Dans le cadre de la révision de l’intégralité de ses fonds dédiés entamée en 2014 (environ 95% de son portefeuille global), la CAVAMAC souhaite lancer cette année un appel d’offres afin de sélectionner un dépositaire/valorisateur unique. L’opération aura notamment pour objectif de rationaliser les remontées d’informations financières des gestionnaires et «d’améliorer la transparisation des actifs en prévision de l’application du décret de certaines caisses de retraites des professions libérales en janvier 2019", nous indique Pierre Maxime Duminil, directeur de la CAVAMAC. La caisse de retraite souhaiterait par ailleurs se faire aider d’un consultant externe pour mener cet appel d’offres. Pour rappel, la CAVAMAC a récemment attribué un mandat sur les actions européennes et compte investir dans de nouvelles classes d’actifs à horizon 2019. Elle compte ainsi dédier une cinquantaine de millions d’euros à de la dette privée (3 à 4% des encours), 130 millions d’euros à des fonds immobiliers (10% des encours), et 80 millions d’euros à du high yield. Pour cette dernière classe d’actifs, qui a d’ailleurs fait l’objet d’un appel d’offres au mois de juin, les prestataires seront connus avant la fin de l’année. «Nous restons tout de même prudents, développe le directeur de l’institution, et avons fait le choix de nous limiter à du BB. Nous nous sommes en effet aperçus que le risque de défaut augmente considérablement sur le CCC». Les investissements en dette se porteront quant à eux sur des fonds ouverts paneuropéens. AB.
La dernière semaine d’août a été marquée par le regain d’intérêt des investisseurs pour les actions américaines et leur prudence toujours très marquée vis-à-vis de la classe d’actifs obligataire. Après avoir attiré plus de 4 milliards de dollars la semaine précédente, les fonds d’actions américaines ont ainsi enregistré durant la semaine au 29 août une collecte nette de 7,2 milliards de dollars, la plus élevée des onze dernières semaines, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch, qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. L’analyse sectorielle indique d’ailleurs que les grandes capitalisations américaines ont attiré 3,8 milliards de dollars, les valeurs de croissance américaines 1,3 milliard de dollars et les petites capitalisations américaines 1,2 milliard de dollars.Toutes zones géographiques confondues, les fonds d’actions affichent des entrées nettes de 7,6 milliards de dollars, avec une confirmation des tendances observées ces dernières semaines. C’est ainsi que les investisseurs ont confirmé leur désaffection vis-à-vis des actions européennes tout en ne renonçant pas aux actions émergentes. Les fonds d’actions européennes ont subi une 25ème semaine de sorties nettes, il est vrai pour un montant limité de 0,2 milliard de dollars, alors que les fonds spécialisés sur les actions émergentes ont attiré 0,4 milliard de dollars. Côté obligataire, les investisseurs hésitent manifestement à s’engager plus avant même si les analystes de BofA Merrill Lynch relèvent un retour de flamme pour le crédit corporate notée en catégorie d’investissement («Investment grade», IG), qui enregistre des entrées nettes de 0,3 milliard de dollars, et le crédit high yield, qui a attiré 0,4 milliard de dollars de flux nets entrants. Les investisseurs restent exposés aux marchés émergents malgré les turbulences qui traversent la zone, dernièrement du côté de l’Argentine, un pays qui, il est vrai, ne représente, au même titre que la Turquie, qu’une toute petite partie de l’univers émergent. Les fonds d’obligations émergentes sont ainsi restés dans le vert avec des entrées nettes de 0,1 milliard de dollars.
