Voilà désormais six mois que les fonds obligataires enregistrent une collecte positive chaque semaine qui passe dans le monde. C’est ce que révèle la dernière étude hebdomadaire de BofA Merrill Lynch selon laquelle cette catégorie de fonds a collecté 15,3 milliards de dollars durant la semaine se terminant au 26 juin (soit leur vingt-cinquième semaine consécutive de collecte). Les fonds investis sur les actions ont en revanche subi une décollecte de 900 millions de dollars. Ce mouvement marque une rupture avec la collecte de plus de 14 milliards enregistrée la semaine précédente. Comme d’habitude, ce sont les fonds actions traditionnels non cotés qui subissent des dégagements (-8,5 milliards de dollars) alors que les ETF (fonds cotés) investis sur les actions ont attiré 7,6 milliards de dollars net. On notera que les fonds sur les métaux précieux (essentiellement l’or) ont enregistré leur plus forte collecte hebdomadaire depuis juillet 2016, avec 2,2 milliards de dollars de souscriptions. Dans le détail, les fonds en actions européennes enregistrent leur première collecte positive en 20 semaines, bien que pour un montant symbolique de 100 millions de dollars. Les fonds en actions américaines subissent eux, des rachats «timides» de 300 millions de dollars. Les fonds en actions japonaises affichent des entrées nettes de 1,2 milliard de dollars, positives pour la cinquième semaine consécutive. Les fonds dédiés aux actions émergentes subissent une dixième semaine d’affilée de sorties nettes pour 400 millions de dollars.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont accusé en mai des rachats nets de 2,3 milliards d’euros, après 3,2 milliards en avril, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Depuis le début de cette année, les fonds italiens voient sortir près de 6 milliards d’euros. Les investisseurs italiens ont délaissé les fonds actions (-2,7 milliards d’euros) et les fonds flexibles (-2 milliards d’euros) en mai. Seuls les fonds monétaires enregistrent une collecte significative, de 2,3 milliards d’euros. Les actifs des fonds italiens ont reculé en mai à 1.004 milliards d’euros contre 1.022 milliards en avril. Beaucoup d’acteurs italiens de la gestion d’actifs ont souffert. C’est Generali qui affiche la plus forte décollecte à plus de 1 milliard d’euros. Poste Italiane arrive ensuite avec des rachats nets de 867,4 millions d’euros, devant Amundi (-716,2 millions d’euros). Certaines sociétés tirent tout de même leur épingle du jeu. C’est le cas d’UBS, qui collecte 215,2 millions d’euros, d’Allianz (+111 millions d’euros) et de BNP Paribas (+95,4 millions).
Les fonds Ucits ont enregistré en avril des souscriptions nettes de 27 milliards d’euros, après 13 milliards d’euros en mars, selon les dernières statistiques de l’Efama, l’association européenne des fonds et de la gestion d’actifs. La collecte a été tirée par les fonds obligataires qui ont enregistré une collecte nette de 25 milliards d’euros, en retrait par rapport aux 43 milliards d’euros de mars. Les fonds multi-asset ont drainé 4 milliards d’euros, alors qu’ils avaient subi des rachats de 2 milliards un mois plus tôt. Les fonds actions ont quant à eux vu sortir 13 milliards d’euros, après une décollecte de 23 milliards en mars.Les fonds monétaires ont engrangé 13 milliards d’euros en avril, alors qu’ils avaient subi des rachats de 2 milliards le mois précédent. Les AIF ont de leur côté enregistré des souscriptions nettes de 17 milliards d’euros, contre des rachats de 8 milliards en mars. Les encours totaux des Ucits et AIF ont augmenté de 1,5 % à 16.556 milliards d’euros.
Les fonds indiciels et les ETF détiennent entre 5 % et 7 % du capital des trois premières valeurs en termes de capitalisation du FTSE MIB (Intesa Sanpaolo, Eni et Enel), rapporte Il Sole – 24 Ore. Ces trois titres représentent 30 % de l’indice.
La fin de l’équivalence boursière décidée par l’Union européenne (UE) envers la Suisse, qui a poussé cette dernière à interdire la négociation des actions suisses via des plates-formes et intermédiaires uniquement agréés en Europe à partir du 1er juillet, a amené Newron Pharmaceuticals SpA, une small cap zurichoise capitalisée 109 millions de francs, à annoncer son intention de se coter également à Düsseldorf en Allemagne. C’est bien le manque de liquidité générale sur la «partie étrangère» des doubles cotations qui a poussé le régulateur européen à revoir, le 30 mai, son obligation pour les intermédiaires européens de négocier sur cette partie en cas de «Brexit dur» sans équivalence boursière.
