MODE A peine parti de la direction d’Unicredit, Jean-Pierre Mustier rebondit avec le lancement d’un Spac (special purpose acquisition company), une coquille vide cotée en Bourse destinée à réaliser des acquisitions, avec l’appui de Tikehau, Financière Agache, une holding de Bernard Arnault, et l’ex-Bank of America Diego De Giorgi. Nommé Pegasus et coté à Amsterdam, ce Spac visera des actifs dans les services financiers (gérants d’actifs, fintech, assureurs, etc.) et envisage de lever un montant supérieur aux 200 à 300 millions d’euros habituellement collectés par ce type de véhicule. Jean-Pierre Mustier étoffe ainsi la liste des banquiers à tenter l’aventure du Spac. Alors que Matthieu Pigasse a été le premier à franchir le pas avec Mediawan en 2016 puis 2MX Organic l’an dernier, Xavier Rolet, l’ancien patron du LSE, s’est associé à Makram Azar (ex-Barclays) au sein du Spac Golden Falcon fin 2020, tandis que Tidjane Thiam, ancien directeur général de Credit Suisse, vient de lancer son véhicule Freedom Acquisition.
Le phénomène traverse tout juste l'Atlantique. L'enjeu: éviter que les marchés actions américains ne siphonnent les entreprises de croissance européennes.
Le bitcoin a frôlé les 50.000 dollars avant que les prises de bénéfices ne le fassent redescendre d’un cran. La cryptomonnaie, qui a établi un nouveau plus haut de 49.600 dollars dimanche, recule de 3,2% lundi matin, entraînant les autres monnaies virtuelles dans son sillage, dont l’ethereum (-3,8%, à 1.788 dollars).
Euronext a annoncé la nomination de Piero Novelli comme membre indépendant du Conseil de surveillance, en vue de sa cooptation comme prochain président d’Euronext N.V. Actuellement coprésident de la banque d’investissement d’UBS, Piero Novelli quittera tous les postes de direction avant de devenir président. Sa nomination reste soumise à l’approbation des autorités de régulation compétentes et des actionnaires d’Euronext. La convocation à l’assemblée générale des actionnaires d’Euronext sera envoyée ultérieurement.
Alors que les marchés actions atteignent des records, les fonds actions ont accentué leur collecte la semaine passée (données au 10 février, sur sept jours). «Les actions ont enregistré leur plus importante souscription hebdomadaire depuis le début de ces statistiques en 2003, à 58,1 milliards de dollars, ce qui est bien plus élevé que le précédent record hebdomadaire de 46,4 milliards en décembre», notent les stratégistes de Barclays, sur la base des données EPFR. Si l’ensemble des régions ont bénéficié de cet engouement (à l’exception des actions britanniques avec -0,4 milliard de dollars), la majeure partie de cet afflux d’argent frais profite aux grandes capitalisations américaines, souligne pour sa part Bank of America.
Alors que les marchés actions atteignent des records, les fonds actions ont accentué leur collecte la semaine passée (données au 10 février, sur sept jours). «Les actions ont enregistré leur plus importante souscription hebdomadaire depuis le début de ces statistiques en 2003, à 58,1 milliards de dollars, ce qui est bien plus élevé que le précédent record hebdomadaire de 46,4 milliards en décembre», notent les stratégistes de Barclays, sur la base des données EPFR.
Amsterdam a détrôné en janvier Londres dans le trading des actions d’entreprises de l’Union européenne. En moyenne, 9,2 milliards d’euros d’actions européennes ont été traitées en janvier sur les plateformes boursières installées aux Pays-Bas, notamment Euronext Amsterdam, selon les statistiques de CBOE Europe publiées par le Financial Times. Les volumes traités dans la capitale britannique sont tombés à 8,6 milliards d’euros alors qu’ils dépassaient 14 milliards par jour en décembre et atteignaient en moyenne 17,5 milliards l’an dernier. A peine plus de 2 milliards d’euros étaient traités chaque jour à Amsterdam en décembre. On observe aussi de fortes hausses des volumes de trading à Paris (+50% à 6 milliards), Francfort et Milan d’un mois à l’autre.