Les fonds communs de placement aux Etats-Unis sont dans une situation difficile depuis quelques années et le mois d’août n’a pas arrangé leur cas cette année, rapporte un éditorialiste du Wall Street Journal. Ainsi le 10 août, Fidelity Investments a procédé à des fractionnements sur certains de ses plus gros fonds, réduisant leurs prix par action par 10 tout en offrant aux investisseurs 10 fois plus d’actions - un geste qui laisse les actionnaires exactement là où ils étaient auparavant. Le 22 août, Harbour Capital Advisors, qui gère le Harbour International Fund de 20 milliards de dollars, a annoncé qu’elle allait verser entre 35% et 42% de la valeur liquidative du fonds en gains en capital -- laissant plusieurs de ses investisseurs avec une facture imposable colossale. Et le 27 août, la Securities and Exchange Commission a imposé des sanctions de 98 millions de dollars à plusieurs entreprises impliquées dans le Fonds de revenu tactique Transamerica, alléguant qu’elles n’avaient pas correctement testé la stratégie du fonds avant son lancement. Les sociétés d’investissement doivent revoir les règles du jeu si elles veulent regagner la confiance des investisseurs, estime l’éditorialiste Jason Zweig.
Le régulateur chinois a mis en consultation les règles d’émissions des futurs “depositery receipts” permettant à ses entreprises d’accéder à la Bourse de Londres.
Cette semaine, une surprise nous est parvenue de l’AMF avec son président Robert Ophèle. Celui-ci, qui s’est par ailleurs prononcé pour le report du KID PRIIPS, est candidat à la supervision des banques européennes en remplacement de Danièle Nouy au sein de la BCE. Un changement qui pourrait avoir lieu en janvier prochain si sa candidature, soutenue par Bercy, était acceptée.Toujours côté « people », la société Générale a changé de patron pour ses métiers Titres tandis que le gérant Didier Roman est passé chez Haas Gestion après plusieurs années chez Tocqueville Finance. Sans compter également, le départ de Sonia Fendler de Generali France pour la présidence d’Héraclès Gestion.Le mois de juillet a été fructueux en termes de collecte nette sur les fonds européens pour les sociétés de gestion françaises : deux d’entre elles sont sur le podium.Notons également un intérêt renouvelé des fonds de private equity pour le secteur de l’assurance avec l’opération annoncée d’Apollo sur l’assureur bermudien Aspen. Enfin, on n’oubliera pas cette rumeur de fin de semaine selon laquelle Sycomore AM serait en discussions exclusives avec le groupe Generali pour lui céder tout ou partie de son capital. La consolidation du secteur se poursuit bel et bien.
Le passage en production des ordres via la blockchain d’une société de gestion a commencé cet été même sur Iznes, rapporte l’Agefi Hebdo paru ce 30 août. Créée par six sociétés de gestion (OFI AM, Groupama AM, Lyxor, LFDE, Arkea IS, La Banque postale AM), cette plate-forme se propose de centraliser les ordres, de les exécuter et de faire la tenue de registre dans une technologie blockchain mise au point par SETL, spécialiste de la blockchain financière. « Des fonds gérés par une société de gestion parmi nos actionnaires font l’objet de vraies souscriptions – rachats pour de vrais besoins d’un investisseur qui a acheté des parts de fonds via Iznes, annonce Pierre Davoust, directeur général d’Iznes. Après cette opération pionnière, les cinq autres sociétés fondatrices de gestion d’Iznes vont passer en production d’ici la fin de l’année. » Présent aux tous débuts du projet, OFI AM devrait suivre rapidement. « Nous avons déjà fait des tests en novembre 2017 pour valider la possibilité de distribuer nos fonds via des canaux parallèles, en Iznes et en Euroclear », déclare Christophe Lepitre, Directeur Général délégué chez Ofi AM. Deux clients investisseurs ont d’ores et déjà passé leurs premières opérations sur la plateforme. D’autres se préparaient à la rejoindre au cours de l’été. « Cette année, notre objectif est de déployer une version commerciale pour la distribution des fonds français, celle des fonds luxembourgeois devant intervenir peu après », ajoute Christophe Lepitre.Parmi les autres projets, celui, au Royaume-Uni, de Calastone, un réseau de distribution automatisée de fonds, prévoit de migrer en blockchain tout son système d’ordres de souscriptions et rachats l’an prochain. Autre plateforme de routage d’ordres et de services d’informations, FundsDLT, au Luxembourg, table sur un cas de mise en production pour un client important en fin d’année ou début 2019. « Nous sommes sollicités par de nombreux gérants qui veulent faire des POC (« proofs of concept » ou tests) afin de prévoir leur plan de transformation interne pour adopter la solution Funds DLT », assure Paolo Bignardello, Head, Product Management and Marketing.
