Alors que se profile le salon Patrimonia à Lyon qui leur est dédié, BNP Paribas Cardif présente les résultats de la 12ème édition du Baromètre du marché des Conseillers en Gestion de Patrimoine Indépendants (CGPI) et de leurs clients (1). Il met de nouveau en avant le poids de la réglementation dans l’écosystème des CGPI et leur optimisme face à elle. Avec la prochaine entrée en vigueur de la directive DDA, la création de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) et les débats autour du projet de loi PACTE, s’adapter à la réglementation reste plus que jamais le défi numéro un des CGPI, relève l’enquête. Elle est citée par 90% des CGPI. Dans ce contexte, les CGPI anticipent une évolution des comportements de leurs clients avec des attentes élevées en matière de fiscalité. 78% des clients comptent sur leur CGPI pour les accompagner en matière de fiscalité contre 64% en 2017. Cette priorité est d’autant plus forte que seuls 27% des clients connaissent de façon précise la réforme fiscale. Par ailleurs, plus d’un tiers (36%) des clients des CGPI estiment que l’Impôt sur la Fortune Immobilière va les inciter à favoriser les placements financiers plutôt que les placements immobiliers. Au niveau structurel, les changements réglementaires participent à une forte hausse des intentions de rachats entre cabinets. 45% des CGPI ont un projet de rachat de cabinet dans les 5 ans à venir (contre 38% en 2017). En parallèle, 15% seulement ont un projet de cession, un décalage susceptible de générer une certaine tension sur le marché. Comme en 2017, un peu plus de 9 CGPI sur 10 estiment que la profession se porte bien. Le moral des CGPI est dopé par une situation financière qui continue de s’améliorer. Le niveau de la collecte brute reste très dynamique comme en 2017, à des niveaux historiquement hauts depuis 10 ans, à 3,6 millions d’euros en moyenne par cabinet. Cet optimisme s’explique également par le solide capital image dont ils bénéficient grâce à leur expertise et leur capacité à proposer un conseil sur mesure. 91% des clients ont une bonne image de leur CGPI. Ils demeurent de loin la meilleure source de conseil pour 78% des clients. Dans ce contexte, les CGPI voient leurs perspectives de développement à 5 ans augmenter (pour 85% des CGPI vs 76% en 2017). L’encours moyen est jugé en augmentation par 61% des CGPI, une hausse principalement impulsée par le recrutement d’une nouvelle clientèle patrimoniale (60% l’attribuent au recrutement de nouveaux clients). La diversification de leur gamme de produits et services a contribué à ce succès. Les CGPI proposent en moyenne 5 produits ou services, ce qui leur permet de couvrir les principaux objectifs de placements de leur clientèle parmi lesquels la préparation de la retraite, la transmission du capital aux descendants, la protection des proches en cas de décès, la constitution d’une épargne de précaution… (1) : enquête téléphonique menée par KANTAR TNS du 17 mai au 4 juin 2018 auprès d’un échantillon de 300 CGPI et d’un échantillon de 537 clients et prospects des CGPI, détenant un patrimoine financier de 75 000 euros et plus
Cette semaine, l’actualité a été marquée par Edouard Carmignac qui a annoncé prendre un peu de recul au sein de son entreprise en confiant à quelqu’un d’autre la gestion Actions de certains de ses fonds. Par ailleurs, des changements conséquents ont eu lieu dans l’équipe de gestion de Pictet qui s’occupe de ses célèbres fonds thématiques, dont le Pictet Water.En France, le gérant David Ganozzi, basé à Paris, a annoncé qu’il quittait Fidelity International. On a aussi retrouvé cette semaine Patrick Barbe ! L’ancien responsable de la gestion obligataire européenne de BNP Paribas Asset Management, parti en juin dernier, a été recruté avec une petite partie de son équipe par l’américain Neuberger Berman qui a de nouvelles ambitions en France et en Europe. Un partenariat a été annoncé entre OFI et Candriam dans la gestion de performance absolue. Candriam a aussi fait part de sa décision d’exclure le charbon et le tabac de ses investissements.La Française aurait de quoi se rebaptiser un jour « L’Européenne » : la société de gestion a amorcé une nouvelle opération d’acquisition hors de l’Hexagone, en mettant la main sur le gérant Veritas en Allemagne.Enfin, sans surprise BlackRock a définitivement obtenu l’accord de l’AMF pour installer une société de gestion à Paris.
