Selon une étude publiée par ING Real Estate Investment Management Europe (ING REIM Europe), le secteur résidentiel en France continue à prouver qu’il peut combiner des rendements attractifs avec un profil d’investissement à faible risque.Cette étude examine attentivement les régions françaises, les typologies d’actifs et les compositions de portefeuilles les plus prometteuses tout en cherchant à optimiser les rendements et à rester dans le cadre d’un profil de risque souhaité par les investisseurs. Silvio Estienne, PDG d’ING REIM France et directeur du fonds ING Real Estate French Residential Fund (ING REFRF) estime qu’il est opportun d’investir sur ce marché «car il est l’un des seuls marchés immobiliers en Europe qui soit tiré par une croissance actuelle de la demande. Le nombre de ménages devrait continuer à croître alors que dans un même temps nous devons faire face à un déficit du nombre d’habitations qui est estimé à environ un million d’unités. De plus, les taux de rendement sont élevés à la fois dans une perspective historique et européenne, ce qui est le signe d’opportunités d’acquisitions. En conséquence, nous considérons que le prix des habitations ainsi que les loyers devraient augmenter dans le futur ».En France, le secteur résidentiel est une classe d’investissement établie et transparente selon le département Recherche & Stratégie d’investissements d’ING REIM Europe. En effet, ceci est confirmé par le fait qu’au sein de l’indice IPD France, les actifs résidentiels totalisent 16.3 milliards d’euros en 2009, positionnant ce secteur comme la troisième plus importante catégorie d’investissements institutionnels dans le pays après les bureaux et le commerce.ING REIM Europe considère que l’immobilier résidentiel en France combine un profil rendement/risque attractif et un potentiel de diversification. Ainsi, le rendement global moyen pour les investissements résidentiels français sur la période 1986-2009 était de 7.2%. Sur cette même période, le rendement total n’a été négatif que sur deux années (1995 et 1996), démontrant que le risque à la baisse est limité. Et " last but not least», ce marché s’est montré particulièrement résistant dans la récente tourmente économique.
L’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC), le Club Cleantech AFIC, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) et le Club ADEME International viennent de signer un partenariat visant à renforcer les liens entre le capital-investissement et les éco-entreprises et à promouvoir le développement de la filière verte en France.Ce partenariat prévoit notamment de favoriser les échanges d’informations et de bonnes pratiques entre le Club Cleantech Afic et le Club Ademe International et de sensibiliser puis mobiliser les éco–industries aux possibilités offertes par le capital investissement.
Selon Fabrice Cuchet, responsable de la gestion alternative de Dexia Asset Management, les fonds alternatifs Ucits III ou «newcits» «n’ont pas vocation à remplacer les hedge funds mais à apporter une offre complémentaire, plus liquide et plus réglementée». Mais les pièges sont nombreux et il ne faudrait pas croire que les newcits créent la liquidité.« Les newcits ne sont pas des produits miracles qui vont délivrer les mêmes performances que les Hedge Funds tout en offrant plus de liquidité et moins de risque ». Il est même probable que les performances moyennes des fonds alternatifs Ucits soient inférieures à celles de l’industrie des hedge funds, d’une part en raison d’un environnement Ucits plus contraignant pour les gérants et d’autre part du fait que toutes les stratégies et tous les actifs ne sont pas éligibles sous Ucits, réduisant ainsi les sources de performances potentielles. Dexia AM propose 22 fonds Ucits III couvrant quinze stratégies alternatives différentes sur toutes les classes d’actifs.
Henderson Global Investors et Aviva Investors ont annoncé le 7 juillet que Aviva Investors deviendrait le gérant et «Authorised Corporate Director» du Henderson International Property Fund à compter du 2 août 2010.Aviva Investors se propose de regrouper les actifs du Henderson International Property Fund (183 millions de livres au 30 juin dernier) avec les 223 millions de livres (également au 30 juin) de ses fonds immobiliers européens et de la Zone Asie-Pacifique. Un changement de taille qui devrait permettre une plus grande diversification et le recours à l’expertise des équipes régionales.
