Lancée en 2013 par Vincent Huguet et Hugo Lassiège, la marketplace de consulting freelance Malt poursuit son ascension. Elle a bouclé une série C de 80 millions d’euros, alimentée par Goldman Sachs et Eurazeo – lequel avait déjà mené la série B de 25 millions réalisée en 2019. Mais aussi par Serena et Isai, ses partenaires financiers historiques. Avec cette somme, Malt espère passer le cap du milliard d’euros de volume d’affaires d’ici trois ans, soit cinq fois plus qu’actuellement. La start-up regroupe pour l’instant une communauté de 250.000 freelances, dans un marché européen qui en compte près de six millions. Elle revendique 30.000 clients, dont une grande majorité des entreprises du CAC 40. Ses marges de croissance restent cependant très confortables. Afin de poursuivre sur sa lancée, Malt va donc accélérer son internationalisation, qui a déjà commencé en Allemagne et en Espagne. Malt avait notamment lancé en 2018 avec Qonto et Alan une plateforme regroupant divers services dédiés aux travailleurs indépendants.
Les investisseurs britanniques et européens se sont massivement détournés de Deliveroo, rapporte le Financial Times. Seulement quatre des 18.000 fonds de la région ont investi dans la société de livraison de plats cuisinés depuis son introduction en Bourse désastreuse en mars. Selon Morningstar, le seul fonds domicilié au Royaume-Uni à dévoiler qu’il a investi dans Deliveroo est géré par River and Mercantile pour la société de gestion de fortune AFH Group. Les trois autres fonds à détenir des actions du livreur sont Enginyers Accions Europe en Espagne et deux fonds européens de Morgan Stanley et Franklin Templeton. Presque tous les fonds qui soutiennent Deliveroo sont basés en Amérique du Nord et incluent des fonds de Fidelity, T Rowe Price et Federated Hermes.
Allianz Global Investors a levé 375 millions d’euros pour la troisième clôture de son fonds European Private Credit II. EPC II a attiré des assureurs et fonds de pension d’entreprises allemands, français, autrichiens et italiens aux côtés des entités du groupe Allianz. Le fonds EPC II vise une taille de 400 millions d’euros avec un plafond de 500 millions d’euros. La clôture finale du fonds est attendue au second semestre 2021. EPC II est exclusivement proposé aux investisseurs institutionnels européens. EPC II est l’un des fonds gérés par l’équipe d’investissement European Private Credit. Basée à Paris et à Munich, elle a réalisé 60 transactions à travers l’Europe pour un montant de 1,7 milliard d’euros de capital investi. Sa capacité d’engagement sur chaque transaction excède aujourd’hui 100 millions d’euros compte tenu de ses différents mandats pour Allianz et des investisseurs tiers.
Les Assurances du Crédit Mutuel et Crédit Mutuel Asset Management s’abstiendront sur la résolution 14, relative à la stratégie climat de l’entreprise Total, que cette dernière proposera lors de son assemblée générale du 28mai, indique un communiqué diffusé mercredi. Si cette résolution marque des «évolutions positives», dont «l’implication de la communauté actionnariale» et «l’acceptation d’engagements pour toutes les activités de Total», le Crédit Mutuel souligne que son abstention «vaut exigence pour la suite du processus». Celui-ci doit notamment «conduire très rapidement à la réduction de la production de pétrole et l’arrêt de l’activité d’exploration de nouveaux champs pétroliers» et «la définition d’objectifs intermédiaires pour assurer la crédibilité des objectifs 2050», indique-t-il.
Plusieurs sociétés de hedge funds ont récemment pris des mesures pour augmenter leurs investissements dans les sociétés non cotées, observe le Wall Street Journal. C’est le cas de Viking Global Investors, Maverick Capital, Lone Pine Capital. Viking cherche à lever 1 milliard de dollars auprès d’investisseurs pour son premier fonds dédié au private equity, selon des clients potentiels. Le nouveau fonds doit être bouclé le 1er octobre. Maverick a annoncé à ses investisseurs qu’il prévoyait de lancer un fonds croissance «late stage». Lone Pine augmente de 5 % à 15 % la part que ses hedge funds et fonds peuvent investir dans le non coté. Flight Deck Capital, un fonds lancé en mai par Jay Kahn avec 250 millions de dollars, a la possibilité d’investir un quart de ses encours dans des entreprises non cotées.
