Selon le baromètre 2010 Facts & Figures, les deux groupes d’assurance, en l’occurrence de bancassurance, du marché français qui ont le mieux réussi sur longue période à promouvoir les unités de comptes auprès de leurs clients sont BNP Pariba s et la Société Générale. Ces deux groupes ont su développer des positions significatives en épargne patrimoniale, segment de marché où le poids relatif des unités de compte est le plus élevé. Un des autres facteurs favorables pour ces deux groupes est leur organisation nationale permettant de mettre en oeuvre France entière des politiques marketing et commerciales, et de les faire appliquer effectivement. Il est clair que cela est moins aisé pour des groupes ayant une culture régionale plus forte, comme le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel, la Banque Populaire et la Caisse d’Epargne. Un des autres leviers utilisé par ces deux groupes est la promotion de fonds structurés intégrant une garantie de capital à terme. Si l’approche marketing de ces fonds est généralement attrayante, il faudra toutefois s’assurer qu’à terme les clients obtiendront davantage que leur capital de départ minoré des frais de gestion prélevés au cours de la période. Le simple fait de vouloir combiner deux objectifs contradictoires (à savoir la prise de risque sur les marchés financiers et la préservation du capital), risque de conduire dans bon nombre de cas à une performance globale délivrée au client inférieure à celle générée par d’autres modes d’allocation.
Selon Les Echos, Nathaniel Rothschild a remporté un franc succès dans l’introduction à la Bourse de Londres de son véhicule d’investissement dans les mines, le fonds Vallar, introduit le 9 juillet à la Bourse de Londres. Il est parvenu à lever sur la place londonienne 912 millions de dollars américains, auxquels s’ajoutent plus de 150 millions de dollars apportés par lui-même et ses associés. Son objectif est de définir une proie à un horizon de six mois. Minerai de fer et charbon métallurgique sont les cibles favorites.
L’agence de notation Standard & Poor’s a confirmé les notes AAA et A-1+ de la Grande-Bretagne, assorties d’une perspective négative. Ces notes sont le reflet d’une économie riche et diversifiée et d’une grande souplesse des politiques budgétaire et monétaire. Mais l'économie britannique est soumise à des défis, en raison surtout d’une nette détérioration des finances publiques entre 2007 à 2009, poursuit S&P, qui observe que ses propres projections de croissance à moyen terme sont moins optimistes que les hypothèses sur lesquelles s’appuie le budget. La perspective négative reflète la possibilité d’une révision à la baisse si le gouvernement ne met pas en oeuvre son ambitieux programme de consolidation budgétaire conformément à ses engagements. Tout relâchement des efforts pourrait amener une évolution de la dette incompatible avec la note AAA, ajoute S&P.
Selon un sondage effectué du 28 avril au 25 mai par RBC Capital Partners auprès de 102 gérants de fonds, de hedge funds et de fonds de private equity, les professionnels sont optimistes quant aux perspectives sur les 12 mois à venir des marchés d’actions aux Etats-Unis (66 %) et en Asie (69 %), mais 40 % d’entre eux tablent sur une baisse des marchés européens, rapporte The Wall Street Journal. D’une manière générale, les spécialistes s’attendent à une reprise économique plus lente que celle qui a duré de 2003 à 2007.
L’investment trust Bramdean Alternatives a été reconditionné par Aberdeen Asset Management, qui a transformé ce hedge fund «madoffé» en fonds de private equity, rapporte Fund Strategy. Désormais, les actifs de type hedge fund vont être réduits à zéro, Aberdeen ayant investi à 51,7 % en private equity et à 42,5 % en cash. Le fonds a d’ailleurs été rebaptisé Aberdeen Private Equity.
La société de gestion indépendante Muzinich, spécialisée dans la gestion de dettes d’entreprises à haut rendement, a enregistré au premier semestre une collecte nette de 610 millions d’euros, dont 445 millions d’euros au sein des quatre compartiments Europeyield, Enhancedyield, Americayield et Transatlanticyield de « Muzinich Funds » – sicav UCITS III enregistrée dans plusieurs pays européens dont la France. La zone Europe francophone totalise 110 millions d’euros de souscriptions nettes.Les encours totaux de Muzinich & Co. ont atteint 5,3 milliards d’euros à fin juin 2010 - contre 4,4 milliards d’euros à fin décembre 2009 - dont 1,4 milliard d’euros gérés au sein de la Sicav « Muzinich Funds ». Les encours pour la zone Europe francophone s’établissent à 450 millions d’euros, dont plus de la moitié gérés pour le compte d’investisseurs français.
