Les hedge funds spécialisés sur les devises cryptographiques ont perdu 54,5 % sur les neuf premiers mois de l’année, après un gain de 1.708,50% en 2017, selon des chiffres d’Eureka-hedge, repris par le quotidien Les Echos. Ils ont enregistré des pertes un peu moins importantes que l’ensemble du marché et des deux principales cryptos (bitcoin et ether) cette année. En 2017 et 2016, c’était l’inverse, ils avaient fait moins bien que le marché, en courant derrière la bulle et l’envolée des cours. Depuis décembre 2015, ils ont gagné en moyenne 187% par an, mais au prix d’une très forte volatilité de 93%, qui reste toutefois inférieure à celle de l’ensemble du marché.A titre d’exemple, le « digital asset fund » de Pantera Capital a connu une contre-performance de -72% sur les huit premiers mois de l’année et de -40% depuis décembre. Au premier trimestre, Galaxy Digital, la banque d’investissement fondée par l’ancien gérant du hedge fund Fortress, Mike Novogratz, avait enregistré une perte de 134 millions de dollars, pour des capitaux de 282 millions d’actifs.
Le marché du capital-investissement européen se porte très bien. Les sociétés de capital-investissement et de capital-risque ont levé 45,6 milliards d’euros au premier semestre 2018, soit une augmentation de 40 % par rapport au second semestre 2017, selon les dernières données publiées par Invest Europe, association représentant l’industrie européenne du capital-investissement et du capital-risque. Le premier semestre 2018 est ainsi le troisième meilleur depuis 2007. «La demande en capital-investissement et capital-risque est très forte en Europe. C’est un marché qui continue d'être prometteur, comme le prouvent les niveaux de levées de fonds et d’investissement du premier semestre», a commenté Michael Collins, PDG d’Invest Europe, qui ajoute que le seul marché du capital-risque européen ne s’est jamais aussi bien porté. Avec les 3 milliards d’euros du premier semestre 2018, les sociétés de capital-risque ont levé près de 11 milliards d’euros depuis 2017. Au total, les sociétés de capital-investissement européennes ont investi 30,5 milliards d’euros dans les entreprises de la région au premier semestre 2018, un chiffre supérieur à la moyenne sur cinq ans.En collaboration avec les associations de sociétés de capital-investissement d’Europe, Invest Europe précise avoir développé l’EDC (European Data Cooperative), la base de données la plus complète du secteur. Ce rapport semestriel préliminaire, qui sera bientôt distribué aux membres d’Invest Europe, a été généré à partir des données directement transmises par plus de 680 gestionnaires de fonds européens. Invest Europe publiera l’an prochain les données annuelles officielles avec une répartition par pays, par type d’investissement et par secteur. L’EDC détient des données sur plus de 3 000 sociétés de capital-investissement, représentant 8 000 fonds, 64 000 sociétés en portefeuille et 250 000 transactions depuis 2007.
Incohérences. Parce que la Commission européenne négociait avec la Suisse un accord-cadre de 100 traités bilatéraux, elle avait adopté une équivalence de seulement 12 mois pour les Bourses suisses dans le cadre de MIF 2 en décembre 2017. Or si l’équivalence n’était pas renouvelée en décembre 2018, les investisseurs européens ne pourraient plus, d’après l’article 23 du règlement MIFIR, négocier les actions suisses sur leur marché intérieur, mais uniquement sur les plates-formes alternatives – la plupart installées au Royaume-Uni jusqu’au Brexit… Une situation politisée « contraire à l’esprit de MIF », dénonce la Bourse SIX. La Commission a elle-même reconnu que « la liquidité principale » se situe sur les marchés locaux et que « l’équivalence permet aux courtiers de remplir leur obligation de meilleure exécution ». A défaut d’équivalence, la confédération suisse a proposé une loi visant à interdire la négociation d’actions suisses hors du pays, ce qui pèserait presqu’autant sur les investisseurs que sur les émetteurs…