Accor a annoncé ce jeudi son intention de sponsoriser un véhicule d’investissement (Special purpose acquisition company, Spac) baptisé Accor Acquisition Company (AAC) qui sera coté sur Euronext Paris et dont l’objectif sera de lever environ 300 millions d’euros pour réaliser une opération de croissance externe.
Berkshire Hathaway a vendu la grande majorité de sa participation dans Wells Fargo au premier trimestre, se débarrassant d’un investissement qui était un pilier du portefeuille du conglomérat de Warren Buffett depuis 1989, rapporte le Financial Times. La société a dévoilé avoir cédé 99 % de sa participation restante dans la banque – soit 51,7 millions d’actions – réduisant sa participation dans Wells Fargo à seulement 26,4 millions de dollars fin mars. Berkshire fut l’un des principaux actionnaires de la banque, détenant près d’un dixième du capital de Wells en janvier 2018.
La récente volatilité du prix du bitcoin provoquée par Elon Musk a soulevé de nouveaux doutes parmi les gérants de fonds institutionnels concernant l’avenir des cryptomonnaies en tant que classe d’actifs, rapporte le Financial Times. UBS Wealth Management, Pimco, T Rowe Price et Glenmede Investment Management font partie des sociétés qui ont exprimé des réserves ces derniers jours au sujet du potentiel des investissements dans les cryptomonnaies. Les gestionnaires d’actifs se disent troublés par les signes montrant que, contrairement aux attentes, les cryptomonnaies ne deviennent pas moins volatiles avec le temps ou n’offrent pas aux investisseurs une couverture contre les turbulences des actions ou l’inflation.
KKR a signé un accord visant à acquérir une participation majoritaire dans ERM, qui revendique la place de plus grande société de conseil en développement durable au monde. KKR rachètera cette participation à Omers Private Equity et à Alberta Investment Management Corporation (AIMCo), l'équipe de direction et les partenaires d’ERM restant des investisseurs minoritaires. Les conditions financières de la transaction n’ont pas été divulguées. Au cours des 50 dernières années, ERM a acquis une expertise technique dans les domaines de l’environnement, de la santé, de la sécurité, des risques et des questions sociales via une équipe composée de plus de 5.500 consultants, dont 580 associés, répartis dans 150 bureaux dans plus de 40 pays. La société aide ses clients à élaborer leurs stratégies ESG, ainsi qu'à identifier et à résoudre leurs principaux problèmes de durabilité. En outre, ERM s’associe aux plus grandes organisations mondiales pour faire progresser la réflexion sur la durabilité par le biais de son institut SustainAbility. " Ce partenariat à long terme avec KKR nous permettra d'étendre et d’accélérer l’impact sur nos clients, et d’apporter de nouvelles capacités et technologies au secteur de la durabilité.», commente dans un communiqué Keryn James, directeur général d’ERM. Dans le cadre de l’investissement de KKR, les partenaires d’ERM resteront actionnaires de l’entreprise. L’investissement de KKR est réalisé dans le cadre de sa stratégie Core Investments. KKR précise être un client de longue date des services de conseil d’ERM. La transaction devrait être conclue au troisième trimestre 2021, sous réserve des approbations réglementaires et des autres conditions de clôture habituelles.
Rick Rieder, le responsable des obligations de BlackRock, sait depuis longtemps que faire de gros paris est le moyen le plus facile de se retrouver avec des pertes énormes, écrit le Wall Street Journal dans un portrait qui lui est consacré. Le responsable obligataire du plus grand gestionnaire d’actifs au monde affirme qu’il répartit largement ses paris face à une situation sans précédent. Il ne s’attend pas à ce que la reprise post-pandémie et les mesures de relance budgétaire déclenchent une vague d’inflation qui mettra fin au marché haussier des obligations, mais il couvre également ces paris ayant appris tôt dans sa carrière qu’avoir raison n’est pas synonyme de gagner de l’argent. Récemment, cela l’a amené à réduire les actifs sensibles à l’inflation et aux fluctuations des taux d’intérêt, à accroître les liquidités dans ses portefeuilles et à acheter davantage de prêts aux entreprises pour leurs rendements plus élevés. Aux clients qui l’appellent pour savoir si l'économie est en surchauffe, il répond que les hausses de prix sont probablement temporaires, mais que la Federal Reserve devra progressivement réduire son soutien à l'économie - une perspective qui ne lui fait pas peur. Sa position se distingue à un moment où de larges inquiétudes sur l’inflation ont envahi les marchés. BlackRock gère 9.000 milliards de dollars d’actifs et Rick Rieder en supervise environ 20 %. Cela suffit pour que ses décisions aient une portée bien au-delà de la société de gestion.