Selon Responsible Investor, le fonds de pension des enseignants californiens, CalSTRS, envisage d’explorer de nouveaux territoires dans le cadre de son engagement actionnarial, l’eau, les industries extractrices et l’agriculture. Le fonds souhaite également trouver de nouveaux fournisseurs de données, susceptibles de proposer de l’information pertinente sur les problématiques liées au développement durable.CalSTRS, dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 132 milliards de dollars, a un portefeuille «gouvernement d’entreprise» de 3 milliards de dollars, comprenant 87% d’actions américaines, 13% d’actions internationales.CalSTRS travaille en outre à l’intégration des principes de l’investissement responsable des Nations Unies (UN-PRI) dans ses activités de private equity.
Le gestionnaire value américain Pekin Singer Strauss de Chicago a annoncé jeudi soir que le prospectus de son fonds d’actions ISR Appleseed (133 millions de dollars) a été modifié avec effet au 1er juillet pour interdire au gérant de retenir dans son filtrage des valeurs durables et sous-évaluées les banques figurant dans la catégorie «too big to fail». D’après Pekin Singer Strauss, il s’agit du premier mutual fund à exclure explicitement ce type de titres dans son processus du sélection.
Récemment, Paulson & Co a indiqué qu’un tiers de ses 33 milliards de dollars d’encours sont logés dans une classe d’actions gonflée par d’importantes positions sur le marché de l’or. De fait, souligne le Financial Times, l’or est la ligne la plus importante de Paulson & Co et sa participation de 3,4 milliards de dollars dans le SPDR Gold Trust équivaut à un tonnage plus élevé que les réserves détenues par l’Australie. D’autres gestionnaires alternatifs sont également positionnés sur l’or physique ou des ETF adossés à de l’or physique, par exemple Soros Fund Management, Tudor Investment, Greenlight Capital et Third Point. Cependant, le fonds de Paulson dédié à l’or, qui a une capacité de 5 milliards de dollars, n’a levé pour l’instant que 500 millions de dollars.
La valeur de marché du portefeuille du fonds souverain de Singapour Temasek a rebondi à 186 milliards de dollars de Singapour au 31 mars 2010, indique Temasek dans son rapport annuel publié le 8 juillet, ce qui représente une augmentation de 56 milliards de dollars d’une année sur l’autre.Le rendement total pour l’actionnaire, sur une base annuelle pondérée depuis la création de Temasek, s’inscrit à 17%. Sur l’année à fin mars, le rendement a atteint 42%. Temasek reste très majoritairement investi en Asie. Cette année, près de 80% de l’exposition sous-jacente du portefeuille concerne l’Asie, y compris Singapour. Au 31 mars 2010, l’exposition à Singapour était de 32%, contre 46% pour le reste de l’Asie hors Japon, l’OCDE et d’autres pays représentant 22%. Temasek indique qu’il va continuer de donner la priorité à la zone asiatique où la croissance devrait se maintenir à un haut niveau au cours des prochaines années.
Les sociétés de gestion souhaitant accroître leur présence en Asie devraient être conscientes des défis liés à leur démarche, indique la firme de conseil Greenwich Associates dans une enquête qu’elle vient de publier («Global Asset Managers in Asia : Setting Realistic Expectations»).Tout d’abord, indique Greeenwich Association, une très faible proportion des actifs est externalisée en Asie par rapport à ce qui se pratique en Europe ou aux Etats-Unis. A la fin de 2009, les actifs sous gestion des établissements asiatiques s'élevaient à quelque 5.000 milliards de dollars, contre 6.000 milliards aux Etats-Unis. Mais là s’arrêtent les similitudes car les actifs externalisés qui représentent 80% du total aux Etats-Unis et 47% en Europe, tombent à 12% en Asie. Par ailleurs, même si l’on observe une concentration des actifs sur des marchés clés comme Hong Kong et Singapour, les établissements asiatiques sont disséminés dans une zone immense comportant d'énormes disparités culturelles, financières et réglementaires. Enfin, de nombreux établissements asiatiques sont encore jeunes, les plus importants ayant moins de dix ans d’existence, et n’ont pour habitude de faire appel à des prestataires extérieurs. Selon Abhi Shroff, consultant chez Greenwich Associates, il y a souvent une énorme différence entre la perception des dirigeants au siège des sociétés de gestion et la réalité sur le terrain. «En Europe ou aux Etats-Unis, le marché asiatique représente une opportunité de croissance souvent mise en avant dans la stratégie à long terme de l’organisation. Dans le bureau asiatique en revanche, la réalité de l’activité est circonscrite à des perspectives limitées et à des défis opérationnels quotidiens».