Certains facteurs techniques peuvent expliquer une partie de la remontée de la volatilitéLes calculs d’actualisation montrent comment le niveau des taux conditionne la variation des prix des actifs
La confiance des investisseurs continuent de s’améliorer en juin. L’indice mensuel« State Street Investor Confidence Index»publié ce 27 juin s’est établit à 87,6 points, soit une hausse de 8,2 points en un mois (79,4 en données corrigées pour le mois de mai). L’indice mondial publié par State Street Global Exchange montre une amélioration de l’appétit pour le risque des investisseurs dans toutes les régions. Ainsi,l’indice de confiance en Europe passede 92,4 à 103,2. Bien que restant encore sous le niveau neutre de 100, l’indice de confiance des investisseurs en Amérique du Nord a augmenté de 76,5 à 82,1 tandis que l’indice de confiance en Asie a progressé de 88,8 à 96,1. Source :State Street Global Exchange« Nous continuons d’observer ce mois-ci une amélioration de la confiance des investisseurs institutionnels », a commenté Rajeev Bhargava, managing director et directeur du groupe de recherche sur le comportement des investisseurs chez State Street Associates. « Tandis que les tensions commerciales persistantes pèsent sur la confiance des investisseurs et stressent l’économie mondiale depuis maintenant quelques temps, les marchés ont récemment bénéficié d’une impulsion, les banques centrales des pays développés ayant adopté une politique monétaire plus accommodante ». « L’indice régional indique un retour positif de la confiance de la part des investisseurs institutionnels en Europe, peut-être dans l’attente que les politiques conciliantes de la BCE redonneront un souffle à l’économie de la zone euro », a ajouté Kenneth Froot. « De plus, l’indice pour l’Asie a également progressé, probablement dans l’espoir que les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis se résoudront par un compromis à la réunion du G20 qui aura lieu ce mois-ci à Osaka, et des répercussions positives du stimulus poursuivi par Pékin ».
Les détenteurs d’obligations Rallye connaissent désormais avec précision l’ampleur de leurs pertes, à la suite de la tenue cet après-midi des enchères sur les CDS (credit defaut swaps), les contrats qui permettaient de se couvrir contre un défaut de la maison-mère de Casino et qui ont été déclenché après la mise en sauvegarde de la holding le 23 mai. Ces enchères ont fixé le prix des obligations à 12,5% du pair. En appliquant ce prix à l’ensemble du stock de dette non garantie de Rallye, obligataire et bancaire, soit 1,6 milliard au total, la perte de valeur atteint près de 1,4 milliard d’euros pour ces créanciers.
La fin de l’équivalence boursière décidée par l’Union européenne (UE) envers la Suisse, qui a poussé cette dernière à interdire la négociation des actions suisses via des plates-formes et intermédiaires uniquement agréés en Europe à partir du 1er juillet, a amené Newron Pharmaceuticals SpA, une small cap zurichoise capitalisée 109 millions de francs, à annoncer son intention de se coter également à Düsseldorf en Allemagne. L’idée est de «permettre aux investisseurs existants des pays de l’UE de continuer à négocier ces actions par l’intermédiaire de leurs courtiers européens», selon son directeur général, Stefan Weber.
SIMILITUDES Economistes et investisseurs cherchent toujours dans le passé des clés de lecture pour comprendre le monde qui les entoure. A bien des égards, la période actuelle ressemble au début des années 2000 : « Les deux cycles économique et financier se caractérisent par une hausse significative des actions, des valorisations élevées sur certains segments des actifs risqués, un ralentissement de l’activité au terme d’un cycle exceptionnellement long et une crise plutôt classique qui se profile avec un affaiblissement du secteur industriel », relève Benoît Peloille, gérant chez Vega IM. A l’époque, la courbe des taux s’était inversée deux ans avant le pic du marché actions tandis que l’ISM manufacturier était en territoire de contraction fin 1999. Faut-il pour autant anticiper une correction équivalente sur les marchés financiers ? Début 2000, le S&P 500 avait décroché de 48 % et l’EuroStoxx de 65 %. Le gérant de Véga IM a calculé, sur la base d’une hausse des primes de risque et d’une contraction des taux sans risque (jusqu’à -1,1 % dans la zone euro), que les marchés actions pourraient corriger de 13 % dans la zone euro et de 22 % à Wall Street. Un calcul théorique.
