La capitalisation boursière des 100 plus grandes entreprises au monde a affiché un net repli de 4% par rapport à 2015, une première en cinq ans, mais les Etats-Unis renforcent leur domination, selon le dernier classement de PwC « Global Top 100 Companies by market capitalisation ». Les dix premières places du classement sont désormais occupées exclusivement par des entreprises américaines. L’Europe, en revanche, ne compte plus que 24 entreprises classées, deux entreprises européennes ayant quitté le classement en 2016. Le Royaume-Uni conserve « pour l’instant » sa troisième place dans le classement avec 7 entreprises parmi les 100 premières, contre 8 néanmoins l’an dernier. Si 18 pays sont représentés dans le classement de PwC, ce sont les Etats-Unis qui arrivent largement en tête, avec 54 entreprises américaines (53 en 2015) parmi les 100 entreprises les mieux valorisées au monde, contre seulement 11 pour la Chine et Hong Kong. Elles représentent à elles seules 62% de la capitalisation boursière totale du Top 100 (9,636 milliards de dollars au 31 mars 2016), contre 57% en 2015 et seulement 38% en 2008. En un an, les entreprises américaines du classement ont vu leur capitalisation boursière augmenter de 314 milliards de dollars supplémentaires. Les dix premières places du Top 100 sont désormais occupées exclusivement par des entreprises américaines, dont la plupart sont issues du secteur des technologies. Les trois marches du podium mondial reviennent à présent à : Apple, Alphabet et Microsoft, suivies de près par Facebook en 6ème position. Apple reste l’entreprise la mieux valorisée au monde mais se fait rattraper par Alphabet. Avec une capitalisation boursière de 604 milliards de dollars pour Apple et de 518 milliards pour Alphabet, l’écart entre les deux groupes américains se réduit, passant de plus de 300 milliards en 2015 à 86 milliards de dollars cette année. La France reste en cinquième position du Top 100 des entreprises les mieux valorisées dans le monde, avec 4 entreprises classées : Total (57ème place), Sanofi (61ème), L’Oréal (67ème ) et LVMH (86ème). En valeur absolue, la France a perdu une place au classement 2016 : elle tombe à la 7ème position, avec 405 milliards de dollars de capitalisation boursière totalisés par 4 entreprises en 2016 (contre 441 milliards en 2015 pour les mêmes entreprises). En valeur relative, les 4 entreprises françaises ont perdu 8% de leur capitalisation boursière totale entre 2015 et 2016. Tandis que Sanofi et Total ont perdu respectivement 14 et 37 places depuis 2009, L’Oréal et LVMH, n’ont cessé de progresser dans le classement : L’Oréal, qui n’était que 95ème en 2009, apparaît désormais en 67ème position (+28 places) et LVMH, qui ne disposait pas d’une valorisation suffisante pour intégrer le Top 100 en 2009 est désormais la 86ème plus forte capitalisation boursière au monde.
L’opérateur boursier européen a annoncé hier avoir enregistré une baisse de ses volumes d'échanges sur ses marchés au comptant ainsi que sur les dérivés en juin. Sur les marchés au comptant, le volume d'échanges quotidien moyen s’est établi à 8,345 milliards d’euros, soit un recul de 9,3% par rapport à juin 2015, selon un communiqué du groupe. Ils ont néanmoins augmenté de 40,7% par rapport au mois précédent. Les volumes quotidiens sur les dérivés ont aussi baissé sur un an de 6,2% avec 553.093 contrats, mais ils ont augmenté de 31% par rapport à mai.
Quatre banques ont trouvé un accord afin de régler un contentieux né après la crise de 2008 avec des entreprises néerlandaises sur des swaps de taux d’intérêt, rapportait hier Bloomberg. ABN Amro augmentera le niveau de ses provisions de 360 millions d’euros pour dédommager environ 6.800 clients et ING provisionnera 150 millions au deuxième trimestre. Van Lanschot a annoncé une provision de 11 millions et celle de SNS Bank sera dévoilée en août. Rabobank et Deutsche Bank n’ont pas encore arrêté leur décision. Si les six établissements concernés parviennent à un accord, le montant des compensations devrait dépasser un milliard d’euros.
Les actionnaires du London Stock Exchange (LSE) ont approuvé le projet de fusion avec Deutsche Börse mise en place en février. Ils ont été 99,89% à voter lundi 4 juillet en faveur de l’opération, malgré le Brexit. Dans son communiqué, le gestionnaire de la Bourse de Londres LSE souligne «que la transaction comprend tous les mécanismes nécessaires afin de répondre au résultat du référendum», alors que la décision des Britanniques de sortir de l’Union Européenne avait jeté le doute sur la fusion. Le communiqué ajoute que le résultat du référendum n’avait « pas d’impact sur les très fortes justifications stratégiques qui sous-tendent l’opération ». Une association allemande d’actionnaires individuels a demandé à la Bourse de Francfort de renoncer à son projet ou de s’assurer que le siège social de la nouvelle entité ne se situera pas à Londres, contrairement à ce qui est prévu. Selon Bloomberg, les Bourses pourraient envisager de déplacer leur siège social sur le continent européen, peut-être aux Pays-Bas.
La Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé mardi qu’elle allait maintenir le niveau des coussins contracycliques à 0% des actifs pondérés du risque (RWA) au moins jusqu’à juin 2017. Prise pour protéger l’économie et le secteur bancaire des conséquences du vote en faveur du Brexit, la mesure réduira de 5,7 milliards de livres les exigences en fonds propres des banques, selon la BoE, tout en augmentant d’environ 150 milliards leur capacité à prêter.
Le caractère international des sociétés de l'indice FTSE 100 lui a permis d’effacer ses pertes liées au Brexit, contrairement aux autres indices mondiaux.
La banque de financement et d’investissement China International Capital Corp (CICC) et le courtier China Investment Securities étudient un projet de fusion, indiquaient hier des sources relayées par Bloomberg. Le résultat de ces pourparlers demeure incertain et aucun schéma précis n’a été arrêté. Introduite à la Bourse de Hong Kong en novembre dernier, CICC affichait 94,1 milliards de yuans (12,7 milliards d’euros) d’actifs à fin 2015, contre 92,2 milliards pour China Investment Securities. Central Huijin Investment, bras domestique du fonds souverain CIC, contrôle intégralement China Investment Securities et détient une participation de 28,4% au capital de CICC.
La banque de financement et d’investissement China International Capital Corp (CICC) et le courtier China Investment Securities étudieraient un projet de fusion, selon des sources relayées par Bloomberg. Le résultat de ces pourparlers demeure incertain et aucun schéma précis n’a été arrêté, ajoutent les sources.
Le CAC 40 et l’EuroStoxx 50 sont attendus en hausse de 7,7% et de 8,7% sur un an, ce qui ne suffira pas à effacer la baisse enregistrée depuis le début de l’année.
Le gendarme boursier devrait donner le 13 juillet son visa de conformité à l’offre de Gecina. Il pourrait aussi se prononcer sur l’existence d’une éventuelle action de concert.
L’indice mondial de confiance des investisseurs « State Street Investor Confidence Index », calculé par State Street Global Exchange, s’établit à 105,9 en juin, soit une baisse marginale de 0,1 point par rapport au niveau de 106 (en données corrigées) enregistré en mai. Le calcul de l’indice pour le mois est toutefois daté du 22 juin et ne prend pas en compte le résultat du référendum du 24 juin au Royaume-Uni en faveu du Brexit. L’indice en Amérique du Nord enregistre un repli de 2 points à 105,9 tandis que l’indice de confiance en Asie augmente de 112,3 à 113,4 et l’indice en Europe progresse de 3,5 points à 100,3, à la veille du référendum sur l’UE.« La confiance des investisseurs européens a augmenté en juin, à la veille du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Ceci explique en partie la forte volatilité des marchés à la suite du vote en faveur de la sortie de l’UE. Les investisseurs n’avaient pas réduit leur risque suffisamment avant le scrutin » commente Michael Metcalfe, senior managing director, responsable de la stratégie macro chez State Street Global Markets.Kenneth Froot, l’un des déux créateurs de cet indice, essaye toutefois de nuancer les résultats du mois de juin. « En juin, le vote pour ou contre le maintien du Royaume-Uni dans l’UE a monopolisé l’attention des investisseurs, qui attendaient avec anxiété le résultat du référendum, précise-t-il. L’indice de confiance du mois ne reflète pas la réaction du marché à l’annonce sismique que le Royaume-Uni quittera l’Union européenne. Il sera intéressant de voir dans l’indice du mois prochain où les professionnels perçoivent de la valeur ».
Selon L’Agefi qui cite des chiffres du Crédit Foncier, le marché de l’immobilier de bureaux parisien reste attrayant malgré le tassement des taux de rendements prime, passés pour le quartier central des affaires (QCA) à 3,10% au premier trimestre 2016. La diminution continue de ce taux depuis 2009, où il se situait à 5,5%, s’est accompagnée d’une chute du taux de rendement «sans risque», celui de l’OAT à 10 ans, passé sur la même période de 3,65% à 0,65%. La prime de risque pour l’immobilier s’est donc élargie à 245 points de base au premier trimestre et a de nouveau progressé ces derniers jours, le Brexit ayant entraîné l’OAT 10 ans sous les 0,3%. Pour autant, l’investissement a marqué le pas sur les trois premiers mois de l’année, avec 2,9 milliards d’euros engagés sur la période, contre 25,4 milliards sur l’année 2015. Le Crédit Foncier se veut rassurant pour l’avenir et prédit un rebond des investissements en cours d’année pour atteindre 25 milliards d’euros en 2016.
Les marchés d’actions mondiaux ont perdu 3.000 milliards de dollars lors des deux jours qui ont suivi le vote en faveur d’un Brexit, a calculé le Financial Times. Les observateurs estiment que la chute des actions vendredi était principalement le fait de dénouement à court terme de positions liées à l’anticipation d’un maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Lundi, les ventes de titres étaient davantage des réévaluations d’actifs à long terme pour faire face aux retombées du Brexit. L’indice S&P Global Broad Market, le BMI, a perdu près de 6,9 %, le pire déclin sur deux jours depuis la crise financière de novembre 2008.