Les banques suisses ont retrouvé le chemin de la croissance. Les actifs sous gestion du secteur ont enregistré l’an dernier une hausse de 9,6% à 7.292 milliards de francs, un niveau record depuis la crise financière, selon le Baromètre bancaire 2018 publié ce 30 août par l’Association suisse des banquiers (ASB). Les actifs sous gestion dans l’Asset Management on progressé de 13,4% à 3.386 milliards de francs, dont 2.208 milliards de francs (+12,1%) pour les investisseurs institutionnels (mandats discrétionnaires et placements collectifs de capitaux). Les actifs sous gestion transfrontalière affichent pour leur part un gain de moins de 3% à 2.276,2 milliards de francs.Le bénéfice annuel consolidé des 253 établissements recensés (soit 8 de moins que l’année précédente) s’est inscrit en hausse de 24 % ou 1,9 milliard de francs par rapport à 2016, à 9,8 milliards de francs. Les grandes banques ont réduit leurs effectifs de plus de 23% l’an dernier mais les banques privées ont étoffé leurs équipes de 2,2%. Les effectifs du secteur ont diminué au total de 7,7% à 93.554. «Ce fort recul s’explique principalement par le fait qu’en raison de la réglementation,une grande banque a transféré des activités importantes de sa maison mère vers des sociétés de services intragroupe sans licence bancaire. En données corrigées de cette réorganisation exceptionnelle, les effectifs n’affichaient qu’un léger recul (-0,9 %) en 2017 par rapport à 2016"indique un communiqué.«L’heure est à nouveau à la croissance, même si le contexte actuel reste source d’incertitudes. La performance des banques n’en est que plus impressionnante. Les chiffres de l’emploi anticipés par les banques incitent eux aussi à l’optimisme puisque, selon notre enquête, environ un tiers d’entre elles tablent sur une amélioration de la situation de l’emploi dès 2018», a commenté August Benz, Vice-CEO de l’ASB et responsable Private Banking & Asset Management, cité dans le communiqué.
L’action Amazon.com a dépassé hier les 2.000 dollars pour la première fois de son histoire, établissant un record en séance de 2.024,95 dollars après de nouveaux commentaires d’analystes prédisant une capitalisation de plus de 1.000 milliards de dollars pour le géant du commerce électronique. Avec 487.741.189 actions en circulation au 18 juillet, selon les derniers comptes trimestriels publiés par le groupe, un cours de Bourse à 2.050,27 dollars serait synonyme d’une capitalisation de 1.000 milliards de dollars. Le titre Amazon a clôturé hier en hausse de 0,21%, à 2.002,38 dollars.
