Sur un continent encore miné par les flux financiers illicites, la diffusion de bonnes pratiques de responsabilité sociétale des entreprises contribue à rassurer les investisseurs.
Invesco Real Estate, une filiale d’Invesco spécialisée dans la gestion d’actifs immobiliers, a signé des accords définitifs avec les filiales du groupe Westmont Hospitality (Westmont), l’un des plus grands propriétaires et exploitants d’hôtels au monde, en tant que partenaire stratégique pour un portefeuille de 13 hôtels de la marque Intercontinental Hotel Group (IHG) situés en Allemagne et aux Pays-Bas. Invesco avait acquis le portefeuille de 13 hôtels de la marque Intercontinental Hotel Group pour le compte de trois mandats en 2017 et pour un montant total de 530 millions d’euros. «En tant que partenaire stratégique d’Invesco, Westmont sera locataire des hôtels du portefeuille et co-investira avec les clients d’Invesco dans les sociétés propriétaires des biens immobiliers. Dans le cadre de cette opération, des investissements significatifs devraient être réalisés dans huit hôtels Holiday Inn Express en Allemagne et dans un hôtel à Heidelberg», explique un communiqué. La sélection de Westmont fait suite à un appel d’offres mené par Invesco avec CBRE Hotels comme conseil. «Le secteur hôtelier a connu un bouleversement majeur avec la pandémie de Covid-19 mais, selon nous, il continue d’offrir des perspectives d’investissement à long terme solides, notamment avec la reprise des marchés et la croissance prévue du tourisme en Europe. Nous pensons que cet accord avec Westmont est un formidable partenariat stratégique, qui souligne notre volonté d’apporter stabilité et valeur à nos investisseurs», commente David Kellett, Senior Director - Transactions hôtelières chez Invesco Real Estate. Invesco revendique 1,3 milliard d’euros d’actifs sous gestion dans sa stratégie hôtelière paneuropéenne et 23 hôtels répartis dans six pays. Fondée il y a plus de 40 ans, Westmont possède et exploite environ 400 hôtels en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique et en Asie.
L’assureura annoncé mercredi «le lancement de Fenice 190, un plan d’investissement de 3,5 milliards d’euros sur une durée de cinq ans pour soutenir la relance des économies européennes impactées par la Covid-19». Il devrait d’abord concerner l’Italie, la France et l’Allemagne, avant de s’étendre aux autres pays européens.
Ciam, qui détient une participation au capital de Suez, compte proposer une résolution en vue de la prochaine assemblée générale afin de demander la révocation d’une partie des membres du conseil d’administration, a appris Reuters mardi auprès d’un porte-parole du fonds activiste. Veolia, numéro un mondial de la gestion de l’eau et des déchets, tente depuis la fin de l'été 2020 de mettre la main sur Suez, dont il a déjà acquis 29,9% du capital auprès d’Engie, un scénario que rejette farouchement son concurrent. Le bras de fer entre les deux groupes a franchi une nouvelle étape depuis le dépôt début février par Veolia d’une offre publique d’achat sur les 70,1% de sa cible qu’il ne détient pas déjà . «L’intérêt des actionnaires que vous représentez commande que vous examiniez l’offre de Veolia, de manière objective et de bonne foi», écrit Ciam dans une lettre adressée au conseil d’administration de Suez. Le fonds dénonce le refus de l’entreprise d'étudier l’offre, estimant qu’il témoigne du «mépris du conseil d’administration de Suez pour les intérêts de ses actionnaires dont il est mandataire». Regrettant la «bunkérisation» du conseil, Ciam souhaite obtenir le dépôt d’une résolution à la prochaine assemblée générale du groupe en vue de demander la révocation d’une partie du conseil d’administration, a indiqué un porte-parole. Ciam vise en particulier les six administrateurs de Suez s'étant prononcés en faveur de la création d’une fondation de droit néerlandais pour y loger les actifs de Suez dans l’eau en France, a-t-il précisé. Détenant une participation de moins de 1% au capital de Suez, le fonds devra réunir d’autres soutiens pour espérer obtenir l’inscription de la résolution à l’ordre du jour de l’AG dont la date n’est pas encore connue.