POLITIQUE L’équivalence boursière pourrait ne pas être reconduite pour les acteurs suisses à partir du 1er juillet. Lancinante, la question est liée à la non-approbation par la Suisse du traité de partenariat avec l’Union européenne, le retrait du passeport européen servant de levier à l’UE. Si la menace se réalise, les volumes d’échange sur la Bourse suisse SIX, quatrième d’Europe, pourraient baisser, les Bourses suisses perdant leur accès direct aux investisseurs de l’UE. Ceux-ci peuvent toutefois traiter sur les actions suisses via un intermédiaire membre de la Bourse suisse. La Suisse pourrait, en guise de rétorsion, interdire les transactions sur les valeurs suisses sur les Bourses de l’UE.
Le marché des fonds conformes à la Charia au Royaume-Uni et dans le reste de l’Europe est petit et mal desservi, selon la dernière étude de Cerulli Associates. «L’une des raisons pour lesquelles le nombre de fonds reste limité est l’absence de définition claire de la finance islamique», estime Fabrizio Zumbo, directeur associé, en charge de la recherche sur la gestion d’actifs en Europe de Cerulli. La Charia interdit les investissements dans certains secteurs dont l’alcool et la brasserie, le tabac, les armes et les produits à base de porc, rappelle l’étude. «Cela devient plus compliqué lorsque des principes additionnels entrent en ligne de compte». Fin 2018, le marché mondial des fonds Charia représentait 90 milliards de dollars. Une grande partie de la demande venait du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud-Est. Les encours totaux sous gestion des fonds domiciliés en Europe s’établissaient à près de 3,8 milliards d’euros (4,2 milliards de dollars) répartis dans 51 véhicules,selon Morningstar. Pour la plupart, les fonds Charia d’Europe sont basés à Luxembourg. «La croissance du marché Charia en Europe et dans le monde a été relativement lente sur les dix dernières années par rapport à celle du marché des fonds traditionnels», constate Fabrizio Zumbo. «Seulement 37 fonds Charia ont été lancés entre 2010 et 2016 et 14 entre 2000 et 2009. Les souscriptions ont aussi été relativement faibles, les encours ayant été principalement portés par la hausse des valorisations», poursuit-il. Les fonds Charia pourraient profiter de l’engouement pour les fonds thématiques dans plusieurs pays européens.
Comme fin décembre, les banques centrales se positionnent pour éviter une chute des marchés actions, alors que les indicateurs macroéconomiques appellent à la prudence.
La Suisse s’était dite prête lundi à interdire aux plates-formes boursières de l’Union européenne (UE) de négocier des actions suisses, comme le prévoit la mesure réglementaire adoptée par le Conseil fédéral le 30 novembre, si elle n’obtenait pas au-delà du 30 juin l’équivalence boursière, déjà accordée par la Commission européenne en 2018 et pour le premier semestre. Pour cette dernière, il s’agissait du principal levier pour contraindre la Suisse à signer l’accord-cadre de partenariat avec l’UE avant le 18 ou au moins le 24 juin puisque l’équivalence devait ensuite être approuvée par les 28 États dans les cinq jours ouvrables. A partir de lundi prochain, les opérateurs européens devront donc obligatoirement passer par les Bourses agréées localement comme SIX. Cependant, «la porte reste ouverte pour conclure l’accord-cadre avant la fin du mandat de cette commission», a encore rappelé Bruxelles, ce mardi.
L’assurance-vie a collecté 1,9 milliard d’euros en mai 2019, selon des chiffres provisoires délivrés par la Fédération française de l’Assurance (FFA). Il s’agit d"une baisse de 44% par rapport au mois précédent où la collecte sur le marché français était de 3,4 milliards d’euros. C’est son plus faible mois depuis le début de l’année. La collecte nette s'établit à 13,1 milliards d’euros depuis janvier (10,2 milliards d’euros sur la même période en 2018). La FFA précise que le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des cinq premiers mois de 2019 est de 62 milliards d’euros (60 milliards d’euros sur la même période en 2018). Les versements sur les supports unités de compte représentent 14,6 milliards d’euros, soit 23 % des cotisations. Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élèvent à 48,9 milliards d’euros. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1739 milliards d’euros à fin mai 2019, en progression de 2 % sur un an. Collecte mensuelle de l’assurance-vie en 2019 (FFA)