Les SCPI ont bénéficié d’une collecte nette totale de 2,4 milliards d’euros au premier semestre, indique l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) dans son étude semestrielle. Si ce montant est en retrait par rapport à la première moitié de 2017, «dont l’exercice avait été historique», rappelle l’Aspim, il se situe nettement au-dessus de la moyenne de la collecte des premiers semestres des dix dernières années (1,6 milliard d’euros). La collecte des OPCI accessibles aux particuliers perd quant à elle 1,6 milliard d’euros par rapport au premier semestre 2017, pour s'établir à 1,1 milliard d’euros au cours des six premiers mois de 2018. Le marché «retrouve un niveau de souscriptions nettes déjà observé au cours des six premiers mois de 2015, alors même que cette collecte n’avait pas dépassé le milliard d’euros pour toute l’année 2014", commente l’Aspim, rappelant que ces fonds d’épargne immobilière restent très majoritairement distribués en tant qu’unité de compte en immobilier des contrats d’assurance-vie.Au cours de la même période, les SCPI ont réalisé un total d’acquisitions en immobilier de 2,3 milliards d’euros, conservant un rôle majeur au sein des investisseurs immobiliers en France. Plus d’un tiers de ces investissements (36%) a été réalisé à l’étranger, l’Allemagne représentant à elle seule près de la moitié (45%) des investissements opérés hors de France, note l’association. Par ailleurs, les SCPI ont cédé pour 330 millions d’euros d’immeubles, principalement des bureaux situés en Ile-de-France.Au 30 juin 2018, la capitalisation globale des SCPI approchait les 53 milliards d’euros, avec une hausse de 5,1% par rapport au 30 décembre 2017. Depuis 5 ans, la capitalisation des SCPI a crû de 76%. A même date, la capitalisation des OPCI se montait à 14,1 milliards d’euros et enregistrait ainsi une hausse de 8,6% par rapport au 31 décembre 2017.Sur les douze derniers mois, la performance globale des SCPI s'élève à 5% (dont un rendement courant de 4,4%). Sur les 10 dernières années, la performance globale annualisée des SCPI est de 6,1% avec une volatilité de 4,5%. La performance des OPCI, de 3,3%, est équitablement répartie entre le rendement courant et la valorisation de la valeur des actions. «Depuis 2008, leur performance globale annualisée atteint 5,1% avec une volatilité réduite à seulement 2,3%», conclut l’Aspim.
Au cours du mois de juillet 2018, le marché français de l’assurance-vie a enregistré une collecte nette de 3 milliards d’euros, soit un montant nettement supérieur à celui du mois de juin qui était de 2 milliards d’euros, selon les chiffres de la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Ce montant mensuel, le plus élevé de l’année 2018 et de 2017, s’explique par des cotisations brutes de 12,4 milliards d’euros contre des prestations versées aux assurés de 9,3 milliards d’euros environ. Depuis le début de l’année, la collecte nette de l’assurance vie est positive et s'élève à 15,3 milliards d’euros.A l’issue des sept premiers mois de l’année, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances atteint 84,8 milliards d’euros, contre 80,1 milliards d’euros sur la même période de 2017. Les seuls versements sur les supports en unités de compte représentent 25 milliards d’euros soit 29% des cotisations. En parallèle, les prestations versées par les assureurs depuis le début de l’année s'élèvent à 69,5 milliards d’euros.A fin mai 2018, l’encours des contrats d’assurance-vie s'établit à 1.712 milliards d’euros, en progression de 3% sur un an.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé mercredi 29 août le lancement de l’indice Adaptive Wealth Strategies U.S. Factor Index qui se répartit dynamiquement sur trois sous-indices avec une exposition aux actions américaines dans le segment des grandes et moyennes capitalisations et présente les caractéristiques de l’un des trois facteurs principaux: valeur, momentum et faible volatilité. L’indice a été développé en collaboration avec Adaptive Wealth Strategies, une division de Carroll Financial Associates, sur la base de leur stratégie existante et sera le sous-jacent du nouveau FNB Global X Adaptive U.S. Factor ETF.L’indice sera réparti dynamiquement entre les trois indices de facteurs solactifs suivants :- Solactive U.S. Large & Mid-Cap Value 100 Index - Solactive U.S. Large & Mid-Cap Momentum 100 Index - Solactive U.S. Large & Mid-Cap Minimum Downside Volatility 100 Index La pondération est déterminée par le rendement de chaque sous-indice au cours des deux dernières années.«La stratégie de gestion adaptative de la richesse est un modèle multifactoriel qui combine différentes sous-stratégies telles que la volatilité à la baisse minimale – en se concentrant sur les rendements négatifs seulement – dans un seul modèle», commente Timo Pfeiffer, responsable de la recherche chez Solactive.