Les fonds ISR de conviction, qui comprennent les 150 fonds commercialisés en France qui proposent les portefeuilles les plus influencés par l’évaluation ESG des émetteurs et de leurs activités, ont vu leurs encours augmenter de 10,2 % sur le deuxième trimestre 2018 à 37,6 milliards d’euros, montre le dernier indicateur Novethic. Cette croissance est plus forte que celle des encours de l’ensemble des fonds ISR (439 produits), qui ressort à +4,6 %, pour atteindre 144,4 milliards. BNP Paribas et Pictet AM continuent de dominer le classement de l’ISR de conviction, avec 6,6 milliards et 5,6 milliards d’euros respectivement, grâce à leurs fonds eau, même si ce thème connaît des sorties « significatives » ces derniers mois. Arrivent ensuite Mirova, RobecoSAM, Sycomore AM, Lombard Odier IM, La Banque Postale AM, Amundi AM, BlackRock et NN Investment Partners, qui fait son apparition en 10ème position grâce aux souscriptions enregistrées par son fonds green bonds (+416 millions d’euros). Ce fonds d’obligations vertes permet à NN IP de signer la meilleure collecte du trimestre avec près d’un tiers des souscriptions de tous les fonds ISR de conviction.
Le premier semestre de l’année 2018 traduit une bonne santé des entreprises du CAC40 : leur chiffre d’affaires connait une croissance significative de +7,7% par rapport au premier semestre 2017 (+4,7%) et ce, quelles que soient les zones géographiques. Leurs bénéfices sont quant à eux quasi stables (-1,6%). Ces résultats augurent une année 2018 prometteuse où les profits pourraient dépasser les 100 milliards d’euros si la tendance se confirme et hors impact d’éléments non récurrents sur la rentabilité nette des groupes du CAC40. C’est la conclusion tirée par les experts de PwC, qui ont analysé les résultats des sociétés du CAC 40 à la mi-année.Plus précisément, le chiffre d’affaires des 40 sociétés du périmètre étudié par PwC a augmenté de 7,7% au premier semestre 2018, contre 4,7% au premier semestre 2017, à périmètre et taux de change constants si données disponibles, pour s’établir à 655,5 milliards d’euros. L’ensemble des 10 secteurs connaît une période de croissance positive, y compris les entreprises du secteur Sociétés financières dont la croissance était en recul de -0,6% au premier semestre 2017. Cette tendance est principalement due à la Société Générale (+1,1 milliard d’euros, soit +9,2% de chiffre d’affaires), notamment grâce à l’activité Banque de Détail. Par ailleurs, AXA réalise ce semestre une hausse de chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros.Le résultat net part du groupe des sociétés du CAC 40 du périmètre étudié par PwC est stable (-1,6%) au premier semestre 2018 (par rapport premier semestre 2017, à périmètre et taux de change constants) pour s’établir à 49,97 milliards d’euros. « Les résultats sont bons ce semestre et les entreprises du CAC 40 ne semblent pas impactées par un contexte géopolitique assez instable. À date, on ne voit pas d’effet Brexit, ni de répercussions des mesures protectionnistes américaines mises en place par le gouvernement américain. Si le second semestre confirme ces tendances, tout porte à croire que le CAC40 atteigne voire dépasse les 100 milliards de profits en 2018 », analyse Philippe Kubisa, associé spécialiste des marchés de capitaux chez PwC. Le résultat net part du groupe global des sociétés du CAC 40 diminue légèrement de 822 millions d’euros au global. La croissance des bénéfices des sociétés du CAC40 est néanmoins moins fulgurante qu’au premier semestre 2017 (+24,5%).
Après des souscriptions nettes de 35,59 milliards des dollars en août, les ETF et ETP cotés dans le monde entier ont atteint un nouveau record d’encours à 5.230 milliards de dollars, montrent les dernières statistiques d’ETFGI. Il s’agit du 55ème mois consécutif de collecte nette pour cet univers. Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes ressortent à 299 milliards de dollars, ce qui est inférieur aux 434 milliards enregistrés l’an dernier à la même période.La forte collecte en août a été tirée par les ETF fournissant une exposition aux actions américaines, note ETFGI. Les ETF/ETP actions dans leur globalité ont enregistré des entrées nettes de 29,1 milliards de dollars, portant la collecte de 2018 à 206,24 milliards, soit moins que les 190,64 milliards enregistrés l’an dernier à la même période. Les ETF et ETP obligataires ont drainé 7,47 milliards de dollars, ce qui a augmenté la collecte nette de 2018 à 66,86 milliards, moins que les 111,14 milliards de l’an dernier.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont subi en juillet des rachats nets pour 1,073 milliard d’euros, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Cela intervient après une collecte de 989 millions d’euros en juin. Il s’agit d’une année en dent de scie pour les fonds ouverts italiens qui alternent mois positifs et négatifs. Au total, depuis le début de l’année, néanmoins, la collecte est positive, à près de 9 milliards d’euros.Le solde de juillet a été pénalisé par les fonds obligataires, qui ont vu sortir 2,6 milliards d’euros. Les fonds monétaires sont aussi dans le rouge, à 1,8 milliard. En revanche, les fonds actions drainent 1,2 milliards d’euros et les fonds diversifiés un peu plus de 1 milliard.En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, le secteur italien de la gestion d’actifs décollecte de 483 millions d’euros. Les encours des fonds ouverts sont ressortis à 1.003 milliards d’euros, et le secteur dans son ensemble à 2.062 milliards.Au cours de ce mois de juillet tourmenté, Amundi tire son épingle du jeu en affichant la plus forte collecte, à plus de 1 milliard d’euros. Le groupe français est suivi de loin par Anima, avec 525 millions d’euros et Morgan Stanley, avec 380 millions d’euros.La société qui a le plus souffert sur le mois est Generali, qui accuse des rachats de 2,4 milliards d’euros. Vient ensuite BNP Paribas (-766 millions) et Credito Emiliano (-170 millions).
