Au bout de trois avertissements, vous sortez! C’est la politique qu’Axa Investment Managers appliquera aux entreprises qu’elle détient en portefeuille et qui sont retardataires en matière de prise en compte des enjeux climat. Ces «climate laggards» sont «des entreprises qui ne prennent pas le changement climatique au sérieux», précise la société de gestion dans un communiqué annonçant un renforcement de sa politique d’engagement actionnarial sur le climat. Axa IM dressera une liste composée de sociétés dont le poids est significatif dans ses portefeuilles et dont l’impact sur le climat est également élevé. Elle mènera des actions d’engagement actionnarial avec ces entreprises à partir de 2022 en définissant des objectifs clairs, suivra leurs actions jusqu’en 2025 et se désengagera si les progrès sur leur trajectoire net zéro ne sont pas probants, appliquant ainsi le principe « trois avertissements et vous sortez » (« three strikes and you’re out »). Axa IM cherchera à réinvestir le capital potentiellement désinvesti des « climate laggards » dans les leaders du climat et de la transition climat. «Nous devons donner aux entreprises le temps de s’adapter mais nous devons également adopter une approche sans compromis avec celles qui ne prennent pas le changement climatique au sérieux », a déclaré Marco Morelli, président exécutif d’Axa IM. Axa IM va par ailleurs mettre en place d’une politique d’investissement renforcée pour le secteur du pétrole et du gaz avec de nouvelles exclusions, afin d’atténuer les impacts négatifs de cette industrie sur l’environnement. La société de gestion annonce enfin vouloir encourager l’orientation de capitaux vers des solutions respectueuses du climat. La société de gestion compte poursuivre le développement de sa gamme de fonds ACT et veiller à ce qu’un plus grand nombre de fonds et stratégies relèvent des articles 8 et 9 du Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR).
Les banques et sociétés de gestion mondiales ont accordé 119 milliards de dollars de financements à 20 grandes entreprises du secteur de l’agroalimentaire liées à la déforestation dans les cinq ans qui ont suivi l’entrée en vigueur des Accords de Paris, selon une enquête de Global Witness citée par le Financial Times. JPMorgan, HSBC et Bank of America figurent parmi les principaux financeurs de ces entreprises, qui incluent le producteur brésilien de viande JBS. Chaque banque a réalisé des dizaines d’opérations de financement entre 2016 et 2020. Des données sur plus de 5.000 opérations, partagées avec le FT, montrent que les cinq principales banques en termes de valeur totale d’opérations (qui incluent aussi BNP Paribas et l’Industrial and Commercial Bank of China) ont noué environ 570 opérations avec 20 sociétés agroalimentaires sur la période, pour un total de 32 milliards de dollars.
La gestion thématique pourrait-elle devenir cœur de portefeuille? La question s’est posée lors d’une conférence consacrée aux nouvelles tendances d’investissement des banques privées, au cours du Fund Forum International qui se tient entre le 19 et le 22 octobre à Monaco. Citant une étude de BlackRock, Mussie Kidane, responsable de la recherche sur les fonds et les gérants chez Pictet, a indiqué qu’il existait trois grandes façons d’aborder la gestion thématique: dans le cadre d’une allocation satellite, en remplacement d’une exposition actions monde et au cœur d’une allocation actions. Lars Kalbreier, global CIO private banking d’Edmond de Rothschild (Suisse) SA a expliqué fonctionner avec une allocation cœur, complétée par une «couche» thématique et une autre court terme. Il met d’abord en garde contre les faux fonds thématiques, qui s’affichent comme étant thématiques mais dont la corrélation entre la thématique et les sous-jacents est très faible. Au-delà, Lars Kalbreier estime que les thématiques jouent aujourd’hui un rôle crucial. Avant, les actions étaient corrélées aux pays. Ensuite, les secteurs ont pris le relais. Mais ils sont devenus obsolètes. «Aujourd’hui, Amazon est dans le secteur retail, mais la société n’a rien à voir avec un Walmart», illustre-t-il. Les thématiques sont ainsi devenues une nouvelle façon de classer les entreprises. Pour Dan Scott, directeur de la gestion, wealth management et responsable de l’impact & thématiques, asset management, chez Vontobel, les thématiques constituent une nouvelle taxonomie dans la manière d’approcher les investissements en actions. Un biais tech Toutefois, Lars Kalbreier estime qu’il faut rester vigilant, car de nombreuses gestions thématiques ont un dénominateur commun: la technologie. Dan Scott, qui indique avoir une allocation dédiée cœur aux thématiques, reconnaît qu’il y a un biais croissance dans la gestion thématique.«Mais je veux de la croissance. Je suis heureux de prendre ce risque», avance-t-il.Pour lui, en résumé, la gestion thématique permet de cibler les entreprises qui développent les meilleures technologies. «Mais en disant cela, je ne parle pas uniquement de sociétés qui appartiennent au secteur technologique. C’est beaucoup plus vaste», nuance-t-il. Mussie Kidane ajoute que la gestion thématique présente l’avantage de raconter une histoire. Mais cela introduit des biais factoriels et sectoriels.Véronique Morel, senior wealth manager chez Raymond James Wealth Management, explique avoir un processus d’investissement tactique séparé «où nous surveillons les investissements thématiques» à côté du portefeuille cœur. Elle note que «ce qui est thématique un jour peut aller vers le portefeuille cœur».
