs. Au cours du mois de mars, l’industrie britannique de la gestion d’actifs a en effet enregistré une collecte nette de 635 millions de livres, après une décollecte nette 281 millions de livres en février, selon des statistiques publiées le 25 avril par The Investment Association, l’association professionnelle de la gestion d’actifs. Dans le détail, les souscriptions nettes auprès des particuliers s’élèvent à 379 millions de livres en mars contre 399 millions de livres de rachats en février. En parallèle, la collecte nette ressort à 256 millions de livres auprès des institutionnels en mars après 118 millions de livres de flux nets entrants en février.Sur le segment de la clientèle « retail », la collecte nette a été principalement tirée par les fonds obligataires, qui ont capté 235 millions de livres de flux nets. Suivent les fonds diversifiés (190 millions de livres de collecte nette) et les fonds monétaires (141 millions de livres). A l’inverse, les fonds actions ont subi 459 millions de livres de décollecte nette au cours du mois de mars.A fin mars 2016, les actifs sous gestion de l’industrie britannique s’élèvent à 873,7 milliards de livres, contre 855 milliards de livres à fin février 2016 et contre 883,3 milliards de livres à fin mars 2015.
Saxo Bank a annoncé vendredi une perte nette de 86,7 millions d’euros en 2015, après un bénéfice de 51,2 millions d’euros en 2014. Le groupe danois, spécialiste du trading en ligne, a souffert la fin du taux plancher euro/franc suisse début 2015, qui a entraîné «une perte nette approximative de 94 millions d’euros». Le produit net bancaire total s’élève à 282.2 millions d’euros en 2015, contre 404 millions un an plus tôt. Les dépôts clientèle ont crû de 1,3 milliard d’euros, à 10,4 milliards. La banque affiche un ratio de fonds propres durs (Core Tier 1) de 14.8% à fin 2015.
Saxo Bank a annoncé ce matin une perte nette de 86,7 millions d’euros en 2015, après un bénéfice de 51,2 millions d’euros en 2014. Le groupe danois, spécialiste du trading en ligne, a souffert la fin du taux plancher euro/franc suisse début 2015, qui a entraîné « une perte nette approximative de 94 millions d’euros », « de nombreux clients ayant des dépôts de garantie insuffisants pour couvrir leurs pertes » sur le marché du forex, rappelle le communiqué de Saxo Bank. Le groupe précise que « le processus de collecte des soldes restants dus par les clients se poursuit et continuera en 2016, ce qui aura un impact positif sur les résultats ».
S&P Dow Jones Indices et RobecoSAM viennent de lancer les S&P ESG Index Series, une famille d’indices destinés à mesurer la performance des entreprises dans leurs indices sous-jacents respectifs avec un système de pondération basé sur un « ESG Factor Score » du Corporate Sustainability Assessment de RobecoSAM. Selon le communiqué, il s’agit de la première gamme d’indices à traiter l’ESG comme un facteur de performance isolé, en utilisant la méthodologie RobecoSAM Smart ESG, et la première famille d’indices ESG mondiale au service des indices smart beta.La série S&P ESG Index se base sur les indices régionaux S&P DJI (S&P Global 1200 ESG, S&P 500® ESG, S&P Europe 350 ESG and S&P/TOPIX 150 ESG).
L’Argentine, qui a annoncé hier le lancement d’un emprunt de 10 à 15 milliards de dollars (8,8 à 13,3 milliards d’euros) a suscité l’engouement des investisseurs, constate L’Agefi. Bien que le papier ait été noté pourtant en catégorie spéculative, le carnet d’ordres a en effet excédé 65 milliards de dollars. Selon les différentes sources de marché, les guidances établies par les banques offrent un rendement situé entre 6,25% et 6,50% pour la première tranche, entre 6,875% et 7% pour la deuxième, entre 7,50% et 7,625% pour la tranche à 10 ans alors que son IPT ressortait à 8%, et enfin 8% pour la maturité à 30 ans, contre un IPT de 85 points de base au-dessus du rendement de la ligne à 10 ans.