Et de trois ! Depuis le début de l’année, les marchés d’actions accusent leur troisième correction après celles de février et mars. A Wall Street, l’indice S&P 500 a cédé 5,4 % en sept séances et le Nasdaq 6,6 %. En Europe, l’indice Stoxx 600 a perdu 6,4 %. En Chine, le CSI 300 a chuté de 9 % à un plus bas de deux ans, reculant de 27 % (en dollars) depuis janvier. « Les actions sont entrées dans une autre correction éclair, pas très éloignée de celle enregistrée en février », notent les stratégistes actions de JPMorgan Cazenove. Elle a de nouveau été précédée par un bond des taux longs américains, le rendement à 10 ans atteignant 3,26 %. Elle s’est en outre accompagnée d’un nouveau pic de volatilité, l’indice VIX (volatilité du S&P 500) bondissant en quelques séances à 25 %. Les opérateurs commencent à s’inquiéter de cette répétition des corrections. Plus qu’un motif unique, les taux, une multitude de facteurs expliquent ce nouveau mouvement baissier : tensions commerciales, critiques de Donald Trump à l’égard de la Fed, avertissement du FMI, Brexit, budget italien, ralentissement économique… et valorisations parfois excessives, notamment sur le marché américain. Les secteurs mêlant croissance et qualité ont été les plus affectés, technologie en tête aux Etats-Unis, mais aussi luxe en Europe. Les petites capitalisations, les plus endettées, ont aussi souffert de cette correction. L’indice Russell 2000 a abandonné 7,5 % et 11,1 % depuis un plus haut fin août. Les investisseurs s’interrogent sur la persistance de la corrélation négative entre actions et obligations. Les analystes de JPMorgan estiment qu’elle n’est pas cassée : la baisse des actions entraînant des achats d’obligations, ce qui joue comme un stabilisateur. Par ailleurs, quand le VIX bondit, les actions progressent 90 % du temps au cours des six à douze mois suivants, sauf lors des récessions. La saison des résultats qui s’ouvre va permettre de vérifier si les attentes de résultats ne sont pas trop élevées.
Jupiter on 16 October launched the Jupiter US Equity Long Short fund, a sub-fund of the Sicav Jupiter Global Fund. The fund, managed by Darren Starr, a hedge fund manager who in April joined the fast-growing activity dedicated to liquid alternative strategies at Jupiter, will seek to generate absolute returns over a sliding three-year period, independently of market conditions. The Jupiter US Equity Long Short fund will construct a concentrated portfolio of 40 to 60 stakes in companies which are based in, or realise most of their activities in the United States. The fund will hold long and short positions, offering a means to protect against falling market periods, while seeking to reduce correlation with the overall performance of the markets, and to limit monthly volatility in returns from the portfolio. The net exposure of the fund to equities will ordinarily be about 25% of net assets, while gross exposure to equities will be about 200%. Starr, who is a US/UK dual citizen, has over 10 years of experience in US long/short equity portfolio management at UBS, SAC Global Investors and Caxton. Starr is based in London. p { margin-bottom: 0.1in; line-height: 115%; background: transparent none repeat scroll 0% 0%; }
Crux Asset Management has appointed Philip Howard of Penrith as chairman, the company announced.Howard served as senior independent director of Schroders formerly, having served as a non-executive director since 2008. He also held roles of chief investment officer of Llyods’ insurance branch Beazley and of chairman of Tarchon Capital Management. Another position has been that of deputy to the chairman of Lehman Brothers in Europe until 1997.Consequently, Charles Ferguson steps down as chairman to become a non-executive director for Crux. Crux AM was founded in 2014.
Interrogé par L’Agefi, Matthieu Duncan, directeur général d’Ostrum AM, revient sur l'évolution des prix et les risques pour la gestion. Pour lui, la pression sur les prix va parfois trop loin sur certains segments. «La pression tarifaire que nous continuons à sentir quotidiennement dans la gestion institutionnelle soulève de plus en plus la question de la capacité des gestionnaires à délivrer ensuite le meilleur résultat d’investissement. On est proche d’un niveau au-dessous duquel cela pourrait devenir contreproductif», explique-t-il. Il estime ainsi que cette pression des prix «est très marquée en France et en Italie pour le marché de la gestion institutionnelle. Paradoxalement, cette guerre sur les prix n’est pas aussi centrale sur d’autres marchés tels que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni». S’il concède que «les baisses des taux et des rendements ont justifié une baisse «normale» des prix», «la pression continue alors que les taux ne baissent plus». Mais selon lui, les marchés actions sont devenus quasiment unidirectionnels et sans volatilité expliquant la forte croissance de la gestion passive depuis 2009. Un environnement de marché plus perturbé redonnera assurément de la valeur à la gestion active.