Selon un sondage réalisée auprès de 60 investisseurs institutionnels allemands, dont 17 % avec des encours supérieurs à 10 milliards d’euros, l’agence Kommapha a pu établir que les professionnels ont clairement l’intention d’augmenter leur exposition au secteur de la santé. Pour 68 % d’entre eux, cet engouement s’explique par une méga-tendance au profit du secteur tandis que 50 % sont attirés par le potentiel de croissance, alors que seuls 29 % citent un ratio attrayant de rendement/risque comme motif de leur décision d’investissement et que 15 % la justifie par la faible corrélation avec d’autres classes d’actifs.Les trois fonds les plus connus du secteur sont le BB Biotech Lux de Bellevue Asset Management (cité par 56 % des personnes interrogées), devant le PF (Lux) Biotech I de Pictet Funds et le DWS Biotech-Aktien de DWS. Avec respectivement 50 % et 46 %.
Selon Asian Investor, Goldman Sachs Asset Management (GSAM) veut développer ses stratégies d’invetissement dans l’obligataire asiatique. L’offensive est menée par Owi Ruivivar, qui travaille chez GSAM depuis 2002 au sein de l'équipe gérant le portefeuille obligataire émergent global, et qui a récemment déménagé de New York à Singapour. Sa mission est développer une stratégie obligataire panasiatique, notamment sur les marchés locaux. Les investisseurs internationaux sont souvent sous-pondérés sur les marchés émergents et tout particulièrement sur les marchés en devises locales.Owi Ruivivar s’inscrit plutôt dans une logique de long terme car dans l’immédiat l’obligataire asiatique n’est pas particulièrement séduisant. Dans le sillage de la crise financière, l’Asie s’est redressée très rapidement et les stratégies de sortie des banques centrales en sont à un stade avancé. En outre, les investisseurs s’intéressent à l’Asie pour son potentiel de croissance et ils donnent la priorité aux devises et aux actions au détriment de l’obligataire.A plus long terme, les perspectives sont beaucoup plus intéressantes. Les émissions obligataires des marchés émergents représentent actuellement 11% du PIB agrégé des pays émergents. Si ces économies continuent de se développer, ce ratio pourrait atteindre 40% d’ici à 2050…
La société de gestion BNP Paribas Real Estate Investment Management a enregistré au premier semestre 2010 un volume de transactions de 147,73 millions d’euros pour le compte des fonds gérés. Ce volume d’activité s’inscrit en forte progression (+74% ) par rapport au premier semestre 2009.Depuis le 1er janvier 2010, BNP Paribas Real Estate Investment Management a investi pour le compte de fonds réglementés, 130,53 millions d’euros (actes en main). Ce volume d’acquisition marque une forte progression par rapport au 1er semestre 2009 où seulement 33,5 millions d’euros d’investissements avaient été enregistrés.En immobilier d’entreprise, huit immeubles ont été achetés pour un montant de 109,78 millions d’euros (actes en main) pour le compte des fonds gérés.En immobilier résidentiel, 80 appartements ont été acquis au sein de 7 programmes de logements pour le compte de la SCPI Scellier «Pierre Avenir» pour un montant global de 20,75 millions d’euros. Ces acquisitions permettent d’atteindre un montant d’acquisitions cumulées de 32,26 millions d’euros pour le programme d’investissement de cette SCPI.
D’après le sondage mensuel de Lipper auprès des gestionnaires de fonds espagnols, l’allocation moyenne aux actions est tombée à 37,73 % en juin contre 40,5 % en mai, tandis que celle consacrée aux obligations augmentait à 40,43 % contre 36,28 %, rapporte Cinco Días.Un renversement de tendance aussi net a rarement été observé depuis le début de la série de sondages, d’autant que, cette fois, les sorties de la classe d’actifs actions n’ont pas profité au cash : la poche de cash ne représente en moyenne que 18,4 %, contre 33 % il y a un an.Cela posé, 38,5 % des investisseurs interrogés envisagent d’augmenter leur allocation aux actions durant les trois prochains mois, contre 7 % seulement qui comptent la diminuer. Et 53 % estiment que les actions de la zone euro sont survendues.
Skandia Investment Group (SIG) relance le Skandia Ethical Fund avec l’attribution d’un mandat de 74 millions de livres à Impax Asset Management, qui travaille dans le secteur de l’environnement depuis 1998 et dont le fonds phare (Impax Environmental Markets) affichait un rendement au 31 mai dernier de 67,57% contre 31,39% pour l’indice MSCI World. Précédemment, le fonds avait une approche multi-manager avec quatre gérants dont JP Morgan qui avait un mandat spécifique pour piloter l’essentiel du fonds. Le fonds investissait également dans d’autres fonds éthiques gérés par Aviva, Aegon et...Impax.La partie environnement du Skandia Ethical Fund couvre les énergies alternatives, l’efficacité énergétique, l’eau, le contrôle de la pollution et la gestion des déchets.