Entrée dans le giron d’Iris Finance International en 2017, Chahine Capital poursuit sereinement son développement. La société spécialisée sur la gestion quantitative, dont le fondateur Jacques Chahine n’est plus actionnaire mais est resté administrateur, a ainsi enregistré une collecte nette de près de 350 millions d’euros depuis le début de l’année pour atteindre plus de 1,7 milliard d’encours. Pilotée depuis janvier par son nouveau directeur général Charles Lacroix, un ancien de Rothschild & Co Asset Management Europe, elle a misé depuis deux ans sur l’intelligence artificielle et l’ESG (Environnement, social et gouvernance). L’intelligence artificielle a fait son entrée dans ses fonds phare en 2019, venant ainsi compléter ses modèles quantitatifs basés sur un double momentum, celui du cours des actions et celui de leurs perspectives bénéficiaires telles qu’anticipées par le consensus des analystes. Davantage de réactivité Alors que les deux derniers facteurs pesaient respectivement chacun 70 % et 30 % du budget de risque des fonds, ils sont passés à 50 % et 20 % pour laisser la place à cette nouvelle technique de gestion basée sur l’apprentissage automatique («machine learning») en vue de créer un nouvel algorithme. Elle compte désormais pour 30% du budget de risques des fonds. «Nous avons recruté deux ingénieurs qui se consacrent à l’intelligence artificielle, encadrés par notre responsable des investissements, Julien Bernier. Le modèle est nourri chaque mois avec les données momentum de cours et de révision des bénéfices. Par rapport aux autres modèles qui évoluent de manière autonome, l’IA fait, elle, une combinaison entre les deux facteurs. Cela permet aux portefeuilles d'être plus réactifs», explique à NewsManagers Charles Lacroix. De son aveu même, des trois éléments de la stratégie de gestion, l’IA est celui qui participe le plus à la performance depuis son introduction en 2019. Côté ESG, la société de gestion a fait labelliser au Luxembourg, avec le label LuxFlag, tous ses fonds phares européens et va entamer un processus de labellisation ISR en France sur le fonds eurozone. «Nous sommes parmi les premières sociétés de gestion «quant» à avoir une politique ESG aussi poussée», assure Charles Lacroix. La société vote sur un maximum de valeurs en suivant les recommandations du cabinet ISS, et complètera le tout par des entretiens spécifiques avec les entreprises non couvertes par ce cabinet sur les problématiques ESG. A noter que la politique ESG inclut aussi le risque de controverse. «Cela apporte beaucoup à nos process car par exemple, on n’aurait jamais sorti le titre Wirecard sur la seule base du cours de Bourse car ce dernier ne faisait que monter malgré les articles du Financial Times qui dénonçaient l’affaire. Le momentum de prix seul n’aurait pas marché. Mais nous avons tout de même sorti la valeur à temps, avant l’éclatement du scandale, grâce à l’exclusion ESG de controverse», se réjouit Charles Lacroix.
La France entend investir 30 milliards d’euros sur cinq ans pour se réindustrialiser, regagner son indépendance, développer de nouvelles technologies de pointe et décarboner son économie, a annoncé mardi le président Emmanuel Macron.