La banque grecque Alpha Bank a annoncé avoir cédé un portefeuille de 10,8 milliards d’euros de créances douteuses (NPL, non performing loans) au fonds américain Davidson Kempner. Le ratio de prêts non performants d’Alpha Bank en Grèce passera ainsi de 29% à 13%. Nommée « Galaxy », cette opération comprend la cession de 51% des dettes mezzanine et junior titrisées du portefeuille de NPL de 10,8 milliards d’euros, pour une valorisation du total à 40 millions d’euros. Alpha Bank conservera 5% des des titres, et a l’intention de distribuer les 44% restants aux actionnaires. Cette transaction comprend aussi la vente de 80% de la filiale de gestion de prêts Cepal Holdings d’Alpha Bank. Cet accord valorise 100% de la valeur d’entreprise de Cepal à 267 millions d’euros, la banque bénéficiant d’un complément de valeur à hauteur de 68 millions d’euros lié à la réalisation de certains objectifs. Par ailleurs, Alpha Bank a convenu avec Davidson Kemper les conditions d’une facilité de financement à long terme pouvant aller jusqu'à 120 millions d’euros, qui peut être tirée à la seule discrétion du fonds. Davidson Kempner est une société de gestion alternative qui comptait environ 34 milliards de dollars d’encours à fin 2020.
La forte hausse de l’investissement ESG canalise l’argent dans des entreprises qui paient moins de taxes et fournissent moins d’emplois que d’autres ayant des notes ESG moins élevées, montre une étude de StoneX citée dans le Financial Times fund management. «Les fonds ESG aggravent inconsciemment la crise sociale et politique associée à l’automatisation, les inégalités et la concentration monopolistique», estime Vincent Deluard, stratégiste global macro de StoneX. L’étude de Vincent Deluard montre que les entreprises les mieux notées d’un point de vue ESG payent moins d’impôts que celles qui sont moins bien notées. Les entreprises du Russell 1.000 notées AAA par MSCI pour l’ESG affichaient en moyenne un taux d’imposition de 18,4 % l’an dernier, alors que les entreprises notées CCC étaient à 27,5 %. Cette différence s’explique sans doute par le fait que les fonds ESG sont principalement investis dans les sociétés technologiques, qui tentent de minimiser leurs impôts. Vincent Deluard estime que la taxation est un «angle mort» du secteur de l’ESG.
La société Millennium Management, dirigée par Izzy Englander, a multiplié par six l’année dernière ses investissements dans des Spac, des sociétés dites à chèque en blanc, les fonds spéculatifs ayant versé des dizaines de milliards de dollars dans le produit d’investissement le plus populaire de Wall Street, rapporte le Financial Times. Le groupe basé à New York, qui gère 47 milliards de dollars, avait investi un total de 4,4 milliards de dollars dans des Spacs à fin décembre, contre 750 millions de dollars fin 2019, ce qui en fait le premier acheteur de ce type de véhicules parmi les hedge funds, selon les données compilées par Spac Research. Il est suivi par le hedge fund Magnetar, qui gère au total plus de 12 milliards de dollars d’actifs et dont les placements dans des Spacs sont passés de 751 millions de dollars en 2019 à 2,9 milliards de dollars à la fin 2020.
Nuveen va faire l’acquisition de Greenworks Lending, une société spécialisée aux Etats-Unis dans le financement de l'énergie propre à destination des bâtiments commerciaux (C-PACE). «Cette acquisition permet à Nuveen de prendre pied sur le marché des prêts en faveur de l'énergie propre et de l’efficacité énergétique et donnera à ses clients l’accès à un investissement attrayant dans les énergies propres», commente la société dans un communiqué. Les modalités financières de l’opération ne sont pas dévoilées. Selon Nuveen, les bâtiments commerciaux et industriels sont les plus grands utilisateurs de carbone dans l’immobilier aux États-Unis. Les prêts C-PACE permettent à leurs propriétaires d’obtenir un financement à long terme pour des projets d’efficacité énergétique, de conservation de l’eau, d'énergie renouvelable et de résilience climatique.
Amundi Transition Energétique, la filiale d’Amundi dédiée aux infrastructures, a noué un partenariat avec le groupe Opale en vue de créer la plateforme « Opale Vesontio », pour la production d’énergie éolienne en France métropolitaine. Pour Amundi Transition Energétique, ce partenariat s’inscrit pleinement dans sa stratégie d’investissements en faveur de la transition énergétique des territoires en finançant trois catégories d’actifs : les réseaux et sources de chaleur (biomasse, cogénération, …), les centrales à énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, …) et l’efficacité énergétique. Opale Vesontio est détenue à 80% par le fonds ALBA I géré par Amundi Transition Energétique et destiné exclusivement à des clients professionnels, et à 20% par Opale qui est en charge de sa gestion opérationnelle et quotidienne. Opale apporte un portefeuille éolien de 27 MW à Opale Vesontio dans le cadre d’une première transaction. Ce portefeuille est composé de deux parcs éoliens localisés en région Bourgogne Franche-Comté, constitués respectivement de 3 et 6 turbines. La mise en service du premier parc est prévue pour le premier semestre 2021 et le second pour fin 2022. La production des parcs en énergie décarbonée permettra de compenser environ 28.000 tonnes d'équivalent de CO2 chaque année, soit assez d’électricité pour alimenter 27 000 personnes.