L’effet Brexit bouleverse la hiérarchie des places boursières. Amsterdam a détrôné en janvier Londres dans le trading des actions d’entreprises de l’Union européenne. En moyenne, 9,2 milliards d’euros d’actions européennes ont été traitées en janvier sur les plateformes boursières installées aux Pays-Bas, notamment Euronext Amsterdam, selon les statistiques de CBOE Europe publiées par le Financial Times. Les volumes traités dans la capitale britannique sont tombés à 8,6 milliards d’euros alors qu’ils dépassaient 14 milliards d’euros par jour en décembre et atteignaient en moyenne 17,5 milliards l’an dernier.
Après les jeux vidéo, puis l’argent, les traders particuliers américains ont foncé, ces derniers jours, sur les valeurs cannabis. Les titres Tilray et Aphria, deux sociétés canadiennes ayant annoncé leur fusion mi-décembre, ont doublé en deux séances. L’action Sundial Growers, une autre entreprise canadienne, a quant à elle presque quadruplé sur la même période.
Les prix des quotas de CO2, négociés sur le marché européen, ont dépassé, ce matin, 40 euros la tonne pour la première fois de leur histoire. Le contrat Décembre 21 s’est échangé à 40,10 euros en milieu de matinée, avant de refluer à 39,41 euros vers 13h. La vague de froid sur l’Europe fait monter les prix des permis d’émission car la hausse de la demande d’électricité oblige à augmenter la production des centrales à charbon et donc la demande de quotas carbone. Le renforcement des ambitions européennes en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre suscite en outre l’intérêt de certains investisseurs pour ce marché, y compris des hedge funds.
Fidelity Investments a vendu pratiquement toute sa position dans GameStop le mois dernier, juste au moment où les actions de la chaîne de magasins de jeux vidéos bondissaient, rapporte le Wall Street Journal. La participation de la société de gestion dans GameStop n’était plus que de 87 actions le 29 janvier, contre 9,3 millions ou 13 % de la société le 31 décembre. Presque tous les titres étaient détenus par deux fonds gérés par Joel Tillinggast, l’un des stock pickers le plus brillants de la société. Le cours de GameStop a bondi au dessus de 300 dollars contre moins de 20 dollars en janvier.
Les fonds actions commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 23,1 milliards de couronnes suédoises en janvier ou 2,3 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds. C’est la seule catégorie de fonds à s’illustrer en ce début d’année, les autres ayant soit décollecté, soit affiché une très faible collecte. Les fonds obligataires ont vu sortir 2,6 milliards de couronnes et les fonds monétaires 6,6 milliards. Les fonds diversifiés ont attiré un petit 800 millions de couronnes et les hedge funds 100 millions. En janvier, des fonds commercialisés en Suède ont vu leurs encours augmenter de 95 milliards de couronnes à 5.550 milliards de couronnes (550 milliards d’euros), soit un niveau record.
Droit. Les déclarations du ministre de l’Economie, en réaction au dépôt d’une offre publique d’achat par Veolia sur Suez, ont fait s’étouffer les spécialistes du droit boursier. Au lendemain de l’annonce de l’offre, Bruno Le Maire a indiqué vouloir saisir l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour se pencher sur la « transparence » de Veolia dans cette affaire. Or, selon les textes en vigueur, aucune personne, physique ou morale, ne peut saisir une autorité administrative indépendante, l’AMF étant la seule à décider de son action. Dans ce dossier, le gendarme boursier fait également face à la concurrence de la justice puisque, à la demande de Suez, le tribunal de commerce de Nanterre a ordonné en urgence à Veolia de suspendre son OPA sur son concurrent dans l’attente d’un jugement sur le fond. L’AMF a néanmoins rappelé lundi 8 février que ce jugement n’était pas opposable à l’examen du dossier par ses services pour évaluer la recevabilité de cette offre. Elle a désormais un mois pour rendre son avis et ramener un peu d’ordre dans cette bataille boursière.