L’industrie textile, avec sa lourde empreinte carbone, est aujourd’hui au coeur des débats. Epuisement des ressources naturelles, pollution, forte consommation d’énergie, émissions de gaz à effet de serre – la chaîne d’approvisionnement coche en effet toutes les cases ! Sans parler de la main-d’oeuvre sous-payée (voire de l’exploitation des enfants), de la précarité de l’emploi, et des conditions de travail parfois dangereuses. Le secteur du ‘fast-fashion’, qui vise une consommation accrue et une baisse des prix, utilise encore trop de ressources, et il est grand temps qu’il se mette au vert.
BlackRock et Vanguard ont vu 250 millions de dollarspartiren fumée suite à la chute de 80 % du cours du groupe de promotion immobilière chinois Evergrande, rapporte Financial News. Des données de S&P Capital IQ suggèrentque Vanguard, le troisième plus gros actionnaire d’Evergrande, a vu la valeur de sa participation plonger de 156 millions de dollars depuis début janvier. La participation de Vanguard (via ses fonds et ETF) ne vaut plus que 33,3 millions de dollars, soit 82 % de moins que les 189 millions de dollars de début 2021. Les données montrent aussi que BlackRock a subi une perte virtuelle de 95,3 millions de dollars sur ses titres Evergrande, qui, au début de l’année, représentaient plus de 111 millions de dollars.
M&G Investments acquiert un portefeuille de prêts à la consommation octroyés par Younited en Italie pour 180 millions d’euros et s’engage à acheter un portefeuille additionnel de 120 millions d’euros de prêts. La fintech Younited propose des solutions digitales de paiement et de prêt à la consommation en Europe Continentale. Présente en Italie, en Espagne, au Portugal et en Allemagne, la Fintech réalise plus de 40% de ses revenus (produit net bancaire) en dehors de France, son pays d’origine. L’Italie est son deuxième marché le plus important. En Italie, Younited compte aujourd’hui plus de 70 collaborateurs pour couvrir ses activités B2C et B2B, et a lancé plus tôt cette année sa solution de paiement personnalisée et régulée. Depuis son lancement en avril 2016 sur le marché italien, la Fintech a octroyé plus de 500 millions d’euros de prêts, affichant une croissance annuelle de 100% au cours des sept premiers mois de 2021. « Ce partenariat représente une formidable opportunité d’accéder à un portefeuille de prêts à la consommation italiens, de grande qualité, octroyés par une plateforme européenne de prêt premier plan », commente Jerome Henrion, head of specialty finance chez M&G Investments.
Des fonds gérés par BlackRock et HSBC ont renforcé leur exposition aux obligations Evergrande quelques mois avant qu’une crise de liquidité ne précipite le promoteur immobilier chinois au bord de la faillite, rapporte le Financial Times. En août, BlackRock a acquis cinq obligations différentes d’Evergrande en dollars par le biais de l’un de ses fonds à haut rendement, qui détenait des parts dans le promoteur représentant 18 millions de dollars, selon Morningstar. BlackRock avait une exposition totale à Evergrande de près de 400 millions de dollars sur plusieurs fonds, selon des données de Bloomberg. Un fonds haut rendement de HSBC a aussi été acquéreur net de la dette d’Evergrande en juillet et a augmenté sa position de 38 % depuis février, alors que le fonds grossissait, selon Morningstar. La valeur de l’exposition totale, à 31 millions de dollars, a décliné sur la période en raison de la baisse des cours. Plusieurs investisseurs sont susceptibles d’être exposés à Evergrande, ses obligations faisant partie des indices qui suivent la dette des entreprises libellées en dollars. Ahsmore avait l’exposition la plus forte avec plus de 400 millions de dollars de ses obligations fin juin, selon Bloomberg. UBS détenait 300 millions de dollars d’obligations Evergrande fin juillet.