Responsable monde d’iShares chez BlackRock, MARK WIEDMAN se veut optimiste sur les développements des fonds indiciels cotés, notamment en Europe avec MIF 2.
Parmi les promoteurs de fonds domiciliés en Europe, Natixis fait la course en tête au mois de juillet avec des entrées nettes de 5,1 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. Natixis devance HSBC avec une collecte de 3,3 milliards d’euros, Groupama (2,7 milliards d’euros), Morgan Stanley (2,3 milliards d’euros), et Vanguard (1,95 milliard d’euros). Ces flux ont souvent été tirés par la collecte enregistrée sur le segment des produits monétaires, précise un communiqué.L’examen par pays montre que la France occupe la première place au mois de juillet avec une collecte nette de 9,1 milliards d’euros, dont 11,4 milliards d’euros de produits monétaires. Viennent ensuite, loin derrière, la Suède avec des flux entrants de 1,1 milliard d’euros, le Liechtenstein (0,5 milliard d’euros), la Norvège (0,2 milliard d’euros) et les Pays-Bas (0,2 milliard également). A l’autre bout du spectre, Le Royaume-Uni et l’Italie ont subi les plus importantes sorties, pour des montants de respectivement 2,9 milliards d’euros et de 1,6 milliard d’euros.Au total, le mois de juillet s’est soldé par des sorties nettes de 5 milliards d’euros, malgré une contribution nette positive de 4,2 milliards d’euros pour les seuls ETF. Pour les fonds de long terme (les fonds court terme monétaires ayant collecté de 7,9 milliards d’euros en juillet), il s’agit du troisième mois dans le rouge après 16 mois consécutifs de flux nets entrants. Seuls les fonds diversifiés et les fonds immobiliers ont tiré leur épingle du jeu, avec des entrées nettes de respectivement 1,1 milliard d’euros et 0,7 milliard d’euros. Toutes les autres catégories sont dans le rouge, notamment les fonds Ucits alternatifs qui affichent des sorties nettes de 1,9 milliard d’euros, et les fonds actions (-2,1 milliards d’euros).
L’indice boursier américain Nasdaq Composite a franchi lundi pour la première fois le seuil des 8.000 points, profitant de l'élan donné aux marchés par la perspective d’un accord commercial entre les Etats-Unis et le Mexique. A 17h30, heure de Paris, il gagne 0,94% à 8.020,39 points après un pic à 8.022,84.
Le secteur des hedge funds reste dominé par les Etats-Unis. Sur les 3.600 milliards de dollars d’actifs totaux du secteur (à fin mai 2018), 72% se trouvent aux Etats-Unis, selon un rapport de Preqin dédié aux hedge funds américains (« Preqin Special Report : Hedge Funds in the US »). Malgré le développement des hedge funds observé ailleurs dans le monde, le marché américain compte 3.405 investisseurs institutionnels actifs dans le secteur sur un total de 5.523. Le rapport souligne que dans chacun des 50 Etats américains, au moins un investisseur institutionnel investit activement dans des hedge funds et il n’y a que deux Etats qui n’ont pas de gestionnaire de hedge fund pouvant travailler avec eux.Sur le marché américain, New York concentre un peu plus du tiers (1.240 milliards de dollars) des actifs du secteur et le Connecticut (390 milliards de dollars d’encours total) est le domicile de quelques-unes des plus importantes sociétés de gestion de hedge funds, dont Bridgewater Associates avec quelque 163 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Le rapport relève que les fonds de pension sont le plus important allocataire de capitaux dans les hedge funds et qu’ils représentent près de 50% de l’ensemble des capitaux institutionnels investis dans la classe d’actifs par les institutionnels basés aux Etats-Unis.
