Acheter la rumeur et vendre la nouvelle, préconise le dicton boursier. Les marchés actions, qui avaient rebondi la semaine dernière avec la reprise des discussions entre Washington et Pékin et l’espoir d’un compromis, se replient ce matin en Europe après l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et la Chine. L’indice Euro Stoxx 50 recule de 1%. Les futures sur S&P 500 anticipent une ouverture également en repli à Wall Street.
Le fonds de capital-investissemnt LBO France a pris une participation minoritaire au sein d’Alantys Technology, a annoncé cette dernière. La prise de participation est effectuée par le fonds FPCI LBO France Capdev FRR France. Les dirigeants fondateurs Sylvain Maillard et Florian Deloppinot, ainsi que Mikaël Coffre, directeur commercial, restent majoritaires à l’issue de l’opération. Le spécialiste de la distribution de composants électroniques souhaite ainsi financer son développement à l'étranger. Basée en France, la société réalise 85% de son activité à l’international, avec des filiales en Allemagne et en Chine et des bureaux de représentation en Italie et en Espagne. Fort de 65 collaborateurs, Alantys Technology a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 32 millions d’euros, en forte croissance par rapport à l’année précédente.
La perspective d’un accord, même minime, entre la Chine et les Etats-Unis, et sur le Brexit, a été saluée la semaine dernière par les marchés financiers. Sur les marchés actions, l’indice Euro Stoxx 50 a gagné 3,4% sur la semaine. Les valeurs allemandes, très affectées par le conflit commercial, ont affiché la meilleure performance: le Dax progressait de 4%. A la Bourse de Londres, l’indice FTSE 100 montait de 3,5%. Sur le marché des changes, la livre sterling a profité des bonnes nouvelles sur le Brexit, passant 1,22 à 1,27 dollars sur la semaine. En revanche, sur les marchés de taux, portés par la crainte d’une récession, le taux à 10 ans américain prenait 18 points de base (pb) sur la semaine, à 1,74%. En Europe, le rendement du Bund 10 ans se tendait de 13 pb, à -45% et l’OAT de 14 pb, à -14 pb.
La perspective d’un accord, même minime, entre la Chine et les Etats-Unis, sur le front du commerce, mais aussi sur le Brexit en Europe, à une semaine d’un Sommet européen, a été saluée cette semaine par les marchés financiers.
Les deux parties semblent proches d’une entente a minima, notamment sur les changes et un gel des tarifs. Les investisseurs apprécient mais tous les risques ne seraient pas levés.
Euronext vient de dévoiler son nouveau plan stratégique pour les trois années à venir, intitulé Let’s grow together, afin de « construire l’infrastructure de marché leader en Europe : notre mission est de participer au financement de l’économie réelle sur long terme, et pour cela de connecter les économies locales aux marchés de capitaux à une échelle globale afin d’accélérer l’innovation et la croissance durable », a résumé Stéphane Boujnah, PDG d’Euronext. « Les émetteurs ont besoin de notre soutien sur ces aspects en particulier », a-t-il ajouté.
Les fonds actions commercialisés en Suède ont accusé des rachats nets de 2,5 milliards de couronnes suédoises en septembre, soit 230 millions d’euros, selon les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. En août, ces fonds avaient déjà décollecté, à hauteur de 9,5 milliards de couronnes (874 millions d’euros). Ce sont les fonds actions américaines qui ont enregistré les plus fortes sorties, de 1,3 milliard de couronnes (119 millions d’euros). Les fonds actions monde collectent en revanche près de 3 milliards de couronnes (276 millions d’euros). Les autres catégories de fonds collectent en septembre. Les fonds monétaires engrangent 6,2 milliards de couronnes (570 millions d’euros) et les fonds obligataires 4,4 milliards de couronnes (405 millions d’euros). Les fonds diversifiés drainent 2,2 milliards de couronnes (202 millions d’euros). Au total, les fonds distribués en Suède affichent une collecte nette de 9,9 milliards de couronnes suédoises (910 millions d’euros). Depuis le début de l’année, ils engrangent 53,3 milliards de couronnes (4,9 milliards d’euros). A fin septembre, les encours des fonds en Suède ressortaient à 4.789 milliards de couronnes suédoises (440 milliards d’euros), dont 59 % placés en fonds actions.
Ardian a annoncé ce 10 octobreavoir acquis une participation dans Saal Digital. Basée à Siegen, en Allemagne, l’entreprise est l’un des principaux fabricants de produits photo haut de gamme en Europe. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué. En collaboration avec Ardian, l’entreprise souhaite développer ses activités et ainsi réaliser son potentiel de croissance «important», explique un communiqué. Les anciens actionnaires de Nordwind Capital et la famille Saal continueront à détenir une participation substantielle dans la société et ont réinvesti de manière significative au cours de la transaction, sans toutefois qu’aucun chiffre ne soit transmis. Florian Stellwag et Robin Saal continueront à diriger le développement commercial en tant que membres de l'équipe de direction aux côtés de Reinhard Saal et Tim Saal.