La startup Sorare, qui mise sur la technologie émergente des NFT pour créer un jeu en ligne d'échange de vignettes de joueurs de football, a annoncé mardi avoir levé 680 millions de dollars (580 millions d’euros), nouveau record pour le secteur de la tech en France. Avec une valorisation de 4,3 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros), l’entreprise parisienne, fondée en 2018, revendique désormais la première place des «licornes» françaises (des sociétés non cotées en Bourse valant plus d’un milliard). La levée de fonds a rassemblée divers fonds (Atomico, Bessemer Ventures, Blisce, D1 Capital, Eurazeo, IVP et Liontree), ainsi que les investisseurs historiques (Benchmark, Accel, Partech) qui avaient déjà permis à l’entreprise de lever 40 millions d’euros en mars. «Notre ambition est de créer le premier groupe au monde de divertissement dans l’univers du sport», a déclaré à l’AFP le cofondateur de l’entreprise, Nicolas Julia. «Ce montant nous permet de nous concentrer sur notre produit jusqu'à une potentielle introduction en Bourse d’ici quelques années», a-t-il ajouté. Dans ce jeu, qui utilise la technologie de la blockchain, les utilisateurs peuvent acheter et vendre des images représentant des joueurs dont la valeur dépend des performances lors de matches réels.
Wendel grimpe en Bourse vendredi, après l’annonce par la société d’investissement qu’IHS Holding, une société d’infrastructures télécoms qui représente l’une de ses principales participations dans le non coté, avait déposé un document d’enregistrement auprès du régulateur boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC), en vue d’une potentielle introduction en Bourse aux Etats-Unis. Vers 9h40, l’action Wendel s’adjugeait 2,7%, à 124,10 euros, signant l’une des plus fortes progressions de l’indice SBF 120. «Il s’agit d’une bonne nouvelle, l’introduction en Bourse d’IHS représentant l’un des principaux catalyseurs pour le titre Wendel», a jugé un analyste basé à Paris. Au 30 juin 2021, Wendel détenait 21,4% du capital d’IHS Holding.
Cette année, la foncière Habitat et Humanisme augmente sa levée de fonds à 25 millions d’euros contre 20 millions habituellement afin de lutter contre le mal-logement et la précarité. L’association propose depuis 30 ans de l’habitat social diffus ou des hébergements spécialisés pour les familles ou les personnes seules en difficulté pour trouver un logement. En 2020, elle comptait 4.858 logements incluant des pensions de famille, des résidences intergénérationnelles, des résidences pour jeunes, pour femmes victimes de violence ou pour personnes handicapées. Elle se lance dans le rachat d’hôtels qui seront transformés en lieux d’habitation. La foncière compte 9.369 actionnaires, particuliers et institutionnels.
Le groupe de médias et de divertissement Vivendi a annoncé mercredi son intention de racheter la participation du fonds Amber Capital dans Lagardère, et de lancer par la suite une offre publique d’achat sur le reste du capital. Vivendi propose de racheter la participation d’Amber, soit 17,93% du capital et 14,34% des droits de vote, au prix de 24,1 euros par action. Ce prix représente une prime d’environ 25% sur le cours de clôture de Lagardère mercredi. «La proposition de Vivendi a été acceptée par Amber Capital, conduisant à la conclusion, dans les termes suivants, d’un contrat de vente sous conditions», a précisé Vivendi dans un communiqué. L’opération sera réalisée d’ici au 15 décembre 2022, sous réserve de l’approbation des autorités compétentes. Vivendi a constitué sa participation dans Lagardère en 2020 alors que le fonds Amber Capital plaidait pour un changement de gouvernance de la société. Les deux actionnaires avaient conclu en août 2020 un pacte d’actionnaires dans lequel ils s'étaient consenti pour cinq ans un droit de première offre et un droit de préemption réciproques. L’assemblée générale de Lagardère a validé en juin dernier la transformation du groupe en société anonyme, abandonnant ainsi le statut protecteur de commandite par actions décrié par Amber Capital.
La société de gestion alternative BrookfieldAsset Management et le fonds de pension canadien Public Sector Pension Investment Board (PSP) envisagent à nouveau la vente de leurs parts dans la société d’infrastructures française TDF Infrastructure, rapporte Bloomberg. Une vente qui avait été envisagée déjà en 2019. Selon Bloomberg, un processus de vente formel devrait commencer d’ici fin 2021 tandis que TDF serait valorisée à plus de 5 milliards d’euros. TDF compte 19.000 sites en France métropolitaine et en outre-mer permettant des transmissions téléphoniques, radiophoniques et télévisuelles pour le compte de 2.300 clients, d’après son site internet. Un groupe d’investisseurs avait acquis la firme en 2015 pour 3,6 milliards d’euros, dont Brookfield qui dispose d’une part de 45%. APG AM, Arcus Infrastructure Partners et PSP détiennent à eux trois 45% de TDF et Crédit Agricole Assurances détient le reste.