Sur fond de tensions commerciales persistantes entre les Etats-Unis et la Chine, les investisseurs semblent avoir renoncé dans l’immédiat aux actions européennes alors qu’ils ne réduisent qu'à la marge leur exposition aux actions émergentes. Côté européen, les sujets d’inquiétude sont il est vrai multiples : outre les tensions avec l’administration américaine, les investisseurs sont également préoccupés par le calendrier de la Banque centrale européenne relatif à la normalisation de sa politique monétaire, le calendrier et les modalités de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne ainsi que la rhétorique populiste du gouvernement italien. Autant de facteurs qui ont contribué à des sorties nettes de 1,1 milliard de dollars pour les fonds d’actions européennes durant la semaine au 22 août, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch sur les flux mondiaux des fonds. Une 24ème semaine consécutive de flux nets négatifs qui marque la méfiance des investisseurs vis-à-vis de l’Europe. Les analystes de BofA Merrill Lynch relèvent d’ailleurs que cette évolution ressemble à une capitulation de la part des investisseurs dans la mesure où les 51 milliards de dollars investis dans les actions européennes entre 2016 et 2018 sont sortis des fonds depuis mars dernier. Du côté des actions émergentes en revanche, la crise turque n’a manifestement pas émoussé l’intérêt pour les fonds d’actions de la zone qui ont subi des dégagements limités durant la semaine écoulée, de seulement 0,1 milliard de dollars, selon l'étude de BofA Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds spécialisés sur les actions chinoises ont d’ailleurs affiché des flux nets entrants de plus de 1 milliard de dollars, les plus élevés des trois dernières semaines. Et les fonds d’actions turques ont affiché une 18ème semaine de collecte sur les vingt dernières. Les fonds d’obligations émergentes ont toutefois subi des sorties nettes de 1,6 milliard de dollars, les plus importantes des huit dernières semaines. Mais les analystes de BofA Merrill Lynch remarquent que moins de 20% des flux entrants enregistrés entre 2016 et 2018 sont sortis des fonds durant les quatre derniers mois. Toutes zones géographiques confondues, les fonds dédiés aux actions ont affiché des entrées nettes de 2,6 milliards de dollars. Les fonds d’actions américaines ont attiré un peu plus de 4 milliards de dollars tandis que les fonds d’actions japonaises engrangeaient seulement 0,2 milliard de dollars. L’analyse sectorielle montre que la dynamique d’investissement dans les valeurs technologiques semble s’essouffler. Après avoir enregistré une collecte cumulée de 22 milliards de dollars depuis le début de l’année, les fonds techno ont attiré un très modeste flux entrant de 0,1 milliard de dollars durant la semaine écoulée. Du côté obligataire, la semaine s’est soldée par des sorties nettes de 0,5 milliard de dollars. Les fonds d’obligations high yield ont subi des sorties nettes de 0,7 milliard de dollars tandis que les fonds d’obligations en catégorie d’investissement affichaient des entrées nettes pour un modeste montant de 0,6 milliard de dollars. Les fonds d’obligations européennes ont de leur côté enregistré des sorties nettes de plus de 1 milliard de dollars pour la deuxième semaine consécutive. A noter enfin que les fonds dédiés à l’or ont terminé la semaine sur des sorties nettes de 1,2 milliard de dollars, les plus importantes depuis décembre 2016. Au cours des quatre derniers mois, le prix de l’or a chuté de 15% et les flux sortants totalisent 7 milliards de dollars sur les trois derniers mois.
De plus en plus d’anciens banquiers rejoignent des groupes spécialisés dans le capital investissement en Europe, selon une analyse du recruteur américain Options Group, dévoilée par le Financial Times. Au cours des deux dernières années, le nombre de banquiers junior qui ont pris le chemin du private equity a fortement augmenté, de un sur cinq en 2015 à un sur trois en 2017. L'étude relève que dans certains cas, les ex-banquiers ont accepté une baisse de salaire pour rejoindre le capital-investisseur de leur choix au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, en Suisse et à Hong Kong. En 2017, précise Options Group, la rémunération moyenne était de respectivement 248.000 et 351.000 dollars pour des banquiers junior et senior, contre 180.000 dollars pour un collaborateur junior dans le private equity et 315.000 dollars pour un collaborateur plus expérimenté.