123 Investment Managers indique avoir conclu un partenariat avec La Poste Immo, filiale immobilière du groupe La Poste, et la Banque des Territoires, en vue d’accompagner la transformation d’anciens sites de La Poste en résidences services séniors. Ce partenariat se matérialise par une association d’123 Investment Managers, La Poste Immo et la Banque des Territoires au sein d’une nouvelle structure, la SCI Résidences Seniors La Poste, dont la détention du capital est répartie à hauteur de 59% par La Poste Immo, 21% par la Banque des Territoires et 20% par 123 Investment Managers, via son OPPCI 123 Parcours Résidentiel. Cette nouvelle structure va ainsi acquérir au fur et à mesure de leur réalisation une douzaine de résidences services séniors, idéalement situées en plein centre-ville (Amiens, Auch, Brest, Châteauroux, Metz, Perpignan, Roubaix, Saint-Etienne, Villefranche-de-Rouergue, Strasbourg, etc.). Les bâtiments issus du patrimoine postal seront restructurés dans le cadre du partenariat signé en 2020 avec Jardins d’Arcadie, Acapace, Bouygues Immobilier et Poste Immo et seront exploités par Les Jardins d’Arcadie à horizon 2023-2025, précise un communiqué.
Shift Technology se mue en licorne de l’assurtech Le spécialiste de la lutte contre la fraude à l’assurance vient de lever 220 millions de dollars auprès d’un pool de fonds emmenés par Advent International. Par Aroun Benhaddou La France de l’assurtech compte une nouvelle licorne. L’annonce est relayée ce matin par le secrétaire d’Etat au Numérique Cédric O et le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, mais pourrait aussi l’être par Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux, si l’actualité de la journée le permet. Autour de ce tapage politico-médiatique, Shift Technology, la pépite française de la lutte contre la fraude à l’assurance. Créée en 2013 par trois jeunes ingénieurs férus de code, celle-ci vient de lever 220 millions de dollars dans le cadre de sa série D. Une somme colossale dont l’écrasante majorité prend la forme d’une augmentation de capital, alimentée par un pool de fonds emmenés par Advent International. Bpifrance, ainsi que les Américains Avenir Growth, Bessemer Venture Partners et General Catalyst Partners, et enfin Iris Capital – présent au capital depuis 2014 – participent à l’opération, aux côtés du gérant originaire de Boston. Accel Partners, contributeur important de l’augmentation de capital de 60 millions de dollars de 2019, n’a en revanche pas réinvesti, pas plus que le français Elaia Partners. Historiquement connu pour ses imposants rachats à effet de levier (LBO), Advent International s’est progressivement ouvert à l’univers de la tech au cours des dernières années. En 2019, il a éclairci sa stratégie d’investissement dans le growth capital en lançant un fonds de 2 milliards de dollars, baptisé Advent Tech (à l’œuvre sur Shift Technology). Mais de plus en plus d’acteurs des opérations à effet de levier s’orientent vers la jeune classe d’actifs, en raison de sa maturité grandissante. En début d’année, KKR était notamment intervenu en alimentant la série C de 100 millions d’euros d’Ornikar, le « Uber » de l’auto-école. Un an plus tôt, Bridgepoint s’était quant à lui illustré en apportant de la liquidité aux fonds de capital risque engagés chez l’éditeur de logiciels financiers Kyriba, en le rachetant sur la base d’une valorisation de 1,2 milliard de dollars.
Aquila Capital et Bullfinch ont décidé de lancer ensemble un véhicule de co-investissement dédié aux actifs d’efficacité énergétique à travers l’Europe. Aquila Capital est une société de gestion spécialisée dans les actifs immobiliers et les énergies renouvelables, tandis que Bullfinch, une jeune pousse allemande créée en 2019, oeuvre dans les projets d'énergies renouvelables. «Le véhicule d’investissement conjoint vise à devenir un pure player dans le domaine de l’efficacité énergétique, en ciblant un investissement de plus de 200 millions d’euros dans les deux prochaines années», explique un communiqué. Il prévoit notamment de soutenir l’expansion rapide des compteurs intelligents numériques par le biais du financement, de l’acquisition d’actifs et des opérations.