Le groupe SIX, qui gère la bourse nationale suisse, a acquis une part minoritaire du capital de PassOn, une start-up spécialisée dans le transferts d’actifs numériques dans les cas d’héritages.Valerio Roncone, qui supervise le développement et la gestion produit de SIX, siègera au conseil de PassOn. Celui-ci a expliqué que la solution basée sur la technologie des registres distribués (DLT) développée par PassOn permet d’effectuer ces transferts d’actifs de façon transparente. Stephan Wippermann, directeur général de PassOn a ajouté que sa société se penchait sur les dernières technologies blockchain pour faire rentrer les héritages dans l'ère du digital. «Nous préparons notre ICO pour financer le développement de notre plateforme de planification de patrimoine et d’héritage. En parallèle, nous explorerons les moyens d’utiliser Six Digital Exchange (lancé en juillet par SIX) notamment pour la cotation ou la sécurisation du stockage des «coins» de PassOn», a déclaré Stephan Wippermann.
Les mois se suivent et ne se ressemblent pas pour l’industrie français de la gestion d’actifs. Au cours du mois d’août, les organismes de placements collectifs (OPC) de droit français ont enregistré une collecte nette d’environ 300 millions d’euros seulement, après 11,3 milliards d’euros de souscriptions nettes en juillet, selon des chiffres publiés par l’Association française de la gestion financière. A l’issue des huit premiers mois de l’année 2018, la collecte nette s’élève désormais à 25 milliards d’euros.Dans le détail, au cours du mois d’août, les fonds actions ont eu les faveurs des investisseurs, avec 1,1 milliard d’euros de flux nets entrants. Suivent les fonds obligations (700 millions d’euros de collecte nette), les fonds diversifiés (600 millions d’euros) et, enfin, les fonds à formule (300 millions d’euros). A l’inverse, les fonds monétaires ont subi 2,4 milliards d’euros de sorties nettes au mois d’août.A fin août, les encours totaux des OPC de droit français ressortent à 1.933,2 milliards d’euros, en repli de 800 millions d’euros par rapport à juillet mais en progression de 4,1 milliards d’euros par rapport à fin décembre 2017. Hors monétaires, ces mêmes encours s’établissent à 1.576,4 milliards d’euros, en hausse de 1,8 milliard d’euros d’un mois sur l’autre mais en baisse de 8,5 milliards d’euros par rapport à fin 2017.
Depuis le début de l’année, déjà plus de 700 épargnants estiment avoir été floués par de faux sites de ventes de bitcoins, rapporte le quotidien Les Echos. A fin août, ils ont déclaré au gendarme des marchés financiers avoir perdu un total de 31 millions d’euros. L’Autorité des marchés financiers (AMF) est très inquiète. « Sur un an, le nombre de victimes n’a cessé de progresser. En septembre 2017, notre centre d’appels Epargne Info Service n’avait reçu que quelques coups de fil de particuliers qui souhaitaient se renseigner sur les placements en cryptoactifs. En janvier, les réclamations venant de personnes arnaquées s’élevaient à 40, puis à 80 en avril. En mai, elles ont atteint un pic à 144 », commente un porte-parole du gendarme de la Bourse. Le préjudice médian est en constate augmentation. Il est passé de 5.000 euros en janvier à 24.000 euros en août.