En réaction aux annonces récentes des grands courtiers en ligne américains, le gestionnaire d’actifs Fildelity a renoncé ce jeudi à ses commissions commissions sur l’achat d’actions américaines, de fonds indiciels cotés (ETF) et de options. L’offre concerne les clients particuliers de sa plate-forme de négociation sur internet et sera étendue aux investisseurs professionnels en novembre.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié jeudi une étude consacrée à la cybercriminalité boursière, afin d’expliquer les enjeux, modes opératoires et problématiques autour des potentiels manquements : le «cybermanquement» d’initié (ex : piratage informatique visant l’obtention d’informations privilégiées), la «cyberdiffusion» de fausses informations financières (ex : création de «faux» sites internet ou fausses rumeurs diffusées à travers les réseaux sociaux afin d’influer sur le cours d’une société cotée) et la «cybermanipulation» de cours (ex : piratage de comptes de trading visant la mise en place de schémas de type «pump&dump»).
OUVERTURE Le gérant de private equity suisse Partners Group a levé 550 millions de dollars australiens en cotant un fonds de dette privée (339 millions d’euros) à la Bourse de Sydney à destination des investisseurs non institutionnels. Ce véhicule investira à travers trois stratégies : les prêts first-lien, qui représenteront la majorité des investissements, second-lien et subordonnés. Il vise un rendement annuel de 4 % au-dessus du taux directeur de la Reserve Bank of Australia (actuellement à 0,75 %) avec des versements mensuels. Cette initiative permettra aux investisseurs non institutionnels d’être exposés à des instruments de dette privée à l’échelle mondiale tout en ayant la possibilité d’acheter et de vendre sur le marché, fait valoir le gérant dans un communiqué. Au 30 juin, Partners Group gérait quelque 20 milliards de dollars en dette privée.
La concentration croissante des volumes négociés sur les actions en fin de journée est un phénomène visible sur l'ensemble des principaux marchés dans le monde. La France compte parmi les marchés où cette tendance atteint les niveaux les plus élevés.
La Bourse de New York a fini en baisse de 1,2% mardi, affectée par le pessimisme des investisseurs sur l’issue des négociations commerciales entre Chinois et Américains. Les trois indices phares de Wall Street ont temporairement réduit leurs pertes à la suite de l’intervention de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, qui s’est dit favorable à de nouvelles baisses de taux. L’indice Dow Jones a cédé 1,2%, le S&P 500 a perdu 1,6%, et le Nasdaq Composite a chuté de 1,7%. La Chine a toutefois annoncé mardi qu’elle comptait toujours reprendre les négociations commerciales avec les Etats-Unis, malgré la décision de Washington d’ajouter huit sociétés chinoises à sa liste noire. Les mesures annoncées par le département du Commerce concernent plusieurs groupes chinois de vidéosurveillance, sanctionnés pour leur rôle dans la répression exercée contre les minorités musulmanes du pays.
L’assureur espagnol, à travers sa branche de gestion d’actifs Mapfre AM, a scellé une alliance avec le fournisseur de recherche sur les actions américaines Boyar Asset Management, dans l’optique de renforcer ses capacités de recherche et ses rendements sur cette classe d’actifs. Mapfre AM gère plus de 500 millions de dollars en actions américaines. Selon les termes du contrat, Boyar apportera sa recherche fondamentale sur les petites et moyennes capitalisations américaines à Mapfre et ses clients. En retour, l’assureur espagnol permettra à Boyar d’incorporer son expérience des actions européennes dans son analyse ainsi que son expertise en matière de stock-picking ESG.Il est également prévu que Mapfre distribue les capacités de gestion d’actifs de Boyar. Boyar AM a été établi en1983 par Mark Boyarandgère des portefeuilles de clients institutionnels et fortunés en appliquant une stratégie d’investissement value.Son unité de recherche compte plus d’une centaine de clients institutionnels à travers le monde. Mapfre a indiqué qu’il allait «continuer à chercher des alliances dans le domaine de la gestion d’actifs». D’autres partenariats scellés précédemmentpar Mapfre incluentla création d’une plateforme de services financiers indépendants et de distribution de fonds avec Abante Advisors ainsi que l’acquisition de 25% du capital du gestionnaire d’actifs françaisLa Financière Responsable.
Les craintes grandissantes d’un Brexit sans accord ont poussé les investisseurs à accélérer leur sortie des fonds actions et immobiliers britanniques, rapporte le Financial Times fund management, citant des données de Calastone. Cela fait quatre trimestres consécutifs que les investisseurs vendent ces fonds. Les rachats sur les fonds actions gérés activement ont atteint 3,5 milliards de livres sur le dernier trimestre, contre 2,2 milliards sur les trois mois à fin juin. Les investisseurs ont aussi retiré 667 millions de livres des fonds immobiliers sur le trimestre, contre 250 millions sur les trois mois à fin juin. La décollecte sur les fonds actions gérés activement sur les 12 derniers mois a atteint 6,7 milliards de livres, tandis que les rachats sur les fonds immobiliers a dépassé 2 milliards de livres.
Un nouveau cycle de négociations débute jeudi. Le marché craint un statu quo alors que la détérioration de la conjoncture affecte les perspectives bénéficiaires.