Le fonds d’investissement britannique Lansdowne Partners a réduit de 10% en trois mois la part du capital de la société de services techniques Solutions 30 qu’il vend à découvert, selon plusieurs déclarations transmises à l’Autorité des marchés financiers. Selon une déclaration publiée mercredi par le gendarme de la Bourse de Paris, Lansdowne Partners vendait 3,03% du capital de Solutions 30 à découvert au 30 août dernier, contre 3,16% au 24 août, 3,22% au 2 juillet et 3,33% au 29 juin. Les données fournies par le site néerlandais Shortsell.nl, indiquent que Lansdowne Partners est toujours le fonds spéculatif qui possède la position «short» la plus importante dans le capital de Solutions 30. Le titre Solutions 30 a connu de très fortes variations depuis fin 2020 après la diffusion d’un rapport anonyme accusant la société de malversations et de liens avec le crime organisé. Dans des rapports publiés début avril dernier, les cabinets Didier Kling et Deloitte ont jugé ces accusations, appuyées par l’activiste américain Muddy Waters, infondées. Cependant EY a refusé en mai de rendre un avis sur les comptes de Solutions 30 pour 2020, jugeant les informations fournies par la société insuffisantes. L’assemblée générale de l’ex-PC30 a approuvé les comptes du dernier exercice, apportant une petite bouffée d’oxygène au titre, qui perd encore 38% sur un an. Solutions 30 s’est engagé fin juillet à publier, le 29 septembre, des comptes certifiés au titre du premier semestre de cette année. Le cabinet PKF a remplacé EY, comme réviseur d’entreprise.
Près de la moitié (46 %) des banques privées et gestionnaires de fortune indépendants en Europe anticipent une hausse de la demande pour les ETF smart beta sur les deux prochaines années, selon un sondage de Cerulli Associates. L’allocation moyenne des banques privées européennes aux ETF devrait passer de 18 % à 25,7 % d’ici à 2022. L’exposition à des pays ou secteurs spécifiques est le critère le plus important lorsque ces établissements étudient les ETF.
La société de capital-risque Sequoia Capital et le hedge fund Coatue ont mené un tour de table de 220 millions de dollars dans Grafana Labs, valorisant le fabricant de logiciels d’entreprise pour la visualisation des données à environ 3 milliards de dollars. Les investisseurs existants, Lightspeed Venture Partners, Lead Edge Capital et le fonds souverain de Singapour GIC, ont également participé au tour de table de série C. de Grafana, dont le siège est à New York. Carl Eschenbach, associé de Sequoia, et David Schneider, associé général de Coatue, rejoindront son conseil d’administration dans le cadre de l’accord de financement. Plus de 1 500 clients, dont PayPal Holdings Inc, J.P. Morgan Chase, eBay Inc et Bloomberg, utilisent la technologie de Grafana qui leur permet de mieux comprendre leurs données et de repérer facilement les tendances grâce à des graphiques. Grafana a déclaré avoir doublé ses effectifs depuis le début de l’année et compter des employés dans plus de 40 pays.
David Giroux, un gérant de T Rowe Price réputé pour son sens du timing, s’est considérablement éloigné du marché des actions américaines, rapporte le Financial Times. Cela reflète la nervosité de certains investisseurs face aux valorisations élevées qui se sont installées depuis que les marchés ont rebondi avec force depuis les points bas de l’année dernière liés à la pandémie. Le gérant, qui pilote le fonds Capital Appreciation depuis 2006, a réduit son exposition aux actions du fonds, qui est revenue d’environ 70 % au plus bas du marché en 2020 à environ 50 % aujourd’hui, car il craint que les actions ne soient trop chères. Son fonds a gagné 13,5 % depuis le début de l’année grâce à un mélange d’actions et d’obligations, se classant ainsi devant ses pairs et l’indice de référence Morningstar.