Panique à Wall Street! La correction que certains appelaient de leurs voeux est à l’oeuvre. Durant la semaine au mercredi 10 octobre, qui ne prend donc pas en compte le recul des Bourses mondiales de jeudi, les investisseurs ont vivement réagi au relèvement des taux américains et aux critiques du président Donald Trump contre cette politique et les fonds d’obligations en catégorie d’investissement (IG) ont subi des sorties record de 7,5 milliards de dollars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.Outre le mercredi noir à Wall Street, le bond des taux d’intérêt à long terme, les inquiétudes persistantes sur le conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis et une attitude plus prudente à quelques encablures de la publication des résultats trimestriels des entreprises, tout a contribué à pousser les investisseurs à prendre la tangente. Alors même que les analystes de BofA Merrill ont relevé un signal d’achat tout en remarquant que le point d’entrée de février 2016 n’a pas encore été atteint. Toutes catégories confondues, les fonds d’obligations ont ainsi enregistré des flux nets négatifs de 14 milliards de dollars, les plus importants depuis février 2018. A côté des fonds d’obligations IG, les fonds high yield ont terminé la semaine sur des sorties nettes de plus de 6 milliards de dollars, les plus élevées depuis février 2018. A la date de mercredi, les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont enregistré des dégagements plutôt modestes de 1,4 milliard de dollars. Les fonds d’actions européennes ont poursuivi sur la lancée des semaines précédentes et affichaient des sorties nettes cumulées de 22,2 milliards de dollars sur les 31 dernières semaines. Les fonds d’actions japonaises ont bouclé la semaine sur des sorties nettes de 0,9 milliard de dollars tandis que les fonds d’actions émergentes enregistraient encore une fois des flux nets négatifs de 0,8 milliard de dollars.
Friends of the Earth accuse les indices Dow Jones Sustainability de « greenwashing », rapporte le Financial Times fund management. Les indices sont critiqués pour avoir inclus Golden Agri-Resources (GAR), une société d’huile de palme cotée à Singapour, dans son indice Asie-Pacifique pour la deuxième année. La critique vient principalement des relations de GAR avec Golden Veroleum Liberia, une société d’huile de palme d’Afrique de l’Ouest. Cette dernière a été censurée en février par la table ronde sur l’huile de palme durable, une association professionnelle, pour de sérieux manquements dans sa manière de gérer les relations avec les communautés locales.
Finance Watch et l'institut Veblen ont publié un rapport sur les enjeux de l'inclusion des services financiers dans les accords commerciaux dits de « nouvelle génération ».
La Bourse de Riyad était en forte baisse hier, de plus de 7% en début de séance, signe de l’inquiétude des investisseurs face aux répercussions de la disparition du journaliste saoudien dissident Jamal Khashoggi lors de sa visite au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Sous l’effet de l’effondrement des cours du pétrole, l’indice Tadawul perdait encore 5,5% en cours de matinée. Les spéculations sur les retombées que pourrait avoir cette affaire sur les investissements étrangers en Arabie saoudite, et l’hypothèse de sanctions américaines, ont provoqué un mouvement de «vente panique» chez des investisseurs locaux. Le président américain Donald Trump a assuré avant-hier que Washington infligerait à l’Arabie saoudite une «punition sévère» si son implication dans la disparition du journaliste en exil aux Etats-Unis est établie. Ryad nie toute responsabilité.
Le CAC a enchainé une troisième séance de baisse consécutive, la quatrième en une semaine. L’indice de la Bourse de Paris a fini sur un repli de 0,2% à 5.095,98 points. Il avait pourtant ouvert en hausse, gagnant plus de 1% en début de matinée. Mais les inquiétudes des investisseurs ont resurgi en cours de séance, malgré la publication par les banques américaines JPMorgan et Citigroup de résultats trimestriels supérieurs aux attentes.
L’Investment Association, l’association britannique de la gestion d’actifs, a annoncé que les femmes qu’elle employait étaient en moyenne moins bien payées à hauteur de 38,5 % par rapport aux hommes, rapporte Investment Week. Une loi introduite en avril 2017 oblige les entreprises britanniques de plus de 250 employés à publier leur « gender pay gap » chaque année. L’IA n’est pas soumise à cette loi, mais, en tant que représentante du secteur, elle pense qu’il est « juste de publier volontairement notre différentiel de rémunération hommes/femmes alors que plusieurs de nos membres doivent le faire ». Le « gender pay gap » dans le secteur des services financiers, dont la gestion d’actifs, est supérieur à celui des autres secteur au Royaume-Uni, à 25,9 %, contre une moyenne de 14,5 %, selon des données de Staffmetrix.