Le consultant SS&C Technologies a publié, lundi 18 mars, son indice composite qui analyse les résultats de 18 gestionnaires d’actifs américains cotés pour le quatrième trimestre 2018. Parmi les 18 sociétés de gestion figurent notamment AMG, AllianceBernstein, BlackRock, Franklin Templeton, Invesco, Janus Henderson ou encore Legg Mason et T. Rowe Price.* L’indicateur de SS&C Technologies montre que les actifs sous gestion cumulés des gestionnaires suivis ont baissé de 8% durant le quatrième trimestre 2018, s'établissant à 11 928 milliards de dollars contre 12 961 milliards de dollars au troisième trimestre 2018. Seule une des 18sociétés de gestion a connu une hausse de ses encours sous gestion, «basée sur une large exposition (60%) du gestionnaireaux actifs des marchés monétaires». Après analyse des performances de marché et de la collecte des 18 gestionnaires cotés, SS&C Technologies estime que 97,5% du déclin des encours sous gestion survenu durant le quatrième trimestre 2018 pour le groupe de gestionnairesanalysé est imputable à la performance de marché et les 2,5% restants aux flux de collecte nette. Le groupe, pris dans son ensemble, a décollecté pour la troisième trimestre d’affiléeentre octobre et décembre 2018, affichant une décollecte nette cumulée de 26,5 milliards de dollars (contre 32,4 milliards de dollars durant le troisième trimestre 2018). 13 des 18 firmes qui composent l’indicateur ont eu des flux de collecte négative au quatrième trimestre 2018. Conséquence du déclin des encours sous gestion, les marges opérationnelles des gestionnaires d’actifs suivis ont été impactées et sont passées de 32,7% à 30,1% entre octobre et décembre 2018.Le consultant note qu’il s’agit des marges opérationnelles les plus basses enregistrées depuis le premier trimestre 2016. Sur les 18 sociétés de gestionqui composent l’indicateur, sept d’entre elles ont vu leurs marges s’améliorer durant le quatrième trimestre 2018 quand les onze autres ont observé un déclin de leurs marges opérationnelles. SS&C Technologies relève un autre impact pour le groupe de gestionnaires d’actifs analysé, à savoir une baisse des revenus tirés des frais de gestion (-5,8%) ainsi qu’une diminution du chiffre d’affairesglobal (-5,6%), qui s'établit à 11,58 milliards de dollars en cumulant les données des 18 sociétés de gestion.Le consultant ajoute que toutes ont connu un déclin de leur chiffred’affaires au quatrième trimestre 2018. Enfin, les frais opérationnels des 18 gestionnaires d’actifs pris dans leur ensemble ont baissé de 2% par rapport au troisième trimestre 2018, majoritairement à travers une baisse des frais de distribution et de compensation. * Les 18 sociétés de gestion de l’indicateur composite de SS&C Technologies sont Affiliated Managers Group, Alliance Bernstein, Artisan Partners , BlackRock, Cohen & Steers,Diamond Hill Investment Group, Federated Investors,Franklin Templeton, GAMCO, Invesco,Janus Henderson Group,Legg Mason,Manning & Napier, Pzena Investment Management, SEI, T.Rowe Price,Victory Capitalet Waddell & Reed.
L’opérateur boursier suisse SIX Group, fort d’un important trésor de guerre à la suite de la cession de sa division de paiements par carte, a déclaré ce lundi être à l’affût d’acquisitions après avoir publié un bénéfice en forte hausse en 2018. La vente en mai de Six Payment pour 2,75 milliards de dollars (2,42 milliards d’euros) à Worldline, filiale d’Atos, a permis à SIX de porter son bénéfice 2018 à 2,88 milliards de francs suisses (2,53 milliards d’euros) contre 207,2 millions un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice a reculé à 160,6 millions de francs, pénalisé par les coûts et la perte de chiffre d’affaires sur les activités cédées.