Swiss Life Asset Managers a acquis des actifs logistiques en Europe pour ses fonds ESG European Thematic Income & Growth et ESG European Industrial & Logistics. Cet investissement comprend dix actifs logistiques situés en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne représentant une surface totale de 187.967 mètres carrées. Environ 55 % du portefeuille est constitué d’actifs dédiés à la logistique frigorifique, un secteur qui est amené à se développer dans les années à venir, selon Swiss Life AM. «La logistique de la chaîne du froid est un secteur en pleine expansion, porté par la croissance démographique et par l’augmentation des dépenses en denrées alimentaires, pharmaceutiques et autres produits généralement stockés dans des entrepôts à température contrôlée entre leur production et leur commercialisation», observe la société de gestion. Le secteur profite de barrières élevées à l’entrée en raison de «coûts importants et sa complexité par rapport à l’entreposage traditionnel».
TPG Rise Climat, le fonds climat de TPG (5,4 milliards de dollars), a réalisé son premier investissement dans les énergies propres, en participant à la levée de capitaux de 240 millions de dollars de Form Energy, rapporte le Financial Times. Le montant de l’investissement n’a pas été dévoilé. Form Energy est une start-up qui développe une batterie bon marché permettant aux réseaux électriques de mieux intégrer les énergies renouvelables. De plus en plus de sociétés de private equity investissent dans les énergies propres.
Les préférences en matière d’investissement durable diffèrent en fonction de l’âge des investisseurs et de leur niveau de richesse, montre une nouvelle étude de Cerulli réalisée auprès d’investisseurs fortunés américains. D’abord, plus les investisseurs sont âgés, moins ils se préoccupent d’investir durablement. 75 % des épargnants de moins de 40 ans interrogés s’intéressent aux placements ayant des impacts environnementaux et sociaux positifs, alors que le résultat général est de 49 %. Ils ne sont que 31 % parmi les investisseurs de plus de 70 ans. Ensuite, le développement durable trouve un écho plus favorable chez les personnes moins fortunées, alors que les plus fortunées ne sont que 40 % à se montrer séduites. En résumé, ce sont plutôt les jeunes moins fortunés qui manifestent le plus d’intérêt pour l’investissement durable que les vieux très riches. Un constat en forme de défi pour les fournisseurs de produits ESG, leurs prospects les plus évidents étant ceux qui disposent de moins de liquidités… «Toutefois, ces investisseurs sont les moins susceptibles d’avoir créé des relations solides avec les fournisseurs de services financiers, laissant la porte ouverte aux fournisseurs qui se connectent avec eux au début de leur vie financière, en particulier autour d’un sujet à connotation émotionnelle importante comme l’investissement durable», nuance Scott Smith, directeur chez Cerulli. Ne pas oublier le S de l’ESG Autre défi pour les sociétés de gestion: coller aux attentes spécifiques des investisseurs en matière d’ESG, alors que la notion revêt des contours parfois un peu flous. Alors que la majorité (53 %) des répondants aisés indiquent qu’il est important pour eux d’investir dans une entreprise respectueuse de l’environnement, 65 % des sondés favorisent les investissements dans des entreprises qui versent à leurs travailleurs un salaire équitable et qui leur permette de vivre correctement. «Ce résultat met en évidence l’un des plus grands défis de la promotion des produits d’investissement ESG ou durables», commente Scott Smith. «Bien que les salaires durables s’inscrivent clairement dans le thème général de l’impact social positif, il semble que cette considération ne soit pas un objectif explicite des processus d’investissement ESG pour certains investisseurs», observe Cerulli. Scott Smith suggère que les fournisseurs de produits considèrent comment certains des objectifs de leurs portefeuilles ESG peuvent «créer des connexions émotionnelles basées sur les différents intérêts et expériences des investisseurs et favoriser la sensibilisation et l'éducation sur la façon dont leurs offres répondent à ces besoins».