Société Générale Private Banking a annoncé le 8 juillet un renforcement de ses équipes dédiées à la clientèle fortunée latinoaméricaine avec la nomination de William Birkbeck en qualité d’adjoint de la direction de la ligne client Amérique Latine.Basé à Genève, William Birkbeck est rattaché à Alberto Valenzuela, directeur général adjoint de Société Générale Private Banking (Suisse) SA et directeur de la ligne client Amérique latine, qu’il assistera dans la coordination internationale de l’offre de services dédiée à cette clientèle. Grâce à sa connaissance approfondie du marché latino-américain et à son parcours dans la banque d’investissement et de financement, William Birkbeck s’attachera à promouvoir des solutions qui couvriront l’ensemble des besoins d’une clientèle d’entrepreneurs très fortunés en Amérique latine. William Birkbeck était précédemment directeur principal et responsable du groupe Amériques et Asie chez Société Générale Corporate and Investment Banking.
La confiance des professionnels de la gestion espagnols dans l'économie du pays est entamée. D’après les statistiques de la CNMV, les fonds ont réduit leur exposition à la dette espagnole (publique et privée) de 3,4 milliards d’euros en janvier-mars, à 71,9 milliards d’euros, rapporte Expansión. De plus, ils ont revendu des actions, des dépôts et des dérivés pour 2,35 milliards d’euros. Ils ont donc réduit leur allocation à l’Espagne de presque 6 milliards d’euros, dont une partie s’explique par les rachats nets de 3,5 milliards d’euros subis par les fonds en janvier-mars et qui pourraient s'être accentués au deuxième trimestre.
Le fonds coréen The Military Mutual Aid Association (MMAA), dont les actifs sous gestion s'élèvent à 6,8 milliards de dollars, a fait part de son intention, par la voix du chief investment officer de l’association, Jin Yeong-Ho, de réaliser de nouveaux investissements stratégiques dans les industries de la croissance verte, selon Asian Investor.Actuellement, les investissements de MMAA comprennent trois catégories, la construction et le développement pour 39,4% du total des actifs sous gestion, les investissements financiers pour 38,2% et les investissements directs en actions (22,4%). L’objectif est de porter les investissements financiers à 42% du total et de créer une poche «verte» qui pourra représenter jusqu'à 5% du total des actifs, la part de la construction et du développement tombant à 33%.
Le premier semestre 2010 a été marqué par la reprise progressive du marché de l’invetissement l’immobilier et a ainsi enregistré un total en progression de 77% par rapport à 2009 à 4,6 milliards d’euros, selon Cushman & Wakefield. Avec un montant de 1,6 milliard d’euros, l’immobilier de commerce représente plus d’un tiers des montants investis en France alors que les investissements en bureaux, concentrés sur l’Ile-de-France (83%), ont totalisé 2,6 milliards d’euros.Alors que la valeur moyenne par transaction était de 15 millions d’euros au 1er semestre 2009, elle s’établit à 24 millions d’euros depuis le début de l’année. Comparé à la même période l’année dernière, le nombre de transactions a également augmenté: depuis le début de l’année, 195 transactions ont été référencées (contre 187 au 1er semestre 2009), parmi lesquelles 7 sont supérieures à 100 millions d’euros (contre 6 au 1er semestre 2009), dont 3 de plus de 200 millions d’euros qui pèsent pour 24% des montants totaux engagés. Le marché hexagonal est toujours soutenu par les institutionnels français et les fonds allemands qui ont concrétisé à eux deux 76% des opérations. Le solde se répartit entre les investisseurs moyen-orientaux (8%) (acquisition du siège d’HSBC), suivis des investisseurs américains, néerlandais et britanniques (environ 5% chacun). Les investisseurs en fonds propres à la recherche de produits «core» continuent d’animer le marché. En revanche, l’appétit des fonds opportunistes reste pénalisé par la situation des marchés locatifs et les difficultés de financement. «Malgré un marché plus dynamique et mieux orienté, l’attentisme reste de mise. Si les investisseurs sont plus nombreux à se positionner sur des actifs de grande taille, les besoins portent essentiellement sur les produits loués et sécurisés par des baux de longue durée. 2010 devrait être l’année des placements long terme et nous anticipons un volume total d’investissements similaire à celui enregistré entre 2003 et 2004, soit légèrement supérieur à 10 milliards d’euros», conclut Olivier Gérard, président de Cushman & Wakefield France.
