Les deux tiers de la population britanniquen’envisageraient pas d’accepter un travail dans les services financiers, principalement parce qu’ils jugent la finance «ennuyeuse», montre une étude de KPMG UK. Cela n’empêche pas les salariés du secteur de la finance d’être plus heureux que la moyenne: 87 % des employés de la banque, l’assurance ou la gestion d’actifs indiquent qu’ils aiment leur emploi, contre 82 % des travailleurs des autres secteurs. Leur principal motif de satisfaction est la rémunération. Interrogés sur leur motivation, les salariés de la finance sont plus d’un tiers (31 %) à citer la rémunération. L’intérêt et les opportunités de promotion arrivent deuxième et troisième. Dans les autres secteurs, la rémunération est mentionnée par 16 % des salariés. KPMG montre aussi que 41 % des employés des services financiers ont des parents qui ont travaillé dans le même secteur, contre 12 % pour les autres secteurs. Cela illustre un manque de mobilité sociale. «Il y a clairement un fossé entre ce que le public pense et la réalité de travailler dans les services financiers», commente Tim Howarth, responsable du conseil dans les services financiers de KPMG. «C’est un sujet qu’il faut affronter si nous voulons attirer un ensemble varié de compétences et d’expériences dont le secteur a besoin pour braver les changements qui se produisent dans les services financiers et la société. La technologie et l’engagement clients sont une priorité pour la plupart de mes clients, donc les gens qui travaillent dans le retail, les loisirs ou les technologies de l’information pourraient avoir beaucoup de choses à offrir. Mais le secteur a un problème d’image qui rebute ces talents».
Les hedge funds ont subi des rachats nets de 14,92 milliards de dollars au premier trimestre 2019, rapporte evestment. Il s’agit du quatrième trimestre consécutif de décollecte, ce qui n’était pas arrivé depuis 2015-2016. Les encours sont ressortis à 3.258 milliards de dollars. Les fonds macro, long/short equity et de managed futures ont accusé les plus fortes sorties nettes, avec respectivement 6,15 milliards de dollars, 9,8 milliards et 5,6 milliards. L’explication tient aux performances décevantes de ces fonds en 2018, note evestment. Les fonds privilégiés par les investisseurs sont les multi-stratégies (+3,9 milliards de dollars), les fonds event driven (+2,4 milliards) et les fonds crédit directionnels (+2,2 milliards).
Le meilleur fonds éligible au PIR a gagné près de 20 % depuis le début de l’année, rapporte Il Sole – 24 Ore. Il s’agit du Credit Suisse IF 11 Italian Equity, qui réalise une performance de 19,4 %. Le fonds le moins bon a tout de même gagné 3,6 %. Le quotidien déplore que les investisseurs n’aient pu en profiter, puisqu’il est devenu impossible d’acquérir un PIR depuis janvier (cela est possible, mais sans avantage fiscal). Il n’est pas sûr que la collecte des PIR reparte avec la même vigueur qu’avant. Nombre de gestionnaires ne voient pas d’un bon œil la nouvelle réglementation. Au premier trimestre, les PIR ont ainsi collecté 6 millions d’euros, soit bien moins que les 2 milliards encaissés sur les trois premiers mois de 2018.
The best PIR-eligible fund has gained around 20% since the beginning of the year, Il Sole – 24 Ore reports. This is the Credit Suisse IF 11 Italian Equity, with returns of 19.4%. The worst fund still posted gains of 3.6%. The newspaper expresses regret that investors were not able to take advantage, as it has become impossible to buy into a PIR fund since January (it is possible, but brings no tax advantage). It is not certain that inflows to PIR funds are continuing with the same strength as previously. Many managers preceive the new regulations negatively. In first quarter, PIR-eligible funds had inflows of €6m, less than the €2bn which flowed into PIR funds in the first three months of 2018.
Les investisseurs devront décortiquer la semaine prochaine de nombreuses publications d’entreprises, tout en restant attentifs aux nouvelles sur le commerce et à la parution de plusieurs indicateurs économiques de premier plan.
Ces liquidités pourraient se diriger vers les marchés actions, ce qui tendrait à nourrir leur hausse, si l’amélioration de la conjoncture se confirmait.