Épopée Gestion, entreprise d’investissement territoriale cofondée par Charles Cabillic et Ronan Le Moal, annonce un premier investissement de 3 millions d’euros, via son fonds de capital-développement Epopée Transitions I, dans Entech, spécialisé dans les solutions de production et de stockage d’énergies renouvelables. « Cette opération, préalable à la prochaine introduction en Bourse d’Entech, va lui permettre d’accélérer son développement commercial à l’international et consolider son avance technologique», indique un communiqué. Dans le cadre de cet investissement, Epopée Gestion assure vouloir jouer «un rôle actif»au conseil d’administration et apportera ses compétences d’anciens consultants, managers, entrepreneurs pour permettre à Entech de réaliser un business plan ambitieux et de se déployer à l’international dans le but de réaliser un chiffre d’affaires de 130 millions d’euros en 2025. Retrouvez l’entretien avec Ronan Le Moal, paru dans L’Agefi Hebdo le 15 juillet dernier.
Les sociétés de gestion qui possèdent des forêts exploitées pour le bois s’attendent à une hausse des rendements, grâce à l’essor des projets de compensation carbone, rapporte le Financial Times. Des gestionnaires tels que Manulife, Gresham House et JPMorgan font partie de ceux qui ont lancé ou développé cette année une activité liée aux compensations forestières, recherchées par les organisations qui cherchent à compenser leurs émissions de gaz à effet de serre. Selon les prévisions de Trove Research, la demande pourrait faire grimper les prix des compensations à 20-50 dollars par tonne de carbone d’ici à 2030, contre moins de 5 dollars aujourd’hui.
Apollo s’apprête à réaliser une belle prisedans l’industrie chimique. La société de capital-investissement Apollo Global Management a approché Tronox, l’un des plus grands fabricants de pigments au monde, avec une offre en cash de 4,3 milliards de dollars, indique lundi l’agence Reuters, citant des sources proches du dossier. Les parties prenantes n’ont pas souhaité commenter. Apollo a proposé 27 dollars par action pour acquérir Tronox, selon les sources citées par l’agence de presse. Tronox a engagé des conseillers pour examiner l’offre. Mais il n’y a encore aucune certitude sur un éventuel accord de sa part. Une chose est sûre, les marchés, eux, ont applaudi à cette annonce. Les actions Tronox oscillaient autour de 20 dollars lundi matin, puis elles ont bondi de 17% à 24,02 dollars suite à l’offre d’Apollo, pour clôtureren hausse de 11%, à 22,81 dollars. Huit analystes interrogés par FactSet estimaient l’action surpondérée, évoquant un objectif de cours moyen de 25,88 dollars. Les analystes d’Alembic Global Advisors, pour leur part, ont déclaré que si l’offre d’Apollo était confirmée, le cours des actions Tronox était sous-évalué. Le courtier Alembic a évoquéun objectif de coursde 31 dollars. Chiffre d’affaires record La firme américaine, basée à Stamford dans le Connecticut, fabrique depuis sa création en 2006 des pigments de dioxyde de titane et d’autres produits chimiques utilisés pour ajouter de la brillance et de la durabilité aux peintures, aux plastiques et au papier. Tronox est devenu une spin-off de Kerr-McGee Corp en 2005. En 2019, il a acquis l’activité dioxyde de titane de la société saoudienne National Titanium Dioxide Company, une filiale de la société saoudienne Tasnee. Tasnee est désormais le plus gros actionnaire de Tronox avec une participation de 24%. La pandémie de Covid-19 a pesé sur la demande pour de nombreux produits de Tronox, mais la société aux 7.000 salariés a déclaré que ses principaux marchés se relançaient. De fait, elle a enregistré au premier semestre 2021 un chiffre d’affaires record de 927 millions de dollars, après 2,7 milliards de dollars en 2020, profitant de la hausse des prix de vente moyens du dioxyde de titane (TiO2) et du zircon. Tronox a promu en mars dernier ses cadres dirigeants John Romano et Jean-François Turgeon co-directeurs généraux. Son PDG précédent, Jeffry Quinn, était mentionné, sans que son nom ne soit cité, dans des plaintes de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme financier américain, à propos d’un possible délit d’initié.