80 investisseurs dont les encours sous gestion cumulés représentent 6 500 milliards de dollars ont adressé une déclaration (Global Investor Statement on Meat Sourcing) à six groupes de restauration rapide (McDonald’s, Yum! (KFC), Brands International (Burger King), Chipotle, The Wendy’s Company et Domino’s Pizza) visant à l’amélioration de la durabilitéde leurs filières d’approvisionnement en viande et produits laitiers. La déclaration signée parle réseau Farm Animal Investment Risk and Return (FAIRR) et le CERES,appelleles six plus grands groupes de restauration rapide àmieux contrôler leurs émissions de gaz à effet de serre, leur consommation d’eau et leur utilisation des terres et à rendre publique leur stratégie de réduction des risquesleurs filières d’approvisionnement en viande et produits laitiers. L'établissement depolitiques rigoureuses vis-à-vis des fournisseurs, l’engagement sur des objectifs chiffrés et l’élaboration de scénarios liés aux risques climatiques figurent parmi les préconisations de la la déclaration. Celle-ci a notamment été signée par Ostrum AM, qui rappelait dans un communiqué qu’environ 84,8 millions d’adultes aux États-Unisfréquentent la restauration rapide, pour un chiffre d’affaires de 214,8 milliards de dollars.
Douglas Hodge, ancien directeur général du gestionnaire d’actifs obligataire Pimco, fait partie des 33personnes inculpées dans une affaire de pots-de-vin et de fraude à l’entrée des universités américaines. Les inculpés, parmi lesquels figurent aussi les actrices Lori Laughlin, Felicity Huffman ainsi que Bill McGlashan de la société de private equity TPG Capital, sont accusés d’avoir payé des pots-de-vin à des administrateurs d’examenspour faciliter l’admission deleurs enfants dans plusieurs universités telles que Stanford et Yale. Le scandale a éclatésuite à une investigation du FBI. Près de 800 familles seraient concernées par l’affaire.
Altur Investissement a annoncé ce 13 mars un investissement dans la société française Babyzen, concepteur et distributeur de poussettes haut de gamme.Le montant de l’opération, réalisée aux côtés de Capital Croissance et Bpifrance Investissement, n’a pas été divulgué.Altur Investissementsouhaite, comme pour l’ensemble de son portefeuille, permettre à Babyzend’accélérer sa croissance nationale et internationale. Altur Investissementcible les PME familiales et patrimoniales en croissance dans des secteurs ciblés tels que la santé, l’hôtellerie, les services générationnels, la transition énergétique et la distribution spécialisée. «Avec cette nouvelle prise de participation minoritaire, Altur Investissementconcrétise ses ambitions d’investissement en renforçant ses actifs dans les services générationnels», précise la société dans un communiqué.
Les groupes bancaires espagnols Bankia, CaixaBank, BBVA, Santander, Sabadell et Bankinter cumulentun total de 6,86 milliards d’euros de commissions en 2018 pour la vente de fonds d’investissement, de Sicav, de plans de pension, de gestion discrétionnaire de portefeuille, a calculé le journal Cinco Días, qui se base sur les rapports annuels des banques citées. Le chiffre est en hausse de 8,3% par rapport à décembre 2017. Bankia est la banque espagnole qui a enregistré la plus forte croissance de ses revenus tirés de la commercialisation et la vente de produits financiers non bancaires en 2018 avec 336 millions d’euros de commissions, soit une augmentation de 12,4% sur un an glissant. CaixaBank se classe en deuxième position. La banquea enregistré près d'1,1 milliardd’euros de commissions tirées de la commercialisation de produits financiers non bancaires en 2018. Soit une progression de 12%. Sur les 1,1 milliards d’euros de commissions, celles provenant de la commercialisation des fonds d’investissement, des Sicavet des plansde retraite a augmenté de 9,2% à 769 millions d’euros. Cinco Días place Sabadell au troisième rang des banques espagnoles cotées ayant vu les plus fortes progressions de leurs commissions tirées de la vente de produits financiers non bancaires. Les «frais gestion d’actifs», qui incluent l’assurance, chez Sabadell se sont élevés à 372 millions d’euros en 2018, soit une hausse de 10% par rapport à l’année précédente. Santander, à elle seule, a tiré 3,65 milliards d’euros de revenus des commissions defonds d’investissement, des Sicav, des plans de retraite, de la gestion deportefeuilleet des assurances. Un montant en augmentation de 7,3% en comparaison avec 2017. Les commissions obtenues viales fonds d’investissement et de pension de Santander ont augmenté de 36% sur un an, ressortant à plus d'1,10milliard d’euros. Concernant BBVA, l’augmentation des commissions sur les produits de gestion d’actifs et d’assurance a été de 7% l’an dernier, pour atteindre 1,19 milliard d’euros. Bankinter a vu ses revenus tirés des commissions sur les produits de la gestion d’actifs et d’assurance de 5,9% à 210 millions d’euros.