Warren Buffett a ajouté deux grandes marques américaines supplémentaires au portefeuille de Berkshire Hathaway, rapporte le Wall Street Journal. Le conglomérat a acquis 8,6 milliards de dollars d’actions de Verizon Communications et 4,1 milliards de dollars de titres de Chevron, selon le Wall Street Journal, citant un relevé au 31 décembre. Il n’est pas précisé si Warren Buffett a pris la décision, ou si c’est Todd Combs et Ted Weschler qui s’en sont chargés.
Candriam fait évoluer son modèle d’analyse des émetteurs souverains. Présenté pour la première fois en 2017, il permet de noter chaque pays pour établir un classement mondial. Le changement le plus important consiste à passer d’un modèle dans lequel les quatre types de capital (Capital Humain, Capital Social, Capital Economique et Capital Naturel) sont évalués au même niveau, à un modèle qui fait du Capital Naturel un multiplicateur déterminant pour les trois autres formes de capital, désormais interdépendants. Candriam estime en effet que l’impact environnemental que l’humanité subira lors des des dix prochaines années est déjà, en grande partie, prédéterminé par les activités économiques passées et actuelles. La recherche des équipes de la société de gestion a démontré que «si les pays peu performants en matière environnementale continuent d’épuiser de grandes quantités de ressources naturelles, qui composent notamment le Capital Naturel, ils subiront à terme des impacts négatifs sur les quatre types de capital – impliquant des conséquences sociales, économiques et environnementales dramatiques». Par exemple, s’agissant de la déforestation, les modifications dans l’utilisation des sols et la destruction des habitats contribuent à la dégradation des écosystèmes et accentuent le changement climatique. Elles aggravent les catastrophes naturelles, qui, à leur tour, ont un impact économique. La Norvège et les Pays-Bas chutent dans le classement Le changement de méthodologie en 2020 a bouleversé le classement des pays. La Suisse conserve toutefois sa place de numéro un. Le pays obtient à nouveau des scores très élevés sur les quatre types de capital, notamment le Capital Naturel. Il est suivi de près par la Suède (au 2ème rang), le Danemark (3ème) et la Finlande (4ème). En revanche, l’Australie est descendu dans le classement à la 28ème place. Le pays a souffert du faible score obtenu sur la dimension Capital Naturel, principalement en raison de son empreinte carbone très élevée. «L’Australie affiche en effet l’une des pires tendances au monde en matière d’émissions de gaz à effet de serre, mais également dans l’utilisation des ressources naturelles. Elle dépend bien plus des activités minières et des exportations d’hydrocarbures que les autres pays de sa catégorie», précise Candriam. La Norvège (15ème) et les Pays-Bas (12ème) ont également vu leurs classements chuter : chacun ayant perdu 8 places au classement global. Les scores obtenus par la Norvège ont surtout été impactés par les exportations de pétrole et de gaz. Pour les Pays-Bas, le pays souffre de la part toujours élevée des énergies fossiles dans sa production d’énergie, comparée aux pays de sa catégorie, ainsi que de sa forte exposition au changement climatique et à l’élévation du niveau de la mer. Un rythme de transition énergétique plus lent a ainsi entraîné de nombreuses conséquences. Parmi les pays développés, l’Irlande et la Lituanie ont remonté dans le classement grâce à la plus grande importance accordée au pilier du capital naturel. La France se classe 6ème du classement avec une note globale de 84. Elle est suivie du Luxembourg et précédée par l’Autriche. Avec un score de 98% pour le Capital Naturel, l’Hexagone se situe dans la moyenne des 10 premiers pays du classement, grâce notamment à des critères comme la réglementation environnementale et la préservation. C’est le Capital Social (85%) qui pénalise le plus la France au classement général. Il est composé notamment du niveau de mise en œuvre des processus démocratiques, de corruption et de sécurité.
Le fonds de capital-investissement à long terme de BlackRock est sur le point d’acquérir Aquila Heywood, un fournisseur britannique de logiciels pour les régimes de retraite des secteurs public et privé. Le gérant d’actifs n’a pas fourni de détails financiers, mais selon Sky News, l’opération est évaluée à 350 millions de livres sterling. Cette transaction est le deuxième investissement de BlackRock Long-Term Private Capital en Europe et intervient un an après sa prise de participation majoritaire dans Creed, un fournisseur de parfums pour les familles royales basé à Paris. Le mois dernier, le véhicule a levé 3,4 milliards de dollars auprès de plus de 30 investisseurs, dont des fonds de pension publics et privés, des compagnies d’assurance, des fonds de dotations, des fondations et des family offices.