Les quatre fonds de pension du gouvernement suédois (AP1, AP2, AP3 et AP4), à la tête de quelque 84 milliards d’euros d’actifs sous gestion, viennent de lancer un appel d’offres pour un mandat d’analyse et de conseil sur les problématiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).Les quatre fonds coordonnent actuellement leurs travaux sur les questions environnementales et éthiques au moyen d’un Conseil éthique. L’objectif principal du mandat proposé par les fonds de pension suédois est de fournir au Conseil des informations et des analyses spécifiques concernant le comportement et la stratégie des entreprises en portefeuille.L’appel d’offres est ouvert jusqu’au 9 août.
L’optimisme n’étant pas encore de saison, les gérants d’Oddo Asset Management tentent de cultiver une certaine sérénité. Ils avaient placé l’année 2010 sous le signe de Janus, avec les fameuses deux faces, l’une souriante, l’autre grimaçante. La face souriante semble derrière nous. En tout cas, la crise financière a repris du service et déstabilisé des marchés boursiers déjà très fragiles. Et le second semestre ne se présente pas sous les meilleurs auspices. Dans une économie mondiale toujours tirée par les pays émergents, la croissance dans la zone euro sera modérée voire faible ou nulle en raison des problèmes budgétaires, avec la persistance de fortes pressions déflationnistes. «Les moteurs de la croissance en zone euro ne vont pas repartir très facilement»,souligne Thierry Deheuvels, directeur général délégue d’Oddo AM responsable des gestions. Les consommateurs affichent un manque de confiance marqué et du côté des entreprises, l’investissement ne peut pas non plus redémarrer dans l’immédiat avec des taux d’utilisation des capacités de 73% ou 74% qui ménagent encore une marge certaine. Il n’empêche. En dépit des doutes sur la gestion de la crise par la BCE, des inquiétudes sur les conséquences de la rigueur budgétaire et des craintes d’un nouvel épisode récessif, Oddo AM estime qu’il y a de la valeur dans les marchés. «Nous sommes clairement acheteurs d’actions», indique Mirela Agache, responsable de la multigestion et de la gestion diversifiée. Mirela Agache affiche une préférence marquée pour les actions européennes. «Elles nous apparaissent moins chères que les actions américaines», notamment parce qu’elles ont accumulé un retard de valorisation important vis-à-vis des autres marchés à l’occasion de la crise de la dette souveraine. Par ailleurs, la faiblesse de l’euro sera un facteur de soutien à l’exportation. Du côté des émergents, c’est la sélectivité qui devrait permettre de faire de bonnes affaires. A côté de la Chine, la Corée du Sud et Taiwan sont peut-être plus riches d’opportunités, ou encore le Mexique dont la devise est fortement valorisée et qui peut profiter de la dynamique de la croissance américaine si elle se confirme. C’est aussi la sélectivité et la diversification que prône Michaël Soued, analyste-gérant obligations, pour l’allocation obligataire. La stratégie est d’investir aux extrêmes des maturités: pour les maturités longues, les obligations d’Etat de signature de qualité mais faible rendement, pour les maturités courtes, les obligations privées avec de meilleurs rendements sur 3 à 5 ans qui peuvent faire ainsi office de substitut au risque souverain. Et aux fins de diversification, de la dette émergente, la signature des pays de la zone s’étant nettement améliorée, comme l’illustre par exemple le fait que 55% de l’indice de la dette émergente libellée en dollar est en catégorie d’investissement. Dans cet environnement encore très incertain mais qui pourrait dans un premier temps au moins se stabiliser, Oddo AM a malgré tout tiré son épingle du jeu puisque ses actifs sous gestion s’inscrivaient à fin juin à environ 12,5 milliards d’euros contre 12 milliards fin 2009. Pour le réseau institutionnel (y compris international), la collecte netteestimée est de 435 millions d’euros.Pour les CGPI, pour lesquels la remontée des données est plus complexe, la collecte brute estimée s’établit autour de 330 millions d’euros.