Les actifs sous gestion des dix principales banques privées basées en Asie s’inscrivait fin 2017 à 1.578,7 milliards de dollars contre 1.233,8 milliards de dollars en 2016 et 1.157 milliards de dollars l’année précédente, selon des statistiques communiquées par Asian Private Banker. La croissance annualisée sur ces trois années ressort ainsi à 16,8%Pour ce qui concerne le marché chinois, le plus important de la région, les actifs sous gestion des dix principales banques privées sont passés de 928,4 milliards de dollars en 2015 à 1.025,9 milliards de dollars l’année suivante et à 1.279,5 milliards de dollars en 2017, ce qui représente une croissance annualisée de 17,4%. La croissance en 2017 s’est ralentie à 16,8% par rapport à 2016, la plus faible depuis 2012, en raison, suggère Asian Private Banker, des réformes réglementaires qui restructurent le marché.Les trois principales banques privées chinoises cumulent un peu plus de 50% des encours : China Merchants Bank (CMB) Private Banking (23% avec des actifs sous gestion de 1.905,3 milliards de RMB), Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) Private Banking (16,2% avec des encours de 1.340 milliards de RMB) et Bank of China (BOC) Private Banking (14,5% avec des encours de 1.200 milliards de RMB).Les dix premières banques privées indiennes représentent un encours de seulement 132,5 milliards de dollars mais leur progression annualisée sur trois ans ressort à 45%.
La société parapétrolière e a annoncé hier son intention de renoncer à la cotation de ses American Depositary Shares (ADS) sur le New York Stock Exchange pour réduire ses frais - sa principale place de cotation étant Euronext Paris. Ce retrait volontaire a été voté à l’unanimité par le conseil d’administration. CGG déposera auprès de la SEC, l’autorité boursière américaine, le formulaire requis le 1er octobre et la résiliation de l’enregistrement des ADS prendra effet 90 jours après, voire plus tôt.
La quasi-totalité des sociétés de gestion d’actifs feront évoluer leur site web au cours des deux prochaines années, selon une étude comparative des fonctionnalités et des services des sites web de 85 sociétés de gestion en France réalisée par Alpha FMC (*). Si 60% des sociétés de gestion se disent satisfaites de leur site web, 86% ont prévu de le faire évoluer dans les deux années à venir. Selon l’étude, qui ne donne toutefois aucun chiffre sur la fréquentation de ces sites, l’enjeu majeur de ces travaux de refonte sera de mieux exploiter l’ensemble des données issues du site web afin de transformer et d’améliorer l’expérience client, et in fine, d’améliorer la performance commerciale, estime le cabinet de conseil. L’intégration des architectures des systèmes d’information permet d’enrichir les bases de données et le site web y joue donc un rôle nouveau, affirme l'étude. En effet, connecté à écosystème plus large composé du CRM, de l’outil marketing, des systèmes d’analyse de risques ou encore du reporting, il permet une mise à jour en temps réel et une collecte continue d’information. Cependant, aujourd’hui seuls 19% des sites web des sociétés de gestion sondées sont connectés à leur CRM, assure l'étude. Dans ce cadre, le site web connecté et intégré permettra aux sociétés de gestion d’identifier les clients et les prospects, leurs préférences de navigation et de produit, leur nombre de clics, leurs abonnements, leurs actifs sous gestion, leur performance, ainsi que la fréquence et l’importance des souscriptions et rachats. En fournissant ces informations, le site web constituera un véritable atout compétitif pour les sociétés de gestion et permettra aux services marketing, communication et aux commerciaux d’améliorer de manière substantielle l’expérience client, assure le conseil. « La refonte du « parcours client », qui consiste à chorégraphier de manière optimale et personnalisée toutes les interactions avec le client, est un véritable mouvement de fond au sein duquel le site web occupe une position stratégique » relève Armand Lemal, Senior Consultant et auteur de l’étude. L’étude identifie deux leviers pour optimiser l’expérience client sur le site web : tout d’abord, analyser les statistiques de navigation par visiteur puis créer des typologies de client afin d’adapter le contenu proposé