A la demande de CPR AM, le cabinet Deloitte (avec OpinionWay et Spoking Polls) a mené, auprès d’un échantillon représentatif d’épargnants français et de conseillers financiers, une étude pour mettre en lumière leur appréciation de l’investissement durable (IR) sous plusieurs angles. Si l’étude invite à l’optimisme avec 66% des épargnants qui considèrent que les produits IR sont de nature à renforcer leur confiance, elle souligne l’écart qui existe entre leurs aspirations et la conversion en terme d’investissements. Ainsi plus de la moitié des épargnants (57%) souhaitent que leur épargne soit obligatoirement inclus dans les produits d'épargne, mais seulement 21% ont déjà investi dans ce domaine. Seulement 12% des particuliers conseillés se sont vus proposer des produits IR par leurs conseillers. En outre, 38% des épargnants estiment que le principal frein à l’IR est le manque d’information. Un constat partagé par 46% des conseillers financiers. Deloitte souligne aussi un phénomène paradoxal. Les particuliers jugent comme prioritaires la thématique du respect et de la protection de l’environnement à 56%, celle de l’emploi arrivant en second à 50%. La première thématique est aussi soulignée par les conseillers, mais la seconde l’est beaucoup moins. Ainsi seulement 12% des conseillers pensent que leurs clients sont sensibles au thème de l’emploi dans l’IR. Une différence d’appréciation qui peut sans doute expliquer le faible taux de passage à l’acte d’achat. Deloitte pointe ainsi le rôle essentiel des conseillers pour aider au développement de l’IR dans l’épargne. Ce baromètre CPR AM - Deloitte, sera publié chaque année pour suivre les évolutions. Pour la partie concernant les épargnants, ce sondage a été réalisé sur la base de 1001 personnes interrogées par Opinion Way possédant une assurance vie, un PEA ou un compte titres et/ou ayant une épargne de plus de 10 000 euros, et sur un échantillon de 1541 personnes représentatif de la population française. Pour les conseillers: étude réalisée sur la base de 415 personnes, interrogées par Spoking Polls, dont 72 conseillers en banque privée et 343 sociétés CGP; sur un échantillon de PDG, gérant, directeurs généraux, responsables en charge des produits financiers ISR.
Le journal espagnol El Independiente révèle les fonds qui ont été les plus rentables en Espagne durant le premier trimestre 2019. Selon le média, Augustus Capital, société de gestion d’actifs de la famille Alierta, a enregistré un rendement moyen pondéré de 13,83% sur l’ensemble de ses produits sur les trois premiers mois de 2019. Muza Gestión de Activos, gestionnaire d’actifs dirigé parLuis Urquijo, pointe à la deuxième place avec un rendement moyen pondéré de 13,38% de sa Sicav sur le premier trimestre 2019. Enfin azValor, boutique fondée par des anciens de Bestinver, affiche un rendement moyen pondéré de 12,18% sur sa gamme de fonds de début janvier à fin mars 2019 d’après El Independiente.
L’industrie des fonds d’investissements au Portugal affichait des encours de 11,68 milliards d’euros fin mars 2019 selon les statistiques du superviseur des marchés financiers portugais CMVM. Dans le détail, l’encours des fonds Ucits a augmenté de 127,3 millions d’euros durant le mois dernier (+1,2%) pour atteindre 10,96 milliards d’euros fin mars tandis que celui des fonds d’investissements alternatifs ont baissé d'1,7%, ressortant à 722,4 millions d’euros. Caixagest (34,3%), BPI Gestão de Activos (24%) et Santander Asset Management (16,4%) étaient les trois principales sociétés de gestion du marché portugais en termes de parts de marché fin mars.