Selon Les Echos, une étude de la Société Générale montre que les pays émergents représentent une part croissante des revenus et des résultats des entreprises européennes. Les pays émergents totalisent ainsi 28% du chiffre d’affaires 2009 et 27% de l’Ebit (résultat d’exploitation) des grands groupes européens, alors que ces parts n’atteignaient respectivement que 17% et 13% en 2002. Ils représenteront à moyen terme - c’est-à-dire d’ici trois à cinq ans - autour d’un tiers des comptes des groupes (respectivement 33% et 35%). Le poids des émergents dans le CAC40 est également significatif: il atteint environ 28% des revenus (36% à moyen terme).
Au deuxième trimestre, la Grèce est devenue le deuxième pays le plus risqué sur le plan de la dette souveraine, derrière le Venezuela, selon une étude publiée lundi par CMA DataVision. La Grèce a ainsi perdu neuf places dans le classement global.Le coût de la protection contre un défaut du pays dans les cinq ans sur sa dette (Credit Default Swap) a bondi jusqu'à 1.003,4 points de base au deuxième trimestre. La probabilité de défaut dans les cinq ans est de 55,6% pour la Grèce contre 58,7% pour le Venezuela et 47,9% pour l’Argentine, le troisième pays le plus risqué. La Grèce est ainsi le pays ayant enregistré enregistré la plus mauvaise performance au deuxième trimestre avec une hausse de 190% de ses CDS, devant la Belgique dont les CDS ont crû de 168,5%. L’Espagne complète ce podium avec un bond de 129,2% de ses CDS, alors que le Portugal et la France occupent les quatrième et cinquième positions respectivement avec des augmentations du coût de la protection sur leur dette de 129,2% et 112,3%.
Shokri Ghanem, qui dirige Libya National Oil, a déclaré que BP est devenu intéressant depuis que sa capitalisation boursière a diminué de moitié ; dès lors, il recommande au fonds souverain Libyan Investment Authority d’investir dans le groupe britannique, rapporte le Handelsblatt. D’autres candidats arabes sont intéressés, comme les fonds souverains d’Abou Dhabi, du Qatar et du Koweit.
Selon Investment Week, Aberdeen a divisé par deux le nombre de lignes de son fonds European Frontiers (52 millions de livres), de 60 à 28.Les allocations pays et sectorielles du fonds ont également été modifiées. C’est ainsi que le fonds était exposé, il y a un an, à 53% sur la Russie et et à 14% sur la Turquie. Les expositions à ces deux pays sont désormais de 44% et 25% respectivement. Le fonds est par ailleurs surpondéré sur la consommation discrétionnaire et la santé, alors qu’il est sous-pondéré sur l'énergie et les services aux collectivités.
Mardi dernier, l’indice composite de la Bourse de Shanghai a perdu 4,3 % en yuans. Cela s’explique à la fois, selon William Fong, gérant du Baring China Select Fund, par des prises de bénéfices sur les petites et moyennes capitalisations, après une hausse des valorisations, des retraits de capitaux liés à l’introduction en Bourse d’AgBank et une révision à la baisse de l’indicateur avancé du Conference Board à + 0,3 % contre + 1,7 %.Pourtant, Baring demeure confiant quant à l'évolution ultérieure du marché chinois des actions, grâce à un environnement économique toujours très porteurs, d’autant que les estimations de bénéfices du consensus paraissent trop faibles. D’après William Fong, la préoccupation suscitée sur le court terme par l’adoption d’une politique monétaire et budgétaire est exagérée. Barings part du principe que, compte tenu des indices de léger ralentissement de la conjoncture, les autorités chinoises ne vont pas augmenter les taux courts.A 14,3 fois les bénéfrices escomptés pour 2010, le marché des actions «A» affiche des valorisations attrayantes, avec un bon soutien pour les bancaires, les assurances et l'énergie : le potentiel de baisse est désormais limité. A moyen-long terme Barings est d’avis que la correction actuelle ménage des points d’entrée intéressants.