Plusieurs hedge funds ont parié contre l’ETF phare de Cathie Wood, ARK Innovation, au deuxième trimestre, selon des documents 13F déposés auprès de la Securities and Exchange Commission lus par le Wall Street Journal. Parmi eux figure Michael Burry, le gérant de hedge funds qui avait annoncé l’effondrement du marché immobilier et a été rendu célèbre par le film «The Big Short». À fin juin, la société Scion Asset Management de Michael Burry détenait des options de vente à la baisse d’une valeur de près de 31 millions de dollars sur 235.500 parts d’ARK Innovation. Plusieurs autres fonds qui n’avaient pas encore parié contre ARK ont pris de nouvelles positions contre l’ETF au deuxième trimestre. Laurion Capital Management détenait des options de vente d’une valeur d’environ 171 millions de dollars contre 1,3 million d’actions d’ARK Innovation. GoldenTree Asset Management, Moore Capital Management et Cormorant Asset Management détenaient également des positions baissières importantes sur le fonds de Cathie Wood.
Fidelity International compte «punir» l’année prochaine les administrateurs de plus de 1.000 entreprises dans le monde qui aurait échoué à prendre en compte les problématiques de changement climatique et la diversité des conseils d’administration, rapporte le Financial Times. Alors que la plupart des grands investisseurs ont toujours été réticents à voter contre la ré-élection d’administrateurs, Fidelity compte bien le faire à partir des assemblées générales 2022 lorsqu’il est fait la preuve d’un manque d’efforts ou de progrès sur ces deux sujets. Cela concerne les 1.000 entreprises jugées les plus polluantes et menace la ré-élection d’administrateurs dans son portefeuille de 300 à 400 sociétés aujourd’hui. BlackRock et LGIM ont fait des annonces similaires récemment.
Un des plus gros fonds tech d’Europe. Eurazeo a annoncé avoir dépassé son objectif de levée de fonds pour financer sa stratégie Growth dédiée aux investissements en capital dans les leaders technologiques européens. Le montant levé s’établit à 1,6 milliard d’euros, dont 320 millions engagés par le groupe dirigé par Virginie Morgon. La part de gestion privée représente 200 millions d’euros. La stratégie existe chez Eurazéo depuis 2014 et vise les entreprises technologiques dans les secteurs jugés parmi les plus prometteurs du SaaS, de la santé digitale, des fintechs ou encore des places de marché en ligne. En France, elle a notamment investi dans Backmarket, Contentsquare, Doctolib, ManoMano ou encore Vestiaire Collective. En Europe, parmi ses derniers investissements figurent des sociétés telles que Thought Machine (Royaume-Uni, logiciel de core banking), PPRO (Allemagne, fournisseur d’infrastructures pour les moyens de paiement alternatifs transfrontaliers), MessageBird (Pays-Bas, plateforme de communication omnicanale), Neo4J (née en Suède, spécialisée dans la technologie de base de données graphe), ou encore Tink (Suède, spécialisé dans l’open banking en Europe).
La banque britannique NatWest a annoncé vendredi avoir conclu un protocole d’accord non contraignant avec Permanent TSB s’inscrivant dans le cadre de son retrait d’Irlande. L’accord porte sur la cession à Permanent TSB d’environ 7,6 milliards d’euros de prêts performants bruts. En contrepartie, NatWest recevra une participation de 20% dans Permanent TSB ainsi qu’un paiement en numéraire. Cette cession potentielle dépend notamment d’un audit préalable, de la poursuite des négociations et de l’obtention du feu vert des autorités compétentes. NatWest a précisé qu’il n’existait aucune garantie que la vente soit conclue.
Sur la base d'un sondage réalisé par Trade Republic, l'application de trading affirme que le seul frein des Français à l'investissement en actions est la complexité.
Monmouth Real Estate Investment Corp. a reçu une offre de rachat non sollicitée de la part de Starwood Capital Group qui pourrait bouleverser les plans de la société en vue de son acquisition par Equity Commonwealth, propriété de Sam Zell, Selon l’agence Bloomberg qui cite des personnes proches du dossier, Monmouth, une société d’investissement immobilier qui se concentre sur la propriété industrielle, a déclaré lundi dans un communiqué qu’elle avait reçu une offre de rachat entièrement en espèces d’une «grande société d’investissement privée» pour 18,70 dollars par action. Elle n’a pas identifié l’acheteur. Selon Bloomberg, il s’agirait de Starwood. Monmouth a dit évaluer la nouvelle proposition.