La Banque centrale européenne vient de publier sur son site les premières déclarations d’intérêts des membres du conseil des gouverneurs en charge de prendre les décisions relatives à la politique monétaire de l’institution. Ceux-ci doivent renseignerleur précédente activité, leursactivités privées annexes, leurs mandats publics et intérêts patrimoniaux tout commeles activités de leur époux/se ou conjoint lorsqu’elles sont rémunérées et peuvent soulever des questions de conflit d’intérêt. Une poignée de gouverneurs a renseigné les fonds d’investissements dans lesquels ils sont investis. Parmi eux, Guillaume Wunsch, ancien gouverneur adjoint de la banque nationale de Belgique, qui a démarré son mandat de gouverneur à la BCE le 2 janvier dernier. Ce dernier, qui préside également le comité de gestion de la fondation Roi Baudoin,est investi dans au moins 12 fonds selon sa déclaration. On retrouve dans la liste quatre fonds de Franklin Templeton (Templeton Global Total Return Fund,Templeton Frontier Markets,Templeton Asian Growth,Templeton Asian Smaller Companies) et deux fonds de Fidelity (Fidelity EMEA A,Fidelity European Dynamic Growth). S’y ajoutent deux fonds de JP Morgan AM (JPM Europe Equity Plus,JPM Europe Dynamic Small), un fonds d’Invesco (Invesco European Growth Equity), de Schroders (Schroders ISF Japanese Equity) et de BlackRock (BGF World Mining A) On retrouve également lesfonds Amundi CPR Invest Silver Age ainsi que Carmignac Patrimoine (version domiciliée en France). Mario Vella, gouverneur maltais de la BCE, indique, lui, être notamment investi dans deux fonds d’UBS (UBS (Lux) Bond Fund, UBS (Lux) Equity Sicav), tandis que Luis de Guindos, vice-président de la BCE et ex-ministre espagnol de l'économie, de l’industrie et de la compétitivité, est investi dans un fonds de Mutuactivos.
Afi Esca envisage de céder cette année la gestion d'un mandat obligataire d'environ 1 milliard d'euros à Dôm Finance. Des rapprochements entre les équipes de gestion des deux sociétés-sœurs pourraient être envisagés.
Les encours des organismes de placement collectif français ont légèrement augmenté au mois de février, selon les données publiées ce mardi par l’Association Française de la Gestion Financière (AFG). La collecte nette s’est principalement effectuée sur les fonds monétaires, les fonds actions et diversifiés ayant, quant à eux, enregistré des retraits. Les OPCVM et les fonds d’investissement type FCPE ou FCPI ont vu leurs encours sous gestion grimper de 16,3 milliards d’euros sur le mois, portant les encours totaux à 1.890 milliards d’euros (+0,9%). Portés par la hausse des marchés, les OPC actions ont vu leurs encours augmenter de 5,7 milliards d’euros malgré une collecte négative de 2,1 milliards d’euros. Les encours des OPC actions s'élèvent désormais à 312 milliards d’euros. Les fonds diversifiés ouverts ont également enregistré une hausse des AUM (+3,2 milliards, à 325 milliards d’euros) malgré des retraits nets (-1,7 milliard d’euros). Les OPC monétaires ont connu, pour leur part, une collecte nette fortement positive de 6,2 milliards d’euros, et un effet marché légèrement négatif (-0,1 milliard d’euros). Les encours des OPC monétaires s'élèvent désormais à 346 milliards d’euros (+1,8%).
Assets in French collective investment organisms (OPC) increased slightly in February, according to data released on Tuesday by the French financial management association (AFG). Net inflows went largely to money market funds, while equity funds and diversified funds showed outflows. OPCVM, FCPE and FCPI type investment vehicles saw an increase in their assets under management of €16.3bn for the month, bringing total assets to €1.890trn (+0.9%). Equity OPC vehicles, driven by rising markets, saw an increase in their assets of €5.7bn, despite outflows of €2.1bn. Assets in equity OPC funds now total €312bn. Open diversified funds have also posted an increase in assets under management (+€3.2bn, to €325bn), despite net redemptions (-€1.7bn). Money market OPC funds, for their part, saw a positive net inflow of €6.2bn, and a negative market effect (-€0.1bn). Assets in money market OPC funds now total €346bn (+1.8%).
Le ministre de l’Economie français Bruno Le Maire s’est exprimé, lundi 15 avril,en marge du lancement de la Paris Blockchain Week, une semaine de conférences consacrées à la technologie de la blockchain. Selon des propos rapportés par Les Echos, Bruno Le Maire voit dans la blockchain «une aspiration politique, celle de décentraliser la confiance et de remplacer une autorité verticale par la certification collective» mais aussi un moyen de lutter contre« la situation monopolistique de certainsgéants du numérique ». Bruno Le Maire a indiqué préférer «que la France ait un temps d’avance » dans ce domaine. Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers, a expliqué que le régulateur sera prêt en septembre prochain pour labelliser, via le visa AMF, les initial coin offerings (ICO). Plus de cinquante dossiers auraient déjà été déposés auprès de l’AMF selon Les Echos.