Selon une étude de quatre universitaires (*) portant sur 105 sociétés américaines ayant contracté des prêts auprès de hedge funds entre janvier 2005 et juillet 2007 (avant que le régulateur n’exige davantage de renseignements sur les ventes à découvert), on a observé en moyenne un gonflement de 74,8 % des ventes à découvert sur les titres de ces sociétés durant les cinq jours précédant l’annonce du crédit. En revanche, poursuit The Wall Street Journal, on n’a pas constaté de recrudescence des «shorts» sur les 255 sociétés qui avaient obtenu des prêts de la part de banques durant la même période. De même, les ventes à découvert ont augmenté de 28,4 % avant l’annonce de la renégociation de prêts accordés par des hedge funds, contre une baisse de 17,4 % avant celle de prêts octroyés par des banques.Cela posé, il n’y a aucune certitude selon laquelle ce sont vraiment les hedge funds prêteurs qui pratiquent ces ventes à découvert.(*) Debarshi Nandy, Nadia Massoud et Keke Song, Schulich School of Business, York University, Toronto, et Anthony Saunders, Stern School of Business, New York University
Selon Hedge Week, la société de gestion britannique RAB Capital a nommé David Seex en qualité de chief executive officer de RAB Capital Asia.David Seex développera les activités de RAB Capital en Asie et supervisera le bureau de Hong Kong.
Il n’y a pas que les ETF pour satisfaire les investisseurs mécontents de leurs gérants de fonds : les fonds gérés par ordinateur peuvent éviter les faiblesses des fonds classiques et générer des performances élevées, constate le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Durant la crise, certains de ces fonds dit quantitatifs ont affiché des résultats nettement supérieur à ceux des fonds traditionnels.Alexander Uhlmann, gérant de portefeuille chez Invesco (le leader des fonds «quant)», explique que si ce type de fonds ne représente pas plus de 5 % de l’encours des fonds d’actions, cela tient au coût élevé du personnel et des équipements pour collationner, vérifier et saisir les données, ainsi que pour développer constamment de nouveaux programmes.En fait, la formule n’est valable que lorsque les marchés sont rationnels et normaux. Comme l’homme et l’ordinateur ont chacun leurs faiblesses, il n’est pas étonnant que de plus en plus de gérants de fonds traditionnels demandent à l’ordinateur une présélection d’actions intéressantes tandis que ceux de fonds quantitatifs obtiennent de plus en plus fréquemment la possibilité de s'écarter des instructions de l’ordinateur en périodes de marché critiques.
Le comportement des marchés financiers au premier semestre n’a pas exactement été celui qu’il avait prévu. Si tout s’est plutôt bien passé jusqu’à la mi-avril, le retour sur le devant de la scène des problèmes de crédit et la correction des deux derniers mois ont déstabilisé les investisseurs. «Ce qui se passe est normal», estime néanmoins le chief strategist actions de BlackRock, Bob Doll, de passage à Paris à la veille du week-end. «Je suis prudemment optimiste», a-t-il lancé. Optimiste car à moins d’un second semestre très faible, l’économie américaine pourrait progresser de plus de 3% sur l’ensemble de l’annéeMais la prudence reste de mise en raison des problèmes européens. Et, après la Grèce, d’autres pays pourraient prendre le relais, suggère Bob Doll qui compare toutefois la secousse grecque à une réplique sismique survenant après le tremblement de terre de Lehman. Il reste que «tant que l’Europe n’aura pas réglé ses problèmes, le risque de contagion va rester une préoccupation majeure sur les marchés. Il faut que tous ces problèmes passent à l’arrière-plan», souligne Bob Doll qui écarte malgré tout le risque de «double dip». «Les double dips sont très rares dans l’histoire économique. Il faudrait vraiment qu’on reçoive un très gros coup sur la tête pour que l’économie reparte dans l’autre sens», lance-t-il. La reprise est bien là et relativement satisfaisante, ce que les résultats des entreprises américaines au deuxième trimestre devraient confirmer dans les prochaines semaines, relève-t-il. La bonne santé financière des entreprises, riches en cash flow dans un contexte d’activité modérée, pourrait d’ailleurs les inciter à faire de la «croissance inorganique», c’est-à-dire à se lancer dans des opérations de fusions et acquisitions.A côté des pays émergents, fer de lance de la croissance mondiale, c’est donc l’économie américaine qui affiche les meilleures perspectives du monde développé. D’où une préférence affichée pour les actions américaines au détriment de l’Europe et du Japon alors que d’un point de vue, Bob Doll préconise la neutralité sur les pays émergents. Ses secteurs préférés sont la santé, les technologies de l’information et les télécommunications alors qu’il continue de sous-pondérer les financières, les services aux collectivités et les matériaux.