par type de visiteur; ensuite, proposer un espace privé et personnalisé aux utilisateurs. Actuellement 55% des sociétés de gestion proposent un tel espace. Pourtant, constate l'étude, 82% des sociétés de gestion ne personnalisent pas le parcours client. Le niveau de personnalisation du contenu n’en est qu’à ses débuts ; la stratégie digitale exploitera à terme les outils de gestion des souscriptions et rachats et permettra ainsi enrichir le contenu mis à disposition du client. Ces évolutions devront, par ailleurs, être conçues en adéquation avec le RGPD, le règlement e-Privacy et la prochaine loi CNIL 3. « Tous les sujets digitaux et de distribution sont extrêmement interdépendants et font l’objet de grandes initiatives de transformation. Ainsi, pour parvenir à transformer son modèle opérationnel et améliorer de manière substantielle la satisfaction client, la société de gestion doit considérer l’expérience client dans son ensemble. Dans le cadre de cette réflexion, le site web occupe une position particulièrement stratégique.», commente Luc Baqué, CEO Europe d’Alpha FMC
En août, les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 4,5 milliards de couronnes suédoises (près de 430 millions d’euros), montrent les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. En juillet, la collecte avait été de plus de 15 milliards, ce qui avait été le record de l’année.La collecte a été tirée par les fonds actions, qui ont drainé 3 milliards de couronnes, tandis que les fonds diversifiés et les fonds obligataires ont attiré 2,4 milliards et 2,5 milliards respectivement. Les fonds monétaires ont vu sortir 2 milliards de couronnes et les hedge funds 1,4 milliard.A fin août et depuis le début de l’année, la collecte s’établit à 42 milliards de couronnes. Les encours ressortent à 4.434 milliards de couronnes (422 milliards de couronnes), soit le plus haut niveau jamais atteint.
Les fonds alternatifs au format Ucits affichent une performance négative de 1,47% sur les huit premiers mois de l’année, selon Analytical Research, le fournisseur de l’indice. Au cours du seul mois d’août, l’indice a reculé de 0,45%Sur les huit premiers mois de l’année, la plupart des composantes de l’indice sont dans le rouge, avec des performances négatives comprises entre 1,25% pour l’obligataire à 5,78% pour les marchés émergents. Seuls deux sous-indices sont restés dans le vert, l’indice alternatif des matières premières, qui marque un gain de 0,34%, et l’indice Long/Short Equity qui affiche une hausse marginale de 0,05%. Au cours du seul mois d’août, seuls deux indices ont terminé en territoire positif : l’indice des matières premières (+0,19%) et l’indice CTA (+1,31%).
Le spécialiste des géosciences pour l’industrie pétrolière a annoncé ce matin son intention de renoncer à la cotation de ses American Depositary Shares (ADS) sur le New York Stock Exchange pour réduire ses frais, sa principale place de cotation étant Euronext Paris. Ce retrait volontaire a été voté à l’unanimité par le conseil d’administration. CGG déposera auprès de la SEC, l’autorité boursière américaine, le formulaire requis le 1er octobre et la résiliation de l’enregistrement des ADS prendra effet 90 jours après, voire plus tôt.
La cybercriminalité coûte aux entreprises mondiales environ 60 % de plus qu'il y a seulement cinq ans, alors qu'aux États-Unis, ce chiffre a augmenté de plus de 80 %.
Au 31 juillet 2018, le patrimoine global net des organismes de placement collectif, comprenant les OPC soumis à la Loi de 2010, les fonds d’investissement spécialisés et les SICAR, s’est élevé à 4.282,464 milliards d’euros contre 4.237,082 milliards d’euros au 30 juin 2018, soit une augmentation de 1,07% sur un mois, selon les dernières statistiques communiquées par la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Considéré sur la période des douze derniers mois écoulés, le volume des actifs nets est en augmentation de 8,21%. L’industrie des OPC luxembourgeois a donc enregistré au mois de juillet une variation positive se chiffrant à 45,382 milliards d’euros. Cette augmentation représente le solde des émissions nettes positives à concurrence de 10,523 milliards d’euros (0,25%) et de l’évolution favorable des marchés financiers à concurrence de 34,859 milliards d’euros (0,82%).