Fidelity Investments a vendu pratiquement toute sa position dans GameStop le mois dernier, juste au moment où les actions de la chaîne de magasins de jeux vidéos bondissaient, rapporte le Wall Street Journal. La participation de la société de gestion dans GameStop n’était plus que de 87 actions le 29 janvier, contre 9,3 millions ou 13 % de la société le 31 décembre. Presque tous les titres étaient détenus par deux fonds gérés par Joel Tillinggast, l’un des stock pickers le plus brillants de la société. Le cours de GameStop a bondi au dessus de 300 dollars contre moins de 20 dollars en janvier.
La société de gestion Anaxago Capital et Osmose Partners,spécialisé dans la restructuration d’immeubles, font l’acquisition d’un immeuble mixte au 23 rue Buisson Saint-Louis - Paris 10, à proximité du Canal Saint-Martin, pour un montant non dévoilé. L’actif compte 2.211 m² de logements et 1.576 m² de bureaux et commerces pour une surface utile totale de 3.787 m². Le fonds d’Anaxago Capital, la plateforme Anaxago.com ainsi que le fonds Eternam ont participé au tour de table aux côtés d’Osmose Partners, asset manager de l’opération. « Cette acquisition s’intègre pleinement dans notre stratégie d’investissement dans la réhabilitation d’actifs en cœur de ville. La qualité de l’architecture et le potentiel du quartier nous confortent dans le potentiel à terme mais aussi dans la résilience d’un tel actif aujourd’hui.”, indique dans un communiqué Joachim Dupont, président d’Anaxago Capital
A Plus Finance a annoncé un premier closing de son fonds de dette privée, destiné à financer le développement des pharmacies françaises, avec comme partenaire de référence Lafayette Conseil, qui compte 230 pharmacies adhérentes. Le premier closing s'établit à 14 millions d’euros et a été réalisé «en quelques mois». Ce fonds destiné à atteindre 40 millions d’euros, a pour objectif d’investir dans des pharmacies jugées comme recélant un fort potentiel de croissance ou en phase de transmission. A Plus Finance gérait environ 950 millions d’euros d’actifs à fin 2020 en investissements immobiliers et de private equity.
PGIM Real Estate et Alderan ont annoncé la conclusion d’un partenariat dédié à l’acquisition et à la gestion de plateformes logistiques au sein des principaux bassins de population de France. Dans ce cadre, la stratégie d’investissement core plus pan-européenne de PGIM Real Estatevient d’acquérir 90% des actions de l’OPPCI (Organisme professionnel de placement collectif immobilier) Organa III. Les 10% restants sont conservés par Ojirel, sponsor initial du fonds Organa III. «Alderan continuera à assurer la gestion du véhicule, dans l’objectif d’une croissance du portefeuille et de son revenu locatif net», précise un communiqué. L’OPPCI Organa III, lancé en mars 2018 par Alderan, est détenteur d’un portefeuille de huit actifs de logistique et d’activité répartis en Île-de-France, dans la région de Madrid ainsi que dans d’autres zones logistiques établies. Au 31 décembre 2020, le portefeuille, d’une taille de 156.000 m², affiche un taux d’occupation de 90% et génère un loyer total de 6,9 millions d’euros. Adossé à PGIM Real Estate, Organa III continuera également de se porter acquéreur de plateformes logistiques . L’opération n’est pas une première puisque Alderan a déjà cédé par le passé l’OPPCI Organa en 2016 et Organa II en 2019. «Nous sommes impatients de débuter cette nouvelle collaboration avec PGIM Real Estateet de poursuivre le développement du portefeuille», déclare Rémy Bourgeon, président d’Alderan. «L’acquisition d’Organa III s’inscrit parfaitement dans la stratégie logistique de PGIM Real Estate en France, commente Jocelyn de Verdelon, président de PGIM Real Estate France. Les localisations péri-urbaines du portefeuille lui confèrent une forte valeur intrinsèque et les caractéristiques techniques des actifs sont bonnes et aisément modulables. Certains sites du portefeuille feront l’objet d’investissements significatifs afin d’aligner leurs spécifications techniques aux meilleurs standards du marché. Organa III poursuivra ensuite son développement via l’acquisition sélective de plateformes existantes et le lancement de nouveaux développements afin de constituer à terme une plateforme d’investissement logistique de taille critique en France.» Un peu plus tôt dans la semaine, PGIM Real Estate a indiqué avoir réalisé près de 30 milliards de dollars de transactions dans le monde en 2020. Ce volume représente un total de 910 transactions et comprend 10,2 milliards de dollars d’investissements en capitaux propres et de cessions d’actifs immobiliers pour le compte d’investisseurs tiers, en plus des 19,5 milliards de dollars de financement immobilier. PGIM est la filiale de gestion d’actifs de Prudential Financial. Elle revendique un actif net sous gestion de 121,3 milliards de dollars et des actifs sous administration de 40,4 milliards de dollars.