Vigeo Eiris a annoncé lundi 15 avril avoir accepté l’offre de Moody’s Investors Service de devenir son actionnaire majoritaire. L’agence américaine a fait ce rachat auprès de différents vendeurs que sont Amundi, la Caisse des dépôts, Generali Vie, Natixis, VYV Invest et Solactive. Cette décision a été validée par le conseil d’administration de Vigeo Eiris à l’unanimité le 27 mars 2019. «Cette opération résulte du constat des deux parties que l’évaluation « Environnementale, Sociale, et de Gouvernance » (ESG) a vocation à devenir un des éléments essentiels dans les décisions d’investissement et d’analyse des risques de tous les acteurs économiques et financiers, tant en Europe que dans le monde. Elle est portée par l’ambition de développer un standard mondial de l’évaluation ESG», souligne un communiqué. En choisissant de rejoindre Moody’s Investors Service, Vigeo Eiris a pris le parti de réussir l’évolution de son modèle économique initiée lors de la Déclaration des Investisseurs du 8 décembre 2017 « Vers une généralisation de la notation extra-financière », peut-on lire dans le communiqué. L’agence dit ainsi vouloir se donner toutes les chances de poursuivre avec succès son ambition fondatrice d’accompagner les acteurs économiques et financiers engagés dans le développement d’une croissance durable et inclusive. Le communiqué assure que Vigeo Eiris conserve son nom et son siège social en France et maintient son autonomie quant à son approche analytique. Nicole Notat reste sa présidente et renforce son équipe de direction en recrutant Sabine Lochmann au poste de directrice générale, en charge du pilotage de la croissance. Le Conseil scientifique de l’agence conserve également ses attributions. «Vigeo Eiris et Moody’s Investors Service vont offrir aux investisseurs et émetteurs des données, de la recherche, des produits et solutions à même de conforter et développer l’intégration des facteurs ESG dans leur stratégie et leurs opérations», poursuit le communiqué. « C’est avec détermination et optimisme que je salue cette opération. Elle inaugure un nouvel âge et une nouvelle envergure pour Vigeo Eiris et ses équipes, dans un monde en mutation qui a plus que jamais besoin de décryptage des risques complexes. J’exprime la bienvenue à notre nouvel actionnaire, ainsi que ma sincère reconnaissance à tous ceux qui ont fidèlement accompagnés notre groupe depuis sa création », a commenté Nicole Notat, présidente de Vigeo Eiris.
La Finma a le dernier mot face à la Falcon Private Bank, sanctionnée dans le cadre du scandale du fonds souverain malaisien 1MDB. Le Tribunal fédéral a admis un recours du gendarme des marchés financiers sur le montant du bénéfice confisqué par la Confédération, rapporte l’agence AWP. Dans sa décision du 7 octobre 2016, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) avait, entre autres mesures, confisqué 2,5 millions de francs correspondant aux gains réalisés illégalement. Il était reproché à la Falcon Private Bank d’avoir gravement enfreint les dispositions en matière de blanchiment en négligeant de contrôler des transactions enregistrées en Suisse, à Singapour et à Hong Kong en lien avec le fonds 1MDB. Sur recours de la banque, le Tribunal administratif fédéral avait réduit ce montant à 1,7 million en avril 2018. Les jugesont admis que la banque puisse déduire des frais généraux de gestion sur les gains confisqués. Dans un arrêt publié vendredi, le Tribunal fédéral rappelle que la confiscation des biens réalisés en violation des règles de vigilance a pour but de rétablir l’ordre juridique et d’éviter que de telles infractions ne demeurent rentables. En revanche, elle n’a pas de caractère pénal. Si la notion de bénéfice n’est pas définie dans la législation suisse, la Finma dispose d’un pouvoir d’appréciation concernant l’étendue de la confiscation prévue dans la loi sur la surveillance des marchés financiers. Dans ce cadre, la pratique de la Finma est d’admettre la déduction des coûts qui ont été effectivement engagés pour la réalisation des gains litigieux. Dans ses considérants, la 2e Cour de droit public constate que la Falcon Private Bank n’a pas établi que les coûts d’infrastructure et de personnel produits comme coûts généraux devant l’instance précédente n’auraient pas dû être supportés de toutes façons. La décision du Tribunal administratif fédéral est donc annulée et le montant des gains confisqués est ramené à 2,5 millions.