Capza, une société spécialisée dans l’investissement privé dans les PME/ETI européennes, a pris une part majoritaire au capital de l’italien Eidosmedia, une société spécialisée dans des solutions de CMS (systèmes de gestion de contenu). Les modalités financières n’ont pas été dévoilées. Capza a fait cette acquisition auprès de l’actuel actionnaire majoritaire Hg Capital. Les produits logiciels d’Eidosmedia s’adressent à des entreprises soumises à des chaines de publication complexes. Ses clients sont ainsi des médias (Financial Times, Ouest France, Il Sole 24 Ore, News Corp, etc), des organisations comme Deutsche Post et l’Union des associations européennes de football (UEFA), ainsi que 4 des 5 premières banques d’investissement «Ces dernières années, avec le soutien de la nouvelle équipe de direction, Eidosmedia a adopté un modèle SaaS (Software as a Service) et a diversifié son offre en s’orientant davantage vers les médias numériques, la recherche financière et les entreprises», indique un communiqué. Il s’agit de la deuxième opération de Capza en Italie et de la première transaction italienne pour le fonds Capza 5 Flex Equity. La société de gestion avait ouvert un bureau en Italie en 2019, avec une équipe en pleine expansion actuellement formée de Stefano Zavattaro, associé et responsable pays, et Tommaso Galletta, chargé d’affaires.
Plusieurs grandes sociétés de gestion obligataires aux Etats-Unis utilisent la technologie pour augmenter leurs activités avec des courtiers appartenant à des femmes et à des membres de groupes minoritaires, rapporte le Wall Street Journal. La plate-forme de négociation électronique MarketAxess Holdings a commencé à s’associer à des sociétés de courtage appartenant à des minorités, à des femmes et à des anciens combattants pour régler les transactions entre de grandes sociétés d’investissement, dont AllianceBernstein, BlackRock et Lord Abbett & Co, et des sociétés de hedge funds comme Brigade Capital Management. MarketAxess aide les grands gestionnaires d’actifs à répondre aux exigences de leurs propres clients, qui souhaitent que les transactions se fassent davantage avec des courtiers appartenant à des minorités.
Une enquête menée par Procensus auprès de 64 investisseurs institutionnels, représentant près de 11.000 milliards de dollars d’actifs, révèle que seuls 17 % d’entre eux pensent que les groupes pétroliers vont transformer leurs activités pour se concentrer sur les énergies vertes, rapporte le Financial Times. Près de la moitié des investisseurs interrogés par Procensus ont par ailleurs déclaré que les grands groupes de combustibles fossiles étaient investissables car ils bénéficieraient d’un autre cycle de prix du pétrole - avec des cours qui augmentent en fonction de la hausse du prix du pétrole - avant que la neutralité carbone ne devienne un problème.
L’opérateur télécom américain Verizon a officialisé ce lundi un accord avec le fonds Apollo Global Management, auquel il revend la plupart de ses activités de médias, dont Yahoo ! et AOL, pour 5 milliards de dollars (4,15 milliards d’euros). Selon les termes de l’accord, Verizon recevra 4,25 milliards de dollars en numéraire et 750 millions de dollars d’actions préférentielles. Verizon conservera une participation de 10% dans l’activité, qui sera dénommée Yahoo à l’issue de l’opération. « La scission de l’entreprise permettra à Verizon Media de se développer de manière offensive dans des segments en croissance et profitera à ses employés, ses annonceurs, ses partenaires éditeurs et près de 900 millions d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde », ont déclaré Verizon et Apollo dans un communiqué. Perte de valeur Une chose est sûre, la valeur de Yahoo et AOL – médias numériques emblématiques du début des années 2000 – s’est effritée au fil des années. Verizon les avait acquis respectivement en 2015 et 2017 pour 9 milliards de dollars au total, ambitionnant alors de créer un nouveau pôle de publicité et de médias numériques destiné à concurrencer les géants internet Google et Facebook. Mais en raison de performances décevantes, Verizon avait déprécié de 4,5 milliards de dollars la valeur de son pôle numérique en 2018. Il avait engagé un plan de restructuration chez Yahoo, dès son rachat en 2017, et a finalement revendu certains actifs, comme les sites d’information HuffPost et BuzzFeed en novembre dernier. A lui seul, Yahoo était valorisé 43 milliards de dollars en mars 2005, et même 100 milliards de dollars le 3 janvier 2000, jour où son action avait atteint un pic de 118,75 dollars.