Après la publication ce matin de résultats annuels 2016-17 «très solides», Pernod Ricard anticipe une croissance interne de son résultat opérationnel courant de 3% à 5% sur son exercice en cours 2017-18 (clos fin juin). Cette croissance était de +3,3% en 2016-17, pour une fourchette indicative de 2% à 4%, tirée notamment par le retour à la croissance du cognac Martell (+6%) et de la vodka Absolut (+2%). La Chine a également renoué avec la croissance.
Tolomei va recapitaliser le maroquinier à hauteur de 13 millions d’euros et détiendra 50,2% du capital, tandis que Qatar Luxury Group passera de 85,6% à 42,6%.
Baisse de régime pour Hermès. Le sellier du faubourg Saint-Honoré a enregistré un ralentissement de sa croissance organique au deuxième trimestre, en raison d’un ralentissement en France et aux Etats-Unis, et de la maroquinerie. Néanmoins, les ventes d’Hermès ont progressé de 8,9% sur un an à 1,36 milliard d’euros et de 8,3% à changes constants, en ligne avec les attentes, après une croissance organique de 11,2% au premier trimestre. « En dehors des effets de calendrier et de bases de comparaison, il n’y a pas de rupture de tendance entre le deuxième et le premier trimestre (…). Nous restons dans la même solide dynamique », a déclaré Axel Dumas, gérant d’Hermès.
L’action Burberry montait de 3% ce matin, enregistrant la plus forte hausse de la Bourse de Londres. Le groupe de luxe britannique a fait état d’une croissance plus forte que prévu de son chiffre d’affaires à périmètre constant au premier trimestre de son exercice à fin juin, grâce à une forte demande en Chine continentale et à une bonne performance sur son marché local. Les ventes à périmètre comparable ont augmenté de 4%, deux fois plus qu’attendu par les analystes, tirées par la nouvelle gamme de produits en cuir. Le chiffre d’affaires de Burberry dans la vente au détail est ressorti à 478 millions de livres (534 millions d’euros) pour les trois mois à fin juin.
Le groupe de luxe suisse Richemont a vendu sa marque chinoise de prêt-à-porter Shanghai Tang à un consortium d’investisseurs mené par l’homme d’affaires italien Alessandro Bastagli, ont annoncé lundi les deux groupes concernés. Fondé en 1994 par l’homme d’affaires de Hong Kong David Tang, Shanghai Tang possède 32 boutiques dans le monde qui vendent des vêtements d’inspiration asiatique pour hommes et femmes, ainsi que des accessoires et des objets de décoration.
La holding de la famille Pinault, propriétaire de Kering (et de l’Agefi, NDLR), a annoncé hier avoir pris une participation minoritaire dans la maison de couture Giambattista Valli et pouvoir devenir à terme son actionnaire majoritaire. Il s’agit du deuxième investissement de la holding dans une marque de mode, après Courrèges en 2015. Le montant de l’opération n’a pas été rendu public. Fondée en 2004 à Paris par Giambattista Valli, la marque est prisée des célébrités pour ses robes de haute couture et compte, outre un réseau de distributeurs tiers, quatre boutiques à Paris, Séoul, Saint-Tropez et Milan.
Artemis, holding de la famille Pinault, propriétaire de Kering (et de l’Agefi, NDLR), a annoncé jeudi avoir pris une participation minoritaire dans la maison de couture Giambattista Valli et pouvoir devenir à terme son actionnaire majoritaire. Il s’agit du deuxième investissement de la holding familiale dans une marque de mode, après Courrèges en 2015. Le montant de l’opération n’a pas été rendu public.
Une nouvelle dette senior financera l’accélération du déploiement aux Etats-Unis et en Chine. Elle ouvre aussi la voie à une sortie de TA Associates du capital.