Le Fonds stratégique d’investissement (FSI) et la FIEEC, Fédération des industries électriques, électroniques et de communication ont annoncé le 7 juillet la conclusion d’un accord de partenariat qui vise à faciliter la mise en relation des entreprises du secteur avec le FSI. Cet accord a été signé par Gilles Michel, directeur général du FSI et Pierre Gattaz, Président de la FIEEC. Il prévoit que la FIEEC, avec le concours de ses 26 syndicats professionnels, apportera sa connaissance du secteur et facilitera la mise en relation des entreprises cherchant à renforcer leurs fonds propres avec le FSI ; le FSI pourra s’appuyer sur ces informations pour mieux définir son action en direction de cette filière et pour mieux apprécier la pertinence des projets qui lui seront soumis. Le FSI organisera prochainement en direction des adhérents de la Fédération et des syndicats une communication sur ses missions et les modalités de ses interventions. Enfin, un comité de liaison réunissant la FIEEC et la FSI sera mis en place afin d’assurer la coopération et la transmission de l‘information entre les deux entités, et d’avoir des échanges sur les enjeux de la filière.
Fidèle à son mode de communication par voie de presse, Edouard Carmignac s’est rappelé au bon souvenir des investisseurs et de tous les honnêtes hommes pour distiller ses réflexions pré-estivales. Dans l'édition datée du 9 juillet du quotidien Le Monde, Edouard Carmignac estime ainsi que «le coup d’arrêt à l’endettement public est porteur d’avenir. Il met un terme au creusement de la principale inégalité affectant nos nations vieillissantes, l’inégalité intergénérationnelle». Dans ce contexte de gestation et de mise en oeuvre des ajustements nécessaires, «il nous appartient de régler les factures de nos excès», écrit Edouard Carmignac et «nous nous devons d’accepter des réformes ambitieuses, tant sur le régime des retraites que sur la réglementation du travail, qui pérennisent des avantages acquis de nature souvent contestable».Outre cet appel aux «papy boomers nantis», Edouard Carmignac évoque les inquiétudes des marchés boursiers et reconnaît que tant l’Europe que les Etats-Unis disposent d’une marge de manœuvre réduite pour contrecarrer les effets durables de la réduction de l’effet de levier en marche. Toutefois, ajoute-t-il, «il serait léger, une fois encore, d’oublier que le centre de gravité de la croissance mondiale est devenu l’univers émergent, dont les principales locomotives disposent de ressources amplement suffisantes pour relancer l’activité globale, si le besoin s’en faisait ressentir». C’est aussi de ce côté-là que le patron de Carmignac Gestion a trouvé les clés de sa réussite...
Le Conseil général des Hautes-Pyrénées a annoncé l’attribution au groupement d’entreprises Malet (groupe Spie batignolles), mandataire du groupement - CDC Infrastructure (groupe Caisse des Dépôts) - NGE - Demathieu & Bard, le contrat de partenariat public privé (PPP) pour l’achèvement du contournement routier de Tarbes. Ce premier PPP routier en France a été signé le 8 juillet 2010.Le coût total de l’investissement s’élève à 38,5 millions d’euros. Le contrat de PPP prévoit non seulement la conception et la réalisation du projet, mais également son financement, son entretien et sa maintenance pendant 20 ans, en échange du paiement à la société dédiée créée par les membres du groupement d’un loyer annuel par le département. L’utilisation de cette rocade sera donc gratuite pour les usagers. La Société Générale accompagnera le groupement pour la mise en place du financement.
Dans un avis financier publié dans Les Echos, DWS informe les porteurs de parts du FCP DWS Convertibles que la stratégie d’investissement du fonds fera l’objet des modifications suivantes à compter du 1er août 2010 :– l’actif du fonds peut être investi en actions à hauteur de 20 % maximum,– introduction d’une nouvelle limite d’investissement : l’actif peut être investi à hauteur de 49 % maximum dans les valeurs mobilières définies par l’article 47 de la loi InvG.«Le règlement de gestion du fonds, ainsi que les prospectus de vente complet et simplifié, peuvent être obtenus sans frais auprès de DWS Investment GmbH», précise l’avis.
Hedge Week rapporte que selon un sondage réalisé par Rothstein Kass, les gérants senior des sociétés de hedge funds sont 82% à estimer que les créations de fonds seront plus nombreuses cette année qu’en 2009. En outre, moins de 20% de l'échantillon de 381 gérants, estime que les hedge funds seront plus nombreux à mettre la clef sous la porte.Cela dit, près des trois quarts des gérants interrogés reconnaissent que 2010 sera encore une année difficile même si l’environnement continue de s’améliorer.