L’option pour le paiement du dividende en actions de Crédit Agricole S.A., ouverte entre le vendredi 27 mai et le vendredi 10 juin 2016 inclus, a été retenue à 83 %, a indiqué le Crédit Agricole la semaine dernière. Cette opération se traduit par la création de 169 963 858 actions ordinaires nouvelles (soit une augmentation de près de 6,5 % du capital), dont la livraison et l’admission à Euronext Paris interviennent aujourd’hui. Ces actions nouvelles, qui portent jouissance au 1er janvier 2016, sont immédiatement assimilées aux actions ordinaires composant le capital social de Crédit Agricole S.A. A l’issue de l’opération, le capital social se trouve porté à 8 427 872 445 euros, divisé en 2 809 290 815 actions ordinaires de 3 euros de valeur nominale chacune, entièrement libérées.L’assemblée générale ordinaire du 19 mai 2016 de Crédit Agricole S.A. avait décidé le versement, au titre de l’exercice 2015, d’un dividende de 0,60 euro par action et, conformément aux dispositions statutaires, l’application d’une majoration du dividende de 10 %, soit 0,06 euro par action, attribuée aux actions qui, au 31/12/2015, étaient détenues depuis plus de 2 ans sous la forme nominative et le sont toujours à la date de mise en paiement du dividende.
En mai, le taux de croissance des placements monétaires des résidents auprès des institutions financières monétaires françaises s’affiche en hausse de 4,5 %, après une progression de 4,2 % en avril, selon des statistiques communiquées par la Banque de France. Les encours de titres d’OPC monétaires ressortent à 255 milliards d’euros.
Les agences de notation Standard and Poor’s (S&P) et Fitch ont dégradé lundi la note du Royaume-Uni. Ces dégradations sont des conséquences du vote britannique en faveur d’une sortie de l’Union européenne. L’agence Moody’s avait précédemment abaissé sa perspective sur la dette britannique, qui passe à «négative». Selon un communiqué de S&P, la note de la dette du pays passe de AAA, la meilleure possible, à AA, deux crans en-dessous. L’agence de notation anticipe «un contexte politique moins prévisible, moins stable et moins efficace» dans les mois à venir. La nouvelle note est assortie d’une perspective négative, c’est-à-dire qu’elle pourrait être abaissée à nouveau. La décision de S&P «renvoie aussi aux risques de détérioration des conditions d’accès au marché» financier du Royaume-Uni, explique l’agence. Elle renvoie également aux «problèmes constitutionnels» qui vont se poser, alors que l’Ecosse pro-européenne envisage d’organiser un nouveau référendum sur son indépendance.De son côté, Fitch a fait passer lundi soir la note de la dette britannique de AA+ à AA avec perspective négative. Pour Fitch, le résultat du référendum va avoir un «impact négatif» sur l'économie britannique, les finances publiques et la stabilité politique. L’agence estime que l’incertitude créée par ce vote va provoquer un «brusque ralentissement de la croissance à court terme du PIB» car les entreprises vont reporter des décisions d’investissement en attendant de connaître le futur cadre juridique et réglementaire dans lequel elles devront évoluer une fois la Grande-Bretagne sortie de l’UE.
La purge continue pour les valeurs bancaires britanniques, rapporte L’Agefi, qui fait part des chutes en Bourse des cours des actions Barclays et Royal Bank of Scotland (RBS) lundi de 18% et 26% en séance. Forte de son tropisme asiatique, la banque anglo-hongkongaise HSBC a limité les dégâts, ne reculant «que» de 3,6% sur les deux dernières séances. Les motifs de ces sanctions n’ont pas changé : doutes sur le maintien du «passeport européen» pour les institutions financières britanniques, perte d’influence de la City, sans compter, pour RBS, le sujet de l’indépendance de l’Ecosse, totalement relancé, qui vient compliquer la donne. Question dividendes, les analystes de Deutsche Bank doutent également «que les directions et les régulateurs cherchent ou autorisent à accorder des taux de distribution importants dans l’environnement actuel».
La banque américaine JPMorgan, qui emploie 16.000 personnes au Royaume-Uni, a prévenu vendredi qu’elle pourrait déplacer des emplois hors du pays à la suite de la victoire du Brexit au référendum, rapporte Romandie.com. Son patron Jamie Dimon avait dit avant le scrutin que 1.000 à 4.000 emplois pourraient être déplacés. Même si ces changements ne sont pas certains, nous devons être préparés à nous conformer aux nouvelles lois alors que nous servons nos clients à travers le monde, indique le courrier interne signé par Jamie Dimon et deux autres hauts responsables de l'établissement. Pour sa part, HSBC avait évoqué la possibilité de déplacer un millier d’emplois à Paris en cas de Brexit.