Saint Laurent, nouvelle pépite de Kering qui a multiplié ses ventes par plus de quatre en six ans, pense pouvoir encore doubler son chiffre d’affaires dans les trois à cinq ans qui viennent tout en améliorant sa rentabilité. Saint Laurent a vu ses ventes franchir le cap du milliard d’euros en 2016, à 1,2 milliard, tandis que sa rentabilité opérationnelle courante a fait un bond en avant de 470 points de base à 22,0%. Saint Laurent peut, selon Francesca Bellettini, PDG de la griffe depuis 2013, atteindre un chiffre d’affaires de 2,0 milliards d’euros d’ici 3 à 5 ans et 3,0 milliards à plus long terme «tout en améliorant sa rentabilité».
Grâce à des résultats annuels 2016-2017 supérieurs aux attentes, Rémy Cointreau a relevé son objectif de marge. A l’horizon 2019-2020, le groupe de spiritueux vise une marge opérationnelle courante comprise entre 21,5% et 22,5%. Jusqu’alors, il tablait sur une fourchette de 18% à 20%. Mais celle-ci a déjà été dépassée. Sur son exercice clos fin mars 2017, Rémy Cointreau a enregistré un bond de 3,7 points de sa marge à 20,7%, soutenu par une progression de 26,7% (+13,8% en organique) de son résultat opérationnel courant. Le groupe profite des très bonnes performances de ses spiritueux d’exception, d’une valeur unitaire supérieure à 50 dollars, et de la maîtrise de ses coûts de communication et de structure.
Les ventes mondiales du secteur devraient progresser de 2% à 4% en 2017, selon Bain, alors que le cabinet tablait initialement sur une hausse de 1% à 2%.
Mieux que prévu. Le marché mondial du luxe devrait croître cette année de 2% à 4%, selon Bain. Si en octobre dernier, le cabinet de conseil tablait seulement sur une progression de 1% à 2% en 2017, il estime désormais que la progression des dépenses de la clientèle en Chine et en Europe va compenser le ralentissement observé aux Etats-Unis et en Asie du Sud-Est. Le chiffre d’affaires total du secteur devrait atteindre 254 à 259 milliards d’euros cette année, après avoir stagné en 2016 à changes constants à 249 milliards d’euros.
Le fonds américain cherche à vendre le dernier joyau de l’empire Taittinger en sa possession, a appris L’Agefi. Un groupe chinois est en pole position.
Profitant de la reprise en fanfare du marché après l'élection française, le groupe de luxe a émis hier 4,5 milliards d'euros afin de préfinancer l'acquisition de Christian Dior Couture.
Les ventes de Richemont ont baissé de 4% à taux de change constants pour l’exercice 2016-2017 clos fin mars, à 10,65 milliards d’euros, un chiffre légèrement inférieur aux 10,68 milliards d’euros attendus par les analystes. La croissance du chiffre d’affaires de la joaillerie, principalement celui des marques Cartier et Van Cleef & Arpels, a ralenti à 7% à taux de change constants, contre 8% pour l’exercice 2015-2016. Les ventes de montres, dont celles de Piaget et de IWC, ont continué de baisser, affichant un recul de 15% après une baisse de 8% pour l’exercice précédent. La marge d’exploitation a baissé à 16,6%, contre 18,6% un an plus tôt, un recul auquel Richemont dit vouloir répondre avec des mesures de réductions de coûts et un remaniement de son état-major.
LVMH a annoncé mercredi le lancement d’un site de e-commerce multimarque inspiré du Bon Marché, visant à offrir une nouvelle vitrine au luxe parisien et marquant une nouvelle étape dans la stratégie digitale du groupe. Baptisé «24 Sèvres» - l’adresse du grand magasin de la rive gauche - le site offrira une sélection parmi plus de 150 marques de mode, de cosmétiques et de maroquinerie, dont une vingtaine appartenant au géant mondial du luxe.
Le constructeur de voiliers et de yachts a publié hier un chiffre d’affaires en hausse de 23,6% à 430,3 millions d’euros sur les six mois à fin février 2017. Le résultat net part ressort négatif de 4 millions d’euros, contre une perte de 25,5 millions un an plus tôt. Le groupe anticipe une progression de son chiffre d’affaires global de 10% et s’estime en mesure de dépasser sa prévision d’objectif de résultat opérationnel courant, désormais vu dans une fourchette de 63 à 68 millions d’euros, contre 53 à 60 millions auparavant.