Le marché du private equity et du capital risque en Italie a signé un nouveau record en 2018 en investissant 9,788 milliards d’euros, soit une hausse de 98 % par rapport à 2017, rapporte Il Sole – 24 Ore, citant des chiffres de l’Association italienne du private equity, du venture capital et de la dette privée. Ce montant a été obtenu grâce à une présence croissante des acteurs étrangers qui représentent plus de la moitié des investissements dans les entreprises italiennes avec 6,438 milliards d’euros et 99 opérations. Toutefois, la collecte a été inférieure à celle de l’année précédente avec 3,415 milliards d’euros, contre 6,23 milliards en 2017. La bonne nouvelle est que désormais la source principale de capitaux vient des caisses de prévoyance et des fonds de pension, même si cela reste bien inférieur à ce qui se passe ailleurs en Europe.
En février, les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 3,1 milliards de couronnes suédoises, soit 292 millions d’euros, portant la collecte depuis le début de l’année à 7,5 milliards de couronnes, soit 707 millions d’euros, montrent les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. La collecte a été tirée par les fonds obligataires (4,4 milliards de couronnes) et les fonds actions (3,5 milliards). En revanche, les fonds monétaires ont vu sortir 4,4 milliards de couronnes. À fin février, les encours des fonds suédois ressortaient à 4.375 milliards de couronnes, soit 412 milliards d’euros, en hausse de 145 milliards. Sur ce total, 59 % sont investis en fonds actions.
L’industrie des fonds spéculatifs a signé son deuxième mois consécutif de gains, avec une performance globale pondérée de 1,4% en février, selon le cabinet américain Hedge Fund Research (HFR). L’indice signe son meilleur démarrage annuel depuis 2012. Sa performance de février a été tirée par les stratégies actions qui ont gagné 1,8% le mois dernier. «Les gains de février ont concerné toutes les stratégies, ce qui inclut les stratégies actions «beta-sensitive» mais aussi les contributions des stratégies crédit, matières premières, quantitative, marchés émergents et celles des fonds exposés au crypto-monnaies volatiles», a expliqué Kenneth Heinz, président de HFR. Les fonds aux stratégies event-driven, risk parity et risk premia ainsi que les defensive macro ont gagné respectivement 1,5%, 1,7% et 0,7% en février.
Un sondage mené par Odoxa-LinXea pour Les Echos auprès de 1004 personnes en février révèle que seulement 19% des interrogés sont prêts à investir dans les actions. Le quotidien rapporte que 47% des Français sondés ont répondu qu’ils n'étaient« certainement pas »prêts à investir sur la classe d’actifs. La principale raison du désamour pour les actions selon l’enquête demeure que les sondés ont peur de perdre leurs économies (47%) tandis que 43% disent ne pas avoir d’argent à investir et 19% pensent ne rien comprendre à la bourse. En outre, 11% des personnes interrogées révèlent avoir eu une mauvaise expérience des investissements en bourse par le passé et 9% estiment qu’investir en bourse est une façon immorale de s’enrichir. Odoxa relève que« 7 Français sur 10 ne pensent pas que placer son épargne en Bourse offre de meilleures opportunités de rendement ». Selon l'étude conduite par Odoxa-LinXeapour les Echos, ce n’est pas l’entrée en vigueur de la flat tax qui changera les choses puisque 58% des sondés disent ne pas en avoir entendu parler et 84% de ceux qui la connaissent répondent que cela ne les incitera pas à investir sur les marchés boursiers. Enfin 15% des Français interrogés étaient des investisseurs en bourse. L'étude montre que les actions du CAC 40 restent les plus détenues en portefeuille (53% des sondés investis).
Cogefi Gestion a annoncé le lancement de Cogefi Opportunity Growth Vol Target Strategy, un indice thématique dédié s’appuyant sur l’expertise en sélection de valeurs des équipes de Cogefi Gestion et orienté sur les valeurs européennes de croissance et de qualité. Société Générale est le sponsor de cet indice. Il doit comprendre une cinquantaine de titres d’entreprises à grande capitalisation (large cap). Selon le communiqué, les produits associés à cet indice doivent offrir une exposition à la performance de l’indice délivrée tous les ans sous la forme d’un coupon, lorsque la performance est positive. Il offre également une protection conditionnelle à maturité. Avec cette solution indicielle, Cogefi Gestion vise les CGP, Family Office et institutionnels. Les produits associés à l’indice permettent une exposition à la performance positive du panier d’actions géré dynamiquement, tout en offrant une protection conditionnelle à l’échéance, apportant ainsi une meilleure visibilité sur le long terme aux investisseurs soucieux de limiter les pertes maximales pour une gestion prudente et dynamique de leurs avoirs. Le portefeuille de valeurs retenu comme sous-jacent de cette solution existe sous la forme d’un OPCVM, Cogefi Elixir, qui a modifié sa gestion en décembre 2018 pour appliquer la stratégie reprise dans l’indice.