Le calme avant la tempête ? Les investisseurs font encore preuve d’une extrême prudence durant les premiers jours de septembre avec peu de mouvements très marqués. Une exception toutefois, les fonds d’actions européennes qui durant la semaine au 5 septembre enregistrent des flux nets positifs pour la première fois depuis 26 semaines, avec un montant il est vrai modeste de 0,3 milliard de dollars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Autre mouvement peu fréquent, les fonds d’obligations notées catégorie d’investissement (IG) affichent des sorties d’un peu plus de 3 milliards de dollars, les plus élevées depuis décembre 2016.Si les actions européennes retrouvent un peu d’allant, c’est peut-être aussi parce que les fondamentaux reviennent sur le devant de la scène même si l’Italie constitue à l'évidence le principal sujet de préoccupation pour les investisseurs en cette période de rentrée, notamment le budget italien. Mais de nombreux gérants, à l’instar de Julien Bonnin et Charles Haddad, gérants actions chez BFT IM, estiment que «les actions européennes restent une cible à privilégier». En effet, la croissance allemande est revenue au-dessus de 2% en rythme annuel et les quelques craintes au sujet de la croissance européenne peuvent ainsi être relativisées, d’autant plus que la croissance en Espagne a été au rendez-vous, selon les deux gérants de BFT IM. Cela dit, selon les analystes de BofA Merrill Lynch, qui titrent leur dernière synthèse «Anatomy of a Crisis», l’attentisme général qui prévaut depuis quelque temps s’accompagne de quelques mouvements rares mais inquiétants, comme celui sur le crédit évoqué plus haut. Les obligations IG américaines notées BBB affichent ainsi une perte annualisée de 3,2%, la deuxième plus médiocre performance depuis 1988, relèvent-ils. En outre, les actions internationales hors valeurs technologiques américaines accusent une baisse de plus de 6% depuis le début de l’année. Autre évolution inquiétante, on observe que, sur un univers de 1.1150 actions émergentes, 809 actions affichent une baisse de plus de 20% par rapport à leurs plus hauts niveaux. Une baisse dont l’ampleur caractérise habituellement un marché baissier.Ces évolutions peuvent sans doute expliquer, au moins en partie, la prudence actuelle des investisseurs qui se traduit par des flux très modestes dans une bonne partie des classes d’actifs. Les fonds d’actions américaines ont ainsi attiré des entrées nettes de seulement 0,1 milliard de dollars, un montant dérisoire par rapport par rapport aux encours de la classe d’actifs. Les fonds d’actions japonaises ont enregistré des sorties nettes de 0,7 milliard de dollars tandis que les fonds d’actions émergentes ont encore limité les flux sortants à 0,2 milliard de dollars. Au total, toutes zones géographiques confondues, les fonds d’actions bouclent la semaine sur des sorties nettes de seulement 0,2 milliard de dollars.Même retenue du côté obligataire. Les fonds d’obligations dans leur ensemble ont subi des sorties nettes de 1,9 milliard de dollars, là aussi peu significatives au regard des encours. Les fonds de dette high yield et les fonds de dette émergente ont affiché des sorties nettes de respectivement 0,8 milliard et 0,6 milliard de dollars. Les fonds d’obligations indexées sur l’inflation (TIPS) ont attiré 0,5 milliard de dollars tandis que les fonds de métaux précieux affichaient une sixième semaine de sorties nettes, pour un montant de 0,8 milliard de dollars.
Helvetia a réalisé de nouveaux investissements pour une valeur de 3 milliards de francs suisses au premier semestre 2018, nous apprend le groupe d’assurance suisse dans son rapport semestriel. Environ 85% de cette somme a été investie dans des titres à revenu fixe en euro et en franc suisse. Le reliquat a quant à lui été investi en prêts hypothécaires, actions et immobilier. En raison de la hausse du coût de la couverture du dollar américain, le portefeuille a toutefois été partiellement restructuré afin de réduire la pondération de la devise américaine. Les nouveaux investissements ont généré un rendement total moyen de 1,3%. Pour le second semestre, l’institution anticipe quelques «turbulences politiques». Le comportement du gouvernement américain en matière de commerce et de douane, les difficultés à évaluer le nouveau gouvernement italien et les nombreuses questions ouvertes concernant le Brexit pourraient en effet selon Helvetia perturber les marchés et entraîner une volatilité accrue. «Nous poursuivrons donc notre politique d’investissement sécuritaire au second semestre», a indiqué Helvetia dans son rapport. AB.