L’assureur spécialisé April, le constructeur de navettes autonomes Navya,ainsi que l’Immobilière Dassault, filiale immobilière du groupe Dassault, intègrent les indices «CAC Small» (195 valeurs), «CAC Mid & Small» (255 valeurs) et «CAC All-Tradable» (315 valeurs), indique Euronext dans un communiqué jeudi. La foncière Acanthe Développement va quant à elle sortir de ces trois indices. Ces changements prendront effet le lundi 18 mars, indique l’opérateur boursier européen. A ces exceptions près, la composition de l’indice boursier CAC 40 est restée inchangée jeudi, lors de sa révision trimestrielle, tout comme celle de l’indice SBF 120. Pour revoir la composition des indices d’Euronext, le Conseil scientifique prend en compte deux critères-clé, la taille du capital flottant (capital négociable en Bourse) et le nombre d'échanges enregistrés sur les titres.
Les autorités de place ont permis ces dernières années l’application de deux mécanismes,anti-dilutif d’une part et contre le risque d’illiquidité d’autre part, de nature à protéger l’intérêt des porteurs de parts au sein des OPC.
Après quatre mois consécutifs d’entrées nettes, les encours des ETF mondiaux dédiés à l’or et à d’autres produits similaires ont diminué en février de 33 tonnes à 2.479 tonnes, soit l'équivalent de 1,3 milliard de dollars de sorties nettes. Les actifs sous gestion de ces ETF se sont contractés de 2% en février à 105 milliards de dollars, selon des statistiques communiquées par le Conseil mondial de l’or. Le solde des deux premiers mois de l’année reste toutefois positif de 1,7 milliard de dollars.
L’Association Française de la Gestion financière (AFG) et France Invest, association des investisseurs pour la croissance, ont publié ce mercredi 6 marsles résultats de l’enquête annuelle France Invest‐AFG sur le niveau et la nature de la collecte réalisée en 2018 (*) par les gestionnaires de FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) et de FIP (fonds d’investissement de proximité), instruments dédiés au financement des entreprises innovantes et des PME régionales. En 2018, la collecte globale s’est établie à 355 millions d’euros soit une baisse de67% par rapport à 2017. Rappelons qu'à la suite de la suppression fiscale ISF PME, qui concentrait la majorité des investissements,la collecte 2018 correspond exclusivement à la collecte de fonds au titre des souscriptions au capital de PME qui donnent droit à réduction d’impôt sur le revenu (« IR PME »). Pris séparément, ce segment spécifique est en repli de 29% en 2018 par rapport à 2017. Source : AFG-France InvestD’après l'étude, lesbaisses s’expliquent par quatre facteurs exceptionnels.Tout d’abord, la suppression du dispositif fiscal ISF PME a entraîné naturellement l’arrêt des souscriptions aux FCPI et aux FIP qui ouvraient une possibilité de réduction d’impôt sur la fortune. Deuxième élément, l’incertitude en 2018 sur la hausse éventuelle du taux de réduction d’impôt sur le revenu de 18% à 25% au titre de l’IR PME, dans l’attente de l’accord de la Commission européenne sur la conformité du dispositif IR PME avec les règles européennes des aides d’État, a pesé négativement sur les souscriptions. Autre facteur, en 2017, l’autorisation d’imputation de la réduction d’impôt de l’ISF PME sur l’IFI dû au titre de 2018 avait créé une augmentation exceptionnelle des souscriptions. Enfin, le passage au 1er janvier 2019 du prélèvement à la source pour la collecte de l’impôt sur le revenu a conduit des particuliers à reporter leur décision d’investissement au titre de l’IR PME face aux questions qui se sont posées sur la manière dont s’appliquerait la réduction d’impôt sur cette année charnière. (*)Les levées de capitaux calculées en 2018 concernent les FCPI et les FIP créés en 2017 et en 2018.